Vents très mauvais.

Nouvelle augmentation du chômage en France (+ 28400 en octobre 2014), qui ne trouverait comme seule réponse qu’une baisse des salaires,  selon la pensée unique. Pensée unique européenne, qui vient de sortir un énième rapport, rédigé par des économistes copains des amis qui cooptent leurs relations, et dont la bêtise des propositions fait peur à tous les économistes américains, même les plus conservateurs , car il est incompréhensible qu’en période de déflation on propose d’appuyer sur la pédale de frein.  Tout cela serait risible si la Grèce n’était pas au bord de la guerre civile, si de l’autre coté de la méditerranée la situation économique et politique n’était pas catastrophique,  si les bruits de bottes en Europe n’étaient pas de plus en plus pesants, et si l’on ne devait pas trembler tous les jours en se demandant d’où partira la crise systémique : écroulement des fonds d’investissements à la suite de la baisse des prix du baril de pétrole, écroulement des institutions financières à la suite d’un crac obligataire, écroulement des banques américaines avec de nouveaux subprimes dans les crédits étudiants, dans les crédits à la consommation, et ainsi de suite. 

Bref, ayons peur.



Conjoncture novembre 2014 : ayez peur.

De la spéculation pure, on ne peut pas qualifier autrement la conjoncture de novembre. Ainsi l’annonce par les banques centrales de la zone euro, du Japon, de Chine d’assouplissements monétaires provoque l’euphorie des spéculateurs. Décidemment, la manne de l’argent à bon marché, pour acheter tout et n’importe quoi sur les marchés financiers, les marchés de l’art, font monter les cotations. L’économie réelle ralentit encore, en Europe, en Chine ? On s’en fout, l’important c’est de croire à la hausse et de revendre à temps. Pourtant, même sur certains marchés spéculatifs, comme celui des matières premières ou de l’immobilier, l’argent facile ne parvient  plus à contenir la baisse des prix. Euphorie de ceux qui s’enrichissent sur du vent, alertes sociales aux Etats-Unis où les inégalités sont revenues à un niveau exceptionnel rappellent les situations qui précèdent les cracs. Ceux qui comptent sur l’effet de richesse provoqué par la spéculation, et qui provoquerait un redémarrage de la consommation se trompent lourdement.

Ayons peur.

 



la crise est finie

Si c’est vrai, on ferme. Mais vu la stagnation de l’investissement dans le monde, en 2015, on sera encore là. On lance les paris ?



PIB européen

Dorenavant, la prostitution et le commerce des stupéfiants seront pris en compte dans le calcul des PIB par l’eurocratie !!! Vu l’importance de ces trafics, on compte sur eux pour dissimuler la dépression dans les statistiques!!! Mais ça ne va peut être pas suffire pour masquer la réalité de la crise, et si on ajoutait la corruption ? 



italie : l’avant dernier domino

l’Italie à son tour sombre dans la déflation. Mario est en panique, Mateo fait carrière, les bourses montent, anticipant l’afflux de liquidités. Plus besoin d’aller en Grèce, la Grèce vient à nous.



le cac en gros delire

Alors que les marchés de matières premières s’effondrent le cac délire sous l’effet de la came de mario. Plus dure sera la chute.



Japon : pourquoi ça patine.

Japon : pourquoi ça patine,

 

Avec un effondrement de 7,1% du P.I.B au deuxième trimestre 2014, la politique de relance de Shinzo Abe est-elle un échec ?

Bon élève de la classe keynésienne, la politique de relance monétaire couplée avec une politique de relance budgétaire avaient pourtant commencé à permettre une redémarrage de la croissance et une sortie de la déflation. Oui, mais voilà, il nécessaire en économie de posséder une cohérence théorique. Or les politiques de relance keynésiennes pour être totalement efficaces doivent respecter un principe fondamental : elles sont auto réalisatrices. Elles ne fonctionnent que si les agents économiques pensent que la relance sera durable. Or, frapper la consommation d’une augmentation de la T.V.A de trois points, annoncer l’augmentation de la flexibilité du marché du travail, rationner la sécurité sociale, et libéraliser l’agriculture fortement subventionnée, et surtout ne pas parvenir à enrayer la baisse des salaires depuis 1990, constituent autant d’indicateurs que la consommation ne reprendra pas. C’est pourquoi les entreprises japonaises accumulent des trésoreries déraisonnables, et les ménages japonais une épargne de plus en plus considérable, le tout représentant presque 14000 milliards d’Euros, qui ne vont ni à la consommation, ni à l’investissement.

Il faudrait encore un effort à Monsieur Abe pour être vraiment keynésien, par exemple en incitant les ménages japonais à diminuer leur épargne de précaution, notamment en réformant le système de financement de l’éducation, le système de protection sociale et en particulier celui des retraites.

Ce qui renvoie à une question essentielle : un keynésien est forcément nationaliste, et avec Monsieur Abe il n’y a aucun doute, mais Monsieur Abe aime t-il tellement son pays qu’il permettra à toutes les couches de la population d’accéder à des nivaux de progression du pouvoir d’achat et de protection sociale compatibles avec une croissance harmonieuse ?



Fonds de développement économique et social.

Où on apprend que le FDES qui aide les entreprises en difficulté à l’aide d’une dotation de 400 millions d’euros, est intervenu en faveur du producteur de meubles Parisot…

Et pour l’entreprise Gattaz, il y aura aussi un petit besoin ? Non, bon, tant mieux alors.

Franchement le libéralisme, c’est quand ça les arrange…  



Pétrole : le fatal argument.

le pétrole sous les 80 Dollars le baril sonne comme un fatal argument, contre la pensée unique :

- il n’y a pas de pénurie comme l’annoncent depuis 1973 les malthusiens de tout poil, et l’on n’est pas près de connaître cette situation (voir dans nos articles sur la question, les raisons).

- la baisse des prix révèle le ralentissement de l’économie mondiale et ne rassure guère sur la réalité de la situation économique. (voir notre article « saxo bank : bonne année »).

Mais surtout cette baisse démontre que l’économie est aussi une arme politique : qui a intérêt à la baisse ? Ceux qui veulent ramener la Russie, l’Iran dans le droit chemin, mais aussi ceux qui veulent enrayer le développement du gaz de schiste, ça se complique…

Pour la Russie et l’Iran, c’est assez simple, l’un ne doit pas avoir l’Ukraine, et l’autre ne doit pas avoir la bombe atomique. Comme la majorité de leurs recettes d’exportation c’est le pétrole, et que l’un comme l’autre ne sont plus les copains du monde sunnite, ce n’est pas l’Arabie Saoudite qui va se battre dans l’OPEP pour faire remonter le prix du baril. Et comme les Etats-Unis sont en passe de devenir un producteur de pétrole aussi important que l’Arabie, faire baisser les prix du baril peut amoindrir la rentabilité des pétroles de schiste, et casser la dynamique nord américaine. A son habitude, l’Arabie Saoudite, a une politique ambiguë, de plus en plus indépendante, de moins en moins pro américaine. Mais ce n’est pas une première : cette stratégie de baisse des prix avait déjà été tentée par les pays pétroliers dans les années 60 pour empêcher le développement du nucléaire.

Juste retournement de situation, direz vous, car en 1974, le quadruplement des prix du pétrole, était  le fait des deux pays les plus inféodés aux Etats-Unis à l’époque, l’Arabie et l’Iran. La cible n’était pas celle annoncée, il ne s’agissait de représailles à  la guerre du Kippour,  il s’agissait de freiner la croissance de l’Europe et du Japon  qui devenaient de dangereux concurrents pour l’Amérique. Cette dernière accueillait d’autant mieux la hausse des prix du baril, que cela permettait de rentabiliser les puits de pétrole vieillissants des Etats du sud des Etats-Unis. Après l’abandon unilatéral de la parité Or-Dollar au début des années 70, les Etats-Unis étaient en droit de penser avoir handicapé pour longtemps la concurrence européenne et japonaise dans le commerce international.

Aujourd’hui, dans le récent mouvement de baisse, il n’est pas évident de déceler, ce qui est politique, et ce qui relève de l’anticipation du ralentissement de l’économie mondiale. Mais la conjonction de facteurs politiques et économiques pourrait bien provoquer des évolutions inattendues.

     

   



B.C.E : c’est toujours gratuit.

Pas de changement annonce Mario. Monnaie gratuite et à gogo, avec taux presque à zéro, c’est toujours cadeau, et pour spéculer sur tout et n’importe quoi, c’est totalement génial. Du marché de l’art, en passant par celui des matières premières pour aller sur les marchés boursiers, pourquoi se priver avec l’argent facile de la B.C.E. L’important sera de revendre au mon moment, avec l’explosion des bulles, avant que les pigeons ne réalisent.

On l’ a promis dès que la crise est finie, on ferme, mais à notre avis, on est là encore pour plusieurs années… 



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