crise économique : J-13

Crise économique J-13

 

Pourquoi J-13 ? Regarder l’article précédent.

Même le F.M.I commence à s’impatienter du conservatisme et du dogmatisme des dirigeants européens. C’est dire ! A tel point que l’institution reproche maintenant aux européens leur attitude à l’égard de la Grèce. Quand on sait les plans d’austérité que le F.M.I a imposé à l’Argentine ou à l’Indonésie il y a quelques années, on mesure à quel point les eurocrates sont figés dans des positions idéologiques. Il faut dire que selon une étude de 2010 du F.M.I, une restriction budgétaire de 1% provoque une diminution de 1% de la demande intérieure au bout de deux ans, et une hausse du chômage de 1%, soit dans le cas français 300000 chômeurs en plus.

C.Q.F.D : les ventes d’automobiles neuves se sont écroulées de 8% en Juillet en Europe, et selon Pierre Mocho, Président de la fédération de prêt à porter, la baisse des ventes dans le textile est le plus fort recul depuis 20 ans, et le record de diminution des ventes en 2009 sera probablement battu cette année. On ne peut que constater combien sur un blog comprendre la crise économique nous avions raison, le parachutage de monnaie de singe n’est pas plus probant en Europe qu’aux Etats-Unis. Et dire que certains  payent très cher des « économistes « reconnus », qui ne cessent de se planter depuis des années. Enfin passons.

Hé Mario tu l’as trouvé finalement la théorie générale ? Si non on te l’envoie sous pli discret.

  

 



crise économique : j – 14

Pourquoi j-14 ? Regarder l’article précédent.

Dans l’état de N.Y  la production manufacturière s’effondre. L’Allemagne qui impose l’austérité à ses clients, (40% de son P.I.B exporté en zone euro), va bientôt  entrer en récession, grâce à son intelligente politique économique, (voir article fondateur).

Les marchés boursiers, aujourd’hui 17 septembre 2012 sont déjà revenus dans le rouge.

Encore une petite dose de morphine dans la zone euro, Mario, ou tu relis « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » ?

A demain J-13.

 

 



Crise économique : elle est finie

Sauvés, nous sommes sauvés, si on vous le dit. Il n’y a plus de crise de l’Euro, la croissance va revenir, il n’y avait pas des milliers de gens dans les rues en Espagne pour dénoncer l’austérité, et le chômage est un mauvais souvenir.

Si la recette de Mario était la bonne, dit Monsieur, pourquoi Ben en est au QE3? Un seul ne suffisait pas?

Aller, on profite de l’euphorie boursière, et on en reparle dans 15 jours, quand la morphine de la B.C.E ne produira plus d’hallucinations.



Banques centrales : fuite en avant et guerre monétaire.

Les annonces récentes de la F.E.D sont lourdes de sens. L’aggravation de la crise conduit cette dernière à faire tourner davantage la planche à billets. En augmentant la masse monétaire elle espère relancer l’investissement et la consommation. Cette démarche est typique de la pensée monétariste. La monnaie est tout, la monnaie peut tout. Il suffirait d’augmenter la masse des disponibilités pour que la croissance revienne.

Derrière cette croyance se cachent aussi deux aspects moins avouables. Les banquiers centraux espèrent bien faciliter la tâche des gouvernements et des autres débiteurs dans le remboursement de leurs dettes, grâce à un peu d’inflation. Mais surtout les américains espèrent bien affaiblir leur devise par rapport à l’Euro, afin de pénaliser les exportations européennes, et  doper les exportations américaines. A ce jeu là, ils savent être toujours gagnants : c’est la réponse de Ben à Mario, la B.C.E bridée par la prudence que lui imposent les Allemands concernant  les politiques d’expansion monétaire, ne pourra jamais être un aussi bon faux monnayeur que la Réserve fédérale, et le Dollar s’affaiblira toujours plus vite que l’Euro.

En effet ce que craignent les Allemands c’est que cette politique conduise à l’hyper inflation sans faire revenir la croissance. Et il s’agit bien d’une évolution possible de la crise.

A court terme, ce qui est certain, c’est que la spéculation va reprendre de plus belle, car la monnaie supplémentaire ne servira pas au redémarrage de l’investissement, car personne ne pense que la fabrication de fausse monnaie va relancer la demande. On peut donc s’attendre à des mouvements en bourse et sur les matières premières.

A long terme, nous jouons toujours gagnant dépression et déflation, car le message qu’attendent les entreprises c’est que l’économie réelle redémarre, pas que l’économie financière spécule à nouveau. Or les annonces concernant les restrictions budgétaires font beaucoup plus de mal que les annonces de parachutage de monnaies de singe. D’ailleurs derrière l’avalanche de manifestations de satisfaction des commentateurs aux ordres, curieusement une information a été oubliée : aux Etats-Unis la production industrielle s’est écroulée le mois dernier, comme jamais auparavant.  

Un seul exemple des contradictions de ces messieurs :  en France quel est l’intérêt d’avoir une banque d’investissement supplémentaire disposant de trente milliards d’Euros, si le budget de la nation se contracte de la même somme ? On échange la perpective d’une demande hypothétique portée par l’investissement dans le long terme, contre une demande immédiate et certaine avec les dépenses budgétaires, pour peu que l’on oriente la consommation de l’Etat vers des entreprises françaises.

En attendant profitons de la hausse des cours, parce que la suite ne va pas être triste.  



Moscovici

Moscovici tiendra t-il, le moment venu, le même discours aux Français qu’aux Grecs ? A savoir, quand un ministre, conservateur (!), grec demande une pause dans la rigueur, un ministre socialiste français, lui répond qu’il y a un préalable : que les efforts demandés soient effectivement effectués. Où donc les Grecs vont ils trouver les milliards supplémentaires d’économies demandées? En baissant encore les salaires des fonctionnaires? En renvoyant davantage de ces derniers dans leurs foyers? Objectivement ça fiche la trouille. Pas tellement parce que l’on est surpris, on sait bien ce que les amis du ministre votent au parlement européen, non, ce qui fiche vraiment la trouille, c’est cet aveuglement à vouloir transformer la récession en dépression, à traiter le berceau de la civilisation européenne en sous peuple qui mérite une leçon. Peuple grec, pardonne nous, pas plus que tous les français n’étaient colonialistes comme Ferry, pas plus tous les français ne souhaitent t’humilier et t’étrangler.  



Crédit agricole : merci qui?

Crédit agricole : merci qui ?

 Depuis que l’on a écrit  » Crédit agricole quel risque? » sur un blog comprendre la crise économique? , l’action est passée de 3€ à presque 6€. , Comme nous vous l’avions annoncé en conclusion de cet article, cela était prévisible, risqué, mais prévisible.

Pourquoi cet engouement pour le titre ? Parce que la B.C.E a annoncé qu’elle financerait massivement les besoins de l’Espagne et de l’Italie en liquidités, où le Crédit Agricole est fortement engagé. Gros soulagement, adieu les beaux principes, la crise d’insolvabilité généralisée et la probable crise systémique sont repoussées à plus tard.

Reste à savoir si le soulagement sera durable ou éphémère. Joli pari spéculatif à prendre sur ce titre : faut il vendre ou conserver ? C’est bien connu en bourse le plus difficile n’est pas d’acheter mais de vendre au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard.

En ce qui concerne la crise, la question importante est maintenant est celle-ci : Hyper inflation ou dépression ?

Le gonflement sans mesure des bilans des banques centrales, et l’ardeur nouvelle à faire tourner la planche à billet pourrait se traduire par une expansion des masses monétaires provoquant une hyper inflation, et il y a des mauvaises langues pour dire qu’il s’agit de la nouvelle stratégie des banquiers centraux pour ruiner les créanciers et sortir de la crise d’insolvabilité. Nous on y croit pas vraiment : le bilan de la B.C.E est gavé de créances sur les états de la zone Euro. Comment pourrait elle avoir une stratégie qui en ferait un établissement moins solvable que les caisses d’épargne espagnoles ?

Non, il s’agit plutôt d’un va tout pour reculer les échéances en attendant quelque chose, un truc qui s’apparenterait à un miracle, une reprise de la croissance économique.

 Notre position est que les effets déflationnistes des politiques d’austérité vont l’emporter sur les effets de la distribution de monnaie de singe, et c’est pourquoi on continue de jouer gagnant dépression et déflation.     



Trente milliards d’économies.

Hollande choisit de transformer la récession en dépression.  

Et nous, nous choisissons l’information libre qui dit la vérité. On relira avec profit ce que nous écrivions les 27, 21, 18, 17 juin, 31 et 26 mai, 22 Avril.

Nous maintenons ce que nous affirmons depuis deux ans, c’est la demande qu’il faut soutenir, ce qui représente exactement le contraire de la politique suivie par les eurocrates et leurs complices. Si on veut faire des économies, commençons par supprimer les gabegies : les régions qui nous coûtent 100 milliards pour rien, ou presque rien comme de conforter des petits féodaux, chassons les planques de la République distribuée par cooptation. Rétablissons la récompense du mérite en abolissant l’impôt sur les sociétés, retenons nos jeunes chercheurs, nos jeunes talents par des rémunérations dignes et des avantages. Préférons la rémunération du travail en rouvrant nos mines et en recherchant notre autonomie énergétique par la multiplication des sources d’énergie, développons nos réseaux de transport et de communication, favorisons la propension à consommer des ménages, utilisons le budget et le plan pour privilégier les entreprises françaises. Keynésien et colbertiste, plus que jamais cela est nécessaire, car la pensée unique mise en exergue par un médiocre personnel politique, qui ne sait plus faire que de la communication, nous prépare une des grandes catastrophes, dont l’histoire, dont on avait proclamé la mort un peu vite, a le secret.   

 



Crise économique : dix propositions pour l’aggraver.

Crise économique : dix propositions pour l’aggraver.

 

Proposition 1 : renforcer les politiques économiques libérales actuelles avec distribution de monnaie de singe à gogo dans les moments critiques. Cela ne permet pas le redémarrage de l’investissement, mais stimule la spéculation.

Proposition 2 : Faire mieux que la règle d’or, en ayant des budgets en excédent, de façon à accélérer le diviseur qui entretient la récession.

Proposition 3 : augmenter la T.V.A à 25% pour ralentir davantage la consommation.

Proposition 4 : supprimer le S.M.I.C pour permettre une diminution encore plus importante des salaires, et définitivement écrouler la demande.

Proposition 5 : privatiser les entreprises publiques, à commencer par E.D.F, il n’y a pas de raison que seuls les Japonais connaissent un Fukushima.

Proposition 6 : supprimer les gouvernements nationaux dans la zone Euro et les remplacer par un gouvernement européen en nommant :

-        Mario 1 ministre de la fausse monnaie

-        Mario 2 ministre des plans d’austérité ;

-        Angela ministre du sabotage productif, avec zone de compétence comportant toute la zone euro, à l’exception de l’Allemagne.

Proposition 7 : adopter la même protection sociale qu’aux Etats Unis pour être sur que tous ces salops de pauvres soient vraiment pauvres.

Proposition 8 : Equiper la police française de Dacia plutôt que de Peugeot, pour faire des économies, et être bien certain qu’Aulnay va fermer.

Proposition 9 : Baisser tous les traitements des fonctionnaires de 30%, pour faire mieux que Laval en 1934.

Proposition 10 : Supprimer le code du travail et donner à chaque salarié un statut d’entrepreneur individuel, ce qui permet de résoudre le problème de l’indemnisation du chômage. Tu travailles, tu gagnes (chichement), tu chômes, tu crèves.

Remarque pour les eurocrates : même si vous bavez d’impatience d’appliquer ce programme, on n’est pas obligé de tout faire en une seule fois. Dépensons d’abord des millions en communication avec le budget européen pour expliquer aux masses arriérées la nécessité de faire des efforts. Si les gueux résistent employer les grands moyens : tirer dans le tas comme en Espagne et faites venir les anciens gauchistes à la télévision pour expliquer à tous ces crétins pourquoi ils doivent en suer. Suggestion d’anciens gauchistes passés au caviar pour faire de la pédagogie sur TF1: Cohn-Bendit, Cambadélis.

 

Et puis après, quand on aura connu une bonne et grande dépression, quelques guerres civiles et une seconde guerre mondiale, enfin on pourra  passer à autre chose.

 



Sauver nos petits sous : (4), les livrets.

Les livrets : dans ce contexte morose, ils ne constituent que du bonheur. En effet il s’agit, à notre avis d’un des meilleurs instruments de gestion de trésorerie disponibles à ce jour. Le rendement des O.P.C.V.M de trésorerie étant ridicule, les livrets réglementés  procurent le meilleur rendement net possible, puisqu’ils sont exonérés de fiscalité, jusqu’à battre les obligations. Leur sécurité est maximale, et même supérieur à celui des O.P.C.V.M de court terme, puisque rappelez vous, on a vu des grandes banques se mettre en difficulté, déjà en 2007, ainsi que les années suivantes sur ces produits. La raison étant que pour doper des rendements peu attractifs, des établissements financiers avaient glissé des produits à risque dans ces O.P.C.V.M.

Seuls les rendements des dividendes sont supérieurs en ce moment, à condition que vous les perceviez, et par ailleurs si vous regardez l’évolution de la valeur d’actions comme France Télécom, réputée pour verser de gros dividendes, vous perdez largement les montants perçus en dividendes avec la moins value liée à l’écroulement de la valeur de l’action…

A notre avis, il faut  adjoindre aux livrets réglementés toute la collection des livrets bancaires, pour réaliser des sauts de puce sur les périodes promotionnelles, qui procurent en général, si vous laisser vos dépôts trois mois, des rendements imbattables. Attention les taux proposés sont bruts, il faudra déduire la fiscalité, en général entre 1 et 2%

Par ailleurs en général quand les périodes promotionnelles arrivent, c’est souvent signe que les établissements s’attendent à des coups de tabac sur les marchés boursiers. Or si vous suivez notre chronique depuis le début, l’idée c’est quand même de racheter des actions pendant les coups de torchon, de prendre ses bénéfices dans les courtes périodes d’euphorie, et de les replacer gentiment sur les livrets en attendant la grosse déprime suivante. Or, si vous retirez de l’argent avant la fin de la période d’engagement, vous percevrez un rendement hors promotion, c’est-à-dire nettement moins bien que le taux promo.

En conclusion, il s’agit de placements d’attente, et dans ce contexte de crise très grave, cela représente une grosse qualité, c’est un instrument de gestion extrêmement souple, puisque en un clic vous pouvez tout vider. Dernière avantage non négligeable, il s’agit d’instrument de diversification irremplaçable, car il est peu probable que tous les établissements financiers de différents pays se retrouvent en même temps en situation de faillite. Donc pourquoi s’en priver ? Il faut bien vivre avec la crise provoquée par les économistes de l’offre, c’est une autre façon de s’opposer, de valider nos propositions.      

      



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