Récession : présente !

Recul des ventes de détail en Allemagne en Juin 2013, et des dépenses de consommation des ménages en France à la même date. De qui se moque t-on quand on parle de reprise ?



Effet de richesse

Effet de richesse ou effet d’intox ?

C’est le conte de noël de l’été 2013. Grace à Mario qui arrose de monnaie de singe les banques, la spéculation boursière redémarre. Résultat les français se sentent plus riches, et donc tout va mieux, car ils consomment à nouveau, la croissance revient, et le chômage va baisser.  Tout le monde est d’accord, même l’I.N.S.E.E. Franchement avec le tapage médiatique organisé, si vous refusez d’y croire, c’est que vous y mettez de la mauvaise volonté.

L’avantage avec les crises économiques, c’est que cela permet de confronter les théories avec les évolutions constatées. Et on va bientôt être fixé…

 



Dette européenne : restructuration !

Dette européenne : vers la restructuration ?

Pour la Grèce,  l’Espagne et le Portugal, et peut-être pour l’Italie les jeux sont faits. Jamais il ne sera possible de rembourser le principal des dettes souveraines. Il est déjà difficile de trouver les moyens de payer les intérêts et de financer les déficits supplémentaires. Grace aux politiques d’austérité, les P.I.B de ces pays ne cessent de se contracter, et les recettes fiscales de diminuer. Aussi les dettes souveraines, au lieu de diminuer par rapport aux P.I.B ne cessent de croitre. En réalité il faudrait de monstrueux excédents budgétaires pour  espérer commencer à rembourser le principal. Autant demander la lune. Evidemment le problème est de savoir qui va payer. Les Allemands, qui comme on le sait, ont travaillé comme des brutes, trouvent injuste que leur épargne risque  d’être amputée à cause de ces fainéants de méditerranéens. C’est pourtant la seule solution raisonnable. D’ailleurs, chers amis teutons, l’argent ne fait pas le bonheur,  et la situation  illustre parfaitement ce que disait Keynes : il faut ruiner les rentiers pour sortir d’une telle crise. Par ailleurs c’est un juste retour des choses, après avoir détruit l’économie de la R.D.A à leur profit, les Allemands de l’Ouest pourraient faire preuve d’un peu de limite dans l’égoïsme.

Seul problème, il est plus probable, qu’Angéla envoie les Panzers pour récupérer les sous, que d’accepter l’inéluctable. Sa passion pour Wagner et son passage par le festival de Bayreuth, nous rappelle que l’histoire européenne dans ses plus sombres jours peut se répéter.

C’est pourquoi nous sommes si pessimistes pour l’avenir, car c’est le marché qui va se charger de la question de la dette, et l’on va droit vers le crack obligataire. La seule question qui vaille maintenant, c’est : quand ? On a pris un peu de risque en disant cet été 2013 sur unblog comprendre la crise économique. Car si cela peut se produire demain, cela peut tarder aussi, mais il serait improbable que l’attente soit très longue encore…   



Crise économique : théorie des cycles et réalité.

Ils ne savent pas pourquoi, mais c’est certain la croissance revient, et le chômage va diminuer. C’est la théorie des cycles, après la tempête vient le calme, après la nuit vient le jour, après l’hiver vient le printemps. C’est de la grande théorie économique : une fois que ça baisse, fatalement ça remonte. Peu importe que les émergents ralentissent, entrainés par l’Europe, peu importe que la baisse de fréquentation des hôtels et camping atteigne des records en France en juillet (-10%), puisqu’ on vous le dit, la crise est finie.

Où sont les ressorts de croissance ? Pas dans la consommation des ménages, ni dans les exportations, et pas plus dans l’investissement. Car les agents économiques anticipent, et ils anticipent le ralentissement de l’activité économique, comme l’indiquent les politiques budgétaires, de plus en plus suicidaires, et les annonces d’attaques sur le pouvoir d’achat des ménages dans les prochains mois. C’est seulement la politique de la B.C.E qui alimente la spéculation et qui fait illusion, spéculation qui ne tient même plus compte de la dégradation des résultats des entreprises, alors même que les entreprises ne cessent de se débarrasser de leurs activités les moins rentables. Autant dire que la situation s’aggrave un peu plus chaque jour.

Plus dure sera la chute…

 



La crise est finie, mais…

… il y a un nouveau chômeur toutes les trois minutes en France…



La crise est finie, circulez y a rien à voir.

Si c’est vrai, promis, on ferme…



Bulle spéculative.

Ceux qui nous lisent, savent que l’on a pronostiqué la déflation et un probable crack cet été. Or, la bourse monte, et l’incide des prix n’est pas négatif.

L’été finit le 21 septembre…

 



Crise on ne change rien, on continue comme avant. (4) Le sabotage du service public.

Si le roi Louis XI avait compris l’intérêt d’un service de messagerie postale pour la bonne marche du royaume, heureusement depuis, des idéologues du XIXème siècle nous ont sorti des ténèbres. Le dieu marché est performant en tout, y compris pour la fourniture de services assurés par des entreprises publiques, voire pour procurer des services non marchands, qui pourraient très bien le devenir, marchands.

Ce slogan idéologique étant devenu  celui de l’Eurocratie, sus donc aux fonctions non régaliennes de l’Etat. Aussi nous donnons quelques pistes pour dégraisser le mammouth dans ses parties les plus grasses.

La Poste.

Là où il y a trois guichetiers, n’en laissez qu’un, (productivité oblige), comme cela les queues s’allongent. Les « clients », attention on ne parle surtout plus d’usagers ça fait trop service public, les clients donc, gueulent, profitez en pour réaliser une enquête de satisfaction, donnez une large publicité aux résultats qui montrent  que les fonctionnaires, qui sont des privilégiés, ne foutent rien. Passez directement au bureau complètement automatisé, et en zone rurale implantez un erzats de bureau de poste au café tabac du coin.  

Pour la distribution du courrier, recourez massivement aux emplois aidés, de pas d’avenir, bien précaires et pas formés. Avec un peu de chance la distribution va se dégrader, surtout si vous ne cessez de fixer des contraintes de distributions de plus en plus lourdes. Incitez les clients à dénoncer cette dégradation, culpabilisez les facteurs, regardez avec amour la diminution de vos parts de marché sur les créneaux rentables de la distribution.

Pour la banque postale, fixez chaque année des objectifs de vente intenables aux conseillez financiers, si malgré tout ils y arrivent, augmentez à nouveau les objectifs, si ils résistent toujours, passez aux promotions-évictions. Ça y est, vous pouvez enfin fermer votre bureau et faire passer la clientèle à la concurrence.

L’enseignement.

Bourrez les classes. Faites des élèves et des parents, des consommateurs, supprimez aux enseignants tous moyens coercitifs, ramenez le niveau des diplômes Bac + 2 à celui des B.E.P, supprimez les B.E.P, donnez le bac à tous ceux qui participent, car l’essentiel c’est de participer.

Ça y est, c’est gagné, c’est le gros bordel partout, le système n’est plus crédible, il est mûr pour être privatisé comme en Grande-Bretagne.   

L’hôpital.

Supprimez les structures inutiles, par exemple les maternités dans les départements peu peuplé. Si les gueuses persistent à faire encore des enfants, elles sont priées de les faire chez elle, c’est tellement plus développement durable, ou bien dans leur voiture, parce qu’il va falloir faire cent km avant d’atteindre la maternité.

Laissez les médecins urgentistes se faire taper et insulter par « des clients » qui attendent trop longtemps. Faites travailler comme des bourrins les infirmières, il y en a bien une qui va finir par inverser les tuyaux ou les potions. Laissez dire à la presse que  l’hôpital public est devenu dangereux.

Finalement il n’y a plus rien qui marche, on a l’impression que tout le monde s’en fout, et c’est bien dommage, parce que, pour s’implanter en Europe, une administration qui fonctionne, des infrastructures en bon état, une école réputée, cela attirait au moins autant les investissements, que le dumping social.



Détroit : l’arbre qui cache la forêt.

les Etats-Unis croulent sous les dettes. Le risque de faillite est partout, Etats fédérés, comme la Californie, ville comme Détroit, ménages avec une montagne de crédits à la consommation, étudiants américains avec leurs mille milliards de crédits. L’Europe ne vaut guère mieux avec Dexia, encore, collectivités locales, Grèce, Portugal, et ainsi de suite.

La crise systémique est-elle inévitable ? Avec les politiques de l’offre, oui. En pratiquant la déflation, les recettes fiscales diminuent, les agents économiques sont incapables de faire face à leurs engagements. Et il n’y a que les idéologues  fous du marché pour penser que la faillite d’une banque est une possibilité qu’il faut admettre, comme on commence à l’entendre dire. Ces gens là sont dangeureux et risque de nous emmener vers une crise systémique d’une ampleur inconnue.

 Mais il y a une autre issue, car une dette représente une avance sur une future création de richesse, et c’est pourquoi la seule solution pour éviter la catastrophe passe par la croissance économique. Malheureusement aux Etats-Unis, la politique de relance est handicapée par les Républicains qui appuient sur la pédale de frein comme des fous. 



Détroit en faillite, c’est officiel.

19 juillet 2013 : la ville de Détroit est officiellement déclarée en faillite. Tout va bien, tout va mieux, si on vous le dit. On en est où des négociations sur la nouvelle restructuration de la dette grecque ? On va faire comme à Chypre, ou on essaye encore autre chose ?  



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