Déflation, on re re confirme.

L’inflation a ralenti, contre toute attente de la pensée unique, en janvier 2014 dans la zone euro, selon une première estimation « flash » d’Eurostat. Cela fait juste plusieurs mois que nous expliquons que les politiques menées en Europe nous conduisent à la castastrophe. D’ailleurs, comme dans les prévisions de la pensée unique, le CAC en Février 2014 est en marche vers les 5000 points. Non? Pas du tout? Etonnant. 

 

 



Politique de la demande 2 politique de l’offre 0

Introduction d’un smic en Allemagne, augmentation du smic aux Etats-Unis, baisse de l’age de la retraite en Allemagne. Il n’y a plus qu’en France, et en eurocratie, que l’on est convaincu que la politique de l’offre est la bonne solution pour vaincre la crise économique. Non seulement ce n’est pas la bonne solution, la politique de l’offre, mais c’est même l’origine de la crise. On dirait que les choses commencent à se retourner, il serait temps…

 



Crise, la suite.

Emergents ? Pas de panique, on est complétement serein, si, si , car la banque centrale allemande a émis une proposition géniale il ya quelques jours : en cas de défaillance d’un pays membre de l’EURO, c’est tout simple, on va faire les poches des ménages pour éviter le défaut. En voilà une bonne idée qui va inciter les déposants à déposer sur les comptes bancaires. Comme on vous l’avait dit, Chypre c’était juste un test. Outre que maintenant en Europe grace à l’eurocratie, et sa nouvelle réglementation bancaire, une banque peut faire faillite, il parait que ce n’est pas un problème, mais en plus, sur l’idée de la banque centrale allemande, quand tu déposeras 100 sur un compte, il sera possible de récupérer 90, si cette géniale idée s’impose. Disons le tout net, ILS SONT COMPLETEMENT DINGUES, ou ils sont inflitrés par d’anciens gauchistes, ou encore par des terroristes.  Une seule solution, faire passer des tests de dépistage de substances toxiques. à ces décideurs, et si c’est positif , obliger tous ces gens qui ont pris au sérieux HAYEK, à lire à haute voix, en cure de désintoxication, la théorie générale.



Inversion de la courbe du chômage.

On aura le triomphe modeste, juste par respect pour tous ceux qui galèrent dans le chômage de masse. Mais on vous l’avait dit : l’inversion de la courbe du chômage, ce n’est pas cette politique qui la permettra, pas plus que le pacte de compétivité, une expression inventée par un des conseillers en communication, un de ces parasites qui s’en mettent plein les poches avec l’argent du contribuable. 50 milliards d’économies, nous aussi on peut les trouver, en vendant la résidence de la lanterne aux amis quataris, en renvoyant sur le marché du travail les membres du cabinet de la Pompadour, en nettoyant les écuries des copains et des coquins.  



La crise se mondialise.

Dernière étape de la crise : les émergents n’émergent plus. Parce que le centre du monde reste chez les pays développés, le ralentissement de la demande de ces derniers, provoque l’inéluctable tassement de la production des pays exportateurs. Si l’augmentation des taux, (notre dernier article), contribue à la crise monétaire des émergents, l’économie réelle n’est pas en reste dans le nouveau développement de la crise économique. C’est d’ailleurs pourquoi notre hypothèse d’une Allemagne en récession en 2014, Allemagne qui a choisi de privilégier un modèle de pays en voie de développement avec son tout à l’exportation, n’est pas si absurde qu’il n’y parait. 

il ne manquera pas de commentateurs avertis pour ne pas relier les différentes crises entre elle, crise de 2008, crise de solvabilité, crise des émergents, à chacun sa vérité, mais les faits sont souvent tétus.  



Remontée des taux : le paradoxe.

 

 

Anticipant l’effondrement économique et social de l’Europe, constatant l’effet de plus en plus discutable de la morphine de Mario, prenant acte de la remontée du chômage en Espagne après l’accalmie, ainsi que l’effondrement des recettes fiscales en France, actant le ralentissement économique de la Chine et les résultats mitigés des sociétés américaines et françaises, où les marges s’effondrent, les marchés demandent des primes de risque plus importantes pour prêter, et les taux remontent. Paradoxalement cette remontée retarde le crac obligataire qui voudrait que la valeur des obligations émises à des taux proche de zéro plonge, afin que leurs rendements égalisent celui des obligations émises à 3%. Démonstration : une obligation émise pour une valeur de 100 avec un taux de 1% doit voir sa cotation baisser à 33 1/3, pour que son rendement représente 3% de sa valeur, et il devient ainsi indifférent d’acheter d’anciennes obligations, ou de nouvelles. Et c’est ainsi que les détenteurs des anciennes obligations se prendrait l’effet de pauvreté dans les gencives, (en référence à l’effet de richesse de Pigou et de ses copains), que la récession se transformerait  en dépression, et que l’on entendrait à nouveau parler de crise systémique, vu le nombre d’agents économiques en assistance respiratoire. Pourquoi donc alors cette remontée des taux retarderait  le crac obligataire de façon paradoxale? Parce que les fonds quittent les pays émergents pour venir chercher les taux devenus plus attractifs dans les pays développés. Et donc  les taux ne remontent pas aussi fort que prévu dans les dits pays développés.  J’entends déjà les thuriféraires du libéralisme s’extasier devant la belle mécanique du marché. Sauf que la belle mécanique du marché financier va plonger les émergents dans la crise économique, et qu’ils ne vont plus émerger du tout. Si on y ajoute que la Chine commence à se débattre avec son système financier « légèrement »  opaque, et que l’on sait que pour l’Allemagne la demande des émergents est fondamentale pour compenser le tassement de la demande dans son espace vital et ses protectorats, ça fiche la trouille…

Mais bon, dans la salle de bal du Titanic, tant que l’orchestre joue, dansons.



Remontée des taux : premières victimes.

Argentine, Turquie, ça tangue fortement du coté des monnaies affaiblies par le retour des capitaux vers les pays développés, où les taux remontent. Et le CAC fait plouf.  A  lundi.



Social démocrate.

Synonyme : social traitre.



PSA-DONGFENG

C’est curieux cette histoire avec les chinois. La première raison des délocalisations ce ne serait pas la recherche de coûts moins élevés, mais la recherche de nouveaux marchés. La demande serait plus importante que les conditions de l’offre ? On nous aurait menti ! Incroyable. Manquerait plus qu’ils exportent leur TGV après l’avoir amorti par leurs commandes publiques, comme cela existait à l’époque de l’économie réglementée chez nous. On devrait envoyer nos eurocrates leur faire des cours d’économie sur l’indispensable libéralisme et la nécessaire diminution des dépenses publiques. Et Alstom ça va ?  



Déflation et crac obligataire, on confirme.

La déflation, on l’avait annoncée, elle est  là. – 2% en Grèce, négatif aussi à Chypre, l’indice des prix est  proche de zéro en Espagne, au Portugal, mais aussi en Italie. Le plus étonnant étant que les eurocrates s’en étonnent. Car ils ont tout fait pour cela arrive, entre la guerre aux salaires et la compression des dépenses publiques. C’est parce qu’ils pensaient que la création monétaire des banques centrales serait suffisante pour juguler la déflation, qu’ils persistent encore à nier l’évidence de la généralisation de la déflation. Cela est du à l’erreur théorique de leurs mentors monétaristes. L’inflation n’est pas la conséquence du gonflement de la masse monétaire, c’est confondre la cause avec la conséquence. Et si aujourd’hui on assiste à des mouvements de contraction, de ralentissement de la vitesse de circulation de la monnaie, et de crédit crunch, c’est parce que l’économie réelle est exposée à des facteurs de déflation imposés par les suicidaires politiques de l’offre.

Quant au crac obligataire, on confesse l’avoir annoncé un peu vite cet été 2013.  Il n’empêche que l’ogre rode. C’est probablement pour calmer l’impatience des marchés, impatience  perceptible dans la remontée des taux, que l’on a assisté à la déclaration d’amour à Julie MEDEF. Cela n’empêchera rien, et quand les taux vont remonter en flèche, on verra bien si les malades sous assistance respiratoire vont tenir.

Mario tu n’a pas fini de faire chauffer la planche à billets.

Aussi sur le Titanic, tant que l’orchestre joue dans la salle de bal, dansons. On peut même gagner de l’argent en spéculant sur la spéculation, mais attention à ne pas se bruler les ailes…



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