Croissance : des chiffres douteux.

Peut-on nous expliquer, pourquoi,  alors que nous ne serions pas en récession en France, les recettes de T.V.A en 2012 seraient inférieures de 5,7  milliards aux prévisions, et que les encaissements sont de – 1,2% ? Il s’agit bien d’un impôt proportionnel à la consommation, non ?

C’est pas bien de trafiquer les chiffres de la croissance économique pour cacher la récession, pour finalement annoncer que l’on va les réviser à la baisse, quand tout le monde s’en fout, puisque en 2013, même en maquillant les chiffres, les résultats seront très mauvais, et que 2012 ne sera plus qu’un lointain souvenir. C’est même très, très, vilain.



MEDEF : des positions qui déservent l’intérêt des entreprises.

Quand on a le curseur rivé sur la flexibilité et la précarité, quand on a le curseur vissé sur le passage de la retraite à 65 ans, quel message envoie t-on aux ménages ? Qu’il est périlleux d’avoir des projets d’avenir, car si l’empoi est menacé, la rémunération incertaine, l’avenir imprévisible, on provoque l’écroulement de la confiance des ménages, qui gonflent leur épargne de précaution, réduisent leurs dépenses de consommation, diffèrent les engagements financiers importants, comme les achats d’automobiles ou de logements. On entretient ainsi la déflation, et tout cela pour une fraction du coût de revient bien moins importante que ce que l’on veut bien dire : ainsi, la charge salariale est souvent inférieure à 15%, et parfois à cinq, du coût de revient total dans l’industrie. 

La vertueuse Allemagne procède actuellement à des augmentations de salaires pour compenser la diminution des exportations, à l’aide de sa consommation intérieure. Le Japon tarde à casser son système d’emploi à vie dans les grandes entreprises, et de promotion à l’ancienneté. Il y a surement des raisons à ces décisions prises par les dirigeants des entreprises de la troisième et de la quatrième économies du monde.

Patrons de tous les pays unissez vous pour réclamer l’augmentation de vos ouvriers , car il y a un pays de la zone Euro, où le salaire minimum est passé de 800 à 500 Euros, et où le taux de chômage est passé dans le même temps de 25 à 30%, et c’est la Grèce. Et que l’on sache, la Grèce coule toujours, et ses entreprises avec. 



Champs Elysées

Le patron de papa lui a dit qu’il n’allait pas pouvoir le garder, parce qu’il ne s’en sort plus avec les banques qui lui refusent  les crédits, les grandes entreprises qui lui font les poches, et la demande qui s’écroule. Le patron de papa a même rajouté qu’avec ce Président de la République de gauche qui annonce depuis l’Allemagne qu’il va faire une politique économique de droite, on n’allait pas sortir de la crise. Papa, il était bien surpris, parce que papa, il dit que même mort, son patron il continuera de voter U.M.P.

Bref papa il a ajouté que c’était bien la peine d’avoir voté contre Sarko, que au moins avec lui on ne payait pas d’impôts sur les heures supplémentaires, mais que c’était pas grave, car même des heures normales, y en aurait plus pour lui maintenant. Comme maman elle est déjà en stage depuis cinq ans, on n’a pas fini de manger des pates à la maison.

Alors papa, il a dit que pour se changer les idées, on allait aller sur les Champs Elysées, la plus belle avenue du monde.  Aucun risque de se faire piquer 300€ à un distributeur automatique, comme un des membres du staff de Bill Clinton, le mercredi 22 mai 2013, par de faux pétitionnaires. Aucun risque parce qu’il y a longtemps que papa, il est interdit bancaire.

Devant la vitrine de Peugeot, il a eu un rire nerveux que je lui connaissais pas, et il a dit que c’était une bonne idée de faire un musée, parce qu’il voulait en acheter une, de Peugeot, mais que maintenant c’était plus possible. Devant la vitrine de Mercedes, il a rien dit.

Par contre devant la vitrine de H&M ou de Zara, il a dit un truc que j’ai pas compris, sur des immeubles qui s’écroulent sur des ouvrières, dans des pays lointains.

Après on est arrivé devant l’immeuble du Virgin. On dirait un grand vaisseau qui va mourir. A l’intérieur c’est pire : c’est magnifique, on dirait un palais du peuple, mais les rayons sont vides, il parait que c’est la fin, et papa il m’a dit qu’il avait déjà vu ça, il y a longtemps, des magasins magnifiques, mais vides, en Union soviétique.   Pourtant il parait que depuis 1988, il y eu plein de gens heureux qui y ont passé des heures, en achetant de la musique et des livres.

Papa il a demandé à une vendeuse si elle avait un bouquin d’un Monsieur qui s’appelait Keynes, pour l’envoyer à tous ces connards. Elle a sourit parce qu’il lui a demandé ça gentiment, et il parait que elle aussi elle va connaitre le chômage, après avoir été attaquée et insultée par des ordres barbares dans la grande journée des soldes qui n’étaient pas prévus. Finalement y restait juste un livre qui disait que c’était bien de travailler jusqu’à 65 ans, mais papa il a dit qu’il en avait pas besoin, parce que déjà il aimerait bien avoir un boulot jusqu’à soixante,  et que c’était pas gagné.    

  



C.A.C : et plouf…

Juste une petite annonce de la F.E.D , une minute de rien du tout, pour laisser entendre que la banque centrale américaine ne procéderait pas éternellement à une politique de création monétaire massive. Et plouf, panique dans la bulle spéculative, -2% à Paris, c’est dire comme la situation est pourrie. Les drogués redoutent l’état de manque, ils sont même terrifiés, pour ne pas dire terrifiants. 



le Pape, meilleur des économistes…

… Pour comprendre la crise, toute la crise.

Ainsi Jeudi 16 mai 2003, devant des ambassadeurs médusés il a rappelé quelques vérités : « l’argent doit servir et non pas gouverner » faute de quoi il faut s’attendre à des « conséquences psychiques de la précarité quotidienne » « la peur et la désespérance saisissent les coeurs, même dans les pays riches, où il faut lutter pour vivre, et pour vivre souvent indignement » la cause étant « de réduire l’homme à un bien de consommation qu’on peut utiliser, puis jeter, la solidarité est considérée comme contraire à la rationnalité financière et économique. » « le revenu d’une minorité s’accroit de manière exponentielle, celui d’une majorité s’affaiblit » Le tout au nom des « idéologies promotrices de l’autonomie absolue des marchés, niant ainsi le droit de contrôle aux Etats. »

Pas mieux…



Allemagne : 0 Japon : 1

Comment imaginer que l’Allemagne va échapper à la récession ? serait ce parce qu’ après un recul de 0,7% au dernier trimestre 2012, elle peut se prévaloir d’une progression de 0,1% de sa croissance ? Mais en imposant à l’Europe l’austérité, l’Allemagne se tire une balle dans le pied. Car au premier trimestre 2013 les exportations allemandes vers la zone Euro sont en recul de 4%, ce qui provoque une dégradation de 1,5% pour l’ensemble de ses exportations. Heureusement le patronat allemand se souvient que ce qui marche dans ce pays, c’est le modèle rhénan, c’est à dire le dialogue social et le soutien de la demande interne. C’est pourquoi dans la métallurgie, les salaires augenteront de 3,5%. Il faut dire que le dialogue social à un peu été aidé par les grèves. (Ha bon les Allemands font grève ? ils ne l’ont pas dit sur B.F.M, mais bref passons…). Ce soutien à la consommation ne sera pas suffisant, car les sociaux traitres et Angéla ont transformé leur pays, en pays en voie de développement, en faisant dépendre le P.I.B à 60% des exportations.

Au Japon le gouvernement de Shinzo Abe depuis son arrivée au pouvoir, combine relance budgétaire et monétaire. Une vrai bonne politique de relance comme au bon vieux temps : Gigantesque plan de relance public doublé d’une politique monétaire qui conduit le Yen à avoir perdu 20% de sa valeur en six mois, et cerise sur le gateau, annonce de futures augmentations des salaires. Résultat ? Le P.I.B a progressé de 3,5% en rythme annuel au premier trimetre 2013, soit un point de plus qu’aux Etats-Unis qui pratiquent la même politique en moins bien, la consommation et l’investissement redémarent car les agents économiques ont compris que les autorités veulent de la croissance. 

Vous avez dit keynésiens ? Allo le MEDEF, les eurocrates, B.F.M, y a quelqu’un ?

  



En mai les faits sont têtus.

Officiel, ce que l’on prévoyait et annnonçait sur ce blog depuis plusieurs mois est officiel : la récession est là, le pouvoir d’achat de français s’écroule. C’est pourquoi pas plus que les 0,8% de croissance qui étaient prévus, et l’inversion du chômage, nous ne croyons à la reprise dans la deuxième partie de 2013. Car le cycle récessif est largement engagé, l’augmentation de la taille de la bulle financière qui se forme, ne produira pas d’effets de richesse, et tout est en place pour l’aggravation de la crise, car tous les moteurs de croissance sont en panne et durablement affectés. C’est le conséquence des politiques de l’offre, et il ne suffira pas de faire de la communication pour échapper à la dépression.  



Crise mai 2013 : tout va mieux…

Les indices boursiers, montent, montent, avec l’argent low coast des banques centrales, cela pourrait ressembler à la formation d’une bulle, mais chut… Le Yen s’affaiblit au point de battre son record de quatre ans (100 pour un dollar), comme souhaité par les autorités japonaises, cela pourrait ressembler à la guerre des changes, mais chut… En Europe c’est à celui qui abaissera le plus son imposition sur les bénéfices, cela pourrait ressembler à la guerre fiscale, mais chut… Les taux montent dangereusement dans les BRICS, mais chut… La Slovénie pourrait bien demander une aide financière, mais chut… Une banque française vient de renflouer une autre qui lui appartient en Italie à 60%, et qui propose des crédits à la consommation, mais chut… En France, l’emploi intérimaire est en forte décroissance pour le 18e mois consécutif, mais chut… Pour nos petits sous, attention de ne pas devenir les gogos de l’histoire, mais chut… 



Mai 2013 : la grande illusion.

Selon des observateurs avertis l’Italie va annoncer des statistiques qui révelent une récession beaucoup plus forte que prévue, et en France la production industrielle a baissé de 1% le mois dernier. Mais la bourse monte. Les faits sont têtus : la politique de l’offre fait la crise, la politique de la B.C.E fait la spéculation sans la reprise, car elle déverse des masses de liquidités qui provoquent une augmentation artificielle des cotations

Devant le pire qui arrive des opportunistes se verraient bien à la tête de gouvernements d’union nationale. Seul problème : leurs programmes se composent de mesurettes bien adaptées pour devenir premier ministre, mais insuffisantes pour endiguer le tsunami qui vient.

Alors soyons radical, proposons à Angéla un plan de relance européen, comme il parait que c’est la mondialisation, et que les politiques de relance keynésienne ne sont plus adaptées à un seul pays, visons grand. Evidemment, comme elle est psychorigide, elle va refuser. Comme elle va refuser la zone de libre échange que nous propose l’oncle Sam. Alors jouant gagnant : faisons là tout seul avec nos cousins d’Amérique, Lafayette tu vas resservir pour le plan com. Comme ça on aura la C.I.A avec nous. Cela sera plus facile ensuite pour dire que les traités européens on s’en fout, et que l’on va faire un déficit budgétaire de 25% du P.I.B, tout seul, pour relancer vraiment l’activité économique. Pas question d’accroite le déficit commercial, pour cela dans les ministères on utilisera les carriéristes pour faire acheter FRANÇAIS. Trois Rafale au lieu d’un, Trois bateaux au lieu de zéro, des Peugeot partout, l’ensemble fabriqué avec de l’acier de Florange. Comme ça on a le MEDEF et la C.G.T dans la poche. S’il y a des hauts fonctionnaires peu coopératifs dans les ministères, on expliquera à ces messieurs qu’ils pourraient bien suivre le chemin des fonctionnaires Portugais ou Grecs. Comme ça on aura le F.M.I dans la poche. Evidemment on va péter le différentiel avec les taux allemands. On s’en fout aussi, parce qu’on aura ramassé tout ce que l’on aura pu sur les marchés avant, aux taux de Mario.  Et plutôt que de privatiser, on bazardera tout l’or de la banque de France qui va monter à des sommets, et on réalisera une grosse plus value, nous aussi on peut jouer avec les marchés.

On ira en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie, en montant sur les balcons des palais sur les places publiques, en écartant les bras, avec sur la tête le Képi du Général, en proclamant « vive ton pays libre ». Derrière on échangera une Peugeot contre de l’huile d’olive, un Rafale contre n’importe quoi, comme on aura mutualisé les dettes, ils n’auront pas le choix et n’achèteront plus bêtement des Mercedes,  des chars allemands, de la bière allemande, mais des Peugeot, des chars Leclerc, de la Kronembourg, des centrales nucléaires, des T.G.V, sans oublier Veolia pour distribuer l’eau et traiter les déchets. on développera ensemble un réseau de communication avec autre chose que les vieux cables en cuivre, il y en aura pour pluisurs centaines de milliards de travaux, et les latins montreront qu’ils ont encore de l’avenir, surtout quand ils aideront l’autre rive de la nostrum à s’industrialiser. Il y aura des drapeaux français agités partout. Pas revanchards on laissera à Angéla l’Europe centrale, de toute façon, on n’y a jamais vendu une cacahuète.  

On déréglementera partout, surtout pour la prospection concernant le gaz de schiste, on baissera l’I.S au point que les Irlandais nous accuseront de dumping fiscal. On fait de l’éducation civique dans toutes les écoles, et on expliquera aux enfants que si leurs parents n’achètent pas français, c’est la honte absolue, et que si les écoliers continuent à picoler pour oublier, ils seront priés de picoler français.

Finalement on aura une inflation d’enfer, tout le monde sera ravi, parce que tout le monde sait que pour les remboursements des dettes, c’est mort. Les Japonais enverront des experts pour voir comment on sort de la déflation.

Bref, un gouvernement d’union national keynésien, c’est quand même plus marrant que ce qui va venir, non ?          



Report des objectifs de déficits : l’aveu de l’échec

Pitoyable commission européenne : elle découvre à la suite du monde entier, (Américains, Japonais, F.M.I, G20), que sa politique économique ne provoque que récession et contraction des recettes fiscales, et que les objectifs d’équilibres budgétaires ne seront jamais atteints. Mais c’est trop tard et trop peu, on dirait le Président américain Hoover en 1930, tentant une politique de relance timorée. Car les dégâts provoqués par les décisions idéologiques de l’eurocratie sont énormes : alors que le taux directeur de la B.C.E  est au niveau de 0,5%, le plus bas de son histoire, la demande de prêts des entreprises en zone Euro a chuté de 25% au quatrième trimestre 2012 !  Comme confirmation de nos hypothèses d’un futur déflationniste, on ne peut guère trouver mieux. Mais il y a plus grave encore : les monétaristes fous qui ont préféré le système qui consiste à balancer depuis leurs luxueux hélicoptères des milliards de liquidités sur les marchés, et cela par pure idéologie, car il était beaucoup plus efficace de consacrer cet argent à la relance budgétaire, ces monétaristes fous donc, ont créé l’anti chambre de l’apocalypse. Ainsi la taille du bilan de la F.E.D a été multipliée par trois en quatre ans, comme celui de la B.C.E, mais en trois années seulement, sans parler de celui de Banque d’Angleterre, dont la taille a été multipliée par quatre sur la même période. Or cette monnaie de singe est hors contrôle, cette masse peut se regrouper d’un coup, se transformer en tsunami gigantesque et va emporter dans des mouvements spéculatifs des pays ayant des marchés financiers étroits.

Il est donc grand temps de passer aux choses sérieuses. Nous ne pouvons plus contrôler le monstre qui a été créé, mais nous pouvons encore le canaliser. Pour cela il faudrait lui signifier par des politiques de relances massives, que l’investissement va repartir. Cela passe par de très importants déficits budgétaires, et le développement de conditions qui accentuent son effet multiplicateur : sécurisation des agents économiques, et non précarisation, afin qu’ils reprennent confiance en l’avenir, et consomment massivement, retour à une politique des revenus qui favorise la propension à consommer, orientation des dépenses publiques vers l’industrie nationale, élaboration d’un plan quinquennal de ré industrialisation et de financement pour un nouvel équilibre des territoires, recherche de l’autonomie énergétique.

Mais c’est le chemin inverse qui est pris : diminution drastique du budget de la défense, politique suicidaire d’interdiction de développement du gaz de schiste, pour ne prendre que ces exemples. Pourquoi ne retenir que les mauvaises idées du MEDEF, (baisse des salaires, et précarisation de l’emploi), et ne pas retenir les bonnes : baisse de l’I.S, plutôt le dumping fiscal que le dumping social, développement massif du gaz de schiste et du nucléaire ?

Colbertiste et keynésien, on vous dit, c’est le passé de la France, mais c’est aussi son avenir, un peuple, une nation, une économie.            

 



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