RESISTANCE J-0

En mai 1940 un régiment d’artillerie lourde se débande à 8km de Sedan sur la seule base d’une rumeur. Or, ce régiment tenait sous son feu les ponts de Sedan par lesquels Guderian va engouffrer ses blindés, pour prendre en tenaille l’armée française.

Plus tard, certains des bombardiers français, chargés d’arrêter l’hémorragie, reviendront à leur base sans avoir accompli leur mission, estimant impossible de franchir la D.C.A allemande.

Ce que témoignent ces événements, c’est de la faillite d’une élite. Incapacité du commandement à contrôler ses troupes, incapacité de l’état major, à intégrer les contraintes d’une guerre moderne.

C’est la même faillite qui s’organise devant la crise économique.

15 jours après l’euphorie déclenchée par le Président de la B.C.E, tout le monde peut constater que les perspectives économiques n’ont jamais été aussi sombres.

C’est l’incapacité à concevoir autre chose que des politiques de l’offre pratiquées depuis trente ans qui est la cause de la crise économique.

C’est l’incapacité à comprendre le jeu des dirigeants allemands qui nous conduit au désastre.

Dans la veulerie de la collaboration Laval disait souhaiter la victoire de l’Allemagne. Avec la règle d’or, voilà chose faite. L’Europe a une monnaie allemande qui permet à l’Allemagne d’exporter 40% de son P.I.B en zone Euro sans désavantage de change, sans rencontrer de véritable résistance, puisque l’industrie française est exsangue, l’industrie italienne bientôt ruinée par les politiques d’austérité.

L’Allemagne bénéficie d’une rente ricardienne grâce à son O.P.A sur la R.D.A, et elle a récupéré son espace vital jusqu’à l’Ukraine.

Cette situation ne perdura pas, car parmi  les victimes collatérales de cette politique, figure le peuple allemand qui subit une austérité sans précédent.

Ce qui perdurera c’est le discrédit de la construction européenne, présentée comme humaniste et généreuse, qui se révèle policière contre les peuples en colère, et pourvoyeuse d’appauvrissements. Ce qui risque de perdurer, c’est le discrédit de la démocratie gangrénée par des politiciens professionnels corrompus, et dont la communication se réduit de plus en plus à des numéros de bouffons.

Une autre politique est possible. En témoigner est déjà un acte de résistance.



Salon de l’automobile : crise j-1

Il n’y a plus de précaution de langage. Les constructeurs automobiles français annoncent qu’ils s’attendent à une dépression de leurs ventes en Europe. Le P.D.G de Renault précisant qu’une disparition de la marque, étant du domaine du possible.Il faut dire qu’il fallait être aveugle pour ne pas voir où on voulait en venir avec Dacia.

Ainsi va la dépression qui vient…

 



Chômage : la machine infernale. j-3

Aulnay, sidérurgie, et voilà les plans sociaux en pagaille dont on vous parlait avant les présidentielles sur ce blog.

Monsieur Peugeot ne vend plus ses voitures, il n’achète donc plus d’acier à Monsieur Mittal qui ferme ses usines. Monsieur Lambert qui travaillait chez Mittal, n’ayant plus de salaire, n’achètera pas le pavillon attendu à Monsieur Bouygues, qui va réduire les contrats de ses, (nombreux), sous traitants, qui n’embaucheront plus d’intérimaires, et qui réduiront leurs achats chez Monsieur Carrefour, qui réduira sa demande à Monsieur Danone.

Résultat un chômage qui explose et s’auto alimente.

Monsieur Jean Marc, dont les recettes fiscales vont s’effondrer, va nous parler de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal, pas comme destination de vacances, mais bien comme d’un nouveau projet socialiste, celui de la règle d’or, de la mondialisation, de l’Eurocratie.

On continue le massacre ou on change de politique économique? Genre keynésien et colbertiste, genre un blog comprendre la crise économique, parce que les balles de plastic de la police espagnole ça fait mal, et on n’aimerait pas ressembler à la Syrie d’aujourd’hui. 



crise économique j-4

Comme prévu, les démocraties commencent à se déliter. Les affrontements de plus en plus violents aujourd’hui en Grèce et en Espagne en annoncent d’autres. Un ancien article du blog « coup d’état en Grèce » risque de devenir actuel.

La crise continue de s’aggraver, un constructeur automobile comme Renault annonce clairement des prévisions très pessimistes pour le secteur en Europe.

On espère que vous avez profité de l’intox distillée par les médias, après la distribution de morphine par Mario, pour dénouer vos positions boursières.

S’il n’y avait pas la souffrance des peuples à venir, on regarderait avec plaisir les théoriciens de la pensée unique se prendre des gamelles, après toutes ces années où ils ont si bien pratiqué le terrorisme intellectuel. Le plus jubilatoire étant de commencer à les entendre proposer un keynésianisme canada dry, qui ne remettrait pas en cause leurs rentes de situation, un keynésianisme où l’on accepterait éventuellement un déficit budgétaire important, mais sans se donner les conditions de sa réussite, en revenant à une politique des revenus, à une planification incitative, par exemple.

La crise va les balayer tous ces idéologues du passé, et cela sera tant mieux, espérons que la démocratie ne sera pas emportée avec.

 



Indignés : crise économique j-5

Non aux privilèges des politiciens, criaient les indignés dans les manifestations très violentes de ce soir à Madrid, manifestations qui annoncent les graves troubles sociaux qui vont s’inviter dans le débat économique en Europe.

Il est vrai que l’on ne sait plus si ce qui est vrai à Paris, l’est encore à Paris. Ainsi les futurs signataires de la règle d’or ont des comportements étranges. Selon l’ancienne ministre du budget,  la masse salariale des collaborateurs des vice-présidents et des présidents de commission de la région Île-de-France a été multiplié par deux en cinq ans. Cela fait désordre, heureusement les contrats de pas d’avenir arrivent, ça va coûter moins cher…

Autre idée pour respecter la règle d’or : les intérêts sur la dette représentent 40 milliards d’Euros, c’est le deuxième poste de dépenses de l’État. Plutôt que de faire appel aux marchés financiers, revenons aux bonnes vieilles pratiques. En période de déficit budgétaire faisons que la Banque de France accorde une petite ligne de crédit, gratos sans intérêt, au Trésor Public. Comment ça ce n’est plus possible car nous avons perdus notre souveraineté monétaire ? Zut alors, et dire que l’on va perdre aussi notre souveraineté budgétaire…

C’est qui le type qui a fait ouf? Ha c’est un banquier. 

ça va mieux chez Peugeot? Non. Ha bah on peut pas faire plaisir à tout le monde.

 



Allemagne : contraction J-7

L’activité économique en Allemagne ralentit. Qui pouvait en douter, comment ne pas l’avoir prévu? On l’a dit et on le répète : le modèle allemand ne tient que si il y a des acheteurs pour les 60% de P.I.B allemand exporté. C’est pour cette raison que les allemands commençaient à recentrer leur modèle en cédant d’importantes augmentations de salaires, pour soutenir la consommation intérieure. Mais la crise s’aggrave de jour en jour, l’austérité imposée a produit et produira des effets dévastateurs, une machine infernale s’est mise en place,  il faudrait une remise en cause globale, et non des mesures partielles.J-7 (voir les articles précédents) : la politique de la B.C.E n’y changera rien. 



Règle d’or, crise économique J-9

Une idée pour la signature de la règle d’or : et si on allait la parapher à Rethondes? C’est bien un abandon de notre souveraineté, une capitulation devant la crise, et une victoire de l’Allemagne, non? 

Enfin de l’Allemagne, d’Angela surement, pour le peuple allemand c’est une autre histoire : la consommation stagne depuis dix ans, on entend à Berlin des chômeurs scander : reconstruisez le mur, trois fois plus haut, trois plus large, et la récession arrive en Germanie, car pour exporter 60% du P.I.B, il faut que les pays européens ne soient pas en dépression, et là, malgré la distribution massive de monnaie de singe par la B.C.E, c’est très très mal parti, comme en Italie, ou l’autre Mario, ancien employé de la même banque américaine que celle qui employa le Mario de la B.C.E, constate que sa politique produit des résultats de croissance pires que ceux qu’il avait prévus.



Grèce : en route vers la déroute, crise J-10

Le 26 septembre aura lieu la quatrième journée de grève générale en Grèce depuis le début de l’année. Des magistrats ont défilé la semaine dernière dans les rues d’Athènes.

La politique d’austérité imposée aux Grecs est de plus en plus absurde : un enseignant qui gagnait 1500€ il y a deux ans en gagne environ 800 aujourd’hui. la troïka des créanciers souhaite une purge supplémentaire de 150000 licenciements dans la fonction publique, une augmentation de la fiscalité de 20%, une augmentation de l’âge de la retraite de 65 à 67 ans, et, une refonte du droit du travail, afin de faciliter les licenciements et de réduire les indemnités.

Quand nous avons proposé dix mesures pour aggraver la crise, on ne pensait pas être pris à la lettre.

Le P.I.B de la Grèce a chuté de 25% en quatre années, les nouvelles mesures d’austérité vont diminuer davantage la consommation et les recettes fiscales. C’est une absurdité économique.

Les souffrances imposées au peuple grec constituent une insulte à l’humanisme qui sous tendait le projet européen. C’est une insulte à l’histoire européenne : à une autre époque des idéalistes européens se sont battus pour que la berceau de la civilisation européenne recouvre son indépendance. C’est un véritable attentat à notre identité qu’imposent les eurocrates.

Et surtout c’est une mise en danger de la démocratie.

Et pendant ce temps la B.C.E fait ronfler la planche à billets inutilement, car tout le monde attend la catastrophe, et enferme soigneusement ses petites noisettes.

Amis américains vous pourriez nous prêter un grand homme, genre Roosevelt?

 

 

 



Monétarisme : J-11

On ne résiste pas au plaisir de vous communiquer de larges extraits d’un article du Monde.fr du 20/09 à 7H11, qui s’intitule « Selon l’un de ses dirigeants, la F.E.D est démunie pour répondre à crise »

« La banque centrale des États-Unis, n’a absolument aucune idée de ce qu’il convient de faire pour sortir l’économie américaine de l’ornière  a déclaré mercredi 19 septembre un de ses dirigeants, Richard Fisher. La vérité, cependant, est  que personne au sein du comité de la politique de la F.E.D ni de la banque centrale ne sait réellement ce qui entrave l’économie, a déclaré M.Fisher dans un discours à New York » (…)

« UN ÉQUIPAGE DE MARINS IVRES « 

« faisant valoir que des milliers de milliards de Dollars prodigués abondamment par la Réserve fédérale dorment dans les coffres des banques, des entreprises, ou de fonds monétaire, M.Fisher estime que continuer à inonder le marché de liquidités ne mènera à rien  ».

Inutile de vous dire que sur unblog comprendre la crise économique, on a le triomphe pas modeste.

M Fisher devrait nous lire pour comprendre pourquoi le monétarisme conduit à l’échec.

Il faut revenir aux politiques keynésiennes, mais, et c’est ce qui bloque, en rétablissant les conditions de leurs succès, (politique des revenus, retraite par répartition, voir l’article sortir de la crise économique).

En attendant, en France, le gouvernement ne parvient pas à boucler son budget, et il ira dans le mur, parce que la production marchande s’effondre, et l’hypothèse de 0,8% de croissance est à se plier de rire. D’ailleurs Martine est déjà en embuscade pour piquer sa place à Jean-Marc.

Dis, Mario, tu penses quoi de tout ça ? Toujours décidé à copier la F.E.D ?

 



crise économique j-12

Pourquoi J-12? Regarder les articles précédents.

 

Ce qui démontre bien la nature d’une crise de surproduction mondiale, c’est que la croissance des pays émergents ralentit.

Ainsi en Chine elle est passée de 16% à… 9%, pas mal quand même.  Mais l’Inde,  le Brésil, l’Argentine connaissent le même sort.

Les échanges internationaux , en majorité manufacturiers ne se sont pas encore contractés au point de devenir négatifs, mais la progression est passée de 20% par an à 4%. Ces pays connaissent le même sort que l’Allemagne : les politiques d’austérité en diminuant la demande, mondialise la crise.

Dans le cas de la Chine, un point est très intéressant : pour soutenir la demande, les hausses de salaires de 15% par an devait relancer la consommation intérieure, mais l’échec de cette politique est sensible.

Explication? Comme nous l’avons développé dans différents articles, il ne suffit pas d’un déficit budgétaire ou d’une augmentation des salaires pour relancer la demande à tous les coups : il faut aussi réunir des conditions. Or dans le cas chinois une des conditions n’est pas respectée, et cela favorise la propension à épargner : il n’y a pas de protection sociale digne de ce nom, aussi les ménages ont profité de ces augmentations salariales pour gonfler leur épargne de précaution .

On est assez loin des raisonnements des monétaristes pour qui il suffit d’arroser pour que ça pousse…

Au fait Mario, la théorie générale, ça avance?



12

le kiosque |
Bliid |
wowgoldhao |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | On S'Bouge
| appleshoes
| CGT Association Rénovation