Dix neuvième siècle.

En pratiquant une politique économique de l’offre conforme à une idéologie qui date du dix neuvième siècle, on obtiendra le même résultat qu’au dix neuvième siècle : une économie en déflation permanente, où la seule solution pour assurer la croissance consiste à détruire du capital fixe et humain par la guerre, ou encore à conquérir de nouvelles frontières, quitte à pousser un peu les populations qui gênent pour la conquête. On les a appelé conquête de l’ouest, colonisation, recherche de l’espace vital, le génocide n’étant jamais loin. Le progrès vaut mieux que cela.   



La Grèce va sombrer

Nouvelle réussite de l’eurocratie et des sociaux traitres : la Grèce devient le Liban.   Vient s’ajouter à la faillite économique, toujours pas résolue, la faillite des déplacements de populations incontrôlés. L’histoire nous apprenD comment cela fini toujours : très mal.

L’avenir ? On l’a déjà écrit, l’armée grecque pourrait finir par s’énerver et reprendre le pouvoir. Mais il y a mieux : les seuls qui gagnent des points sont Aube dorée et Poutine. Comme en Syrie, ce dernier attend son heure pour permettre le grand projet de la Russie éternelle : atteindre les mers chaudes. Cela sera d’autant plus facile que l’eurocratie va réussir l’exploit de fédérer le monde orthodoxe, profondément humilié, sous le drapeau russe. Même le Pape vient demander le secours de Poutine pour atténuer le génocide des chrétiens d’orient. Poutine peut caresser les rêves les plus fous : à quand la reconquête de Constantinople ?      



Paysans français, pourquoi vous êtes cocus.

Pendant des décennies ils ont acheté vos voix en consacrant plus de la moitié du budget européen à subventionner les prix et les productions, surtout celles des grosses exploitations, les petites ramassant les miettes. C’était alors une agriculture soviétique  au service de la libéralisation du reste de l’économie. Maintenant que le projet de l’eurocratie est achevé, que les gros bataillons électoraux des agriculteurs ont considérablement diminué, ils peuvent vous jeter comme des chiens. Et il faut dire que les emmerdements volent toujours en escadrille : sous le prétexte que le service public c’est ringard, vous êtes priés d’aller poster vos courriers dans le bureau de tabac, si il y en a un, d’accoucher chez vous, puisqu’il n’y a plus de maternité, d’envoyer vos enfants à l’école avec les cars Macron, et de bien surveiller vos affaires parce que la gendarmerie a fermé. Pour arranger le tout, avec la déflation qu’ils ont organisée avec leur débile politique de l’offre, les prix se cassent la figure. En assassinant les paysans français, c’est la France que l’on assassine, comme on a assassiné son industrie, sa souveraineté monétaire et budgétaire. Comme une mauvaise blague, se dressent dans les campagnes françaises, les monuments aux morts de 14-18. Ils sont morts pour rien, ou pour pas grand chose, un siècle après Verdun, parce que ce n’est même plus Waterloo que nous vivons actuellement, c’est Sedan.   



Sortir de la crise économique, en Février 2016, fastoche. La suite.

Tu fais exactement l’inverse de ce qu’ils font.

 

Ils vantent les mérites du marché, dénigrent l’intervention économique de l’Etat. En réalité ils empilent les réglementations incompréhensibles afin de protéger les corporatismes, et pratiquent une politique de gribouille.

Il faut au contraire donner toutes ses chances à la créativité. Il faut réduire à rien les différents codes sans que cela tourne à la jungle pour les salariés. Tu fais la même chose en matière de fiscalité. Et surtout tu t’engages à ne plus toucher à rien pendant une longue période, que chacun sache où il va.

Tu organises une politique économique autour d’une planification incitative.

Evidemment il faudrait un pouvoir politique reconnu pour cela, bref que la démocratie redonne confiance… C’est pas gagné…



Mario : tu vas devoir remettre de la blanche

Parce qu’une fois passés les effets de ton annonce d’il y a deux jours, le CAC repart logiquement à la baisse. Bravo aux spéculateurs qui ont réussi de très jolis coups sur les fluctuations démentielles provoquées par les comportements caricaturaux des robots. C’est bien connu les plus belles fortunes se font dans les moments difficiles. On avait déjà vu cela en 1940 : des officiers qui durant la débandade se volatilisèrent avec la solde de leur régiment. Car les banquiers centraux sont passés aux aveux : si ils proposent des taux négatifs pour fourguer leurs monnaies, c’est qu’elle ne vaut plus rien. Le conseil du jour : achetez des assignats pour protéger vos liquidités, ils ne valent rien non plus, mais au moins ils ont de jolis supports en papier, et vous aurez le choix entre les encadrer, ou en faire des petits bateaux pour les faire voguer sur Le Main qui coule devant le siège de la B.C.E.   



Un monde de dingues en Février 2016.

Pour preuve : sur la seule base du discours de Mario qui a annoncé qu’il était prêt à mettre toute la fausse monnaie qu’il faudra sur la table, la bourse est reparti pour retrouver un CAC à 4200 le 22 Février, alors que l’activité privée ralentit encore en zone Euro. Bon courage.  



Sortir de la crise économique, en Février 2016, fastoche.

Renverser la hiérarchie des salaires : tu verses des salaires de footballeurs et de cabots, aux scientifiques et aux ingénieurs qui travaillent en France, au besoin tu cesses d’utiliser l’argent public pour subventionner les jeux du cirque et tu l’utilises pour atteindre tes objectifs de rémunération. Comme cela tu retiens les meilleurs, les jeunes ne boudent plus les études scientifiques, et tu vas déposer des quantités de petits brevets qui assureront l’avenir de ta production nationale.

Lancer la guerre fiscale : tu réduis considérablement l’impôt sur les sociétés que seuls les petits payent vraiment, et pour compenser tu réduis d’autant les pléthores de subventions versées aux entreprises, et qui ne servent à rien. Bien sûr pour bénéficier d’un taux réduit, il faut produire en France, pas uniquement déplacer son siège social…

Tu alimentes la déflation des prix de l’énergie : tu fais plaisir à tout le monde, en développant massivement les énergies renouvelables, l’industrie nucléaire, le pétrole de schiste, et tu relances la production de charbon. Bien sûr tu as largement subventionné tout cela, voire nationaliser, le but étant de fournir une énergie à un prix imbattable. Mittal assiège tes ministères pour pouvoir rouvrir toutes les usines sidérurgiques qu’ils avaient fermées, et pour pouvoir en ouvrir d’autres. Même les sidérurgistes chinois veulent venir quand ils se rendent compte qu’avec ton prix de l’énergie low coast, tu pratiques encore plus le dumping que le gouvernement chinois.

Cela ne va pas être possible ? C’est trop colbertiste, et surtout tu penses que qu’il faudrait un pouvoir politique fort pour surmonter l’influence de ceux qui ne veulent que rien ne change ? Bon, attendons la suite de la crise, alors.



Les Anglais se préparent-ils à jeter la putain européenne ?

Ont-ils fondamentalement tort ? Avoir sauvegardé leur souveraineté monétaire et budgétaire  n’a t-il pas été le meilleur moyen pour eux de contrôler la crise économique ? Est ce si triste que cela de ne pas un être un protectorat allemand ? Si la zone Euro représente 40% de leurs exportations, qui peut croire que la seule chose qui intéresse la Grande Bretagne en Europe, à savoir une zone de libre échange, sera remise en cause ? Acter la décadence du continent et regarder l’avenir qui se dessine en Asie et aux Etats-Unis est-il absurde ? Autant de questions que l’eurocratie pleine de morgue est incapable de se poser. Les Anglais savent bien qu’ils n’ont que des choix gagnants, et qu’ils peuvent bien exercer un chantage. Au mieux, la putain européenne va se coucher encore une fois, au pire ils prendront le large vers un avenir qui a déjà quitté l’Europe décadente.  



La blanche de Mario rend dingue les marchés.

Où comment des titres bancaires peuvent s’effondrer en quelques jours, et à  l’annonce de Mario d’une nouvelle distribution gratuite de fausse monnaie, les mêmes titres reprennent 20% en deux jours. Tant mieux pour les joueurs de casino, mais tant pis pour l’avenir, tellement la situation est fondamentalement pourrie, ce que révèlent de tels écarts sur les marchés. 



Faillite du système financier.

Qui va payer ? Les ménages bien sûr, depuis le test de Chypre, le système est rodé, voté, en marche. Ainsi les faillites bancaires ne sont plus à la charge de l’Etat en zone Euro, pour l’instant. Conformément à la nouvelle réglementation, après les actionnaires, les épargnants passent à la caisse. Ainsi d’un trait de plume, l’épargne de toute une vie a été perdue pour des particuliers italiens, qui ont eu l’imprudence de faire confiance à la mauvaise banque. Pas de panique, ce système n’est pas viable, et les marchés boursiers se sont chargés de rappeler ces derniers jours, que le libéralisme, c’est seulement quand cela les arrangent. Pas question de laisser des banques faire faillite, il ne faudrait quand pas trop prendre au trop au sérieux les poncifs des libéraux, nous disent les marchés boursiers. Aussi en catastrophe, Mario a été obligé d’annoncer qu’il mettrait toute la fausse monnaie demandée si nécessaire sur la table. Le problème c’est que l’on ne peut plus sortir de ce système. A suivre.     



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