L’économie au service de l’homme et non l’inverse.

C’est toute la différence entre eux et nous. Eux c’est la pensée unique. A quoi sert la rigueur ? A quel projet politique cela correspond-il ? Quels sont les objectifs de ces discours moralisateurs tenus essentiellement par des parasites qui ne se l’appliquent jamais à eux même ? Savent-ils seulement ce que signifie vivre avec le S.M.I.C, ne pas arriver à finir les fins de mois, voire ne pas arriver à les commencer ?

Ici sur ce blog le slogan, c’est vivre et travailler au pays. Ce n’est même pas une demande d’allocation, c’est juste demander le respect de la constitution française, c’est à dire le droit au travail, (et casse toi pauvre con avec tes emplois de pas d’avenir). C’est juste revendiquer le projet de pouvoir vivre des fruits de son travail. C’est la formulation la plus légitime de vivre sa citoyenneté.

 C’est l’occasion de revenir sur la parenthèse keynésienne, cinquante années différentes, d’un espoir de vivre autrement.

Qu’est ce qui a rendu possible cet autrement ? Pas d’illusion à avoir, c’est bien la grande intelligence des membres les plus perspicaces des classes dominantes, leur perception du risque d’une apocalypse qui emporterait tout, qui les a conduit à s’adapter, quitte à lâcher sur le détail pour sauvegarder l’essentiel.

Trois aiguillons ont ouvert les intelligences

Premier aiguillon : la crise de 1929. Comme aujourd’hui le premier réflexe des politiques fut d’appliquer les recettes des médecins de Molière, et de pratiquer le saignement du malade pour qu’il meure guéri. Amis grecs ne vous désolez pas, vous n’allez plus être les seuls à connaître des taux de croissance de -7%.

Mais, comme la finalité d’un politicien professionnel c’est de perdurer aux postes de responsabilité, vinrent les politiques de grands travaux, l’intervention massive de l’état dans l’économie, la réglementation comme la stricte séparation des banques de dépôts et d’affaires pour éviter la spéculation avec l’argent des clients. A tel point que des marxistes avancèrent l’idée que la pensée de Keynes visait à donner une légitimité théorique à une pratique empirique de sauver le capitalisme.

Malheureusement cela ne suffit pas à empêcher la catastrophe du second conflit mondial, notamment parce que les démocraties développèrent le protectionnisme, avec dans le cas des Etats-Unis comme conséquence immédiate d’entrer en conflit avec le Japon.

Le second aiguillon fut la menace communiste. Le K.G.B jusqu’à l’Oder, des accords de Yalta tenus difficilement avec un parti communiste français à 30%, un parti communiste italien hésitant à prendre le pouvoir à portée de main, un parti communiste grec écrasé par une intervention militaire anglaise, il était nécessaire de jeter un peu de lest social .

Le troisième aiguillon fut la volonté de ne plus jamais connaître une telle époque. Or beaucoup, pour ne pas dire tous, firent de la crise de 1929, la cause première de toute cette souffrance.

Ce fut ainsi que le programme économique du Conseil National de la Résistance inspira largement la nouvelle politique économique, l’entrée dans le préambule de la Constitution de la République Française des droits sociaux, aux cotés des droits de l’homme.

En Grande Bretagne le développement de la protection sociale fut aussi comme une forme de récompense de l’admirable courage du peuple anglais. Faute de l’avoir compris Churchill ,grand vainqueur, mais obstinément conservateur, extralucide et parfois aveugle aux plus grandes évidences, fut balayé de la vie politique.

Keynes était probablement convaincu à la fin de son existence, comme ses élèves, du fait que l’efficacité économique passait par un minimum de solidarité sociale, d’arbitrage de l’Etat.

Ce qui était peut-être au début du cynisme devint une position morale. Comme quoi on peut-être hédoniste, et avoir un positionnement moral, à l’opposé les tartufes qui proclament l’effort pour les autres.

 Aujourd’hui l’arrogance des eurocrates démontre bien que tous les aiguillons qui rendirent indispensable une politique économique au service de l’homme ont disparu.

Ces gens là sont d’autant plus emplis de morgue, qu’ils donnent crédit aux thèses monétaristes, voire aux thèses de Schumpeter sur la nécessité de serrer les dents jusqu’au prochain cycle de développement technologique. Mais les fondamentaux économiques sont aujourd’hui en trop mauvaise situation, pour permettre une sortie de la crise de surproduction.

 Alors que faut-il faire ? S’indigner ? Cela peut relancer l’industrie du camping. Voter ? J’en entends qui rigolent.

C’est plus probablement le combat de la pensée qui est nécessaire. C’est presque un devoir civique de montrer en quoi la pensée unique nous envoie dans le mur, ne soyons pas les collabos d’une nouvelle apocalypse.    



cac 40 : les maniaco-dépressifs

Ecroulement, puis euphorie, ce n’est plus un marché boursier, c’est un asile de fous passant de la dépression profonde à l’euphorie démentielle.

Jouons avec, la crise est grave et va encore s’accentuer, c’est d’ailleurs ce que dit Monsieur Mittal qui diminue de plus en plus ses capacités de production.

Acheter quand ils vendent en panique, et prenez très vite vos bénéfices quand ils sont sous l’effet de leurs cachets ou de leur coke . car ils ne changeront pas de politique, dans un prochain article nous verrons pourquoi. Mais c’est tellement jouissif de profiter de leur débacle théorique. Souvenez vous : il n’y a de grands économistes que ceux qui s’enrichissent de leurs connaissances, les autres méritent les poubelles de l’histoire.

 

 



Espagne : la chute du chateau de cartes

Le jeu de massacre continue : 65 milliards de dépenses publiques en moins, économies imposées par le gouvernement espagnol à la population, à ajouter aux 15 milliards déjà supprimés par les socialistes, et aux 18 imposés aux régions. L’ensemble est à mettre en comparaison avec les 110 milliards prévus par les eurocrates pour relancer la croissance de toute la zone Euro… Bref un effet placebo quand le sida des politiques de l’offre ronge l’Europe. Incompétents ou hypocrites sont ils, c’est vraiment une énigme, ce qui est sûr c’est que cette politique nous envoie dans le mur .

Bref, des investissements publics espagnols qui ont diminué de moitié, et bien sûr une contraction de l’économie espagnole qui s’est aggravée. Il y avait le multiplicateur keynésien, voilà le diviseur des eurocrates qui prépare la plus belle dépression depuis 1929. Evidemment les marchés anticipent la diminution des recettes fiscales et l’augmentation de l’insolvabilité, les bourses craquent  comme nous vous l’avions annoncé. Même Laval en 1934 n’avait osé une politique économique aussi recessioniste. L’Espagne partage avec la France une autre qualité : il s’agit de la gabegie de la décentralisation, qui permet aux petits féodaux de pratiquer le clientélisme. Et voilà la région autonome de Valence en cessation de paiement,  et la moitié des régions espagnoles, qui risquent de demander l’aide d’un état espagnol étranglé par des taux d’emprunt insoutenables, 7,58% aujourd’hui.

Quand on ajoute que les petits féodaux français semblent avoir été épargnés par le correctif budgétaire suicidaire des socialistes français, que Mario Draghi le président de la B.C.E, est un ancien de GOLDMAN SACHS, banque un peu gênée par l’affaire du Libor, on a un doute quand il déclare que l’Euro est irréversible, on a un doute sur la capacité de ces gens là, pour ne rien dire concernant la probité  Visiblement le F.M.I aussi en a, des doutes, au moins sur la capacité des eurocrates, sur leur capacité à comprendre la gravité de la crise, car jamais les rapports du F.M.I n’ont été aussi sombres.

La Grèce, l’Espagne quatrième puissance de la zone Euro, la chute du château de cartes continue, le suicide collectif s’accentue. Plus que jamais, il faut sauver le soldat France est l’actualité.  



Espagne : balles contre volonté populaire.

L’Europe de la propérité et de la croissance montre son vrai visage à Madrid : contre la colère populaire, les balles de la police.

L’austérité pour le petit peuple, les privilèges pour les eurocrates, cela renforce de plus en plus la conviction qu’il est impératif d’abandonner notre souveraineté économique et monétaire à ces gens là, qui ont réussi à metttre 25% de la population active au chômage, en Espagne, en Grèce, et bientôt en France.

Une autre politique est possible. Une autre démocratie est possible.



Europe fédérale ou Europe allemande?

Europe fédérale ou Europe allemande ?

 La nation n’a pas le même sens sur chaque rive du Rhin. En Allemagne ce qui parle Allemand est Allemand. Et l’Europe parle de plus en plus en plus  l’Allemand. Politique monétaire : la politique de la B.C.E est le décalque de celle de la Bundesbank, indépendance à l’égard du pouvoir politique, regard rivé sur l’inflation plutôt que sur la croissance économique. Règle d’or : équilibre budgétaire imposé, abandon de la souveraineté budgétaire. Les seuls Etats qui ont droit à la mutualisation de la dette, sont les Landers allemands, beaucoup moins orthodoxes dans leur gestion que le suicide économique qu’impose Berlin à la Grèce.

Silésie et  Poméranie sont polonaises ? Voire, pas plus que l’Ukraine, l’Europe du nord ou l’Europe centrale ne semblent échapper à la domination du géant allemand qui investit et exporte à tour de bras dans son espace vital.

Et avec les projets d’Angela Merkel de transférer davantage de compétences à la commission européenne, et surtout de prendre les décisions à la majorité simple,  le poids de la zone Mark sera définitivement renforcé. (Interview du 25 janvier à 5 journaux européens).

Reste à achever ce qui reste d’industrie française, et surtout italienne, et avec la politique de Mario c’est gagné d’avance. Quatre usines FIAT en Italie sur cinq sont condamnées, comme Aulnay en France pour P.S.A.

La crise économique n’est pas neutre, elle symbolise la capitulation politique de ceux qui acceptent  que la France se contente d’être le musée et le bronze cul de l’Europe. Pour quels avantages exactement ? Quatre millions de chômeurs, une ruralité à l’abandon, une Europe du Sud au bord de l’implosion ? Il n’y a donc personne dans ce pays pour dire non ?  

    



Troisième mois de recul pour les ventes de détail aux Etats Unis

Recul de 0,5% en juin d’après le Département du commerce, après 0,2% en mai, on appelle cela une aggravation de la situation. C’est donc la première fois depuis 2008 que pour la troisième fois d’affilée, ce qui concerne les 2/3 des débouchés du PIB américain, recule. (Il y a encore qui croit que tout ça c’est la faute aux subprimes, c’est pourquoi on prend 2008 en référence).

Le F.M.I se dit inquiet de la situation aux Etats Unis, (tu m’étonnes),et du risque qu’un manque d’accord au Congrès se traduise par des coupes automatiques dans les dépenses publiques. (Pour que notre ancienne ministre, commence à tenir des propos keynésiens, il faut vraiment, mais alors vraiment, que cela soit grave).

D’ailleurs le F.M.I abaisse ses prévisions de croissance mondiale. C’est tout aussi étonnant.

Bon, nous on maintient notre position : c’est une crise mondiale, de surproduction, et inonder les marchés de monnaies de singe ne sert à rien, si ce n’est à nous permettre de dénouer nos positions boursières.

Pour l’instant on n’a pas encore beaucoup de démentis. Quelqu’un prendrait un petit morceau de Keynes? Non? On attend que cela soit encore pire. Ha bon, attendons alors…



Keynésiens : ceux qui résistèrent à la déferlante néo libérale

Keynésiens : ceux qui résistèrent à déferlante néo libérale

 On sait que les économistes keynésiens furent des hommes incontournables dans les administrations américaines de Kennedy à Nixon. Le premier d’entre eux, Samuelson, dira d’ailleurs de cette époque : « Ceux d’entre nous qui  connaissent  les années 60, qui furent partie prenante des décisions prises et qui ont pu se forger une intime conviction (ne résultant pas du simple examen des statistiques temporelles) des causalités à l’œuvre ne peuvent croire – sans faire injure aux théories les plus modernes de l’inférence statistique – que les années 60 peuvent être comprises à partir du modèle monétariste. » in « Seule la monnaie importe »

Mais ce qui est moins connu c’est la subsistance de doutes concernant l’efficacité des politiques libérales chez les  économistes américains, et cela même à la fin des années 80. Ainsi Rudiger Dornbuch, Docteur de l’université de Chicago en 1971, membre du Commitee on Growth and Stability, professeur au MIT considérait qu’une politique plus souple de l’endettement de l’Amérique latine (la grande insolvable de cette époque), permettrait une relance de la croissance économique.

Mais c’est surtout A.Blinder dans son livre Economics Principes and Policy, co écrit avec WJ Baumol qui livre la plus féroce et prophétique critique de l’économie de l’offre. Il y reprenait à son compte les thèses de M.Weitzman qui enseignait à Harvard, concernant la nécessité d’un partage équilibré de la valeur ajoutée sous la forme de conventions compromis qui comportaient une dose de flexibilité conjoncturelle,  en échange une assurance d’emploi garanti.

Pragmatisme, et justice sociale, dans le même esprit keynésien qui conduisait l’auteur de la théorie générale à préconiser une socialisation de l’investissement, mais à côté d’un large domaine, ou puissent continuer à s’exercer l’initiative privée et la responsabilité.

Pourquoi donc un schéma social si attrayant fut il tellement remis en cause ? Probablement, et en cela conservateurs américains et britanniques eurent raison, probablement parce qu’il est un moment où dans les économies dirigées, où le copinage et les complicités pervertissent le système. Le néo conservatisme apparut à beaucoup comme une libération des carcans et des pesanteurs. Il aurait fallu davantage de démocratie pour empêcher les économies keynésiennes de devenir des situations de rentes et de privilèges, pour empêcher que les loups puissent brandir l’étendard des agneaux avec le néo conservatisme, avant de mieux les saigner ensuite, comme s’en souviennent  les travailleurs britanniques.

Nous aussi nous sommes en résistance contre le néo libéralisme qui s’écroule, ne laissons pas le pire prendre la place, au moins portons témoignage d’une autre vision de l’économie et de la démocratie.

 



P.S.A : le début du déluge.

60% des ventes en moyennes et petites cylindrées, 40% des ventes dans le sud de l’Europe et le résultat est là : 8000 suppressions de postes, soit en réalité 24000, si on y ajoute les sous traitants, les fournisseurs. La recession entraine la contraction qui entraine la recession.

Ils ont l’air malin avec leur ministère du redressement productif. Rien n’a changé, du vent, de la communication, et en définitive la même politique. 

C’est l’été, et il sera pourri. Comme on vous l’avait annoncé les plans sociaux vont sortir des placards avec brutalité, car la crise s’aggrave de jour en jour. Beaucoup de P.M.E sont au bord de la rupture, étranglées par la contraction du crédit. En contraignant Grèce, Italie, Espagne, Portugal à la recession les Allemands nous font assassiner nos entreprises qui vendent beaucoup sur ces marchés. En contractant la dépense publique, on nous force à achever celles qui résistent encore.

Patrons français unissez vous pour rejeter ces politiques de l’offre qui vous étranglent, demandez le rétablissement de l’économie de la troisième voie, étiez vous moins riches à l’époque de l’économie dirigée?

Souvenez vous que votre problème n’était pas de licencier vos ouvriers mais bien d’en trouver. Rendez nous l’économie dirigée et la centralisation. l’Europe allemande on s’en fout. Avant la première guerre l’Allemagne était déjà notre premier client et notre premier fournisseur. Même si l’Euro implose, il y a peu de chances pour que cela change.

Mais vivre et travailler au pays, c’est mieux que crever et chômer en Europe.  

  

 



la crise s’aggrave, et c’est une bonne nouvelle

Serait on devenu néo classique sur ce blog ? Penserait on  que la baisse des prix provoquée par la diminution des chiffres d’affaires, que la baisse des coûts provoquée par la baisse des salaires, vont provoquer l’inévitable relance de l’activité économique, et que comme disait Hoover le Président américain de 1929, la prospérité est au coin de la rue.

Que nenni, la réalité c’est que la pseudo crise financière ne va plus pouvoir dissimuler longtemps la vraie crise économique.

Par exemple Danone a révisé ses objectifs à la baisse, à cause de la contraction de la demande en Espagne. Aux Etats-Unis 1/5 des entreprises cotées à Wall Street ont annoncé une diminution de résultat dans l’avenir. Et ce n’est pas seulement la faute à l’Europe, les ventes sont aussi décevantes en Chine. Ford par exemple annonce de mauvais résultats en Amérique du Sud et en Asie.

L’été sera chaud. Vous rêviez de connaître 1929, vous avez une chance de voir pire.

Mais pourquoi donc être optimiste ? Parce que la crise commence à taper là où ça fait mal : dans les résultats des F.M.N, et il s’agit d’un centre de pouvoir incontournable, et si ces messieurs qui sont comptables de l’intérêt de leurs actionnaires, pensent qu’il est nécessaire maintenant de développer une politique keynésienne au niveau mondial, il ne vont pas faire dans la dentelle théorique. On va en entendre beaucoup ânonner la théorie générale dans les gouvernements, les mêmes qui ont vendu plusieurs fois les vertus du libéralisme, et cela pourrait être assez jouissif, voire pitoyable.  Quand on vous disait que le conseil économique et social coûtait beaucoup d’argent pour pas grand-chose dans le premier article, ce ne sont pas les deux jours écoulés qui vont nous faire changer d’avis…

Le problème c’est de savoir si du chapeau va sortir un Roosevelt ou un Hitler ;

Le problème c’est surtout la souffrance à venir, et présente, des peuples, la souffrance des familles jetées à la rue, la souffrance de ceux que l’on prive du droit constitutionnel en France de travailler.            



Baisse des taux d’intérêt : l’illusion des monétaristes.

Baisse des taux d’intérêt : l’illusion monétariste.

 Voilà plusieurs années que les dirigeants des banques centrales s’évertuent à baisser les taux d’intérêts directeurs sans obtenir une véritable relance de l’activité économique. Comme l’a montré Paul Krugman dans « la décennie perdue »,( au Japon), l’analyse keynésienne explique très bien pourquoi  en dessous d’un certain taux, une diminution de ce dernier ne sert plus à rien. C’est le phénomène de la trappe à liquidité. Les agents économiques estimant tous que les taux sont descendus trop bas accumulent une encaisse monétaire dans l’attente d’une remontée des taux, et il se produit un effet de thésaurisation qui entrave l’activité économique.

 D’autre part, l’analyse libérale propose une théorie totalement statique qui intègre très mal les anticipations des entrepreneurs. En effet, dans le calcul de la valeur actuelle nette qui cherche à déterminer à partir de quel taux l’investissement devient rentable, on voit très bien en quoi une baisse du taux d’intérêt abaisse le coût de l’endettement, et donc celui de l’investissement. Si on s’arrêtait là le raisonnement des monétaristes et autres libéraux tiendrait la route. C’est oublié que le calcul de la V.A.N se fait aussi à partir d’un chiffre d’affaires anticipé. Et  si les entrepreneurs anticipent une récession,  la baisse des taux ne permettra pas de compenser l’anticipation des produits perdus, donc les entrepreneurs n’investiront pas .   

 Enfin on peut aussi retourner l’analyse des marginalistes contre elle-même pour contester l’effet d’une baisse des taux d’intérêts. Ainsi la baisse des taux d’intérêt diminue potentiellement la somme dont pourra disposer un épargnant dans l’avenir, et donc diminue la masse des objets qu’il pourra se procurer avec cette somme. Les objets étant moins nombreux, l’utilité  marginale des objets augmente avec la baisse des taux d’intérêt. Donc, par anticipation des utilités, la baisse des taux conduit un épargnant à augmenter son épargne. D’ailleurs on constate bien sur ces dernières années une augmentation record de l’épargne des ménages français malgré la baisse des taux. Et comme ce qui est épargné n’est pas consommé, adieu croissance…

 Dans tous les cas on ne peut que constater que les augmentations de masses monétaires sont largement compensées par le ralentissement de la vitesse de circulation de la monnaie en 2012. Vitesse de circulation qui était supposée constante pour les monétaristes…

 Dites les banquiers centraux, vous ouvrez parfois vos manuels de sciences économiques ? Et ne me répondez pas que dans les facs on ne fait plus d’économie, on fait des maths, car vous, quand vous étiez étudiants, Keynes on vous en a un peu parlé non ? Tuez le père il paraît que c’est un passage obligé, mais avec l’age, normalement, la raison revient non ? Il faudrait pourtant…     



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