Uber pour tous ou tous pour Uber, ou une France de bobos qui se met le doigt dans l’oeil. Réédition.

voiture dans un murOn a écrit le 17/06/2017 :

C’est le très mauvais calcul électoral d’une partie de la France boboisée. Mauvais calcul, car le choix cynique de la présidentielle va se retourner contre ceux qui pensent avoir joué finement.

 

Un calcul cynique,

 

Cette France de bobos, elle est composée de retraités, (un tiers du collège électoral dans notre beau pays, qui sont loin d’être tous des privilégiés cependant), à qui les médias ont habilement fait craindre pour leurs contrats d’assurances vie si ils laissaient passer les candidats dits populistes, de droite ou de gauche. S’ajoute les bobos en activité, encore plus redoutables dans les calculs cyniques et égoïstes. Le point commun à tous ces bobos étant la farouche intention de continuer à jouir sans entrave, ce qui peut se comprendre, à condition que cela soit encore possible.

Leur possible erreur de jugement est la conséquence de leur environnement d’héritiers. Des luttes et des drames passés, ils ont hérité d’une France très confortable : celle du programme du Conseil National de la Résistance avec son cortège de protection sociale, de statut salarié assez privilégié, et d’une situation économique très favorable. Ils n’ont eu aucun effort à fournir pour en hériter, et ils se foutent pas mal de savoir que ce grand compromis social repose sur l’idée que ce programme avait pour fonction première d’éviter la réédition du drame humain, pas encore égalé, de la seconde guerre mondiale, dont la cause fut la haine, conséquence logique d’un monde brutal, qui venait tout juste de s’étriper sur les champs de batailles de la première guerre mondiale.

La cerise sur le gâteau fut Mai 68. Après avoir lâché un peu sur le partage de la valeur ajoutée, la grande bourgeoisie pour désamorcer une contestation sociale qui réclamait davantage, se rallia la petite bourgeoisie, en lâchant aussi sur les mœurs, avec un bon sociétal en avant énorme. Par exemple qui se souvient encore que le suicide était considéré comme un délit passible de poursuites contre son auteur,  que l’homosexualité était considérée comme une maladie mentale, l’avortement un crime, la contraception un scandale?

On comprend donc que ce monde devenu facile pour quelques uns, soit un pays de cocagne, qu’il conviendrait de défendre par tous les moyens.

 

Mais un mauvais calcul,

 

L’élection du petit Bonaparte, va t-elle suffire à sauver l’assurance vie? C’est pourtant tout le contraire qui se profile avec son cortège de Loi Sapin, de hausse de la C.S.G, de hausse des taux d’intérêt, on aura l’occasion d’y revenir, sachant que quand on regarde les nouveaux contrats proposés, on y discerne assez facilement que les institutions financières ont elles mêmes des doutes. Par ailleurs l’état d’exception qui vient, montre bien que l’on se prépare à gérer l’émeute quand la facture sera présentée. La rente n’a pas survécu à la crise de 1929, pourquoi survivrait-elle à celle d’aujourd’hui? La trouille a servi d’argument électoral pour discréditer l’idée d’une sortie de l’Euro, mais cela suffira t-il pour que l’Euro n’implose pas tout seul ?

 

Reste la question sociale. Et il ne faudrait quand même pas confondre le fait que la sociale traîtrise s’est discréditée toute seule, une fois parvenue au pouvoir, et cela sans aucune exception en Europe, au point qu’elle évolue de branlées électorales en déroute totale, que l’argent de l’UNIMM a largement aidé à fluidifier le dialogue social, comprendre à acheter les syndicalistes professionnels, il ne faudrait pas confondre tout cela avec la disparition tant annoncée et tant souhaitée des classes défavorisées. On ne va discourir très longtemps sur le fait que la CIA a écrasé le communisme en jouant l’islamisme, et que le Jaurès de pacotille après voir été sénateur tonton maniaque et favorable au traité de Maastricht, se rappelle au bon souvenir de son époque lambertiste par opportunisme électoral, et qu’il constitue donc plus une plaisanterie, qu’un choix possible. On ne va pas discourir très longtemps sur le fait que le RSA et les emplois de pas d’avenir sont le seul horizon de toute une frange de la population, et que les propositions grotesques du revenu universel ne font pas bander Billancourt, qui par ailleurs a été rasé comme l’essentiel de l’industrie française.

Bref que reste t-il aux classes populaires quand le désespoir a remplacé l’espoir? Il reste un grand classique, que les attentats anarchistes aveugles et sanguinaires avaient déjà annoncé à la jonction du 19°m et du 20°m siècle : la haine sociale. Et cette haine sociale elle se retourne d’abord aujourd’hui contre les milieux intermédiaires. Les attentats suicides ne visent pas la banque Rothschild, elle vise d’abord des milieux intermédiaires, et ce n’est pas le ministre de l’intérieur que l’on cherche à faire brûler vivant dans son véhicule, mais de simples flics. Cette haine qui monte est d’autant plus dangereuse qu’elle prend très largement une tournure ethnique, . Mais les cercles de pouvoir, largement occultes aujourd’hui, auraient tort de se croire au sec, se souviennent t-ils que l’histoire à des retournements violents, y compris contre les mafias?

 Aujourd’hui encore, « un blog comprendre la crise économique » revendique un statut de lanceur d’alertes. La crise prend une nouvelle tournure. Un drame humain se prépare. Beaucoup se croient à l’abri. Certains espèrent même en tirer profit. On ne dira pas que l’on se savait pas. Si on savait. C’est notre forme de résistance à nous, pas de haine, pas de revendications, juste énoncer la vérité, juste annoncer qu’un autre chemin est possible. 



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