Chômage : chose promise, chose due.

On vous l’avait annoncé avant les présidentielles, les plans pas sociaux sortiraient après les élections. Cela n’a pas manqué : d’après un quotidien du soir  » 45 000 personnes ce sont inscrites à Pôle chômeur en Octobre. La France n’a jamais eu autant de chômeurs. «  

C’était prévisible et ce n’est qu’un début. Plus de chômage c’est moins de consommation, et le record d’austérité du dernier budget ne va rien arranger. On confirme notre prédiction de dépression, tous aux abris … 

Ils sont sourds au gouvernement ou quoi ? Vous pouvez toujours recommander un blog comprendre la crise économique, on ne sait jamais, peut-être qu’ils changeront de politique, enfin cela serait souhaitable… 



John Stuart Mill

« Il est peu probable qu’un homme soit un bon économiste s’il n’est rien d’autre que cela. »

Tu m’étonnes…



Triple A : j’ai fait un rêve.

Triple A : j’ai fait un rêve.

 

Imagine : une France qui aurait un déficit budgétaire de 10% du P.I.B.  Un plan incitatif  qui viserait à l’autonomie énergétique du pays avec développement des énergies alternatives pour vivre et travailler au pays, une relance du nucléaire, du charbon, du gaz de schiste pour l’industrie sidérurgique nationalisée et l’industrie relocalisée, grâce à la baisse de l’I.S et la pression des administrateurs de l’Etat, dans les conseils d’administration des entreprises où celui-ci demeure un actionnaire important. Imagine un secteur bancaire  réglementé où les banques de dépôts ne sont pas les banques d’affaires. Imagine un pays où la Banque de France prête gentiment sur ordre au Trésor pour financer le déficit budgétaire. Imagine que nous soyons le cauchemar des eurocrates et la joie de nos entrepreneurs qui auraient de jolis bénéfices même pas imposables, ou si peu. Imagine 5% de croissance, on l’aurait perdu deux fois notre triple A, même avec nos 8% d’inflation et notre économie pas du tout libéralisée ?   



Triple A : les faits sont têtus.

Tout allait pourtant mieux dans le meilleur des mondes. Et crac, ceux qui ne sont pas à la solde de la propagande, viennent nous redire cette vérité : on n’a jamais vu un pays réduire sa dette en période de récession. l’insolvabilité de la France va donc s’accroitre, et c’est très logiquement qu’une deuxième agence de notation dégrade la note française.  Il est vrai que la croissance attendue pour l’an prochain est de 0,8%, mais cela ne trompe personne, et ce n’est pas avec le choc de compétivité que les choses vont s’arranger…

A suivre… 



P.I.B européen : les faits sont têtus

Bien sûr que nous ne nous  sommes pas trompés concernant la dépression qui vient, (cf les deux articles précédents), croissance du P.I.B au troisième trimestre :

Italie – 0,2%, Espagne -0,3%, Portugal -0,8% , Hollande (le pays…) -1,1%, Grèce – 7%. Quant à la France où cette croissance du P.IB serait positive de 0,2%, les chiffres sont tellement crédibles, que l’investissement a reculé de 0,4% au troisième trimestre, que les ventes de logements neufs s’écroulent de 31% au  troisième trimestre, ce qui constitue une amplification de la déroute, puisque la diminution des ventes étaient de -27% au deuxième trimestre, et de – 23% au premier et c’est le plus mauvais résultat depuis 1995 !

Et comme ils n’ont aucune intention de revenir sur leurs politiques d’austérité, ce n’est donc pas du coté de la demande publique que les choses vont s’améliorer.

Ce n’est pas davantage la politique de la B.C.E qui y changera quelque chose : les taux sont déjà tellement bas, que la monnaie supplémentaire que Mario met à la disposition des agents économiques tombe dans la trappe à liquidités, autrement dit les banques thésaurisent en attendant gentiment l’éventuelle augmentation des taux.

Reste dans la logique des idéologues fous de l’eurocratie la dernière cartouche : la baisse généralisée des salaires, façon sauce grecque, pour faire baisser les coûts, d’où la gentille propagande sur le choc de compétitivité. Mais comme l’Europe exporte d’abord en Europe, la dernière cartouche risque de finir dans le pied, et dans le second, parce que pour le premier il a déjà été flingué depuis 2008 par les imbéciles politiques pratiquées. C’est la consommation des ménages européens qui va marquer le dernier arrêt avant le terminus de la dépression économique, parce que c’est la consommation que l’on va durablement réduire en pourchassant les salaires et les traitements.

Le marché est stupide et ne peut constituer la seule réponse en matière de politique économique, car contrairement à la propagande de la pensée unique, jamais les nations ne se sont développées sans un pouvoir politique qui dirige l’activité économique. Et que l’on ne nous parle pas du prétendu libéralisme américain : ainsi sans les commandes militaires, les dix premières entreprises américaines ne sont plus bénéficiaires. Et on aimerait bien justement l’éviter la guerre, car la dépression de la fin du 19°m siècle a provoqué la première guerre mondiale, la crise de 1929, la seconde. C’est pourquoi on est nostalgique de l’économie planifiée et régulée, et si possible, pas pour fabriquer des bombes.  



P.I.B français : + 0,2%

Cinglant démenti à nos analyses et nos prévisions? On n’aura pas le mauvais goût de dire que le chiffre tombe bien, en plein débat sur le pacte de compétivité, (travailler beaucoup plus pour gagner beaucoup moins), mais tout de même il y a un doute…

La réalité c’est qu’après une petite reconstitution des stocks, c’est le grand plongeon qui nous attend, il suffit de regarder l’évolution des ventes concernant le P.I.B marchand…



Inflation… ou pas…

Nous serions nous trompés concernant l’évolution des prix ?

En effet l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2% en octobre, après une baisse de 0,3% en septembre. Sur un an, l’indice a progressé de 1,9% en France.

le Royaume-Uni a annoncé hier une accélération de son inflation, à 2,7% sur un an, en octobre, contre 2,2 % en septembre.

On sait que la politique des banques centrales européennes et anglaise, devenue ultra souple, devrait théoriquement provoquer une augmentation des prix, par accroissement des masses monétaires. Il peut même s’agir d’une stratégie délibérée pour amoindrir le poids de la dette, et aussi pour affaiblir sa monnaie afin de favoriser les productions nationales dans la compétition mondiale. La F.E.D pratique d’ailleurs de la même façon une politique ultra accommandante, sous le prétexte de soutenir l’activité économique, mais aussi probablement avec ces deux objectifs inavoués : ruiner les créanciers, pratiquer une guerre monétaire.

Pourtant nous avons développé l’idée que nous irions vers la déflation, tellement la crise est profonde.

Un regard plus fin sur l’évolution des prix ne nous rassure pas, en effet cette nouvelle hausse de l’indice français est due principalement à l’augmentation des prix du tabac de +6,7% sur un mois (+9,9% sur un an). Hors tabac, l’essentiel de la hausse résulte de l’augmentation des produits alimentaires frais (+ 4,9 %). Autrement dit les secteurs qui résistent sont en situation d’oligopole, (la grande distribution), ou subissent des augmentations de taxes.

En revanche, l’indice des prix a enregistré une baisse des prix de l’énergie (- 0,5 %), en particulier des produits pétroliers (- 1,3 %) qui montre bien le ralentissement de l’activité économique mondiale. D’autre part, les produits manufacturés affichent un repli de 0,2 % en octobre qui accompagne l’écroulement du P.I.B marchand. (Par exemple, les ventes de logements neufs ont plongé de 30%, le mois dernier, ouille, ça commence vraiment à faire mal)… 

A vrai dire, nous n’avons jamais été aussi pessimiste concernant l’évolution économique, notre crainte étant qu’une banque, ou qu’un pays, se déclare brutalement être en situation de cessation de paiements, tellement la situation est structurellement dégradée, à cause des politiques pratiquées depuis 2008 .

A  suivre

A suivre



Hollande, ce qu’il a dit…

Il semblerait que nous ayons encore bon sur ce coup là… (Voir article précédent). Et il nous semble maintenant tout aussi évident que nous n’échapperons pas à une crise majeure en Europe. Quelque part, c’est le chemin obligé, il y a trop de résitances au changement, trop de cooptation, trop de corruption. C’est pourquoi nous on continue, pour construire l’après, façon programme économique de la résistance à la pensée unique, façon résistance aux idéologues de l’économie de l’offre.

A venir : le gaz de schiste, dans notre petite série sur l’autonomie énergétique, et notre réflexion sur inflation ou déflation au regard des derniers chiffres.



Hollande, ce qu’il va annoncer…

… ce que nous disions

Le 7 septembre : « crise économique : dix propositions pour l’aggraver »

Le 27 juin : « classe moyenne : la paupérisation »

Le 21 juin : « Nouveau gouvernement, même politique »

Le 18 juin : « Les cocus sifflent toujours deux fois »

Le 17 juin : « Résultats législatives second  tour »

Le 11 juin : « crise, elle s’aggrave » »

Le 31 mai : « sauvons l’Europe »

Le 14 mai : « Récession confirmation de mai »

Le 22 avril : « Résultat premier tour présidentielle »

Le 15 avril : « Résultat second tour présidentielle »

Un blog comprendre la crise économique : nous disons la vérité, mais nous disons aussi une autre politique économique est possible, une autre politique économique est indispensable, ici  Londres, ici Londres, nous résistons à la pensée unique, sauvons la démocratie, sauvons notre civilisation.



11 novembre

11 novembre 1918 l’Europe s’est suicidée dans une immense boucherie, halte au feu. 11 novembre 2012 : nouvelle tentative de suicide, à moins qu’il ne s’agisse d’un assassinat par les eurocrates. Voir dans les articles précédents pourquoi.



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