Année 2017

Si la crise est finie, promis, on ferme. Mais c’est peu probable. Rien qu’en Europe, c’est Constantinople avant la chute.



Banques italiennes, elles coulent, pas de panique la situation est sous contrôle, enfin presque.

L’Etat italien va finalement apporter 6,5 milliards d’euros pour sauver la banque toscane en difficulté Monte dei Paschi di Siena.

 

La Banque centrale européenne (BCE) a demandé à Monte dei Paschi d’augmenter ses de fonds propres de 8,8 milliards d’euros, soit 3,8 milliards de plus qu’annoncé jusqu’à présent par la banque., bref une broutille…

Le gouvernement italien a approuvé en urgence la semaine dernière un décret ouvrant la voie à un sauvetage par l’Etat de Monte dei Paschi. C’est juste la troisième banque d’Italie, qui est incapable de lever sur les marchés les capitaux nécessaires pour renforcer son bilan. Les aveugles vont-ils voir maintenant ? Il faudrait un miracle pour qu’ils perçoivent comme la situation s’est considérablement dégradée depuis 2008.



Banques italiennes : le petit cadeau de Noël.

Retour au principe de réalité : l’Etat italien va sortir 20 milliards d’Euros pour tenter de sauver les banques italiennes. Ainsi les délires idéologiques de l’eurocratie, qui voulaient que les faillites bancaires soient dorénavant des affaires privées, sombrent à la première tempête. Les appels de fonds sur le marché pour recapitaliser les banques moribondes italiennes, ont fait floc. Et seuls les dingues furieux, pouvaient croire qu’actionnaires et clients devraient assurer seuls les pertes du système bancaire italien en perdition, sans provoquer une crise systémique… Et revoilà donc la crise. 

A lundi donc, et joyeux Noël 2016…     



Crise économique : lutte entre bourgeoisie nationale et bourgeoisie mondialisée

Un quotidien du soir français voit en Trump le démagogue qui flatterait la xénophobie de ses concitoyens américains victimes de la mondialisation, alors que le milliardaire se serait enrichi en employant des étrangers non déclarés dans ces hôtels, et aurait reçu des dividendes de sociétés américaines, qui seraient des acteurs majeurs de la mondialisation et des délocalisations. Or, en réfléchissant en termes manichéens, la pensée unique,dissimule une réalité importante : il existe une lutte acharnée entre ceux dont les intérêts financiers sont d’abord nationaux, et ceux dont les intérêts financiers sont essentiellement apatrides. Trump doit sa fortune d’abord à des activités, l’immobilier, par définition nationales, et appartient à la première catégorie d’intérêts financiers, même si il n’a pas oublié de profiter des avantages de ce qu’il dénonce. La Silicon Valley, qui a financé la campagne de Clinton, est elle, le symbole même de la mondialisation. Ce sont les rois de l’embauche d’ingénieurs du tiers monde aux États-Unis, qu’ils payent beaucoup moins chers que des américains. Ils sont les rois des ateliers monde, où sont exploités de façon impitoyable des millions de ruraux des provinces reculées de Chine ou d’ailleurs. Ils sont les promoteurs de l’ubérisation du monde, dont les chauffeurs du monde entier, peuvent constater qu’ils ont des employeurs finalement bien moins sympathiques, qu’ils ne le pensaient.

Et le même schéma est valable aussi en France. Il y a toujours eu deux droites aux intérêts divergents. Là aussi, la supercherie qui consiste à faire passer les intérêts apatrides pour plus sympathiques que les intérêts nationaux, ne tient pas. Car derrière les forces de la mondialisation, se cachent en France, les anciennes compagnies des Indes occidentales et orientales, reines du pillage des terres conquises, et enrichies à l’aide du commerce triangulaire de la traite négrière, compagnies qui se transformées en banque d’investissements dans les colonies, et à l’étranger, plutôt que sur le territoire national. Ce sont encore elles aujourd’hui, qui ayant réussi à sauvegarder leurs intérêts financiers au prix d’une collaboration étroite avec des gouvernants qui sont tous des dictateurs, organisent une mondialisation hors de tout contrôle démocratique. Or, les dégâts collatéraux des ces politiques qui entraînent des déplacements incontrôlés de population, pour casser les salaires des autochtones, qui utilisent le dumping fiscal et social sans aucune éthique, et se satisfont d’immeubles qui s’écroulent sur de véritables esclaves du travail, font la crise.

Une politique keynésienne de relance, elle, repose sur un cadre où la nation est au centre du dispositif, cela est entendu. Elle favorise d’abord des intérêt financiers nationaux, et alors ? Développer la Corrèze, plutôt que le Zambèze, et alors ? S’occuper des nôtres plutôt que des autres, et alors ?  Privilégier notre nation plutôt que les conseils d’administration des FMN, et alors ?



Différentes catégories de coupables

Après le coupable mais pas responsable du sang contaminé, voilà le coupable mais  dispensé de peine, de l’affaire Lagarde Tapie.   Bref, qui vole des millions va au Palais Bourbon, qui vole un pain va en prison. Comprendre la crise économique, qu’il disait, on est en plein dedans.



Trump : le coup d’état.

.  Une fois encore, prendre le nouveau Président américain, comme ont été pris ses prédécesseurs, pour l’idiot du village, ne peut être que le fruit de la pensée des pseudos intellectuels français.

La réalité est bien différente de leurs commentaires, dont le fondement essentiel reposent  sur l’instantané et l’affectif. Car dire qu’un aventurier incompétent peut arriver  à la tête de la première puissance économique du monde sans l’accord des faiseurs de rois , relève soit de la tartuferie, soit de cerveaux abîmés par des stupéfiants. 

Comme nous l’indiquions depuis toujours, il était évident, qu’un jour, les dirigeants d’entreprises qui veulent sauver leurs fortunes confrontées à la crise économique, reprendraient la main aux politiciens. Pour cela, ils ont développé une stratégie bien prévisible.

Comme attendu, au moins par nous, c’est un bien classique plan de relance keynésien, avec développement massif des infrastructures, que TRUMP va utiliser pour doper la croissance américaine. Et comme nous le proposions, l’Etat va garder la main sur les commandes aux entreprises, et l’on peut être certain que les dépenses publiques bénéficieront aux entreprise américaines, et pas aux importations. 

Sur le plan politique, comme toujours, les patrons américains se montrent bien meilleurs marxistes que l’essentiel de la « gôche ». Ainsi Trump a réinventé le front de classe en agrégeant à son projet les perdants de la crise économique : les ouvriers, (toutes couleurs confondues, contrairement à ce que l’on voudrait faire croire), et aussi la classe moyenne, essentiellement blanche, cette fois-ci.

La FED a bien compris le message, et a montré, au moins dans le discours une volonté de terminer l’aventure de l’argent gratuit. Et comme toujours les américains ne vont pas faire dans le sentiment : le relèvement des taux va essorer les pays en développement de leurs fonds financiers. Sur le plan international, l’incurie des eurocrates, a pour effet que Russes et Américains, vont s’entendre sur le dos des européens. Des centaines de terroristes fuient l’Irak et la Syrie pour marcher sur le Maghreb, la Méditerranée comme l’Europe vont s’embraser, et il ne restera plus comme choix, que de supplier Russes et Américains de venir « buter les terroristes, jusque dans les chiottes »et de se mettre d’accord sur notre dos avec un nouveau Yalta . C’était donc une fameuse idée que de ne pas prendre la main tendue de Poutine, que l’on va se prendre dans les gencives maintenant.  

Reste que la stratégie de Trump risque de rencontrer des difficultés :

- Un plan de relance Keynésien peut-il fonctionner avec un gouvernement conservateur ? On reviendra sur cette question, et l’histoire récente du Japon est riche d’enseignements à ce sujet.

- Une remontée des taux gérée par la FED, risque de faire imploser le capitalisme, dont beaucoup d’états et d’agents économiques ne survivent que à l’aide d’injections massives de liquidités gratuites. On a souvent écrit sur ce blog que les banques centrales n’avaient plus d’autres choix maintenant que de continuer à faire tourner la planche à billets, ou de faire semblant de remonter les taux, mais plus de les remonter de façon significative.  

Mais, il s’agit d’un joli coup d’état démocratique de ceux qui ont compris qu’il fallait faire quelque chose d’autre pour sauver leur pays. Coup d’état ? Rappelons que Trump est minoritaire au suffrage populaire, et ce n’est rien à coté des coups d’état qui se préparent en Europe, avec vrais chars, vrais stades, et vrais bains de sang.  

 

 

 

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Pas grave.

Brésil  : pas grave. Egypte : chuuut. Banques italiennes : on gère. Crac obligataire : improbable. Banques centrales : sereines. Envolée boursière : complètement justifiée, non les robots ne sont pas en plein délire.

Pas grave, on vous dit.

Bon si ils le disent, on n’est pas inquiet, avec les émoluments qu’ils touchent, ils doivent être compétents. Enfin presque. 



Le père Noël n’ira pas en Grèce.

Pas de prime de Noël pour les petits vieux en Grèce. C’est ce que veut imposer Wolfgang Adolphe et l’eurocratie au gouvernement grec. Disons le tout net : non seulement ils sont radins, mais en plus ils sont complètement dingues. Les bourses sont euphoriques alors que la catastrophe se rapproche, et après avoir donné la Syrie à Poutine pour cinquante ans, ils vont y ajouter la Grèce.



La crise économique ? D’abord une crise morale.

Les poursuites contre les élus locaux ont doublé en vingt ans pour concerner en 2016, 3000 crapules traînées en justice  essentiellement pour manque au devoir de probité (corruption, prise illégale d’intérêt, abus de biens sociaux) source : SMACL.

Rien ne sera possible sur cette pourriture, sortir de la crise économique, c’est aussi tarir les sources d’enrichissement personnel sur le dos des contribuables. Il faut en finir avec cette décentralisation qui n’a pas empêché le chômage d’exploser, n’a rien strictement rien apporté au niveau démocratique, et a favorisé comme jamais le parasitage social.   



Décembre 2016 : une crise qui s’aggrave encore

Ne vous laisser pas abuser par l’euphorie boursière : elle n’est que la conséquence de la confirmation donnée par les banquiers centraux, qu’ils ne peuvent plus faire autrement que de te faire tourner la planche à billets à folle allure. Mais quand cela va commencer à se voir que l’on répète le drame des assignats, avec un chômage massif qui n’est pas résolu, une production industrielle qui s’effondre, un accroissement généralisé de l’endettement et du risque de crise systémique…    Seuls encore, les gogos vont se laisser prendre.



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