Comment bénéficier de la reprise exceptionnelle de ton diesel en 2019 ?

 

 

feu de voiture 2

 

Fastoche : tu choisis bien ta place de parking pour le réveillon. Normalement demain elle n’est plus là la petite auto, ou alors carbonisée. Car entre les racailles, les gilets jaunes, les terroristes, les grenades lacrymogènes perdues, ceux qui vont foutre le feu à leur voiture pour toucher l’indemnité d’assurance, franchement, si tu rates ton coup, c’est la loose. Et en plus avec l’augmentation de ton pouvoir d’achat en 2019, l’augmentation du SMIC de 100€, la baisse de la CSG, en juillet, seulement pour les retraités du bas de panier, les rabais de Ford Blanquefort, si tu n’acquiers pas un véhicule propre tout neuf, c’est que tu y mets de la mauvaise volonté. Marche aussi les jours d’annonce d’augmentation du prix de l’essence, les jours de victoire de coupe du monde, ainsi qu’à toutes les occasions qui se présentent. Et range ton gilet jaune, le 27 janvier un million de personnes, enfin presque, vont défiler à Paris pour soutenir le Général, revenu de Baden-Baden.



Un Noël sur les Champs Elysées, bien avant les gilets jaunes.

IMG_1589Le patron de papa lui a dit qu’il n’allait pas pouvoir le garder, parce qu’il ne s’en sort plus avec les banques qui lui refusent  les crédits, les grandes entreprises qui lui font les poches, et la demande qui s’écroule. Le patron de papa a même rajouté qu’avec ce Président de la République de gauche qui annonce depuis l’Allemagne qu’il va faire une politique économique de droite, on n’allait pas sortir de la crise. Papa, il était bien surpris, parce que papa, il dit que même mort, son patron il continuera de voter U.M.P.

Bref papa il a ajouté que c’était bien la peine d’avoir voté contre Sarko, que au moins avec lui on ne payait pas d’impôts sur les heures supplémentaires, mais que c’était pas grave, car même des heures normales, y en aurait plus pour lui maintenant. Comme maman elle est déjà en stage depuis cinq ans, on n’a pas fini de manger des pâtes à la maison.

Alors papa, il a dit que pour se changer les idées, on allait aller sur les Champs Elysées, la plus belle avenue du monde.  Aucun risque de se faire piquer 300€ à un distributeur automatique, comme un des membres du staff de Bill Clinton, le mercredi 22 mai 2013, par de faux pétitionnaires. Aucun risque parce qu’il y a longtemps que papa, il est interdit bancaire.

Devant la vitrine de Peugeot, il a eu un rire nerveux que je lui connaissais pas, et il a dit que c’était une bonne idée de faire un musée, parce qu’il voulait en acheter une, de Peugeot, mais que maintenant c’était plus possible. Devant la vitrine de Mercedes, il a rien dit.

Par contre devant la vitrine de H&M ou de Zara, il a dit un truc que j’ai pas compris, sur des immeubles qui s’écroulent sur des ouvrières, dans des pays lointains.

Après on est arrivé devant l’immeuble du Virgin. On dirait un grand vaisseau qui va mourir. A l’intérieur c’est pire : c’est magnifique, on dirait un palais du peuple, mais les rayons sont vides, il parait que c’est la fin, et papa il m’a dit qu’il avait déjà vu ça, il y a longtemps, des magasins magnifiques, mais vides, en Union soviétique.   Pourtant il parait que depuis 1988, il y eu plein de gens heureux qui y ont passé des heures, en achetant de la musique et des livres.

Papa il a demandé à une vendeuse si elle avait un bouquin d’un Monsieur qui s’appelait Keynes, pour l’envoyer à tous ces connards. Elle a souri parce qu’il lui a demandé ça gentiment, et il parait que elle aussi elle va connaitre le chômage, après avoir été attaquée et insultée par des ordres barbares dans la grande journée des soldes qui n’étaient pas prévus. Finalement y restait juste un livre qui disait que c’était bien de travailler jusqu’à 65 ans, mais papa il a dit qu’il en avait pas besoin, parce que déjà il aimerait bien avoir un boulot jusqu’à soixante,  et que c’était pas gagné.   

Et cinq ans après, on se demande d’où vient toute cette haine, un peu rouge, beaucoup brune. Pour des aventuriers, c’est du billard. Bravo pour ce grand sens politique à la classe dominante, et joyeux Noël.



Une idée de cadeau de Noël pour les gilets jaunes.

mère noel

En France il était une époque où le père noël était sympa. Il offrait des trains électriques  et des emplois aux Français. Pour cela on avait constitué un monopole double : un seul acheteur, la S.N.C.F, un seul vendeur, Alstom, une entreprise nationalisée qui fournissait aussi des réacteurs nucléaires au seul distributeur d’énergie en France : E.D.F, une autre entreprise publique. Grace à cela, le T.G.V avait pu se développer et prospérer, comme l’énergie nucléaire, comme Airbus, comme France Télécom, comme Ariane espace, autant d’entreprises publiques développant des produits grâce à la recherche publique. Au pays de Colbert on n’a jamais su faire autrement : utiliser le sommet de l’Etat pour planifier avec succès les productions qui répondraient tellement bien aux besoins du pays, que l’on vendait cette production au monde entier ensuite. C’était la seule recette que l’on connaissait, parce que c’était la recette que l’on pratiquait depuis cinq cents ans. Le monopole public rejoignait ainsi dans sa finalité le monopole schumpétérien : débarrassé de la contrainte concurrentielle,  il avait tous les moyens de développer la recherche et l’innovation.   

Heureusement  des spécialistes compétents, qui depuis ont fait  leur beurre, nous ont appris que c’était ringard, et que rien ne valait une économie complètement libéralisée,  pour avoir des trains qui comme en Grande Bretagne, tombent en panne,  où les billets sont vendus à des tarifs élevés, en attendant les accidents à répétition sur un réseau mal entretenu, parce que l’entretien ça coûte trop cher aux entreprises pas publiques.  Que rien ne pouvait remplacer un système d’entreprises privatisées, où d’anciens fonctionnaires qui avaient dirigé ces entreprises quand elles étaient publiques, avaient multiplié par cent leurs salaires, en dépeçant ce que le contribuable avait payé, et même si cela était pénible que dans d’anciennes entreprises nationalisées, les suicides des salariés défraient la chronique, cela était la preuve d’un management adapté à la mondialisation. La démonstration  la plus éclatante  de ces bons choix stratégiques, étant d’avoir racheté très cher des banques grecques ou espagnoles, pour être obligé de les céder pour des clopinettes par la suite, tellement la judicieuse croissance externe pour adapter les anciennes entreprises nationalisées à la mondialisation, fut un succès.   … (Au fait que dit le rapport Gallois de cet épisode, car si ces sales cons d’ouvriers français sont payés trop chers, que penser des émoluments des gentils dirigeants qui ont gentiment planté leurs entreprises) ?

Ce système économique, ce colbertisme, qui avait fait de la France un leader de la technologie dans bien des domaines, il était préférable de le laisser à d’autres, d’autres, dont nos experts en économie attendent le salut, avec leur croissance à deux chiffres par an, pour nous tirer de la dépression où la politique de nos experts en économie nous enfonce chaque jour davantage.

D’autres, c’est à dire comme la Chine, dont le plan quinquennal, (un gros mot pour nos économistes compétents), prévoit de doter le pays de 1400 rames de T.G.V en deux ans, T.G.V fabriqués par deux entreprises publiques chinoises, (China North Railway et China South Railway). Et il n’y aura pas de commission européenne pour mettre à mort le service public chinois qui a inauguré mercredi 26 Décembre 2012 la plus grande ligne T.G.V du monde, soit 2300 km entre Canton et Pékin. Il n’y aura pas d’eurocrates pour contester l’attribution des marchés turc, indien, ou brésilien, à d’éventuels constructeurs de T.G.V chinois. Et c’est cette même Chine qui fait trembler les bourses du monde entier, dès que sa croissance ralentit. Franchement, heureusement que l’on nous dit que nous sommes gouvernés par l’élite, parce que l’on pourrait croire que nous sommes gouvernés par des imbéciles, ou par des vautours qui se seraient enrichis sur la braderie des usines françaises.

Ainsi va la crise, ainsi sont partis nos emplois.



Petit conte de Noël pour les gilets jaunes (*)

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* C’est du recyclage,sauf la jolie photo, car il date de 2012 , mais nous aussi on pratique le développement durable. 

Pour Noël 2012 on a eu une drôle de surprise à ville moyenne. On a cru un instant que l’on avait cambriolé le tout nouveau musée d’art, celui que la dame qui est assise dans le fauteuil de Monsieur  Malraux à Paris, était venue inaugurer  avec pleins de voitures avec des gyrophares, en lieu et place de l’usine cpasdelor cdommage,  qui a fermé il y a très longtemps.

Tout avait été déplacé dans un coin, mais en fait, il ne manquait rien, même pas les plus belles œuvres : l’écorché du condamné à mort chinois où l’on voit les organes à travers la résine translucide,  le chien pétrifié encore plus beau que celui momifié dans la lave à Pompéi,  le gros monsieur en porcelaine blanche à 18 seins et trois zizis. J’ai rien dit pour l’œuvre réalisée avec  des tas de vases cassés, mais celui qui l’a déplacé n’a pas remis les morceaux empilés dans le bon ordre, j’en suis sûr, parce que moi j’avais déplacé le morceau rose sur le morceau bleu, un jour pendant que le gardien dormait, et il n’était plus comme ça maintenant.

Mais la vraie surprise c’était qu’à la place de toutes ces choses merveilleuses, il y en avait des nouvelles toutes vertes, avec des grosses poulies pleines de graisse,  et des instruments zarbis avec des aiguilles et des compteurs. Autour, il y avait tous les vieux de ville moyenne  qui pleuraient. Y en a un qui m’a pris la main et qui m’a dit : « tu vois mon gars, ça ce sont des machines, et ça sert à produire ». Je ne savais pas que des machines ça servaient à fabriquer des voyages ou du commerce. Au lycée de mon grand frère il n’y a que deux formations pour produire du voyage ou du commerce, c’est pour ça que je ne comprends pas à quoi servent des machines. Mais je sais aussi que à part faire du tourisme ou du commerce, on peut aussi avoir plein de tunes en étant journaliste, Depardieu, ou joueur de foot. Mais ici à ville moyenne, on peut pas faire tout ça. Le club de foot il est même pas en C.F.A, pourtant j’ai vu l’entraineur distribuer plein de vitamines aux joueurs, mais il dit que ce sont des nazes, que le club c’est pas le P.S.G, que le Qatar s’en fout de nous, qu’on intéresse personne . Quant à Depardieu, on l’a vu une fois sur une grosse moto, il  jouait dans un film le mec qui cherchait ses feuilles de paye, à cause de méchants patrons qui l’avaient pas déclaré, parce qu’il y a trop de charges sociales en France, mais il n’est pas resté, il parait qu’il préfère la Belgique.   

Et puis le vieux qui m’a pris la main a regardé celui qui était à coté de lui. Il a lâché ma main et il a appuyé sur un bouton, et la machine s’est mise en marche en faisant un bouquant d’enfer. Tous les vieux se sont assis à un poste de travail, sauf un qui est allé voir dans la réserve si le Père Noël avait aussi apporté des matières premières. Y avait.

Alors un Monsieur avec une cravate, avec un fort accent allemand, et qui disait venir de Bruxelles, a prononcé une sentence : comme la production était subventionnée par le Père Noël, c’était interdit de produire ainsi, c’était pas conforme aux dix commandements du marché pur et parfait.

Mais les vieux ils l’ont mis dehors, et ils sont allés chercher des jeunes pour montrer comment ça marchait les machines à produire. Je n’ai jamais vu les jeunes comme ça, ils parlaient d’arrêter de picoler,  de faire des enfants et d’acheter des Peugeot. 

Après maman, elle m’a réveillé en me disant qu’elle devait aller à Pôle emploi, parce qu’il voulait lui retirer son allocation à cause d’un emploi qu’elle a pas pris à 3 heures de route, alors qu’elle a plus de voiture, mais qu’elle était contente parce que mon grand frère, il a obtenu un emploi de pas d’avenir pour balayer au musée où y a que des gens pas comme nous qui vont, mais pas beaucoup, parce que c’est que des snobs qui trouvent que le musée est très beau, mais notre ville trop moche avec plein de fainéants qui font rien pour retrouver un emploi .

Aller,  bonne année 2013, la courbe du chômage va s’inverser, j’y crois très fort, à peu près autant qu’au Père Noël, surtout avec la politique économique pratiquée.

   



Comprendre le mouvement des gilets jaunes.

vercingétorixLe 28/02/2012 on écrivait sur le blog : « la Crise en France : voyage par la départementale 6.  » L’article s’y trouve toujours, mais on le remet pour le plaisir. Cela aide un peu à comprendre le mouvement des gilets jaunes.

 

Vacances, direction les stations de sports d’hiver, et faisons fonctionner la loi du marché. Pas de chance en moyenne par le train, maintenant que l’on doit payer le juste prix, pas celui du service public, celui du service rendu aux clients, 1200 km ,(un aller retour), se payent l’équivalent de 2/3 de salaire minimum grec. L’autoroute, entre les stations d’essence qui annoncent fièrement le litre à 1,65, les péages, et les radars cela risque d’être cher aussi. Reste l’ancienne nationale 6, passée à la charge des départements, et devenue départementale 6.

C’est beaucoup mieux que les statistiques économiques qui annoncent 4525900 chômeurs et 370000 emplois aidés pour comprendre la crise économique.

La pratique des sépultures sauvages au bord des routes donne tout de suite le ton. C’est mortifère. Un grand voyage au milieu des cadavres. Ceux des stations services abandonnées à l’état de ruine, ceux des usines à l’abandon aussi, éventuellement transformées en musée régional. Ha j’en vois une qui fonctionne encore, renseignement pris, elle va bientôt fermer. Partout la trace d’anciennes gares, poste télégraphe et télécommunication où subsistent sur les frontons les dénominations qui se sont incrustées sur la pierre. Par contre ce qui semble en plein boom ce sont les voitures (roumaines),low cost, et les enseignes alimentaires (allemandes), low cost. C’est tout de suite rassurant sur le modèle allemand. Ils ne fabriquent pas que des voitures de luxe et des machines outils pour les usines chinoises, ils savent aussi s’adapter à la baisse des salaires des ouvriers allemands en diminuant les prix à la consommation.

Franchement c’est quoi ce modèle économique ? Comment  penser que cette course à la déflation d’un coté et à l’inaccessible pour le plus grand nombre de l’autre, c’est beaucoup mieux que l’économie réglementée, la planification incitative et même l’inflation et les déficits budgétaires gentiment financés par le gouverneur la Banque de France, fonctionnaire aux ordres.

Rendez nous Keynes et Colbert.

Sortir de la crise économique c’est possible, et pas en organisant le rationnement, mais bien en développant les conditions de la croissance. 

    Les Gaulois sont lents à la colère, mais n’oublions pas qu’ils ont réalisé le saccage de Rome.



Conseil pour obtenir une augmentation.

bureau saccagé

Donc en France pas de blabla, si tu veux obtenir une augmentation, tu pètes tout dans le bureau de ton patron, et après tu discutes. Éventuellement tu te fais aider par des professionnels de la casse.  C’est le dialogue social à la française. Ne soit pas une victime qui espère être récompensée de ton mérite, le seul moteur de ceux qui gouvernent, c’est la trouille et la cupidité. Marche aussi pour les fonctionnaires.   



Et si ta police te lache aussi, tu vas faire comment ?

policier en colèreUn gouvernement avisé prend soin de ses fonctionnaires de la police, de l’éducation nationale, de l’hôpital public. Il ne passe pas le délit d’outrage aux pertes et profits, et encore moins les violences sur des agents du service public en fonction. Il paye les traitements, les heures supplémentaires, les primes. Il n’oublie pas de revaloriser les maigres salaires. Enfin ça, c’est quand un gouvernement est avisé, parce que l’on ne sait jamais, des fonctionnaires on peut en avoir besoin.  



Les faits sont vraiment têtus.

voiture dans un mur

 

Et on s’excuse d’avoir eu raison sur tout, pas de fausse modestie. Non la crise de surproduction n’est pas résolue, puisque la revoilà. Elle n’a d’ailleurs jamais vraiment disparu, c’était juste la politique de faux monnayeurs des banques centrales qui permettait de gagner du temps. Dès que ces dernières font mine de remonter les taux, c’est la panique générale Tous les investisseurs s’interrogent aujourd’hui pour savoir d’où va venir le mauvais coup : crise d’insolvabilité provenant d’une endettement public et privé qui a décuplé depuis 2008 ? Crac obligataire ? Explosion de la bulle immobilière ? Augmentation du risque politique ? Car comme nous l’annonçons depuis dix ans, la crise économique, et surtout les moyens utilisés pour tenter de la résoudre, font monter le cours de l’or, et celui du brun-rouge. Du brun surtout, car n’ayons aucune illusion : le déchaînement de violence et de haine ces derniers samedis a atteint des records : le nihilisme, la volonté de tuer, le saccage gratuit, illustre la pathologie d’une société en crise totale, et annonce la guerre civile que nous pronostiquons depuis plusieurs années. Plus aucun « spécialiste » ne vient nous chanter le refrain « de la crise est finie », ce qui démontre la qualité des dits spécialistes . Et ce n’est pas la médiocrité du personnel politique qui va permettre de nous sortir de la situation, quand on voit l’amateurisme pour annoncer une augmentation du SMIC de 100€, qui n’en est pas une, qui ne sera peut-être pas de 100€, qui ne concernera peut-être pas tous les smicards, et qui va certainement mécontenter tout le monde. Pourtant, sortir de la crise, c’est possible, il suffit de sortir du libéralisme en crise. Vivre et travailler au pays c’est possible, et il n’y a pas besoin d’un homme providentiel pour cela, car les hommes providentiels le sont d’abord pour eux mêmes, il suffit pour s’en persuader de faire le compte des enrichissements personnels des Maduro, Ortega et autre Castro, sans parler des Bonaparte et des aventuriers des tavernes munichoises. Le leader politique est souvent un assassin lubrique, et rarement un philanthrope vertueux. Il est vrai qu’en France nos amis banquiers ont plutôt plébiscité les petits bourgeois arrivistes aux manettes du pouvoir, pour l’instant. Mais, si l’on peut dire, ils en ont pour leur argent, en médiocrité, incompétence, corruption, impasse politique. Et comme l’a montré l’insurrection récente en plein Paris, ce ne sont pas douze blindés fabriqués en 1969 qui mettent les beaux quartiers à l’abri. Cela risque d’énerver davantage les faiseurs de rois qui risquent d’être davantage tentés par l’aventure, alors qu’en fait, il serait grand temps de rendre sa vigueur à la démocratie. Est ce encore possible ?



Tu veux sauver le projet européen ?

Chiche, alors il faut :

- Créer un smic européen pour éviter le dumping social.

- Créer une sécurité sociale européenne pour avoir un progrès partagé.

- Organiser un procès de Nuremberg de tous le corrompus de l’eurocratie, pour rendre confiance aux peuples dans la démocratie .

Mais il ne le feront pas. Parce qu’ils ont créé l’Europe pour le service du grand capital mondialisé. Ils expliquent pour vendre leur projet que ce libéralisme débridé est au service de la paix. C’est une plaisanterie. Deux choses ont amené la paix en Europe : la défaite totale de l’impérialisme militaire germanique, et la bombe atomique, qui rend un conflit impossible.   



Abolissons la Loi du 3 janvier 1973.

11830650_10153530370456660_1691979392_nLà, normalement, on devrait recevoir la visite du G.I.G.N. Car on devient plus dangereux que tous les terroristes de France. Ecoute un peu. Dans cette loi portant sur la réforme des statuts de la Banque de France, on trouve un tout petit article, l’article 25, qui bloque toute possibilité d’avance au Trésor Public (la banque de l’Etat) par la Banque de France ( le gardien de la monnaie). C’est l’invention du siècle, car cela  a permis de commencer à piquer leur argent aux Français, pour verser des milliards d’intérêts sur la dette à des agents économiques privés. On reformule :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »

Ce qui signifie bien que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Bingo : vous avez bien lu, la loi du 3 janvier 1973 oblige le contribuable à payer des intérêts aux banques privées sur la dette française, alors qu’avant cette avance était gratuite. Plus que l’invention du siècle, c’est le scandale du siècle. Évidemment tout cela existait à l’époque du Franc, et à l’époque où le patron de la Banque de France était un fonctionnaire aux ordres. Depuis on a l’Euro et l’indépendante BCE du pouvoir politique. On entend déjà tous les chiens de garde de la pensée unique expliquer que cette évolution était indispensable au bon fonctionnement de l’économie. Quand on sait que la BCE pour sauver le capitalisme européen s’est obligée, en contradiction de tous ses statuts, à racheter massivement les dettes émises par les Etats de la zone Euro, on rigole doucement.



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