L.T.R.O : la bonne affaire

L.T.R.O : la bonne affaire

 

Long Term Refinancing Operation, ce sont 1000 milliards d’euros prêtés par la Banque centrale européenne, aux institutions financières de la zone euro. Empruntée à un taux de …1% pour trois ans en décembre 2011 pour 439 milliards, puis en février 2012 pour 529..

 278 des 523 établissements ont rendu 137,16 milliards cette semaine : soit 28% du montant emprunté.

 On peut faire plusieurs remarques :

 

-       Une partie de l’argent emprunté par les banques a été immédiatement replacé sur des comptes spéciaux à la B.C.E et n’a pas servi à prêter aux entreprises et aux particuliers. Les banques ont utilisé cette manne uniquement comme une assurance de liquidités pour se prémunir en cas de crise financière majeure.

-       Une autre partie a certainement servi de façon directe ou indirecte à prêter de l’argent aux Etats, pour financer leurs déficits budgétaires, et cela à des taux évoluant entre 2 et 7% suivant les pays emprunteurs. Autrement dit la charge financière relative aux intérêts sur la dette a encore augmenté,  juste pour permettre aux banques de faire des bénéfices avec de l’argent emprunté aux contribuables, qui permettent à la B.C.E d’exister, pour que les contribuables repayent cet argent entre deux et sept fois plus cher.

-       Il faudra que l’on nous explique en quoi ce système est plus efficace que celui qui existait avant l’Euro, quand la France était encore souveraine en matière bancaire et budgétaire, quand le Trésor empruntait directement auprès de la Banque de France pour financer le déficit budgétaire, et cela sans alourdir la charge financière et sans l’angoisse de trouver un financement, prétexte à l’austérité actuelle.

-       Le libéralisme mis en place depuis trente ans se réduit donc à cela : socialiser les pertes, privatiser les profits.

-       Ce qui est vrai en matière financière s’applique aussi en matière de service public : au contribuable l’activité courrier et les T.E.R qui perdent de l’argent, au secteur privé les activités juteuses.

-       La libre entreprise, la juste rémunération du mérite, ce n’est pas cela. Surtout quand cela s’accompagne de l’explosion des scandales de corruptions et de cooptations.

-       Nous risquons de perdre sur tous les tableaux à la fois : que les hommes et les femmes talentueux quittent la France pour des contrées plus accueillantes pour l’esprit d’entreprendre, et que la colère des peuples se retourne contre les démocraties.  

-       Vite, avant qu’il ne soit trop tard, reprenons notre troisième voie, car c’est vrai Michel, il y a le feu, mais ce n’est pas une raison pour jeter de l’huile dessus, en proposant des solutions qui vont toujours dans le même sens, c’est-à-dire celui pris depuis trente ans.   

 



Dépression économique : l’évidence

Dépression économique : l’évidence.

Comme nous l’annoncions dans l’article fondateur du blog il y a plus de deux ans maintenant, la crise sous l’effet des politiques d’austérité, prend une dimension nouvelle.

Le chômage atteint des niveaux inconnus en  intensité et en durée depuis les années trente. C’est incontestable aux Etats Unis, comme dans le sud de l’Europe, où plusieurs pays connaissent des taux de chômage qui dépassent le quart de la population active. Le phénomène s’étend à la France qui a connu une augmentation de 285000 chômeurs en 2012, et cela sera pire en 2013.

L’activité s’effondre et les recettes budgétaires avec, les objectifs en matière de déficits budgétaires s’avèrent irréalistes, et dangereux, comme le soutient le F.M.I, pas particulièrement réputé pour son amour pour les politiques de soutien à la demande.

C’est ainsi que l’économie britannique entame sa troisième récession depuis 2008, ce qui ne c’était jamais vu dans ce pays, même pendant la grande crise de 1929. C’est la conséquence de ce que nous dénonçons depuis le début : la guerre aux dépenses budgétaires et  aux salaires provoque l’effondrement de la consommation, ainsi dans ce pays la consommation par tête est passée de 31000$ en 2007 à 20000$ en 2012.

L’augmentation massive du chômage rend impossible l’équilibre des comptes sociaux : en France la sécurité sociale accuse un déficit de 11 milliards d’Euros, et l’assurance chômage de cinq. Le gouvernement après avoir fait diversion sur d’autres sujets, va être contraint d’annoncer l’allongement de l’âge de la retraite, et la diminution des indemnisations chômage, ainsi que des pension des retraites, ce qui va davantage plomber la consommation, et accroitre la crise.

La réponse des banques centrales, c’est la guerre monétaire qui propulse l’Euro des dindons européens à des sommets, et celle de Berlusconi de commencer à expliquer que la politique économique de Mussolini c’était plutôt bien. Bref il parait que l’histoire ne bégaie pas, elle se répète seulement.

Regarde le tsunami nous foncer dessus.



GUERRE MONETAIRE, EN ATTENDANT LA VRAIE.

On peut légitimement s’interroger  sur le sens de la politique monétaire des banquiers centraux. S’agit-il d’une tentative désespérée d’affronter une crise, qui ne finit pas,  en jetant massivement dans l’incendie n’importe quoi qui pourrait  l’arrêter, ou s’agit-il d’une démarche réfléchie ?

Dans tous les cas, une chose est certaine : la guerre monétaire a commencé, et elle va produire les mêmes tensions que le développement du protectionnisme à la suite de la crise de 1929.

Lecteur d’un blog comprendre la crise économique vous savez que tous les signes cliniques de la dépression sont en place : diminution du crédit, ralentissement de la vitesse de circulation de la monnaie, tassement de l’investissement et de la consommation, hausse et niveau de chômage similaire à la crise de 1929, en persistant dans leur imbécile politique économique, les dirigeants, notamment européens, sont en passe de produire un cataclysme sans ampleur connue à ce jour.

Aussi les banquiers centraux font ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire qu’ils font ronfler la planche à billets avec une véhémence que l’on ne connaissait pas aux grands argentiers convertis à la rigueur de la pensée des économistes monétaristes. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : injecter massivement des liquidités en rachetant toutes les dettes qui se présentent, y compris les plus pourries. De toutes façons ils n’ont plus d’illusion : les montants sont tellement énormes qu’ils savent bien qu’il est strictement impossible en période de récession que ces dettes soient remboursées, et improbable en période de croissance. Alors on gagne du temps : au moins en abreuvant les marchés de liquidités et en annonçant que ce mouvement n’a plus de limite, on recule l’échéance de la crise systémique. De plus cette politique présente deux avantages. A force d’accroitre sans limite les masses monétaires, on espère bien ruiner les créanciers, et résoudre le problème de la dette. Si la B.C.E reste plus frileuse, si on peut dire, que la réserve fédérale américaine, c’est bien  parce qu’elle a conscience qu’en cas d’hyper inflation, elle serait la première à se ruiner. Dans le cas américain la charge se reporterait sur le premier créancier du pays : c’est-à-dire la Chine. Outre que les rendements des créances chinoises deviendraient durablement négatifs, le principal de la dette fondrait comme neige au soleil. En effet la politique de sur abondance de liquidités affaiblit la valeur des devises. Or, les créances détenues par la Chine sont libellées en Dollars. De la guerre monétaire on pourrait bien passer alors à la guerre tout court. En outre chaque banque centrale joue ce jeu  dangereux, Japonais et Anglais ne sont pas en reste, et l’objectif est à peine dissimulé : favoriser les exportations et pénaliser les importations. Les réactions sont déjà perceptibles, des pays comme l’Argentine s’enferment  dans un protectionnisme qui va grandissant, et la hausse du prix des denrées alimentaires exprimées en devises des pays développés, provoquent l’instabilité en Afrique.

Non la crise n’est pas finie. Elle s’aggrave même sous le poids des idéologues qui ont présenté une théorie économique obsolète datant du dix-neuvième siècle, comme une grande réforme de la dérégulation et de la déréglementation. Il faut dire que pour tous les grand prêtres de cette pensée, la place est chaude et confortable, mais pour combien de temps encore ?  



F.M.I : la confirmation…

… de ce que nous disions. certes, ils le disent avec leur langage pondéré de gens bien élevés, et leurs prévisions un peu édulcorées pour ne facher personne, mais ils le disent quand même : l’Europe sera en récession en 2013, nous, nous disons en dépression, que les risques de pertubations politiques sont importants, nous, nous disons, inévitables. 

Entendez vous tous les experts qui commencent à tourner leurs vestes, pour dire ce que nous disons depuis plusieurs semaines, à savoir la hausse de la bourse est irrationnelle, que la Grande Bretagne s’enfonce dans la récession, qu’elle rapatrie ses troupes à Dunkerque, tellement elle est convaincue de la défaite économique sur le continent, et de l’imminence de la guerre monétaire dont nous parlerons dans un prochain article.

Et en plus un blog comprendre la crise économique c’est gratuit, c’est ça le pacte de compétivité, casser les prix avec du dumping social, bref que du bonheur. Comme quoi, on n’est pas complétement keynésien, nous aussi on peut pratiquer la politique des économistes de l’offre…   



Guerre monétaire ?

La prochaine étape de la crise économique sera t-elle la guerre monétaire? Comme après 1929, la réponse fut le protectionnisme, celle à la crise actuelle sera t-elle la guerre des monnaies? Impossibilité de réduire les dettes nationales, incapacité à faire repartir la croissance, sauve qui peut généralisé, le choix du pire semble être celui des banques centrales, avec un dindon parmi les dindes : l’Europe.

Prochainement sur un blog comprendre la crise économique on vous livre notre sentiment.



SAUVER NOS PETITS SOUS, AU SECOURS…

Sauver nos petits sous : au secours !

Et revoilà la chronique.

Vous trouverez la confirmation de ce que nous écrivons depuis plusieurs semaines, dans la note du chef économiste de Natixis, du 15 Janvier. A savoir que l’euphorie boursière actuelle constitue une nouvelle bulle qui menace d’explosion à tout moment. L’intoxication répandue par les experts de la spéculation, sur les perspectives positives de la bourse, a surtout pour but de ramener des gogos à racheter des actions, pour provoquer des hausses, afin de permettre de dénouer des positions chez les professionnels, qui étaient restées négatives jusqu’à maintenant, en récupérant la mise de départ grâce à la hausse miraculeuse.

Le pire étant que cela peut marcher, tellement ce qui compte en économie c’est ce que les agents croient, et non ce qui est vrai. Car pour ce qui est vrai, la réalité est la suivante : inondée de liquidités par les banques centrales, les investisseurs qui n’investissent plus, et ne prêtent plus, sont en recherche de placements. Or ce ne sont pas les obligations, ni les papiers de trésorerie avec leurs rendements parfois négatifs, qui vont les enrichir. Restent alors les actions, dont les dividendes permettent d’obtenir de très bons rendements. D’autant que les annonces de bénéfices par les sociétés pourraient faire croire que la crise est finie. En réalité ce n’est pas un redémarrage des chiffres d’affaires qui provoque les résultats, mais bien les adaptations des capacités de production à la baisse, comme le montre l’explosion du chômage en Europe, qui fait dire au chef du gouvernement espagnol que son pays est en sang. Aussi on peut toujours jouer la hausse, tant il est vrai que l’économie réelle ne fait pas les cotations. Mais vous voilà prévenus, c’est monter sur une échelle pourrie.

Et ce n’est pas la consommation qui va relancer la machine, car avec les pseudos pactes de compétitivité, et autres pactes de sécurisation de l’emploi, les rémunérations seront précarisées. Aussi, on peut s’attendre à une nouvelle augmentation de l’épargne de précaution des ménages.

Le reste du monde ne va guère mieux. Ne pas voir le délitement de la situation internationale confine aussi à l’aveuglement. Outre, que comme nous l’annoncions il y a deux ans, partout des mouvements populistes se lèvent en Europe, (il sera plus difficile à Monti de s’imposer dans les urnes, que dans les salons de l’eurocratie), les mouvements de l’autre coté de la méditerranée constituent de banales émeutes de la faim, provoquées par la hausse des denrées alimentaires, ce que ne peuvent pas dire les journalistes aux ordres, qui préfèrent nous servir la flute sur le subit amour pour la démocratie de populations, qui demandent juste de ne pas souffrir de la spéculation sur les denrées alimentaires. Jamais le risque politique en Europe n’a été aussi élevé, ce que l’autre Mario de la B.C.E a bien compris, et évoque ouvertement dans ses discussions avec les journalistes. Mais pas plus que ceux qui ont signé les accords de Munich pour sauver leur ministère en 1938, ceux qui sont en place maintenant, n’ont de visions de long terme. A près eux le déluge. Et le déluge risque bien de nous emporter si on continue à manifester une telle médiocrité, qui réduit la politique à de la communication et à la chasse aux privilèges, si on continue à mépriser la colère de populations de plus en plus excédées. On l’a dit et on le répète, la place est prête pour les aventuriers. Louis XVI est mort un 21 janvier, lui non plus n’avait pas compris le 14 juillet 1789.



Renault, la crise économique est finie…

Carlos ne doit pas être au courant, concernant le choc de compétitivité que devrait provoquer l’accord sur la sécurisation de l’emploi, signé il y a quelques jours entre le MEDEF et des syndicats minoritaires.

Car, boom, il annonce la suppression de 7500 emplois en France, soit par ricochet sur les sous traitants et les activités de service liées à ces emplois, 23000 postes rayés d’un trait de plume dans l’hexagone.

Vous ne direz pas que vous n’étiez pas prévenus sur un blog comprendre la crise économique.

Deux explications pour ce jeu de massacre :

la première est macro économique : l’austérité pratiquée par les pays européens est la cause essentielle de l’écroulement de 10% de la demande de véhicules particuliers sur le continent. Comme pour Arcelor hier, comme le bâtiment demain, la chasse aux salaires et l’austérité budgétaire, conduisent les consommateurs à des choix qui sont en train de provoquer des sinistres dans les chiffres d’affaires des entreprises, qui licencient massivement, et contribuent ainsi à encore ralentir la demande.

la seconde est micro économique, prise en tenaille entre le haut de gamme allemand et les véhicules bons marchés, la marque Renault crève lentement de l’absence d’une véritable politique d’investissement pour développer de nouveaux modèles. Normal, la stratégie du groupe semble consister en une délocalisation en douceur, par grignotage progressif de la marque Renault par Dacia; propriété du groupe. Une délocalisation en douceur, par étape, le temps que le malade crève, et que le pouvoir politique fasse semblant de ne pas voir.

Car l’État actionnaire à hauteur de 15% du capital de Renault peut il reprocher quelque chose à Carlos? C’est la même politique qui est pratiquée à La Poste, France télécom, et dans toutes les entreprises sous le contrôle de l’Etat, alors pourquoi se gêner? Le redressement productif, avec une industrie qui représente maintenant 10% du P.I.B français tourne de plus en plus au gag.

Nous l’avons dit, et nous le redisons : la crise économique ne fait que commencer. 

 

   

 



Mali : la guerre comme moyen de résoudre la crise économique.

A défaut d’avoir d’autres solutions à proposer que de gagner du temps sur la crise économique, en injectant massivement des liquidités dans le circuit économique, le monde développé peut toujours choisir l’option de la guerre. En effet, la solution qui consiterait à ruiner les créanciers par de l’hyper inflation présente un inconvénient : les banques centrales seraient les premières à se ruiner puisqu’elles ont racheté massivement des dettes pour fournir des liquidités à l’économie. Aussi il reste la bonne vieille solution adoptée au début, et au milieu du 20°m siècle, pour résoudre deux crises majeures, sociales et économiques : la guerre. Elle présente tous les avantages : relance de la production et mobilisation des masses contre l’ennemi.

Sur un blog comprendre la crise économique nous faisons notre la devise de Raymond Cartier, pour promouvoir la décolonisation : plutôt développer la Correze que le Zambese. C’est pourquoi nous proposons la recherche de l’autonomie énergétique, notamment par le développement du gaz de schiste, les énergies renouvelables, le charbon et le nucléaire. La France devenue puissance moyenne n’a pas à dire quel gouvernement est bon pour un peuple. Il semblerait d’ailleurs que nous soyons expert en la matière pour remplacer le choléra par la peste.  Il est temps de changer de modèle, nous n’avons que faire de la mondialisation, ce qui devrait être le projet de notre pays c’est de vivre et de travailler au pays. Les peuples sont assez grands pour se débrouiller tout seul. Occupons nous de notre crise, devenons une nouvelle Suisse, démocratique et prospère.



Virgin : le symbole d’une crise.

La débâcle de l’enseigne Virgin est un concentré de tous les aspects cachés de la crise économique : une anomie sociale, la rapacité.

Une anomie sociale.

Le marché des ventes physiques de musique représentait 1300 millions d’Euros en France en 2002. En 2010 ce marché ne représentait plus que 500 millions d’Euros.

Entre temps la crise est survenue, mais elle n’explique pas toute la situation. La première cause de cette chute vertigineuse des ventes, a pour origine le fait que 50% des internautes pratiquent le téléchargement illégal, de musiques ou d’écrits. Les Français sont particulièrement constants en la matière : 85% des fichiers téléchargés seraient illégaux, contre « seulement » 70% aux États-Unis.

Hadopi n’a rien changé à cette réalité, le téléchargement direct par l’intermédiaire de sites d’hébergement, rend invisible à la Haute Autorité, trois millions de pirates.

La rapacité comme principe.

Mais ce comportement est le pendant d’un système économique, où le consommateur est une vache qu’il convient de traire au maximum. Car la raison du passage au son numérique, ne doit rien au progrès technique, à supposer qu’il s’agisse d’un progrès technique, puisque le son numérique n’est pas comparable à celui des anciens supports, qui pouvaient restituer toutes les nuances de sonorité. C’est un peu comme si Renoir avait réalisé ses toiles avec des feutres, et non avec de la peinture.

En réalité le passage au son numérique a été imposé par les producteurs, car il constituait une formidable diminution des coûts de revient par rapports aux anciens supports. Ce coût probablement situé sous un Euro pour un CD, permet de réaliser avec des prix de vente moyens à 15 Euros de très jolies marges.

On peut donc résumer ainsi les choses : des consommateurs victimes d’une asymétrie d’information, pratiquant massivement le téléchargement illégal, qui redécouvrent la réalité du coût de revient par eux même, car le temps passé à télécharger, le matériel nécessaire, ne sont pas gratuits. Quant  aux producteurs et distributeurs, ils veulent malgré tout, préserver leur rente. Pourtant il est probable que si les CD étaient vendus à des prix inférieurs à 5€, le téléchargement légal ou illégal trouverait moins de volontaires.

Virgin ne vend pas que des CD, mais on pourrait multiplier les exemples similaires sur d’autres produits.

Finalement, beaucoup d’économistes partisans d’une économie du tout marché, doivent trouver l’histoire formidable, car la morale serait la suivante : un dysfonctionnement du marché, un prix d’équilibre très au dessus de ce qu’il devrait être, produit un formidable ajustement qui va rendre plus raisonnables producteurs et distributeurs.

Pour nous, sur unblog comprendre la crise économique, c’est juste symbolique de la crise, c’est juste symbolique de l’économie dont nous ne voulons pas, où chacun est le pigeon de l’autre, pour le malheur du plus grand nombre, à commencer par les salariés de Virgin.

 

 

 

 



Conjoncture janvier 2013

Mais pourquoi donc la bourse monte t-elle ?

Ils espèrent faire croire que le pire est passé, alors qu’il est à venir, et ils n’ont absolument aucune idée de la façon dont ils vont se sortir de cette crise. Alors ?

D’abord ne boudons pas notre plaisir, nous avons gagné un peu de temps, la crise systémique qui semblait inéluctable a été repoussée à plus tard, à moins que… Mais ce qui compte c’est ce que les agents économiques pensent. Et dans le contexte actuel, pas besoin de grosses consommations de coke pour que les traders soient aux anges, il suffit que la fin du monde soit reportée de quelques jours. Et même si les moyens utilisés pour retarder la fin du monde sont très dangereux,  ils font monter les cotations. Ainsi les distributions massives de monnaies de singe par les banques centrales contribuent à alimenter la spéculation, car ces sommes d’argent doivent bien trouver une utilité, à défaut de s’investir dans l’économie réelle, alors autant alimenter une nouvelle bulle spéculative.

D’autre part les discours sur les efforts nécessaires finissent par porter leurs fruits : en attendant le nouveau tassement de la demande que vont développer la précarisation et la baisse des salaires, chacun comprend dans le pacte de compétivité nouvelle baisse des charges des entreprises, amélioration artificielle des résultats. Toujours ça de pris pour le court terme. Mais c’est de la morphine pure, il va y avoir accoutumance, et cela traduit la médiocrité ambiante. Quel entrepreneur génial doit son succès à la baisse des salaires ? Aucun, c’est un discours d’entrepreneur médiocre, ceux qui gagnent, les vrais, et qui ont toujours boudé le MEDEF et ses ancêtres, doivent leurs succès à leurs innovations, à leurs prises de risque.  

Et justement dans cette ambiance médiocre, la suite va être terrible, et d’ailleurs on commence à avoir les discours de préparation sur « le début » d’année 2013, qui ne va pas être formidable. Tu m’étonnes.

Alors il va falloir dormir avec le doigt sur le clic si vous montez dans le train de la spéculation. Parce que même si ça continue à monter en bourse on attend les signaux de l’économie réelle qui justifient la hausse. Attention de ne pas tomber dans le piège à con, car quand les opérateurs auront décidé qu’ils se seront assez gavés, il n’y aura pas de pitié, ils vendront massivement. Alors prudence, grande prudence. 



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