Crédit à la consommation : toujours en panne.

La baisse des taux ne relance pas le crédit : normal avec l’augmentation du chômage et de la précarité les Français anticipent l’aggravation de la situation. Avec l’orage financier qui se prépare autour de la Grèce,  la suite risque d’être sympa…



Déflation en zone euro.

Les prix à la consommation ont baissé plus fortement que prévu en janvier 2015 dans la zone euro, selon la première estimation publiée vendredi par Eurostat. Prévu par qui? Pas par nous, il semblerait. Et on confirme aussi que le plan de Mario ne va pas changer grand chose à la situation. Supprimer la loi Macron aurait plus d’effet sur les prix, que les dérives monétaristes.



Grèce Janvier 2015.

Il y a des moments en économie, où les débats théoriques n’ont plus d’importance. Le peuple grec s’est toujours battu pour son indépendance et sa dignité. C’est encore ce qu’il vient de faire au travers des élections . La politique économique dictée par l’eurocratie était monstrueuse, comment les gens qui l’ont imposée peuvent-ils encore oser se réclamer de l’humanisme ou du socialisme ? Plonger dans la misère 25% de la population d’un pays, et le contraindre à céder le bien public n’est pas acceptable. L’économie doit être au service de l’homme et non l’inverse. La violence sociale du néo libéralisme a montré son  visage, et le risque qu’il représente pour les démocraties. Pas besoin d’être bien rouge pour comprendre cela.



Grèce et Euro : compte à rebours ?

Porte ouverte sur l’inconnu, c’est la situation de la Grèce, demain. Plusieurs scénarios sont envisageables.

Scénario 1 : Syriza obtient une majorité absolue ou relative. La Grèce descend dans la rue, et un scénario façon 1936 en France se déclenche. Les politiciens professionnels sont alors débordés par le peuple grec, l »aventure commence.

Scénario 2 : Syriza obtient une majorité absolue, et comme cela s’est déjà produit dans le monde pour des pays qui ne pouvaient plus payer leur dette,  on « restructure », autrement dit les créanciers s’assoient sur leurs créances. L’Euro flanche alors, car ce qui sera vrai pour la Grèce, le sera pour le Portugal, l’Espagne, voire l’Italie.

Scénario 3 : Syriza se comporte en parti social-traître, et ce sont les Grecs qui s’assoient sur les promesses de campagne. C’est la porte ouverte à la révolution et aux coups d’Etat.

Scénario 4 : chacun cherche à gagner du temps, pour arriver à une situation boiteuse de compromis, mais comme la situation économique continuera à se dégrader, la crise est devant nous.

Choisis ton scénario…  



L’économie au service de la barbarie.

Que les politiques d’austérité imposées par l’eurocratie soient barbares, cela constitue une évidence. Ainsi en Grèce trois millions de grecs, soit plus d’un habitant sur quatre n’ont plus de couverture de santé. 6000 médecins des centres de santé publics ont été licenciés dans le cadre des politiques de « rigueur » imposées à la Grèce. Résultat: tuberculose et malaria font leur retour, la mortalité infantile explose. Est-il besoin d’être de gauche pour s’élever contre cette situation ? Non il suffit d’être un être humain, ou encore de ne pas être stupide, car ill n’est jamais bon de pousser des peuples dans la désespérance. Pour la Grèce, le calcul de l’eurocratie est le suivant : il est inéluctable de restructurer la dette grecque, autant le faire avec la gauche dite radicale qui s’avérera beaucoup plus sociale démocrate une fois parvenue au pouvoir, qu »avec tous les politiciens traditionnels grecs corrompus jusqu’à l’os. Et dans le cas improbable ou cela se passerait mal, finalement la Grèce, c’est le P.I.B des Hauts de Seine. Calcul cynique d’eurocrate, calcul stupide de sociaux traîtres parvenus dans les salons dorés des lieux de pouvoir. Car tous ces beaux calculs ont fait tomber les masques du projet européen humaniste, pour faire apparaître une machine non-démocratique où la cooptation, la corruption, et les privilèges règnent en maître. Et la colère des masses humiliées risque d’engendrer le pire. 



Mario confirme, Syriza aussi.

Fausse monnaie, contre gauche radicale. Mario confirme ce qu’il niait, l’Europe est en déflation, et c’est pourquoi il va acheter 60 milliards d’Euros par mois de dettes des Etats. C’est juste trop tard, c’est juste n’importe quoi. La B.C.E mange sa petite culotte fabriquée en Chine : tous les beaux principes de rigueur monétaire des eurocrates, tombent un à un, sous le poids de la désintégration sociale et économique des pays européens. Or la création monétaire n’a de sens que pour accompagner la croissance ou une politique de relance budgétaire. Comme prévu, la baisse des taux d’intérêt jusqu’à des niveaux ridicules, est tombée dans la trappe à liquidité, et n’a fourni aucune relance crédible, elle a juste alimentée la spéculation, comme nous l’avions annoncé. Et cette nouvelle politique de la B.C.E n’aura pas plus d’effet.  Aux Etats-Unis la politique de la F.E.D concernait la monnaie nationale d’un pays souverain, et  l’Etat américain a entretenu un déficit budgétaire massif, le tout soutenu  par le bon vieux principe de la rente ricardienne, avec le pétrole et le gaz de schiste de la nouvelle et éternelle frontière de l’ouest américain. Mais partout en Europe les peuples, préparent le licenciement des eurocrates et de leur politique en débordant les politiciens professionnels sur leur extrême gauche, ou sur leur extrême droite. Le tout accompagné de bruits de botte, de bruits de haine, de bruits de guerre à 2000 km de Paris, à l’est, au sud est, et aussi au sud.

l’Europe avance vers son destin, et il sera tragique.        



Délire boursier.

La Grèce, le 25 janvier 2015, ce ne sera pas un problème, on aura eu la blanche de Mario avant. Et pour l’Italie on va faire comment ?



F.M.I, pas optimiste non plus.

Le Fonds monétaire international a abaissé ses prévisions pour l’économie mondiale en 2015 et 2016, estimant que la chute du pétrole ne compensera pas la faiblesse de l’investissement, ce qui est logique, car les entreprises perçoivent cette baisse comme un facteur de déflation. Dans un contexte de croissance cette baisse du prix du pétrole serait un facteur positif, dans un contexte de recession , elle devient un facteur aggravant. Sa plus forte révision  de croissance(-0,5 point) porte sur l’Italie. P arallèlement, pour éviter que « les nouveaux reculs de l’inflation, même temporaires, entraînent une diminution supplémentaire des anticipations inflationnistes dans les grands pays, la politique monétaire doit rester accommodante par d’autres moyens afin d’éviter une hausse des taux d’intérêt réels », ce qui revient  encore à céder à l’illusion monétariste. Tant que les agents économiques penseront que la stagnation est à prévoir, on pourra augmenter autant que l’on veut la masse monétaire, cela ne changera rien, les crédits à l’économie continuront à diminuer. Selon le F.M.I, il conviendrait aussi de « moduler le rythme et la composition de l’ajustement budgétaire de manière à soutenir à la fois la reprise et la croissance à long terme », ajoute-t-il, en notant qu’il « y a d’excellentes raisons d’accroître l’investissement dans les infrastructures dans certains pays. » Bon, il y a du mieux, encore un effort pour devenir keynésien, mais ça viendra, vous verrez…



Terrorisme et crise économique.

Une actualité a chassé l’autre, et cependant le lien entre les deux est très étroit. Car la crise fabrique le terrorisme, et le terrorisme renforce la crise.

Ainsi, il convient de rappeler que l’oncle Sam a joué un jeu très dangereux en favorisant les courants intégristes de l’islam en Afghanistan et en Iran, pour combattre le communisme au pouvoir dans le premier, ou pour l’empêcher d’y accéder dans le second. On oublie trop souvent qu’entre le Shah d’Iran et Khoméni , il y a les militants du parti Tudeh, le parti communiste iranien, marchant à mains nues sur les chars de la répression. Depuis le communisme s’est écroulé avec le mur qui allait avec, et les derniers régimes qui s’en réclament, négocient le droit de redevenir le bordel et le tripot des touristes occidentaux.

Seul problème, si le communisme a disparu, la misère, elle, est toujours là. Des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Quatar financent l’hydre, d’autres comme l’Algérie ou l’Égypte connaissent une crise économique majeure dont on ne parle pas.

Ainsi ceux qui sont au pouvoir depuis trente ans dans les pays occidentaux, qui sont les responsables de la crise économique actuelle par leur adhésion irresponsable au néo-libéralisme, sont aussi responsables de l’évolution politique mondiale. C’est la droite française qui a accordé refuge à l’opposant Khoméni sous sa tente dans notre pays, comme elle a d’ailleurs autorisé Khadafi à planter la sienne, de Bédouin, au beau milieu des jardins de la République, et c’est la sociale démocratie européenne qui s’est convertie au néo-libéralisme le plus rétrograde qui soit, et qui l’a mis en œuvre, et continue dans cette voie.

Du cataclysme qui se prépare, qui va mélanger guerre de civilisation et crise systémique, surgira un tribunal de l’histoire, mais il sera trop tard.

Pourtant une autre voie est encore possible que l’on appelle, la liberté, l’égalité, la fraternité.      

 



Grèce : une réussite économique pour l’eurocratie.

Jugez donc : ou comment les plans imposés par l’eurocratie permettent de revivre 1929. L’austérité en provoquant un effondrement de la consommation des ménages grecs (32 milliards d’euros en 2014, contre 41 milliards en 2008), a entraîné celui du P.I.B qui est passé de 54 milliards en 2008 à 41 en 2014. Rien n’est résolu, et surtout pas celui de la dette qui était d’environ 55 milliards en 2008, et qui est de 70 milliards aujourd’hui, et rien ne risque de se résoudre avec un chômage multiplié par trois depuis 2008, et un revenu des ménages qui s’est écroulé de 50%. C’est curieux cette obstination à vouloir aller dans le mur, il parait qu’il y aurait un suicide français, nous on parlerait plutôt d’un suicide européen. Et encore plus curieux, à l’époque où tout le monde est Charlie, on se souvient que la France est un grand peuple avec une belle assemblée nationale qui peut chanter comme un seul homme la Marseillaise dans les moments difficiles. L’Europe ne serait pas la solution, ni au niveau économique, ni au niveau politique, la solution trouverait dans la nation, on nous aurait menti ? Étonnant.       



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