Saxo Bank : bonne année !

Plus pessimiste que nous? Saxo Bank ! Ils proposent dix posibilités pour 2014. Il ne s’agit pas de prévisions, mais « de pistes de réflexion pour les investisseurs », ce qui donne :
Les prévisions chocs 2014 de Saxo Bank
1.            L’impôt sur la fortune européen marque le retour de l’économie soviétique
2.            Une alliance anti-UE devient le groupe le plus important au parlement
3.            Les « Fat Five » de la techno se réveillent avec la gueule de bois en 2014
4.            Désespérée, la BoJ annule la dette gouvernementale après la chute de l’USDJPY sous les 80
5.            Déflation américaine : c’est arrivé près de chez vous
6.            Le Quantitative Easing mise tout sur les prêts hypothécaires
7.            Le « Brent » tombe à 80 dollars le baril du fait de l’indécision des producteurs
8.            L’Allemagne en récession
9.            Le CAC 40 dégringole de 40% à cause du malaise français
10.          Les « Cinq fragiles » perdent 25% face au dollar
le Brésil, l’Inde, l’Afrique du sud, l’Indonésie et la Turquie.  
(En gras d’après le site de Saxo bank).
 
Discussion : les 2, 3, 5 (mais pour nous en Europe),7,8,9 nous semblent très crédibles. On en rojoute une : un crac obligataire. Il s’agit bien sûr de pistes de réflexion, ( comme l’inversion de la courbe du chômage). Bon courage…


Inversion de la courbe du chômage.

Pourtant, nous, on y croyait. On déconne, on déconne.



2014 : année terrible.

Commandez et gardez bien vos agendas de l’année 2014. Vos petits enfants pourront dire, « j’en ai un de cette année là ».

A force de faire de la micro économie et de la communication, beaucoup de responsables ont perdu le sens de l’histoire, et cette dernière va bien se venger de ceux qui avait annoncé sa fin.

L’évidence est devant eux, mais ils ne peuvent la voir, car ils contemplent leur nombril. Ils ne soupçonnent même pas la tempête qui souffle dans la tête de leurs enfants, et les retournements de valeurs qui s’y préparent.

Ainsi sont les aveugles et les sourds qui prétendent nous gouverner.



Noël 2013 : ma ville électrique.

Pour noël, le père noël m’a apporté un jeu de société. Ça s’appelle ville électrique. Le but du jeu c’est de transformer une ville salle, qui pue, dirigée par des politiciens corrompus, en ville propre qui fait de la croissance économique et revient à la démocratie.

Par exemple moi j’ai tout de suite interdit la circulation des voitures  à moteur diesel qui nous envoient des saloperies dans les poumons. Heureusement j’ai bien été aidé par les cartes « chance ». Y en avait une qui disait : « P.S.A se casse la gueule, alors ils acceptent de construire sur votre ville une usine de véhicules électriques pour remplacer les diesels qui puent ». Et les cartes « joker «  coup de bol l’eurocratie  chasse  les monopoles  pour détruire le service public, mais vous pouvez retourner leur libéralisme contre eux » comme ça il n’y a plus que Boldoré qui propose des voitures électriques en libre service, on propose aussi un service municipal de petites autos. On a couvert tous les toits des bâtiments administratifs avec des panneaux solaires pour les bornes de recharge. Boldoré est furieux, il dit qu’il n’a payé pour ça. En plus on a fait plein d’économies, moi j’ai supprimé les subventions au club de foot avec des mecs qui touchent des millions pour taper dans un ballon, on a remunicipalisé la distribution de l’eau, et des déchets ménagers, comme ça on a proposé de vrais contrats de  travail avec de vrais salariés déclarés. Ça a fait plein de voix pour les municipales. Bon d’accord j’ai failli perdre la partie avec les cartes « caisse de communauté », y en avait une qui disait : « ils ont placé un contrat sur votre tête ». Mais ça c’est arrangé grâce à tous les parkings que j’ai fait construire à l’entrée de la ville pour garer les diesels qui puent. En plus ils sont bien sécurisés, on a recruté plein d’emplois de pas d’avenir, que l’on a fait payer par l’Etat, pour garder les petites autos, ça a fait plein d’autres voix pour les municipales. Et en plus j’ai eu toutes les entreprises du bâtiment pour m’offrir les barbouzes contre les méchants qui me voulaient du mal. Après j’ai tiré une carte qui disait « Réquisitionnes le logement vide que tu veux » J’ai choisi le Virgin Mégastore, et j’ai demandé à Zelnick de faire son souk culturel qui vendrait plein de bouquins de Keynes, de Sraffa, de Robinson et de tous les néo-cambridgiens (d’Angleterre, pas d’Amérique, on n’est pas keynésien façon eau tiède).     

A la fin j’ai gagné la partie, y avait plein de croissance et d’emplois dans une ville propre, les citoyens ont remplacé leur expression, «  va donc hé, fada », par,  «  va donc hé, libéral », et plus personne ne faisait la gueule. Évidemment, ce n’est qu’un jeu de société, faut pas rêver,  Aller, joyeux noël 2013.  



Attali : que veut-il dire ?

« L’histoire nous apprend donc qu’un grand pays ne peut conduire de grandes réformes, pour juguler une crise économiques, que s’il emploie les mêmes moyens que ceux qu’il emploie pour mener un conflit armé :
Une analyse claire des forces en présence, un chef déterminé , un but de guerre clairement énoncé, la construction d’un consensus national aussi large que possible, sur ce but de guerre. Et l’analyse lucide des pertes tolérables » C’est ce qu’écrit Jacques Attali sur son blog.

Nous avons peur de ne pas comprendre ce qu’il veut dire. Premièrement la crise économique n’est pas finie, et elle est très grave. Cela, nous pensions être les seuls à l’écrire encore, et nous le partageons. Deuxièmement : à quoi exactement faitil référence en parlant de chef de guerre ?! Est ce un hommage tardif de l’ancien rédacteur du projet socialiste, aux auteurs marxistes, qui ont vu dans le fascisme et le nazisme une gestion d’urgence de la crise économique par les capitalistes ? Ou est ce l’expression de l’ancien conseiller économique du Président Sarkozy, qui appellerait de ses voeux un dictateur ?  

Nous nous pensons que au contraire c’est davantage de démocratie qu’il faut pour sortir de la crise économique, pour balayer les politiciens pourris et leurs conseillers qui tournent leurs vestes à chaque occasion, et qui ne tiennent jamais leurs promesses électorales, en toute impunité. Comme prévu ceux qui nous ont plongé dans la crise en se reniant, et en adoptant le projet néo-libéral, appellent aujourd’hui aux mesures d’urgence. C’est parce qu’ils savent bien que les peuples en colère vont les balayer et les envoyer dans les poubelles de l’histoire. Il n’existe pas d’hommes providentiels, les hommes providentiels le sont d’abord pour eux mêmes et leurs copains. C’est la démocratie qui doit se lever, pas une dictature.



Martin : je trahis, tu trahis, ils trahissent.

 

Echange carrière syndicale, contre carrière politique. Même plus besoin de l’argent de l’U.N.I.M.M pour fluidifier le dialogue social. Un poste parmi les eurocrates, et ça repart. Les cocus restent au bord de la route, mais attention, les peuples ont des colères parfois qui emportent tout. Le pire dans la crise économique, c’est ce « après moi le déluge ».

Aller pour se remonter le moral, petit conte de Noël à venir



Union bancaire

 

On sait comment l’économie libérale résout les crises financières et économiques : par la socialisation des pertes. C’est ainsi que l’Irlande est devenue insolvable : l’Etat Irlandais a du refinancer les banques irlandaises. Aussi les eurocratres voudraient changer les règles du jeu. On vous rassure,  ce ne sera pas la nationalisation automatique, et les mines de sel pour les responsables du chao. Non, ce sera la méthode Chypre. Après les actionnaires des banques en difficulté, on fera les poches des déposants en cas d’insolvabilité d’une banque, comme on l’a fait pour Chypre. Autrement dit, on rend possible la faillite d’une banque, et il va falloir que les déposants réfléchissent à deux fois avant de choisir une institution. De plus on va créer une nouvelle usine à gaz pour apporter des fonds en cas d’urgence. Bref, nous sommes en plein délire des idéologues libéraux : une banque peut faire faillite et les clients seront perdants, c’est la loi du marché.  Comment créer les conditions d’une crise systémique pour éviter d’avoir à réglementer, on ne saurait mieux faire. Pourtant est-ce difficile de séparer les banques d’affaires, des banques de dépôts ? Il semblerait, on s’habitue aux bonus de la spéculation avec l’argent des clients…



Perte du triple A : l’Europe aussi.

L’agence d’évaluation Standard & Poor’s a retiré vendredi  20/12/2013 la note « AAA »  qu’elle attribuait jusqu’ici à l’Union européenne. On va dire que les agences sont vilaines. Il est comique que les économistes libéraux soient les premiers à mettre en cause les jugements d’institutions privées, et libérales. Hélas, trois fois hélas, si on ne partage les remèdes proposés par les agences, leurs évaluations sont crédibles. Elles sont même plutôt optimistes par rapport à la réalité.



F.E.D : elle ne sait pas comment s’en sortir.

FED : elle ne sait pas comment s’en sortir.

 

Faux resserrement de la politique monétaire, c’est ce qu’il faut comprendre du ralentissement des rachats d’actifs par la F.E.D, annoncés par Ben. Ce sera dix milliards de moins, mais il y encore plus de 70 par mois.

Comme un médecin du siècle passé qui administrait de la morphine pour calmer la douleur d’un cancer incontrôlable, les banques centrales sont prises au piège de leur politique de faux monnayeurs.  Qu’elles maintiennent le cap : cela n’empêche pas l’inéluctable remontée des taux imposée par un marché de moins en moins serein. Qu’elles annoncent un début de retour à la raison, et c’est la panique de ceux qui ont spéculé avec la monnaie de singe. Le piège se referme, l’impasse se précise. En vérité la dépression est tellement profonde, que l’hyper inflation qui devrait sortir de la politique de planche à billets, n’a pas encore, comme dans l’Allemagne de Weimar, ruinés les créanciers.

Mais la pensée unique cache mal son inquiétude. Concernant l’Espagne, le journal e Monde écrit le 19 décembre 2013 : «  l’investissement retombe au niveau d’il y a vingt cinq ans … Le taux de remplacement dans les entreprises demeure d’une embauche pour dix départs en retraite…Tout se vend à prix cassé, bâtiments historiques, banques nationales, aéroports, hôpitaux publics. »

Et pourtant l’histoire avance, nous sommes convaincus du destin prodigieux de l’humanité, car de ses erreurs émerge le meilleur. Evidemment il faudra une crise très profonde pour balayer ceux qui pensent que l’humanité n’est qu’une marchandise. A notre compte nous reprenons ce bon mot de Jean Paul II : « n’ayez pas peur ».



Ukraine.

La troïka (B.C.E, F.M.I, eurocrates), impose à l’Ukraine pour lui prêter dix milliards de Dollars, de réduire le salaire minimum à moins de 500 euros, de licencier 1/3 de ses fonctionnaires, de privatiser massivement tout ce qui permet de constituer un pays indépendant, voire, sur une suggestion d’Angéla de vendre ses iles.

On déconne, on déconne, il ne s’agit pas de l’Ukraine, mais de la Grèce.  N’empêche, courageusement, nous aboyons ceci avec les représentants de la pensée unique : Poutine tu es un salop de ne pas vouloir nous laisser piller le centre historique de la Russie.   



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