PODEMOS : l’Europe avance vers son destin.

En Espagne comme en Grèce, comme en France avec le FN, la petite bourgeoisie qui craint le déclassement social change de camp, pour passer dans celui des laissés pour compte de la politique économique de l’Eurocratie. Le pacte social des trente glorieuses se déchire sous l’effet du libéralisme le plus stupide qui soit, et qui condamne le tiers des européens à la pauvreté et au chômage, et un autre tiers à l’impasse sociale. Qui va voter maintenant pour l’eurocratie et ses palais fastueux où il faut des jumelles dans le parlement croupion pour voir le banc opposé ? Qui va voter pour ces structures où l’argent de la corruption coule à flot, alors que l’on impose depuis des années une politique néo-coloniale à la Grèce ? Qui va voter pour un projet qui se revendiquait de l’humanisme, mais qui pratique une politique tellement anti-sociale qu’elle est devenue barbare, et surtout tellement hypocrite. Car elle est libérale quand cela l’arrange, c’est à dire quand il faut brader le service public et ses entreprises plombées par la gestion catastrophique d’anciens fonctionnaires, dont la principale compétence réside dans le carnet d’adresses, mais elle répond à la logique stalinienne quand il convient d’étouffer les petites entreprises sous la pléthore de normes et de règlements, que seules les grandes peuvent absorber dans leurs coûts. Hypocrite elle est encore, quand les pertes sont socialisées et les gains privatisés, quand les banques ne s’engraissent plus que de la spéculation, et quand l’argent des contribuables vient au secours des mêmes banques, comme en Irlande, sous peine de crise systémique quand un petit Kerviel se prend les pieds dans le tapis, et doit porter le chapeau pour tous ses complices.  

Comment ne pas pressentir la catastrophe quand la politique économique de l’Europe se résume à la fabrication massive de fausse monnaie pour dissimuler la déflation et la surproduction, quand ceux qui initient les réformes scolaires ont tellement confiance dans leurs projets pour l’éducation publique, qu’ils placent tous sans exception leur progéniture dans l’enseignement privé ?  

Comment ne pas voir que continuer dans la même voie condamne l’Europe à la décadence ? Ceux qui espèrent leur salut de l’Allemagne vieillissante qui a transformé son économie en économie de pays sous développé qui dépend de ses exportations, se trompent autant que ceux qui avait déjà choisi l’Allemagne comme vainqueur de la seconde guerre mondiale.

Le renoncement n’est pas une politique, pas davantage que le vote affectif, c’est un projet qu’il faut maintenant pour éviter qu’un voile noir ne tombe sur L’Europe.      



Laisser un commentaire

le kiosque |
Bliid |
wowgoldhao |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | actuetbuzz
| appleshoes
| CGT Association Rénovation