inflation ou déflation?

Comme vous le savez, nous situons notre chronique « sauver nos petits sous » dans un contexte de déflation. Pourtant des publications récentes de chiffres dans la zone Euro montrent une accelération de la hausse des prix dans certains pays.

Deux tendances contradictoires s’affrontent.

La première est la conséquence de la réponse à la crise par la B.C.E : création massive de monnaie de singe, avec deux objectifs, éviter la crise d’insolvabilité, éviter la déflation.

La seconde est la récession avérée de la zone Euro, qui pèse sur la baisse des prix.

L’inflation étant une hausse générale des prix sur une longue période, la déflation étant une baisse des prix, reprenons l’équation MV = PT.

En multipliant la monnaie de singe, M, soit la masse monétaire, Mario devrait logiquement augmenter le prix des transactions, PT. Mais, premier hic, contrairement à ce qu’affirme nos camarades monétaristes, V, la vitesse de transaction n’est pas stable, ce n’est pas du tout une constante, il s’agit bien d’une variable. Elle diminue de façon inquiétante dans beaucoup  de pays, et Mario se trouve engagé dans une course poursuite avec ce qui traduit, non pas une récession ordinaire, mais ce big one, ce que ces messieurs n’ont pas encore compris. Aussi, sauf conversion aux politiques de relance, et cela semble mal parti, nous restons sur nos positions : la crise a attaqué tellement en profondeur les ressorts de la demande que c’est bien vers la déflation que nous allons.



Crise économique : contre la médiocrité, nous préférons l’audace.

La seule opposition qui vienne du camp socialiste à la politique gouvernementale, c’est celle du Président du Sénat pour s’insurger contre le non cumul des mandats ! Cela nous confirme dans ce que nous avons proposé dans l’article fondateur : faire des économies, oui, en diminuant les dépenses inutiles, par exemple en supprimant le Sénat.

Pour le reste, comme nous l’avions prévu, la crise continue de s’aggraver. Le P.I.B marchand de la France s’écroule, ce qui se traduit, entre autre, par une chute de -14% de la construction des logements neufs et une augmentation du chômage de 1,4%. En Espagne la récession s’accélère aussi puisque sur le dernier trimestre mesuré, le P.I.B recule de -0,4%, contre -0,3%, le trimestre précédent.

La seule bonne nouvelle, est, que comme nous l’annoncions le 12 novembre sur ce blog, « crise économique et abandon du nucléaire, la grosse plaisanterie », le nucléaire est décrété par un ministre, industrie d’avenir. Information à mettre en rapport avec la baisse annoncée de… 6 centimes du litre d’essence. Autre grosse plaisanterie : plus de 70% du prix du litre est constitué de taxes. De qui se moque t-on ?  

Autre vérité, si les Français prennent leur voiture pour aller travailler, c’est parce qu’ils n’ont pas le choix. Pour qu’il y ait un choix il faudrait rétablir le service public en matière de transport, notamment en rouvrant des lignes de chemin de fer dans les départements où il n’y en a plus. Idée à combiner avec la recherche de l’autonomie énergétique de la France. Et comme cela passe par l’industrie électrique, énergie que l’on ne sait pas stocker, il faut consommer ce que l’on produit. C’est donc un autre modèle de développement qu’il nous faut, c’est vivre et travailler au pays, la vraie décentralisation, pas celle des petits féodaux, celle qui couvre le pays de micro centre de production électrique, alimentant le maillage du territoire par des transports en communs et des pôles d’activité économiques qui consomment de l’électricité.

On reviendra sur cette question de l’autonomie énergétique dans un prochain article, car cela passe aussi par le développement de notre production nucléaire et pétrolière, sans oublier le charbon bien sûr, histoire de rappeler, que nous on est productiviste, et on assume :

Un plan, un projet industriel, une vision productiviste. Keynésien pour le court terme, colbertiste pour le long, si on vous le dit.

Après vous avez aussi le droit de préférer le suicide avec la pensée unique, l’économie de l’offre, et le développement durable.  

 



Sauver nos petits sous (en période de déflation), (3), les O.P.C.V.M

Les O.P.C.V.M sont créées à la fin des années 70 pour permettre aux petits Français, présumés nuls en économie, d’accéder aux marchés financiers en toute quiétude, puisque le principe consiste à déléguer la gestion de ses petits sous à des professionnels regroupés dans une société, et dont les parts sont vendues par les institutions financières sous la forme d’actions d’O.P.C.V.M. Evidemment ce n’est pas gratuit, les dits professionnels rémunèrent leurs prestations au passage, mais puisqu’il s’agit de professionnels, vous êtes censés être à l’abri des grosses catas. (Rires nerveux des acheteurs d’OPCVM, depuis 2007).

Il est d’usage d’en distinguer deux catégories…

Vous avez trouvé ?

O.P.C.V.M  actions et obligations. Perdu avec les monétaires, les mixtes, on peut facilement distinguer quatre catégories.

SICAV et FCPI ? Cela pourrait être juste, mais ce n’est pas la bonne réponse.

La solution qu’elle est t-elle alors ?

Vous connaissez la logique du blog, on est vendu à personne, pas encore, notre objectif est de délivrer une information économique que vous ne trouverez nulle part ailleurs, en assurant la promotion d’une autre politique économique, parce que cette crise est différente des autres, et que l’on aimerait bien empêcher l’apocalypse. Donc on essaye de dire la vérité, au risque de se tromper, même si jusqu’à maintenant visiblement on ne s’est pas beaucoup fourvoyé.

La bonne réponse c’est : il y a les O.P.C.V.M du tout venant distribuées par les réseaux de façon courante, et vendues de façon plus ou moins agressive par « les conseillers financiers », avec des discours qui laissent pantois. Genre : cette SICAV a monté de 10% l’an dernier donc c’est un bon placement, raisonnement économique imparable : ça monte, donc ça va monter encore. Bref j’en connais qui course encore leur conseiller financier équipé d’un fusil de chasse en criant au vol. On vous rassure tout de suite, vous avez perdu de l’argent, mais ce n’est parce que vous êtes tombé sur un gangster, juste sur un incompétent qui avait la pression de ses supérieurs pour vendre un maximum de produits… Bref les O.P.C.V.M des grands réseaux n’ont pas la réputation d’avoir particulièrement bien résisté à la crise.

Reste notre deuxième catégorie, celle distribuée par les « banques privées », c’est-à-dire les banques que les grands réseaux réservent à leurs meilleurs clients, les plus riches. Gestion personnalisée, attentive, que l’on joue dans des locaux spacieux pour impressionner le chaland. En vérité pas de miracles à attendre non plus. Ce qui peut faire leur intérêt, c’est surtout la défiscalisation que permettent beaucoup de ces produits

Bref, vous avez compris, on est assez réservé sur ce type de placements. Maintenant si vous détenez des OPCVM qui vous ont fait gagner beaucoup de sous depuis 2008, et il y en a quand même, vous pouvez toujours les signaler en commentaires.

Mais, dans le contexte à venir, notre opinion c’est que le moindre risque consiste encore à rester très liquide, quitte à effectuer des aller retour, mais en direct sur des titres, parce que si vous écoutez ce que prévoit le premier ministre Grec en cas de sortie de son pays de la zone Euro, à coté, tout ce que nous avons écrit jusqu’à maintenant dans les articles précédents, c’est Alice au pays des merveilles.



Projet socialiste…

L’actuel président de la République parviendra-t-il à créer l’inévitable, à force d’avoir appelé les Français à s’y résigner ?

On n’a jamais vu depuis Vichy une telle capacité de démobiliser, au nom du moindre mal, l’espérance et la volonté des citoyens.
L’abandon de la planification, le gaspillage des deniers publics pour la seule indemnisation du chômage (sans compter le manque à gagner dans la production et les pertes de rentrées fiscales et sociales), le marché substitué au service public, le démantèlement par pan entier de l’industrie, le mathusiannisme démographique qui va progressivement figer le pays dans l’étroitesse conservatrice qui accompagne habituellement la sénescence, la démission de l’Etat devant les arbitrages des grands,…,la fin de l’indépendance nationale et bien entendu l’exacerbation de l’individualisme qui masque toujours les grandes déroutes, dessinent déjà sous nos yeux les traits d’une France résignée à subir la crise le moins mal possible. Ainsi triomphe en tout domaine l’idéologie de la démission…

De quoi parlaient-ils ? De la  règle d’or qu’ils s’apprêtent à voter qui consacrera l’abandon de la souveraineté budgétaire, après l’abandon de la souveraineté monétaire ?

Perdu : ils conspuaient le giscardisme, qu’ils assimilaient au régime de Vichy. Projet socialiste,  Mars 1980, Club socialiste du livre. ISBN 2-865112-001-5, page 95.

A méditer…   

 



Sauver nos petits sous : les obligations.

Sauver nos petits sous dans un contexte de déflation : les obligations.

Si l’hypothèse de la venue de la déflation est la bonne, le choix des obligations, pas franchement sexy en ce moment pourrait devenir intéressant.

Certes actuellement il s’agit d’un placement peu motivant pour les raisons suivantes :

-         On ne peut écarter le syndrome emprunt russe et se demander combien il y aura de Grèce demain, ou d’entreprises en apparence solides qui seront insolvables.

-         Les rendements n’ont rien d’attrayant, on peut faire mieux avec des livrets, sans parler des dividendes.

Mais dans un contexte de déflation tout peut arriver. Il n’y a plus de protection crédible, même sur les livrets. La meilleure protection reste alors la diversification des placements.

D’autre part les rendements réduits des obligations à taux fixes peuvent devenir lucratifs. En effet les taux des livrets dans un contexte de déflation faibliraient jusqu’au zéro pointé. Les rendements des dividendes seraient affectés par l’aggravation de la crise.

Ce qui ne veut pas dire que les obligations à taux fixes deviendraient des martingales. D’abord on ne peut pas présumer de l’évolution des taux des futures obligations. En effet devant la dégradation des solvabilités les emprunteurs pourraient se trouver contraints de proposer des taux plus élevés. Et mathématiquement la valeur des anciennes obligations baissera jusqu’à égalisation des rendements. Dans ce cas il y aura mauvaise pioche avec nos obligations.

Ensuite l’hypothèse de la déflation n’est pas incompatible avec le retour de l’hyper inflation. En effet avec la monnaie de singe injectée massivement par les banquiers centraux et l’inéluctable nécessité de ruiner les créditeurs que l’on ne pourra rembourser, il est possible que nos amis monétaristes, anciennement vertueux, choisissent la politique du pire.

Bon, il parait que l’on n’est pas optimiste sur ce blog. Et, en effet, nous pensons que nous sommes dans les prémices d’une crise majeure. Mais à défaut d’avoir une quelconque influence sur l’évolution des événements, on peut toujours prendre date. Ici Londres, Ici Londres… Et proposer des pistes pour s’adapter à la situation. Les fortunes se font pendant les crises, y compris les fortunes des théories économiques. On va bientôt savoir si la pensée unique a raison d’être unique. Nous on est keynésien jusque dans la boutade, et on confirme celle du maitre : pour l’instant le meilleur économiste français,  ça reste Montesquieu.      

 



C’est la rentrée.

C’est la rentrée.

Vous revenez de Grèce. Ne pleurez pas, vous y êtes toujours. A nous la croissance négative, le chômage massif, les mesures d’austérité qui courent derrière l’insolvabilité. Pourtant on dirait qu’il y a des velléités de plan de relance : vous avez remarqué tous ces nouveaux giratoires ? A croire qu’ils se reproduisent entre eux. Ah, un magistrat me dit que cela n’a rien à voir avec une politique de relance de la demande. Bon, passons. Les radars aussi se sont multipliés, avec ceux que vous ne connaissiez pas et qui vous ont flashé, vous avez déjà payé le tiers provisionnel avant même de l’avoir trouvé dans la boite aux lettres. A propos de boite aux lettres, il y a quand même des bonnes nouvelles : pas de petit recommandé qui convoque à l’entretien de licenciement. Attendez  quand même de voir si votre bureau n’est pas dans le couloir, avant de vous réjouir. Vous n’espériez quand même pas qu’ils aient rétabli l’autorisation administrative de licenciement. Vous pensiez avoir un gouvernement de gauche  ou quoi ?

Remarquez comme les prix baissent, il faut bien suivre la déflation, donc ça sera travailler plus pour gagner moins. C’est la mondialisation, vous êtes priés d’être compétitifs avec les Bengalis, et puis il va falloir faire des efforts, parce que les Espagnols, les Portugais, les Grecs, et j’en oublie, s’y sont déjà mis. Comment ça vous allez réduire votre consommation dans ces conditions ? Et votre voisin qui travaille chez Peugeot ? Ha, il est déjà au chômage partiel ? Du coup il a acheté une Dacia, et vous allez faire pareil : pas bon pour la balance commerciale française ça.

Enfin vous êtes quand même plus riche, culturellement, depuis que vous êtes revenu de Grèce. Vous savez que quand on vous dit que les grecs ne payent pas leurs impôts, c’est un mensonge, puisqu’il est retenu à la source sur les feuilles de paye. Evidemment avec un P.I.B qui a baissé de 20%  en quatre ans, et 25% de la population au chômage, il y a beaucoup moins de feuilles de paye. C’est ça la politique de l’offre : faut que ça baisse, jusqu’à quand ? Jusqu’à ce qu’on les arrête, et ça va être dur.

Et surtout, essayez un peu de réfréner ce rire nerveux quand le petit dernier, qui est en fac de math, ou d’éco, on ne sait plus, vous explique que la B.C.E va sauver tout le monde, en multipliant la monnaie de singe, c’est Mario qui l’a dit.

Bon, c’est dimanche on se lâche un peu. Bientôt on revient à notre chronique, sauver nos petits sous en période de déflation, les obligations.

 



Troisième voie : le chemin obligé.

Troisième voie : le chemin obligé.

 « L’élargissement des fonctions de l’Etat nous apparaît comme le seul moyen d’éviter une complète destruction des institutions économiques actuelles et comme la condition d’un heureux exercice de l’initiative individuelle ». Keynes théorie générale p 393. Jamais remarque, ayant presque quatre-vingt ans, ne fut plus d’actualité. La pertinence du modèle keynésien ne peut plus aujourd’hui être éludée au regard de la crise économique qui est devant nous, (et non derrière).

Le désarroi du monde occidental est tel devant cette situation, qu’il en est réduit à espérer son salut de la croissance chinoise, dont l’économie ressemble de plus en plus par sa mixité économique, économie de marché-économie dirigée, au schéma keynésien, la démocratie en moins.

Cette double ambiguïté, trouver dans une économie dirigée une bouée de secours pour le monde occidental, et nature post marxiste du système chinois, ne serait pas pour déplaire à l’économiste marxiste W.FOSTER qui écrivait en 1949 « que le système de Keynes est un effort pour sauver le capitalisme et les profits capitalistes en écartant un chômage excessif ».

Certes, mais pourquoi s’en cacher, et surtout pourquoi en avoir honte ? Car tout le monde en Traban, c’était un peu tristounet, et surtout très hypocrite. Tout le monde aime les voitures de luxe et les belles habitations, Brejnev le premier était un collectionneur passionné de belles voitures occidentales, et tout le monde sait que si les Allemands de l’est ont rejeté le socialisme, c’est beaucoup plus les privilèges de la nomenklatura qui réservait les queues de la pénurie et l’intégrale de Lénine au petit peuple, que l’économie dirigée de la R.D.A qui ont été rejetés. On dira aussi que le communisme avait pour objet de vaincre l’exploitation, mais il n’est pas certain que ceux qui ont rempli de leurs corps les fosses communes cambodgiennes aient bien entendu le message, pas plus que les victimes de la prostitution familiale à Cuba, en passe de faire de ce pays une destination plus prisée que la Thaïlande.

Mais le capitalisme forcené donne tout son sens à cette boutade de Marx : « Le stade suprême du capitalisme c’est la barbarie », car un système qui repose sur un individualisme matérialiste, ne peut que conduire toute une partie de la population à la misère économique et morale, et finalement à la haine sociale, qui conduit des psychopathes frustrés à réaliser des cartons à l’aide d’armes de guerre sur des innocents, comme les exemples se multiplient aux Etats-Unis, voire en Europe.

La solution à la crise réside dans notre capacité à mettre l’économie au service de l’homme, et non l’inverse. C’est-à-dire un système qui comporte un peu plus d’amour et un peu moins d’indifférence, en ne perdant jamais de vue que la démocratie est le pire des système, à l’exception de tous les autres, comme disait Churchill.



Sauver nos petis sous en période de déflation

Sauver nos petits sous en période de déflation : les actifs financiers, les actions.

 

Qu’est ce que la déflation ? Il s’agit d’une baisse des prix, à ne pas confondre avec la désinflation, qui constitue un ralentissement de l’augmentation des prix.

La déflation est une situation économique extrêmement grave, car on ne sait pas vraiment en sortir. En effet, comme les agents économiques anticipent une baisse des prix, ils s’abstiennent de consommer. En effet pourquoi acheter aujourd’hui, ce qui sera encore moins cher demain ? Aussi la demande s’écroule ce qui contribue à accroitre la pression à la baisse sur les prix.

Pourquoi ce petit rappel théorique ? Parce que l’on peut légitimement contester que nous soyons en déflation, il suffit de consulter l’indice des prix en France qui ets au dessus de 2%. Bon, d’accord l’I.N.S.E.E, est peut être un petit peu aux ordres, mais ce n’est pas une administration soviétique, globalement c’est une source d’informations crédible, et d’ailleurs l’indice des prix à la consommation ce mois ci est bien de -0,4%. Il y a juste ce petit 0,1%  de différence concernant l’estimation de la croissance économique avec la Banque de France pour pouvoir dire que l’on n’est pas en récession, qui fait louche, mais il parait que c’est la marge d’erreur…

Bref, notre position est la suivante :

Dans certains secteurs la hausse des prix est à mettre sur le compte de la spéculation. Elle ne correspond en rien à un déséquilibre entre l’offre et la demande. Le cas typique actuel étant celui du pétrole.

Dans d’autres cas la hausse est conjoncturelle, c’est le cas actuellement sur le marché du blé.

Enfin sur certains marchés, la position oligopolistique permet aux distributeurs d’imposer leurs prix. C’est pour cela qu’actuellement dans les grandes surfaces, fruits et légumes battent des records.

Mais si vous vous penchez sur des marchés concurrentiels, comme le textile, la lecture de l’évolution des prix est franchement à la baisse. C’est la traduction de la crise de surproduction.

Le plus caractéristique reste le marché des actions. En effet, si vous regardez l’évolution des courbes de cotations de la pluspart des actions depuis 2008, vous avez une jolie fonction décroissante, avec des petites vagues en forme de montagnes russes, chaque sommet étant inférieur au précédent, chaque creux étant plus profond que le précédent.

Deux interprétations possibles :

Les agents anticipent la dégradation permanente des bénéfices. Cependant, globalement les bénéfices ne baissent pas franchement, on se contente de réduire les capacités de production.

C’est pourquoi nous proposons une autre interprétation : dans un contexte déflationniste la valeur des actifs diminuent, et il devient alors logique que la valeur des actions baisse sur le long terme. Bien sûr l’aggravation de la crise économique conduit aussi les agents à anticiper un inéluctable ralentissement des résultats malgré les mesures de rationalisation prises par les entreprises. Aussi nous pensons que les stratégies d’achats d’actions doivent consister à acheter dans les creux, et à vendre assez vite, sachant que l’on aura beaucoup de mal à récupérer les valeurs des cotations des années précédentes. Certes, dans certains cas les spéculateurs pour compenser leurs pertes sont contraints à brader leur portefeuille d’actions. C’est pourquoi il est parfois possible de réaliser des placements sur le long terme, mais, et en cela notre position a évolué, si la déflation se concrétise vraiment, toute évaluation réalisée à partir de l’actif net devient sujette à caution car elle suppose une réévaluation permanente, ce qui est très difficile. Dans le secteur bancaire, par exemple, c’est même mission impossible. Il est probable que même les banquiers ont les plus grandes difficultés à évaluer leurs actifs, sans parler leurs passifs.

Donc, acheter reste une source d’opportunités, mais en n’hésitant pas à vendre très tôt afin de prendre ses bénéfices.

Bon courage.

A venir : les obligations.   

 



Recession : comme prévu, et ce n’est qu’un début.

Récession reconnue pour l’économie française, impossible de maquiller les chiffres, cela sera au mieux, – 0,1%, à mettre en rapport avec les +0,4 « attendus » par l’I.N.S.E.E. l’explication semble surprendre : baisse de l’investissement des entreprises qui attendent un nouveau ralentissement de la consommation, et… baisse de la consommation des ménages, qui s’attendent à la diminution de leurs revenus. Les politiques économiques suivies portent leurs fruits : moins de dépenses publiques, moins de salaires, provoquent plus de chômage et d’insolvabilité.

Deux propositions pour en sortir : indexer les salaires des eurocrates sur le P.I.B de la Grèce, réduire de moitié les avantages en nature des députés européens.

La Grèce c’est -6,2% de croissance au second semestre, après -6,5 au premier, soit la cinquième année de récession.

Europe, regarde ton destin sous la dictature des eurocrates.

A venir sur un blog comprendre la crise économique : sauver nos petits sous dans la déflation. 

 

 



Règle d’or : 1789, c’est fini.

Règle d’or : 1789, c’est fini.

 

Même Laval n’aurait pas osé porter atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie républicaine à ce point là. Le peuple français n’aura plus le droit au travers de sa représentation nationale de décider de son orientation budgétaire. Le conseil constitutionnel a validé qu’il est soit disant conforme à la constitution, que le peuple français abandonne sa souveraineté aux eurocrates. Imposture, forfaiture, ceux qui sont morts pour que le parlement soit le seul légitime à décider de l’impôt, et de sa destination, doivent se retourner dans leurs tombes. Le Panthéon va se fissurer d’un tel crime contre la démocratie.

Mais même pas mal : l’eurocratie durera moins longtemps que la révolution nationale de Pétain. En effet leur politique économique nous conduit dans une impasse. Le sens de l’histoire n’est pas celui de la régression. Bientôt ils seront balayés par la colère des peuples. Helmut Schmidt, l’ancien chancelier allemand a prévenu le sien : l’Allemagne maître de l’Europe, cela n’est pas plus concevable avec Angela qu’avec Hitler.

La France a une opportunité historique de proposer une autre politique : vivre et travailler au pays, pas crever et chômer en Europe. Ici Londres, ici Londres. La France parle aux Français, résistons, imposons une autre politique, sortir de la crise économique c’est d’abord sortir de l’eurocratie en crise.           

 



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