On veut nous faire taire

Encore et toujours des attaques virales contre unblog comprendre la crise économique. On vous embête, et si si, on continue, on va continuer, on continuera, à dire qu’une autre politique est possible, que le libéralisme est un cancer qui ronge la démocratie et les nations, que l’économie est au service de l’homme et non l’inverse… Cliquez, et faites cliquer sur une autre vision des choses, libérez les esprits de la pensée unique.  



Dix propositions pour aggraver la crise, troisième version.

En septembre 2012 on lançait dix propositions pour aggraver la crise. On ne résiste au plaisir de la saison trois.

En  en rouge nos petits commentaires de 2013. En vert nos petits commentaires de 2014.

Ils ont pris nos propositions à lettre… Fallait pas, on déconnait, nous  sommes keynésiens, pas suicidaires. Mais si, ils l’ont fait, et ils proposent encore mieux.

Proposition 1 : renforcer les politiques économiques libérales actuelles avec distribution de monnaie de singe à gogo dans les moments critiques. Cela ne permet pas le redémarrage de l’investissement, mais stimule la spéculation. On est en plein dedans.

Proposition 2 : Faire mieux que la règle d’or, en ayant des budgets en excédent, de façon à accélérer le diviseur qui entretient la récession. Peut mieux faire. Ils ont creusé le déficit, ce qui est logique avec une politique de l’offre, à nous bientôt la Grèce, le Portugal, l’Espagne, que l’on réforme enfin comme eux, et que l’on licencie tous ces salops de fonctionnaires  en trop. Seul problème, avec la précarité généralisée, ça ne va pas être bon pour le bâtiment. Déjà que ça n’allait pas fort ! Mais comment tu fais pour prendre des crédits sur 30 ans avec des C.D.D ? Allô, mon banquier, tu fais des subprimes ? 

Proposition 3 : augmenter la T.V.A à 25% pour ralentir davantage la consommation. Bon, c’est 20%, et 7%,  mais c’est bien aussi. Avec la nouvelle baisse des recettes fiscales à venir on passe à passe à 25, il faudrait que les pauvres payent un peu aussi, en plus ils ne peuvent pas partir se loger en Belgique ou en Suisse c’est trop cher. 

Proposition 4 : supprimer le S.M.I.C pour permettre une diminution encore plus importante des salaires, et définitivement écrouler la demande. A venir, mais y a des efforts, les emplois aidés, de pas d’avenir, les contrats de génération, les CICE, les apprentis, les stagiaires, les clandestins, les prisonniers. Franchement si vous payez encore des salariés au S.M.I.C, vous êtes un cave, et grave.  Sans parler des délocalisés : législation sociale roumaine, salaire de misère, renseignez vous, et créez une entreprise à l’étranger pour travailler en France.

Proposition 5 : privatiser les entreprises publiques, à commencer par E.D.F, il n’y a pas de raison que seuls les Japonais connaissent un Fukushima. Ça va venir.

Proposition 6 : supprimer les gouvernements nationaux dans la zone Euro et les remplacer par un gouvernement européen en nommant :

-        Mario 1 ministre de la fausse monnaie

-        Mario 2 ministre des plans d’austérité ; Bon les électeurs italiens l’ont mis à la retraite anticipée, mais se balader dans Rome, ça fait de plus en plus penser à Athènes, y a du boulot qui a été fait quand même. 

-        Angela ministre du sabotage productif, avec zone de compétence comportant toute la zone euro, à l’exception de l’Allemagne. Pas mieux.

-  NOUVEAU : Laurent ministre des affaires étranges, qui a fait rigoler le monde entier avec la Syrie et les écoutes de la N.S.A. On l’a gardé, et maintenant on ne rigole plus, on pleure.  

Proposition 7 : adopter la même protection sociale qu’aux Etats Unis pour être sur que tous ces salops de pauvres soient vraiment pauvres. On s’approche.

Proposition 8 : Équiper la police française de Dacia plutôt que de Peugeot, pour faire des économies, et être bien certain qu’Aulnay va fermer. Pour Aulnay c’est fait, pour le reste ça va venir, on liquide Peugeot, on achève le losange, et on y est.

Proposition 9 : Baisser tous les traitements des fonctionnaires de 30%, pour faire mieux que Laval en 1934. En 2014, probablement. ça se rapproche on dirait.

Proposition 10 : Supprimer le code du travail et donner à chaque salarié un statut d’entrepreneur individuel, ce qui permet de résoudre le problème de l’indemnisation du chômage. Tu travailles, tu gagnes (chichement), tu chômes, tu crèves. En projet, mais bien avancé, regardez les pactes de compétitivité. En attendant, supprimez les 35h, et même les 40, ainsi que les congés payés, on ne va pas s’embêter avec ces vieilleries qui datent du Front populaire, soyons modernes, réformons.

Remarque pour les eurocrates : même si vous bavez d’impatience d’appliquer ce programme, on n’est pas obligé de tout faire en une seule fois. Dépensons d’abord des millions en communication avec le budget européen pour expliquer aux masses arriérées la nécessité de faire des efforts. Si les gueux résistent employer les grands moyens : tirer dans le tas comme en Espagne et faites venir les anciens gauchistes à la télévision pour expliquer à tous ces crétins pourquoi ils doivent en suer. Suggestion d’anciens gauchistes passés au caviar pour faire de la pédagogie sur TF1: Cohn-Bendit, Cambadélis. On peut rajouter les syndicalistes qui ont aidé à fluidifier le dialogue social avec l’argent liquide de l’U.N.I.M.M. Plus besoin, on a un ministre de l’économie de gauche qui vient de donner une interview au journal le « point », et qui développe un sens aigu de la réforme, les français sont convaincus, les dernières élections étaient un séisme, les prochaines seront Fukushima et Nagasaki  . 

 

Et puis après, quand on aura connu une bonne et grande dépression, quelques guerres civiles et une seconde guerre mondiale, enfin on pourra  passer à autre chose. On se rapproche un peu on dirait, plus besoin de faire la guerre en Syrie, l’Ukraine c’est moins loinEt le chômage, on a tout essayé, sauf les guerres, alors…

Si non, une autre politique est possible, mais on s’éloigne on dirait, à moins que…



Chômage juillet 2014.

Il monte encore, et fortement. Étonnant, pourtant nous on y croyait aux pin’s qui promettaient un million d’empois supplémentaires. (On déconne). Ils ont un tel mépris, une telle morgue du peuple français, qu’ils considèrent comme du bétail, qu’ils perdent toute mesure. Même pas peur, ils ont. Pourtant si ils étaient des grands hommes, ils se méfieraient des colères d’un vieux peuple, comme le peuple français. Ils devraient pourtant, car il y a des alertes électorales qui pourraient faire réfléchir.      



Les patrons français sont-ils nuls ?

Les patrons français sont-ils nuls ?

 

 

Pleurer en permanence pour obtenir des subventions et des allègements divers et variés, cela ne dissimulerait-il pas une incapacité à la bonne gestion ? Attendre trois mois une voiture commandée neuve pour un client en France, cela ne démontre t-il pas une incapacité chronique à développer le juste à temps dans les entreprises, juste à temps conforme aux normes de management moderne. Est si c’était les patrons français qu’il fallait réformer ? Question iconoclaste , dans le pays de la cooptation, où on est patron de MEDEF de père en fils, mais question à ne pas éluder, tout de même.

Car enfin, pour continuer dans l’exemple automobile, le coût de la main d’œuvre représente au maximum 15% du prix d’une voiture. Produire en France, même des petits modèles, c’est possible, puisque Toyota le fait à OMNAING dans le Nord de la France. Mais si cela est possible, c’est aussi parce que la clé de la rentabilité repose sur la chasse aux autres coûts qui constituent le prix de vente du véhicule, c’est à dire les 85% restants. Par exemple la clé de la rentabilité du site de TOYOTA, c’est sa sobriété énergétique et sa véritable production à flux tendus : quand il y a en moyenne 250 voitures dans un atelier chez un constructeur automobile, chez TOYOTA, dans son usine française, il n’y en a que 50. Mais pour que cela soit rendu possible, on a abandonné le fordisme et le taylorisme de grand papa comme méthodes de management. C’est peut-être la bonne solution, non ? Éviter la chasse aux salaires, pour éviter de plomber la consommation, et adopter des méthodes de gestion modernes, en voilà une bonne idée. On peut d’ailleurs conserver cette grande idée d’Henri Ford : verser de bons salaires cela permet un bon chiffre d’affaires, parce que les producteurs sont aussi les consommateurs, et pour verser de bons salaires, il faut être novateur dans sa gestion.

Et en plus, dans le cadre d’une relance budgétaire, on pourrait acheter plein de petites Toyota Yarris, en voilà une autre bonne idée !

Mais bon, il semblerait que ces jours ci, la ringardise l’emporte haut la main :  pensée économique idéologique du 19°M siècle, organisation patronale ringarde, et aucunement représentative, bref Guizot à tous les étages, une France momifiée qui prétend parler de réforme, quand il s’agit en vérité de réaction, d’un musée des privilèges et des situations acquises.

Et surtout, je ne veux voir qu’une seule tête, ministres godillots, parlementaires godillots, si non je dissous, tu perds ton job, moi je le garde, et au bout de deux ans d’une nouvelle majorité, je me fais réélire dans un fauteuil.     

 



Montebourg, la démission.

On vous l’avait annoncé : ils vont tous devenir keynésiens, ou prétendre l’avoir toujours été. En attendant c’est quand même le ministre de l’économie de la deuxième économie de la zone Euro, qui vient de reconnaître l’échec des politiques de l’offre. Les marchés sont ravis, le CAC prend 1,94%  à 17H15 le 25/08/2014, parce qu’ils considèrent que c’est une raison de plus de croire au renforcement des politiques de l’offre en France, et qu’ils sont débarrassés d’un emmerdeur . Il ne devraient pas, car cette politique économique de l’offre, nous envoie vers une crise économique et politique majeure. Et ce n’est pas parce qu’un politicien dit qu’il va faire froid en hiver, que l’on va dire le contraire, juste parce que c’est un politicien qui l’a dit. Oui, la politique dite de l’offre constitue un danger pour notre pays, et le fait que des gens de camps politiques très opposés partagent ce constat, incite à penser que cela est vrai.



Défaillances des entreprises.

En 2014, 172 entreprises par jour mettent la clé sous la porte en France, un chiffre en forte progression. 85% d’entre elles ont moins de dix salariés. Or les T.P.E sont celles qui connaissent le plus d’exonérations de charges sociales, et qui versent les salaires les moins élevés. Alors la crise en France, c’est un problème d’offre ou de demande ? Demandez donc aux entrepreneurs, ils vont vous parler de leurs chiffres d’affaires et de leurs marges qui s’effondrent.   



Record d’épargne pour les ménages français.

C’est dire comme ils ont confiance dans l’avenir, et cela va surement arranger la consommation.

C’est peut-être l’occasion de sortir de la dictature des marchés financiers, en attendant de récupérer une banque de France autonome qui finance les déficits budgétaires, comme au bon vieux temps.

Par exemple on pourrait développer une formule d’épargne libératoire de l’impôt. Il s’agirait d’autoriser les contribuables à s’acquitter d’une fraction plafonnée de leurs impôts en souscrivant des titres à long terme, créés à cet effet et qui ne serait pas cessibles avant l’échéance. Le montant de des titres souscrits devrait être un multiple de l’impôt dont le contribuable serait libéré. Le coefficient serait d’autant plus fort que le contribuable se situerait dans une tranche élevé de revenu imposable plus élevée. Bon , d’accord, les banques et les compagnies d’assurances ne seraient pas contentes, mais en même temps, si les PEA PME, ça sert à financer essentiellement l’industrie allemande…

Un blog comprendre la crise économique, des solutions pour sortir de la crise…

 



Investissement : le coma profond.

Situation catastrophique pour l’investissement en zone euro. Logique : quel entrepreneur censé investirait dans un contexte de déflation, qui dépasse largement la zone euro, puisque même en Grande Bretagne les prix à la production baissent, contrairement aux prévisions de la pensée unique.

C’est la demande anticipée qui déclenche l’investissement, et c’est pourquoi il est parfaitement inutile de multiplier les allègements fiscaux, sans relance de la demande. Cet argent se retrouvera dans la spéculation, dans les œuvres d’art, les chevaux de course de Deauville, les bulles spéculatives, mais pas dans l’investissement.   



Ferguson, Missouri, Etats-Unis : la vérité.

Si la Garde nationale est déployée à Ferguson pour faire respecter le couvre-feu, c’est pour une raison simple : la situation économique américaine n’est pas bonne, en particulier dans le domaine de l’emploi. Les statistiques dissimulent une précarisation de l’emploi croissante, avec beaucoup de temps partiels imposés, et un découragement massif des populations fragiles qui ne cherchent plus un emploi, et sont donc sorties des statistiques américaines. Vous avez déjà vu des émeutes, dites raciales, dans des périodes de boom économique ? L a réalité de l’emploi, c’est Détroit en puissance dix : des dizaines de villes américaines en faillite, et des populations livrées au désœuvrement, et à la pauvreté, (presque 40 millions, d’après les statistiques du gouvernement américain).  

Pourtant, on l’a écrit, la situation économique américaine est loin d’être négative. La baisse massive des prix de l’énergie, grâce au pétrole et au gaz de schiste, provoque une ré industrialisation. Et nous, comme colbertistes, la ré industrialisation, on pense que c’est une façon de sortir de la crise économique. Mais, une politique économique doit être cohérente pour réussir. Or, le Congrès américain freine des quatre fers pour appliquer une politique de relance souhaitée par beaucoup d’élus. Les élus républicains ont-ils oublié la politique de déficit budgétaire massif du Président Reagan ? Il semblerait que oui et qu’ils misent tout sur la politique d’argent facile de la F.E.D, ce qui ne peut pas être suffisant. A méditer.    



Crise économique : comprendre…

Comprendre la crise économique : préférez l’original aux copies.

 

Avec le temps ils vont tous nous expliquer qu’ils étaient keynésiens, et qu’ils n’ont jamais pensé que la crise était finie, et que la reprise était engagée. Avec le temps ils vont tous nous dire qu’ils savaient qu’il suffirait d’une remontée de deux points des taux pour mettre au tapis la moitié des sociétés américaines, tellement elles sont endettées. Avec le temps, ils vont tous nous dire que la reprise de l’emploi en Grande Bretagne et aux États Unis est en grande partie fictive, car beaucoup de salariés subissent des temps partiels, ou ont abandonné leurs recherches d’emplois, et sont sortis des statistiques. Avec le temps, ils vont tous nous dire qu’ils avaient prévu l’écroulement de la consommation dans ces deux pays depuis mai 2014 et la très forte augmentation de l’épargne privée en Amérique du nord. Avec le temps, ils vont tous nous dire qu’ils avaient prévenu du risque de bulles, en particulier immobilières, comme en Angleterre. Avec le temps ils vont tous nous dire que le modèle allemand n’en est pas un, et que la crise guette ce pays. Avec le temps, ils vont tous nous dire que la politique de l’eurocratie constitue une catastrophe pour l’Europe, et pour la paix, et un danger pour la démocratie.

Avec le temps, tout s’en va, mais pas les écrits, surtout sur le net.

Comparez simplement ce qu’ils écrivent depuis 2011, et ce que nous écrivons sur l’évolution de cette crise depuis cette époque. La raison ? Nous ne faisons aucun compromis théorique, pas de keynésianisme canada dry, pour ne pas faire peur, pour sauvegarder une carrière universitaire, des recettes publicitaires, une gamelle bien remplie.

Les faits sont têtus, l’histoire tranchera. Et en plus, unblog comprendre la crise économique, c’est toujours gratuit ! 



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