PUB ou récupération politique ?

Il traine sur le blog une pub nauséabonde à laquelle nous sommes totalement étrangers. Nous ne touchons aucun argent des publicités. Nous sommes libres et refusons toutes les récupérations politiques.

L’équipe de unblog comprendre la crise économique. 

 



Emergents : vers une crise financière ?

La monnaie de singe émise par les banques centrales occidentales quitte massivement les pays émergents pour revenir vers les Etats-Unis, qui ne parviennent plus à enrayer la remontée de leurs taux. Et à plus de 3%, il y a de quoi faire revenir du monde sur les placements américains. Sauf que les émergents qui n’émergent plus à cause de la crise des pays développés, car la crise provoque le tassement du commerce mondial, risque de rencontrer de graves difficultés.

Seule bonne nouvelle : cet afflux de liquidités retarde d’autant le crach obligataire, car il ralentit l’inéluctable remontée des taux américains. On vous l’avait dit : l’été sera chaud.

On espère que vous avez pris vos bénéfices sur les marchés boursiers avec ceux qui ont organisé la hausse pour dénouer leurs positions, parce que si on les écoute, ils ont l’air bien moins sûr que la crise est finie…



Japon : une démonstration keynésienne ?

Consommation des ménages en hausse sur un an, et taux de chômage à 3,8% en Juin, soit le plus bas depuis cinq ans, la politique de relance japonaise semble porter ses fruits. Aussi on peut se poser trois questions :

- Où sont les économistes de l’offre qui nous expliquent depuis trente ans que les politiques de relance keynésienne ne fonctionnent pas, dans une économie mondialisée ?

- Où est l’apocalypse financière annoncée pour un pays dont l’endettement représente plus de 200% du P.I.B ?

- Où est l’effet d’éviction, qui conduirait les entreprises à ne pouvoir se financer, quand l’Etat a de gros besoins financiers ?

La réalité est la suivante : le Japon a un seul drapeau, sur les batiments officiels, il n’est pas accompagné d’un second qui ressemble au logo d’un fabricant de fromage, c’est pourquoi il a une politique économique cohérente, conforme à ses intérêts nationaux. 



Crise économique : la fuite en avant.

Une planche à billets qui fabrique de la monnaie de singe, en veux tu, en voilà. Une petite intervention néo-coloniale de ci, de là, il est probable qu’à force de jouer au con, on finisse par gagner le cocotier… 



Chômage

Il augmente toujours, mais chutttt, on ne va plus s’ennuyer avec ça, maintenant il y a la Syrie…



Syrie ou Espagne ?

Mais qu’est ce qui fait peur aux marchés boursiers, la Syrie ou l’Espagne ? A moins qu’il ne s’agisse de l’Italie. Enfin, ça y est, on a trouvé le moyen de détourner l’attention des gueux, et quand on devra annoncer que la récession est toujours là, ce sera la faute au pétrole, bien sûr… La guerre, un bon moyen de sortir de la crise économique, comme la première et la seconde mondiales le furent.   



Rentrée

C’est la rentrée, et les faits sont têtus. les émergents sont en grande forme, grâce à la reprise économique. En Espagne tout va mieux, comme en Italie, aux Etats-Unis le suspens va reprendre sur le plafond de la dette. Et vous avez remarqué, les gens sont détendus, ils ont confiance, confiance, confiance…

 



Retraite.

Et comme en 2025, il n’y aura plus de chômage, les caisses de retraites vont déborder d’argent. Parce que, quatre millions de personnes qui cotisent en plus, ça représente beaucoup de sous. Et comme la crise est finie (nous sommes à la veille des élections municipales et des européennes), on va même créer des emplois supplémentaires, et donc avoir encore plus de cotisants. Bref, c’est l’abondance, ce qui va permettre au premier ministre d’annoncer la baisse de l’âge légal de départ à la retraite à 55 ans, et la diminution des cotisations, ce qui constitue une excellente nouvelle pour la consommation des ménages et les charges des entreprises.

Pour en être complètement certain, de toutes ces bonnes nouvelles, le gouvernement va annoncer la construction d’un deuxième porte avions, afin d’éviter d’avoir l’air bête quand le premier est en révision, ou en panne, et l’achat de plein de petits Rafale, afin d’éviter de passer pour des rigolos, si nos amis américains ne veulent pas aller casser la figure à un dictateur, à notre place, puisque nous sommes le pays des droits de l’homme qui installe la démocratie partout. En même temps, on en profitera pour établir une nouvelle règle : pour un militaire qui part à la retraite, on en embauche dix, parce que 30000 soldats pour prendre Damas, ça va être un peu juste.

Comment ça, c’est pas du tout ce qui est prévu ?



En 2025

En 2025,

 

On n’a plus de chômage, car, grâce au plan décennal de 2013, on a judicieusement développé des activités de production, conformes aux besoins du pays.

On a récupéré nos souverainetés monétaire et budgétaire, ce qui nous permet de décider démocratiquement de nos choix économiques, comme par exemple de lutter contre la pauvreté, et d’être solidaire de nos voisins européens, et non de les enfoncer dans la crise.

On a compris que la solution ne passait pas par un individualisme matérialiste débridé, et c’est pour cela que l’Etat intervient dans la vie économique.

On a viré ceux qui faisaient perdurer la crise économique pour maintenir leurs privilèges indus.

Il est devenu répréhensible de se faire élire avec un programme que l’on n’appliquera jamais, en piquant dans la caisse, en achetant des voix avec de l’argent du contribuable.

 

Pourquoi tout le monde rigole ? Ce n’est pas cela qui est prévu ? Zut alors, je vais essayer de devenir auto entrepreneur, ou de créer une association dans les quartiers nord d’une grande métropole où il y a plein de problèmes, et plus aucune activité économique crédible. Après je ne prendrai pas ma retraite, parce que entre les galères, les petits boulots il me faudra cent cinquante ans pour avoir toutes mes années.       



Krach obligataire

Il reste du domaine du possible. Car les taux d’emprunts des Etats ne cessent de monter. Ainsi aux Etats-Unis le taux est au plus haut depuis deux ans, et la tendance s’accentue depuis mai 2013, pour tendre vers les 3%.

Concrètement, un krach obligataire c’est quoi ? C’est un effondrement de la valeur des obligations détenues par les agents économiques. En effet quand les taux montent pour les obligations nouvellement émises, le marché rend équivalent la détention des anciennes obligations avec les nouvelles. Pour cela, les rendements s’égalisent par la baisse de la valeur des obligations ayant les moins bons rendements. Ainsi une obligation cotée 100$ qui offre une rémunération de 1$, soit 1%, va voir sa valeur tomber à 33,33$ pour offrir un rendement de 3%. 

Ce qui signifie pour les banques, en cas de krach,  passer de nouvelles provisions, et à assumer une nouvelle crise financière.

Les banquiers centraux ont donc le choix entre continuer à émettre massivement de la monnaie de singe, ou à repartir dans une crise majeure…



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