Heuliez

Le grand carrossier se meurt, comme ce qui reste d’industrie française. Fourvoyé dans la voiturette électrique, abandonné par les constructeurs nationaux, victime de 30 ans de politique économique au service de l’eurocratie, Heuliez rejoint la liste des drames humains qui suivent les dépôts de bilan. Pourtant une autre politique est possible…



Déflation, confirmation (re).

La consommation des ménages en France diminue encore de 0,1% en septembre 2013. Après Août, c’est une nouvelle confirmation qu’un mécanisme de déflation est enclenché. 



Sauver nos petits sous dans un monde de dingues.

Dans un contexte où la hausse des actifs financiers ne repose que sur de la spéculation pure, dans un contexte d’insécurité fiscale permanente, comment faire pour vivre dans un monde de bulles financières, et de gouvernants qui ne connaissent pas les mots de démission, d’honneur, et qui sont capables de faire n’importe quoi, pour rester sous les lambris dorés des ministères ? Bien que l’augmentation des achats d’or puisse laisser penser que des opérateurs anticipent un retournement sur les marchés boursiers, vous pouvez vous dire que c’est trop con de ne pas participer au gonflement de la bulle. Jeu très dangereux, mais bon, si vous y tenez vraiment… La solution est simple pour jouer gagnant : quand vous spéculez sur un actif, il faut se fixer un double objectif de vente, à la hausse, et aussi à la baisse. Et si votre objectif c’était 30% de hausse et que le titre fait 200%, tant pis, au moins vous êtes gagnant sur 30%. Et à la baisse c’est pareil, peut-être que le titre va remonter, mais au moins vous ne subirez qu’une petite perte. Seulement ainsi, on n’a pas tout résolu : en effet après une fois que l’on ait vendu, on fait quoi des liquidités ? C’est la question qui fait mal. On repart pour un tour, où on achète des lingots, et on creuse un trou de trois mètres de profondeur pour les enfouir ? On peut aussi commander du champagne, sur le pont du Titanic, car tant que l’orchestre joue, nous on danse. Une autre solution ? Ha oui, s’indigner, enfin au moins ça a permis de vendre un bouquin et des tentes, si non, il y a aussi de la pauvreté à soulager, avec l’argent de la spéculation, c’est un peu strange, mais dans un monde aussi dingue… 



Le libéralisme, ce cancer des démocraties.

Nous sommes en route vers une nouvelle catastrophe financière. Alors que les profits des entreprises stagnent, les bourses montent, dopées par la création de monnaies de singe, au rythme de pratiquement 100 milliards par mois. Le système financier étant toujours aussi peu réglementé, la moitié de cette monnaie de singe va vers les marchés financiers, et le reste retourne dans les coffres des banques, car il n’y a aucune raison de prêter davantage à l’économie réelle. Il n’est plus besoin de s’embeter avec l’analyse financière des bilans, il suffit de penser que ça monte, et donc que ça va encore monter, et d’être persuadué d’être plus intelligent que les autres, et que l’on saura vendre avant que la bulle n’éclate. Sauf que depuis 2008, la situation financière des Etats, des banques centrales, des institutions financières et des ménages, s’est considérablement dégradée. Jamais le risque de crise systémique n’ a été aussi élevé.  Tout cela a été rendu possible par la déréglementation libérale depuis 30 ans, qui a permis un enrichissement fabuleux de quelques crapules de la finance. Ce libéralisme débridé, va conduire à une catastrophe sans précédent, et tuer la démocratie dans beaucoup d’Etats.



Crise financière : deux questions.

Qui  est coupable concernant la crise de 2008 : les banquiers qui ont joué de la déréglementation, ou ceux qui ont voté la déréglementation dans les années 80 ? Et concernant la crise à venir, qui sera coupable : les banquiers qui jouent de plus belle avec la déréglementation, ou ceux qui refusent de revenir à la réglementation mise au point après la crise de 1929 ? 



Slovénie, coucou, le retour.

Inquiet le F.M.I, il est, pour le système bancaire slovéne. On se disait bien que le petit fléchissement de ces derniers jours sur les bancaires, dissimulait un cadavre dans un placard.

Nous aussi on est inquiet, pour Chypre, La Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, et même la France.

Le problème avec le rafiot de l’Euro, c’est que dès que l’on place une rustine, ça craque ailleurs.

Alors quand plusieurs rustines vont lacher en même temps…  



Ils ont pris à la lettre nos dix propositions de septembre 2012 pour aggraver la crise !!!

Ils ont pris nos propositions à lettre… Fallait pas, on déconnait, nous  sommes keynésiens, pas suicidaires.

En rouge nos petits commentaires de mise à jour.

Proposition 1 : renforcer les politiques économiques libérales actuelles avec distribution de monnaie de singe à gogo dans les moments critiques. Cela ne permet pas le redémarrage de l’investissement, mais stimule la spéculation. On est en plein dedans.

Proposition 2 : Faire mieux que la règle d’or, en ayant des budgets en excédent, de façon à accélérer le diviseur qui entretient la récession. Peut mieux faire.

Proposition 3 : augmenter la T.V.A à 25% pour ralentir davantage la consommation. Bon, c’est 20%, et 7%,  mais c’est bien aussi. 

Proposition 4 : supprimer le S.M.I.C pour permettre une diminution encore plus importante des salaires, et définitivement écrouler la demande. A venir, mais y a des efforts, les emplois aidés, de pas d’avenir, les contrats de génération, les CICE, les apprentis, les stagiaires, les clandestins, les prisonniers. Franchement si vous payez encore des salariés au S.M.I.C, vous êtes un cave, et grave.  

Proposition 5 : privatiser les entreprises publiques, à commencer par E.D.F, il n’y a pas de raison que seuls les Japonais connaissent un Fukushima. Ça va venir.

Proposition 6 : supprimer les gouvernements nationaux dans la zone Euro et les remplacer par un gouvernement européen en nommant :

-        Mario 1 ministre de la fausse monnaie

-        Mario 2 ministre des plans d’austérité ; Bon les électeurs italiens l’ont mis à la retraite anticipée, mais se balader dans Rome, ça fait de plus en plus penser à Athènes, y a du boulot qui a été fait quand même. 

-        Angela ministre du sabotage productif, avec zone de compétence comportant toute la zone euro, à l’exception de l’Allemagne. Pas mieux.

NOUVEAU : Laurent ministre des affaires étranges, qui a fait rigoler le monde entier avec la Syrie et les écoutes de la N.S.A.  

Proposition 7 : adopter la même protection sociale qu’aux Etats Unis pour être sur que tous ces salops de pauvres soient vraiment pauvres. On s’approche.

Proposition 8 : Equiper la police française de Dacia plutôt que de Peugeot, pour faire des économies, et être bien certain qu’Aulnay va fermer. Pour Aulnay c’est fait, pour le reste ça va venir, on liquide Peugeot, on achève le losange, et on y est.

Proposition 9 : Baisser tous les traitements des fonctionnaires de 30%, pour faire mieux que Laval en 1934. En 2014, probablement.

Proposition 10 : Supprimer le code du travail et donner à chaque salarié un statut d’entrepreneur individuel, ce qui permet de résoudre le problème de l’indemnisation du chômage. Tu travailles, tu gagnes (chichement), tu chômes, tu crèves. En projet, mais bien avancé, regardez les pactes de compétivité.

Remarque pour les eurocrates : même si vous bavez d’impatience d’appliquer ce programme, on n’est pas obligé de tout faire en une seule fois. Dépensons d’abord des millions en communication avec le budget européen pour expliquer aux masses arriérées la nécessité de faire des efforts. Si les gueux résistent employer les grands moyens : tirer dans le tas comme en Espagne et faites venir les anciens gauchistes à la télévision pour expliquer à tous ces crétins pourquoi ils doivent en suer. Suggestion d’anciens gauchistes passés au caviar pour faire de la pédagogie sur TF1: Cohn-Bendit, Cambadélis. On peut rajouter les syndicalistes qui ont aidé à fluidifier le dialogue social avec l’argent liquide de l’U.N.I.M.M.

 

Et puis après, quand on aura connu une bonne et grande dépression, quelques guerres civiles et une seconde guerre mondiale, enfin on pourra  passer à autre chose.

 



Vers une crise pire que 1929 : l’emploi.

 Penser que la situation de l’emploi est sans rapport avec celle de 1929, cela revient à être victime d’une pathologie : l’intoxication médiatique. En effet l’Espagne, la Grèce, ne constituent pas des exceptions avec leurs taux proches de 30% de la population active au chômage. A l’époque de la communication, les manipulations statistiques sont devenues la règle. Ainsi aux Etats-Unis le découragement dissuade de nombreuses personnes de chercher un emploi, et la réalité du chômage concerne en fait plus de 20% de la population active. Il suffit de voir Détroit, qui ressemble de plus en plus à une ville en guerre, pour comprendre la réalité du chômage. En France 5 millions de personnes cherchent à travailler davantage. Pourtant on ne comptabilise pas les temps partiels comme des demi-chômeurs, mais bien comme des personnes ayant une activité.

Ces manipulations des chiffres seraient seulement méprisables, si elles ne cachaient pas une inquiétante évolution économique : un affaiblissement continu de la demande potentielle, qui commence à peser lourdement sur les résultats des entreprises. Pourtant des observateurs voient la reprise partout, par exemple en Grande Bretagne, alors que ce pays est en train de reproduire la catastrophe espagnole : une bulle immobilière et spéculative qui ne cache même pas la montée de la misère, dans la plus grande partie du pays, à l’exception de la capitale.

C’est pourquoi la réalité du chômage risque bien de dépasser assez vite celle de la crise de 1929.



Une pire crise que celle de 1929 : la dette.

Les dettes souveraines ont atteint des niveaux assez proches des niveaux des endettements des Etats après les deux conflits mondiaux. Les intérêts servis représentent souvent en volume un des premiers postes de dépenses des budgets nationaux. Dans un contexte de récession ou de faible croissance, il est impensable que ces montants soient remboursés un jour. D’autant que cet endettement ne répond à aucune vision de long terme, à aucune politique économique réfléchie. Au contraire, cet endettement répond souvent à la volonté de ne rien changer. Il n’y a aucune vraie politique de relance de la demande, sauf, peut-être au Japon, les déficits servent en fait à maintenir le plus longtemps possibles un système qui enrichit des parasites cooptés. Les seuls coupables désignés, sont  souvent les petits fonctionnaires, qui ne sont pour rien dans la débâcle économique de sociétés désindustrialisées et décadentes, et cela n’explique pas la dérive des dépenses publiques. Il faudrait que les démocraties s’interrogent sur ce qu’elles financent réellement. Devant cette impasse, la réponse du F.M.I consiste à proposer la généralisation du test réalisé à Chypre pour ramener le niveau des dettes souveraines à celui de…2007. L’idée serait d’effectuer une ponction sur l’épargne des ménages de 10% ! En effet il n’est plus possible de réduire l’endettement par de l’hyper inflation, autre moyen possible, car cela reviendrait pour les banques centrales, qui sont gavées de dettes, à organiser leur propre ruine.

Reste que la solution de F.M.I est politiquement extrêmement dangereuse, car c’est une façon de précipiter définitivement les classes moyennes vers les ennemis de la démocratie, comme la politique d’hyper inflation avait poussé les classes moyennes en Allemagne dans les bras du parti nazi.

Pourtant nous sommes au bord de l’abime, les banques centrales ne pourront pas quadrupler  régulièrement la taille de leur bilan, et surtout, les taux remontent dangereusement, et risquent de rendre insoutenables les niveaux d’endettement, y compris chez les agents privés comme les banques de défaisance, ou celle comme DEXIA, sous assistance respiratoire.

Il n’y a plus de marge de manœuvre, la prochaine crise financière, dans le contexte actuel, pourrait bien être celle de la plus grosse catastrophe économique de tous les temps. Mais le pire n’est jamais certain, il est juste un peu plus probable chaque jour qui passe.  



Vers une crise pire que celle de 1929 ?

 

La question n’est pas superflue. Dans les prochains articles nous verrons pourquoi.



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