Italie : quelques questions.

 

Faut-il réduire la situation politique italienne à ceci : Berlusconi pratiquerait-il un chantage politique à l’immunité parlementaire, grâce au rôle charnière de son parti,  à l’encontre des chevaliers blancs du gouvernement italien ?

Quelle rigolade ! Berlusconi est-il plus pourri que les autres politiciens italiens ? Les yeux dans les yeux, on pourrait dire Monsieur le député qu’il n’a pas, qu’il n’a jamais eu de compte à l’étranger, pas plus qu’il n’utilisait des putes mineures dans un Carlton quelconque, pas plus que le reste de la classe politique n’est liée à des milieux troubles.

La réalité c’est que Berlusconi dispose d’un soutien politique important, parce qu’il représente les intérêts de la petite industrie italienne,  qui ne veut pas crever sous les coups des dictats économiques de l’eurocratie.

Enfoncée dans la dépression,  l’économie italienne va au plus mal. C’est pourquoi quand Berlusconi refuse la hausse de la T.V.A, ce n’est pas qu’un prétexte pour quitter le gouvernement, il pose de vraies questions concernant les moyens d’éviter un écroulement de la consommation. Et augmenter la T.V.A c’est le meilleur moyen d’accentuer le ralentissement. Encore une fois, Berlusconi exprime le bon sens économique des petits entrepreneurs italiens, à qui on ne la raconte pas. Parce qu’ils sont au front  douze heures par jour pour leurs entreprises, qu’ils connaissent bien les problèmes de budget de l’Etat, car ils fraudent l’administration fiscale, au moins aussi bien que les entrepreneurs grecs. Ils connaissent aussi les problèmes politiques du pays, par exemple, ils  sont les premiers à hurler contre l’immigration, mais ils sont les premiers à y recourir pour casser les salaires et ne pas payer les charges sociales. Mais il y a toujours une sidérurgie italienne, une moto italienne, une industrie du luxe italienne en passe de prendre le dessus sur les autres. Berlusconi est à cette image : une réussite économique évidente, des procédés souvent contestables.

A terme on pourrait parier que le grand capital mondialisé de l’eurocratie va manger toute crue l’économie italienne, à la grande satisfaction de l’Allemagne. A moins que la crise économique ne fabrique un Mussolini, qui cette fois ne fasse pas alliance avec l’Allemagne.



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