2014 : le budget du suicide.

On ne sauvera pas le soldat France. Le budget 2014 va baisser en valeur absolue pour la première fois depuis Laval. Les économies n’ont pas d’autre sens que celles de comptables bornés. Comment mieux annoncer aux entreprises qu’il faut continuer à licencier, puisque le chemin choisi est celui de la déflation, que les emplois aidés et suventionnés (deux millions !), n’ont d’autres finalités que de maquiller les chiffres du chômage ? Aucune vision d’avenir, pire : tous les projets comme les lignes L.G.V, le développement des départements sont sabrés, les salaires de misère vont se généraliser, la consommation continuer à s’écrouler, les dernières industries nationales seront vendues à qui en voudra bien, la famille Peugeot quitte le navire, comme les industriels du feu textile, va t-elle se recentrer sur la grande distribution? Des grandes surfaces pour distribuer des produits chinois ou allemands, pour remplacer la production industrielle française, c’est poutant pas certain que cela fonctionne encore avec des emplois aidés et des R.S.A comme clients.Demandez aux dirigeants de Carrefour ce qu’ils en pensent.

Pauvre France, où les derniers talents vont partir enrichir des entreprises et des pays étrangers. 



Japon la bonne politique, l’Asie l’exemple.

Une production industrielle en hausse de 2%, une inflation conforme aux objectifs de sortie de la déflation, oui la politique japonaise est la bonne. La Chine est devenue la deuxième économie du monde, oui l’Asie montre l’exemple. Carlos gagne sept fois le salaire du P.D.G de Toyota, tout est dit. Si il y a des économies budgétaires à réaliser, c’est sur les rentes de situation qu’il faut les faire. Oui les eurocrates, à commencer par l’ancien maoiste passé au caviar nous envoient dans le mur, oui il faut orienter le budget de l’Etat vers la réindustrialisation en favorisant les lignes L.G.V, et non en retardant les projets, oui il faut développer le gaz de schiste car le réchauffement climatique correspond à un cycle solaire et non à une activité humaine, oui il faut engager la guerre fiscale et monétaire, bien préférable au dumping social, oui il faut foncer tête baissée dans le libre échange avec l’oncle Sam, plutôt que de préserver le musée au profit des industries de la culture subventionnée par l’argent du contribuable, oui il faut préserver le pouvoir d’achat des petits salaires et traitements pour maintenir la consommation.

Keynésien et colbertiste, si on  vous le dit, et si possible avec la démocratie conforme à nos valeurs, qui datent de la Grèce antique, c’est bien mieux que la décadence qui détruit les talents et ouvre une autoroute aux aventuriers, et c’est pourquoi nous nous élevons contre cette politique quirenvoie la Grèce, notre berceau de civilisation, à l’age de pierre.  



Rémission.

Bon d’accord le CAC a repris 3%. C’est plus qu’une reprise technique. Mais nous,on garde quand même nos munitions et on regarde venir. Pour nous la fébrilité des marché sonne comme une confirmation, des mouvements anormaux, qui reposent d’un coté sur de la monnaie de singe, et de l’autre sur des rumeurs, prudence, prudence…



Mondialisation de la crise : sauver nos p’tit sous.

Les pays émergents ralentissent : quelle surprise ! quand les pays émergés sont confrontés à la surproduction, ils achètent moins aux émergents, et quand les taux remontent, la crise achève de se mondialiser, et le risque d’évolution systémique remontre le bout de son nez. La reprise ? Bidon, comme le reste, c’est juste un petit mouvement de reconstitution des stocks, comme toujours dans les crises de déflation. La bourse se casse la gueule ? C’est pas faute de vous avoir prévenu, notamment dans l’article du 23 avril 2013 sur la formation d’une bulle alimentée par la monnaie se singe distribuée par les banques centrales.

Sur le fond, tant qu’une autre politique n’émergera pas, et c’est pour la promouvoir que ce blog existe, la crise s’aggravera, encore et toujours.

Pour nos petits sous ? Nous à 3589 le CAC à 16H le 24 juin 2013, on n’est pas encore acheteur, mais on peut se tromper, on vous laisse juge…

Bon courage…

 



Espagne-FMI : le retour des vieux démons.

Dans un pays où le chômage est à 28% de la population active, où le salaire minimum est à 750 euros mensuels, où les entreprises ont la possibilté de baisser les salaires quand le chiffre d’affaires est en baisse trois trimestres de suite, où les indemnités de licenciement ont déjà beaucoup baissé, que propose le F.M.I ? De baisser davantage les salaires, quand ce n’est pas la Banque d’Espagne qui propose purement et simplement de supprimer le salaire minimum.

Cette politique n’a marché dans aucun pays, et surtout pas en Grèce, mais ce n’est pas grave, continuons de saigner le malade pour qu’il meure guéri. L’important c’est de comprimer les coûts, peu importe de provoquer l’effondrement de la demande. C’est d’une logique imparable : ayons les mêmes coûts que la Somalie pour avoir la même demande et les mêmes recettes budgétaires. La déflation, comme disait Hoover en 1931, il n’y a que ça de vrai.

Un petit pronostic pour les élections à venir ? (En France et ailleurs en Europe).   



Sauver nos petits sous, comment se préparer au pire, au cas où…

Si les taux d’intérêt remontent d’une façon significative, la possibilité d’un effondrement du système financier mondial devient une hypothèse plausible. En effet ce dernier se trouve sous assistance respiratoire. En inondant le marché de liquidités, les banques centrales ont permis  à l’ensemble des banques qui sont en grande difficulté de se refinancer à bon compte. C’était même leur premier objectif, avant celui qui consisterait à favoriser l’investissement par des crédits à bon marché. Or les marchés ne sont pas fous, l’annonce par Ben hélicoptère du début de la fin de l’argent très facile distribué par la F.E.D, rappelle que la liste des cadavres dans les placards des banques est très longue. 1000 milliards de dollars de prêts étudiants aux Etats-Unis difficilement remboursables dans un contexte de chômage, 1000 milliards de Dollars de L.B.O qui vont avoir de plus en plus de mal à se refinancer, 1000 milliards d’Euros d’actifs dans les bad banks européennes, probablement autant de créances douteuses dans les autres banques européennes, et la liste n’est pas exhaustive, et donc, ça transpire à grosses gouttes chez les banquiers si il faut se refinancer plus cher. Ainsi, une simple remontée des taux de 1%  représente, par exemple, pour DEXIA 2,5 milliards d’euros supplémentaires à trouver, soit la moitié du capital. Or les taux remontent, et ce qui semble grave, visiblement sans que les banques centrales n’y puissent grand-chose. Il est donc évident qu’il va y avoir de la casse, qu’actionnaires, créanciers, contribuables, épargnants et peut-être clients vont payer de très lourdes additions.

Vous ne direz pas que sur un blog comprendre la crise économique, on n’a pas listé les risques : hyper inflation, crise systémique, effondrement de la production, ou dans l’autre sens, qui a notre préférence, déflation, effondrement de la production, crise systémique, bref faites votre choix, et même si le pire n’est jamais certain, l’histoire avance, et ça pourrait faire très mal.

Bref, face au tsunami qui pourrait s’annoncer, comment sauver les meubles ?

Notre solution, profitez en, c’est toujours gratuit, est la suivante : il ne faut plus raisonner en valeur d’échange, sauf si l’on joue sur le très court terme, il faut raisonner en valeur travail, façon Ricardo.

Pourquoi ? L’abondance de liquidités permet de jouer avec les envolées irrationnelles sur les marchés, et si vous rêvez de faire fortune rapidement, c’est plus sûr que le loto, mais en cas de panique, la baisse est encore plus irrationnelle, les spéculateurs bradant tout et n’importe quoi à n’importe quel prix. – 6% à Tokyo un jour, – 3,60 à paris le 20/06/2013, ça fiche la trouille… Et c’est vrai sur tous les marchés, immobiliers, matières premières, précieuses, etc.…, et on n’évoque pas les marchés d’options encore plus casse gueule. Donc, la valeur d’échange en période de crise, c’est un peu tout et n’importe quoi.

Et par conséquent  pour une gestion de père de famille, la bonne question c’est combien vaut en heures de travail cet actif que je possède ? Plus facile à dire qu’à faire, mais au moins c’est très pédagogique, on redécouvre les vertus de l’actif net dans les bilans financiers, de la qualité des constructions et de leurs emplacements, des terres agricoles et des forêts, et des notaires, qui finalement enterrerons peut être les chiens fous de la finance. Et sur de longues périodes, il est quand même rare que le marché ne valide pas la valeur réelle d’un bien exprimée en valeur travail. Et ça peut occuper vos soirées, mieux que les wargames et le monopoly réunis. Il suffit de construire ses petits scénarios catastrophes, genre, les forces de polices devant les guichets bancaires, des hordes de supporters sur les Champs Elysées et au Trocadéro, dans les centres villes, le retour au Franc, super Mario en pleine dépression, les indignés qui s’indigneraient de coups d’Etat militaires en Grèce, en Espagne, au Portugal. Avec de telles éventualités, en valeur de marché nos petits sous ne vaudront plus grand chose, en valeur travail ça se discute, et ça permet de faire le tri dans les actifs.

Amusez vous bien.



Sujet Bac économie 2013.

Sujet bac économie 2013, le marché concurrentiel, (enfin ça pourrait)…

 

Il se compose d’une offre et d’une demande. Si les conditions de la concurrence pure et parfaite sont respectées, à son point d’équilibre, qui se trouve au croissement de l’offre et de la demande, le surplus, c’est à dire la satisfaction des offreurs et des demandeurs, serait maximale, et c’est pourquoi il conviendrait de s’en remettre au dieu marché pour résoudre tous les problèmes.

 Sauf que le fameux surplus constitue un présupposé idéologique qui n’a jamais été démontré, il repose seulement sur l’idée que l’équilibre naturel serait le meilleur possible. Ici on retrouve un petit compromis des idéologues du libéralisme au 18°m siècle. Ces derniers étaient des bourgeois qui étaient en train de faire tomber l’ordre ancien, des rois, des corporations, des marchés réglementés. Aussi  ils auront un peu de mal à justifier que l’ordre naturel serait le meilleur possible car il serait de nature  divine, ce qui est le sens profond de l’argument de l’ordre naturel. En effet quand on allait couper la tête d’un souverain, il était un peu compliqué d’abonder dans son sens, or le roi justifiait son pouvoir comme l’ordre naturel de nature divine. Aussi comme ces messieurs les économistes libéraux avaient besoin du marché pur et parfait pour faire gagner plein de sous à leurs petits camarades , mais devaient pour cela  se débarrasser du premier représentant de l’ordre naturel-divin, ils se contenteront de justifier que le marché correspond à l’ordre naturel, et que celui ci est le meilleur possible, et débrouillez vous pour savoir pourquoi.

D’ailleurs une simple étude des conditions du marché pur et parfait, rassure concernant la crédibilité de cette idéologie.

La transparence : l’information de tous les acteurs du marché est parfaite, immédiate et sans coût. Bonne nouvelle, la publicité ne sert à rien, et  il est inutile d’acheter des journalistes pour faire vendre la camelote, tout le monde savait que des médicaments de Servier étaient dangereux.

Atomicité : il existe un nombre assez grand d’acteurs pour qu’aucun ne dispose d’un poids suffisant pour influencer les conditions du marché. Bref tu peux remballer toutes les techniques mercatiques, prix psychologique, effet de snobisme, segmentation, et j’en passe, et par ailleurs tous les acteurs se présentent exactement au même moment sur le marché pour acheter et vendre, et donc sur un marché pur et parfait, il n’y a aucune manipulation de prix. Franchement, je rigole…

Parfaite mobilité des facteurs.  : le travail et le capital peuvent se déplacer instantanément , et sans coût, d’une activité à l’autre, d’un lieu à l’autre. Par exemple tu peux déplacer sans problème Gandrange en Somalie, ou transformer les employés de Virgin en ingénieurs du nucléaire. Encore une condition qui est crédible…

Libre accès au marché : les agents ont la possibilité de faire des offres et des demandes à tout moment, sans contrainte, en ayant des comportements rationnels. Bref, les consommateurs ne sont pas des moutons décervelés qui remplissent  leurs caddys de supermarché de saloperies inutiles sous l’influence de la publicité et placés sur les rails des spécialistes de la distribution. Séguéla aurait raté sa vie si cela était vrai, jamais il n’aurait pu acheter une Rolex en étant bonimenteur, expert  en réclame.

Bref, pour sortir de la crise, on peut faire confiance aux forces du marché, puisque c’est l’ordre naturel, comme on disait en 1930…

 



Gaz de schiste,oui oui oui.

 

Ils sont contents d’avoir préservé le musée dans la future négociation de libre échange avec les Etats-Unis. Mais ils n’ont aucune vision d’avenir. Ainsi les prix du gaz américain sont désormais trois fois inférieurs aux prix européens. L’Europe va devenir l’unique continent à dépendre de l’énergie importée,  et à maintenir des centrales thermiques au charbon qui tournent à fond, puisque les américains exportent à prix cassés le charbon dont ils n’ont plus besoin, et provoquent la fermeture des centrales à gaz européennes trois jours sur quatre. Lakshmi Mittal le dit clairement, en France l’énergie est trop chère, et les politiques d’austérité ont provoqué en 2012 un écroulement de la demande d’acier de 9%. Alors oui, comme la houille blanche avait fait les sites des vallées de montagne, et la houille noire ceux de la Lorraine, il faut développer le gaz de schiste pour favoriser la réindustrialisation. Il faut revenir à la raison, et stopper les mécanismes de la décadence,vite.   



Dette européenne : vers une restructuration ?

Dette européenne : vers une restructuration ?

 

Que nous cache le discours de propagande sur le tout va mieux ? Que rien n’est réglé, et surtout pas le remboursement de la dette européenne. L’incroyable repentance du F.M.I concernant la Grèce, ressemble étrangement  au début d’une campagne de communication, pour annoncer qu’il n’y a plus d’autres choix que de restructurer la dette Grecque, et peut-être bien celle de Chypre, voire du Portugal, ou encore de l’Espagne, sans parler de la Slovène et d’autres encore. Amis banquiers, vous transpirez, pourquoi donc ?



Sauver nos petits sous : r’vla la chronique

Conseil du jour : restez bien liquide, cet été on va bien s’amuser.



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