Les défaites de la pensée unique : le pétrole, le climat.

schisteLe 08/04/2012 on écrivait:

Pétrole : l’épuisement des réserves, un mythe malthusien.   Une petite mise à jour s’impose.

 

Et un mythe qui ne date pas d’aujourd’hui. Ainsi en 1973, lors de la première crise pétrolière des économistes très compétents, qui formèrent le club de Rome, annonçaient déjà qu’il allait falloir se serrer la ceinture. Entre temps on a juste découvert les gisements du Mexique, d’Indonésie, et de la mer du Nord, pour ne prendre que ceux là.

Mais surtout dans la majorité des puits épuisés, il reste plus de pétrole que l’on en a extrait, soit environ 250 milliards de tonnes de pétrole.

En effet jusqu’à une période très récente on ne récupérait que 25% du pétrole initialement en place. Un bel exemple de développement durable, d’efficacité technique, de rentabilité économique…

En fait d’exploitation, on se contente de forer des puits, et de laisser le pétrole jaillir sous la pression des gaz qui se trouvent dans le gisement. Ainsi on récupère environ 10% des réserves. Puis par injection d’eau dans le puits on maintient une surpression qui permet de récupérer 10% supplémentaires. Et enfin par pompage on récupère 10 autres %.

Des méthodes récentes, thermiques et d’injection d’eau permettent d’améliorer les rendements. Mais globalement quand on a fermé un puits, surtout ceux qui sont anciens, il reste plus de pétrole en dessous que ce que l’on a extrait. Quand on sait que pour les mines de charbon le gaspillage est encore plus grand…

 

Bref, si on cherche des idées pour relancer la croissance économique… Il parait qu’il faudrait aussi 300 milliards d’investissements pour éviter que nos réseaux de communication saturent…

Keynésien et colbertiste, vous disiez ?

La mise à jour : L’Agence Internationale de l’Energie nous a donné raison, ainsi en 2024 les Etats-Unis atteindront une production de 19,6 millions de barils par jour contre 15,5 millions en 2018. Leurs exportations dépasseront celles de la Russie et seront du même niveau que celles de l’Arabie Saoudite. Cela répondra largement à l’augmentation de la demande mondiale. C’est la production du pétrole schiste qui permettra ce bond. Ce dernier est le fruit du progrès technique grâce à la technique du forage horizontal, et à l’amélioration de la fracturation hydraulique. Cette avancée a par ailleurs permis de réduire considérablement les coûts de production et de résister à la baisse du prix de pétrole, au grand dam des monarchies pétrolières. L’impact climatique ? A supposer qu’il existe, rappelons que scientifiques étaient assez unanimes dans les années 70 pour annoncer une nouvelle ère glaciaire. Plusieurs rapports américains, dont certains sont toujours classés secret défense, annonçaient ce cataclysme à venir, avec des migrations incontrôlables liées à des famines consécutives au refroidissement.  La pollution a peut-être sauvée l’humanité, n’en déplaise aux castrateurs malthusiens, farouchement opposés au progrès humain, farouchement pessimiste concernant le génie de l’humanité.   



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