Génération Y

Désarrois des services de gestion des ressources humaines en entreprise. Comment gérer la génération Y, les 20-35 ans ?

 Pour faire plus soft  sur le dossier on commence par présenter les points positifs, mais c’est seulement un emballage pour aborder les vrais problèmes. Si il n’y en avait pas on n’aborderait pas le sujet. On n’a jamais entendu parler des générations V, W, X.

 Donc, parmi les reproches on retrouve :

-         Ils n’ont aucune fidélité, aucune reconnaissance, impossible de les rendre plus performants en payant une formation, ils vont immédiatement monnayer leurs nouvelles compétences ailleurs. Il ne fallait pas leur imposer la flexibilité, elle se retourne contre vous.

-         Ils n’inspirent aucune confiance, quand ils sont en période d’essai ou en C.D.D ils sont très obéissants, limite obséquieux, dès qu’ils passent en C.D.I il n’y a plus rien à en tirer. Il ne fallait pas faire de la communication le contenu principal de votre éthique, car ils ont appris à la retourner contre vous. Exemple : « J’ai assez vu ta sale gueule de con à qui j’étais obligé de sourire tout le temps, je me tire, je te plante au milieu du projet que tu m’as confié, j’ai trouvé mieux ailleurs » devient : « je t’informe que mes besoins d’épanouissement personnel nécessitent que je prenne un nouveau cap, et c’est avec regret que je suis obligé de quitter la formidable équipe que nous avons constituée ».

-         Ce qui est normal pour eux c’est la gruge comme système de fonctionnement, une règle est faite pour être transgressée à son profit unique, et cela de façon systématique. C’est le syndrome Kerviel. Vous avez bien regardé le monde dans lequel vous les faites vivre ? « Le sentiment d’impunité est tel dans la délinquance financière, que les gens sont assez négligents pour dissimuler les preuves » !!! interview à un quotidien du soir le 28/06/2012 de Jacques Gazeaux, magistrat.

 Aller, bon courage aux directions des ressources humaines, on a les générations que l’on mérite, mais il y a encore un espoir. Au 19°m siècle, ce sont les entrepreneurs qui les premiers ont commencé à prendre en charge les problèmes de santé et d’alcoolisme de leurs ouvriers pour… qu’ils puissent travailler, et après guerre beaucoup de dirigeants d’entreprise considéraient flexibilité et précarité comme mères de tous les vices.

Protection sociale, code du travail, ne sont pas des valeurs soviétiques, il s’agit de composantes majeures du contrat social pour développer une société qui fonctionne correctement. Avec une petite touche de politique de la demande ce serait encore mieux, mais ça, sur ce blog, ce n’est pas un scoop.               



CAC 40 : envolée, ou feu de paille?

Des bonnes nouvelles, vraiment?

Serait ce la prochaine annonce d’une diminution des dépenses de fonctionnement de 7% dans le budget de l’état français en 2013, ou encore de la diminution des effectifs de la fonction publique de 2,5%, qui annoncent l’aggravation des politiques de recession?

Serait ce la confirmation que DEXIA ne doit sa liquidité qu’à l’intervention quotidienne de la Banque de France et de Belgique?

Ou bien encore que les sommes consacrées à la croissance par l’union européenne seront de… 130 milliards d’euros, au regard des milliers de milliards engloutis dans les banques?

Ou enfin que les taux obligataires ne cessent de se tendre pour de plus en plus de membres de la zone euro?

En réalité l’accord européen est en retard d’une guerre, comme les précédents. Car ces messieurs courent derrière l’augmentation des insolvabilités qu’ils provoquent avec leurs politiques qui préparent la dépression.

Moralité : on confirme notre pronostic : -1% de croissance en 2012, et belles carrières politiques à prévoir pour les aventuriers.

On profite de la hausse pour dénouer les positions boursières et on attend le prochain plongeon pour réinvestir dans les pépites.

Bon courage.  



classes moyennes : prochaine étape de la crise économique, la paupérisation.

Pas d’illusion à avoir concernant l’évolution de la crise économique. Il est facile d’en prévoir les prochains stades. Si vous êtes un lecteur fidèle vous n’êtes pas surpris que nous soyons entrés dans un cycle déflationniste qui s’aggrave de jour en jour.

En contractant la demande   sous le double effet de la diminution des dépenses publiques et de la compression des salaires la croissance économique devient négative. Les stigmates apparaissent clairement : pouvoir d’achat des français en régression sans précédent depuis 28 ans, taux de chômage record. Dégradation de l’expansion  chinoise et… allemande conséquence logique de la baisse de leurs exportations qui ne s’exportent plus puisque la demande se contracte ;

Tant mieux quelque part, car il suffit d’aller à Berlin pour ne plus avoir envie du modèle allemand, et lui préférer le modèle rhénan.

En réalité c’est toute la construction sociale des trente  glorieuses qui est mise à mal, en  particulier  le socle dur des classes moyennes .

La promotion sociale ? Le délitement du système éducatif conduit à un enseignement à deux vitesses. Demander aux bobos pourquoi ils fuient les collèges publics ;

Les capacités d’épargne ? demander aux cadres ce qu’ils pensent de l’évolution de la valeur de leurs actifs financiers, sans parler de la prochaine déflation des prix de l’immobilier ;

L‘emploi ? Plusieurs sociétés du CAC 40 interdisent le recrutement de cadres français (trop chers).

Les fonctionnaires ?L a chasse est ouverte, ce n’est plus un départ à la retraite sur deux quine sera pas remplacé, mais deux sur trois, ou bien remplacé par des emplois aidés, autrement dit, du prolétariat précarisé.

Aventuriers, ennemis de la démocratie, vos chances se précisent de jour en jour avec un prolétariat au R.S.A et une classe moyenne déclassée, vous le valez bien le plébiscite du pire qu se prépare.

Cependant, à Bruxelles, tout va bien, on pète toujours dans la soie en martelant les doctes dogmes du libéralisme qui devaient nous conduire à la prospérité. Il est vrai que le TGV ne s’arrête pas à Hénin Beaumont, vous devriez pourtant y faire une visite de courtoisie, messieurs les députés européens. .  



Nouveau gouvernement, même politique.

Nouveau gouvernement, même politique.

 

On ne change pas les idées qui perdent. Pour la France ce sera donc toujours une politique économique de l’offre qui sera pratiquée. Bref, inutile de partir en vacances en Grèce, la Grèce va venir à nous. De toute façon, comme tout le monde tremble en attendant le gentil petit courrier du mois d’août qui va annoncer le licenciement, la hausse des impôts,  la prochaine visite de l’huissier, ce n’est pas le moment de prendre des vacances.

Seul problème : dans les brasseries de Munich, les aventuriers attendent avec impatience la suite, parce qu’il n’y a rien de plus redoutable que les peuples en colère, surtout quand ils sont cocus.

C’est peut être le moment d’essayer une autre politique ? Non ? Ou on attend encore un peu, quelques millions de chômeurs en plus, deux  trois petites frayeurs bancaires, pour parler de choses sérieuses ?

 Il parait que le stade suprême du capitalisme c’est la barbarie. Essayons le stade inférieur avec planification incitative, service public, économie règlementée, politique de relance, démocratie à tous les étages, voire union nationale. Désolé pour les gros mots.    



Les cocus sifflent toujours deux fois.

C’est mal parti en France pour une politique de relance de la demande. C’est le ministre de l’éducation nationale qui ouvre le bal : à la question d’un journaliste sur l’augmentation des salaires des enseignants, le ministre a répondu (sic), qu’il y avait d’autres priorités ! Il a même cru bon d’ajouter que quand on choisissait le métier de professeur des collèges, on ne le faisait pas pour l’argent ! Monsieur Peugeot n’est pas pret de rétablir ses ventes en France. Moralité : pour sortir de la crise économique rien ne sert de changer de majorité politique, c’est la politique économique qu’il faut changer. Désolé pour les cocus de 1982, vous le serez aussi en 2012…

 



Résultats législatives second tour.

 

Pareil : 55% (l’important c’est d’y être).

 

Pas mieux : 45% (l’important c’est d’y revenir).

 

Lire avec profit l’article :  »Et maintenant quelle rigueur prépare la gauche? » du journal« Le Monde », première page en date du dimanche 17 juin. Dans le genre coup de couteau dans le dos de dernière minute, pas mal, mais réaliste.

  

 

 



Grèce, espagne alerte rouge

Les grecs sont en train de vider leurs comptent bancaires à un rythme jamais atteind à ce jour. Toutes nos pires prévisions sont en train  de se réaliser. L’Espagne ne va guère mieux et va prendre la place du cadavre grec.  Pas de panique,  c’est le moment d’avoir des nerfs d’acier, parce que d’autres vont paniquer et ils vont se mettre à vendre n’importe quoi, n’importe comment. Donc il va y avoir des choses à ramasser, tout le problème c’est de savoir quoi… Dans tous les cas si vous lisiez un blog comprendre la crise économique, vous ne direz pas que vous n’étiez pas prévenu. Bon courage pour cet été.



Crise : elle s’aggrave

Crise : elle s’aggrave, ne vous laissez pas intoxiquer.

 Il n’y a aucun doute que nous avons enclenché un mécanisme similaire à celui qui a suivi la crise de 1929. Les politiques de restrictions budgétaires commencent à enchaîner la spirale infernale : chacun anticipant la diminution des dépenses des états, n’investit plus, licencie, et provoque ainsi un nouveau ralentissement de la demande qui entraîne une diminution des recettes fiscales qui suppose de nouvelles coupes budgétaires.

Ainsi en France la production industrielle s’est ralentie en mai, les ventes de voitures neuves ayant reculé de 16%. La consommation des ménages ralentit gravement :  le chiffre d’affaires des restaurants dans les stations balnéaires s’écroule de 30%, la consommation des vêtements a plongé de 17% en avril, et dans le bâtiment on assiste à un très fort ralentissement de l’activité lié à l’incapacité des collectivités locales à se financer correctement, collectivités locales qui représentent 50% du chiffre d’affaires du bâtiment, et du ralentissement des projets immobiliers des ménages.

En Italie la politique de Mario porte ses fruits : la production industrielle a chuté de 1,9% en avril, alors que ces messieurs les analystes attendaient seulement une baisse de 0,4%.

Et comme nos l’annoncions l’Allemagne est à son tour atteinte par les politiques qu’elle impose aux membres de la zone Euro qui représente l’essentiel de ses exportations, exportations qui représentent 60% de sa production : les commandes industrielles ont baissé de 1,9% en Avril et les exportations allemandes ont diminué de 1,7% en avril.

La crise de surproduction devient mondiale, l’Inde, par exemple, risquant de voir les agences de notation abaisser sa note devant le ralentissement de son activité économique.

Aux Etats-Unis le président commence à se rappeler que  Roosevelt était américain : il réclame aux républicains la remise au travail des milliers de fonctionnaires licenciés par les états fédéraux et le déblocage des crédits spéciaux fédéraux pour débuter des grands travaux pour essayer de sauver l’industrie du bâtiment de la catastrophe.

 

Bienvenu  aux socialistes aux manettes de la France… Au fait vous êtes là pourquoi ? Pour faire la politique des socialistes grecs et espagnols que la droite ne pouvait pas faire au risque de mettre des millions de gens dans la rue, ou pour revenir sur trente années de politique de l’offre qui ont provoqué la crise ? Ne doutons pas que les années qui vont suivre figureront dans tous les livres d’histoire du 22°m siècle.                  

 

 



Dexia, l’autre jeu de cons.

Il était une fois une banque française qui avait pour seule mission de prêter de l’argent aux collectivités locales françaises. Pas de concurrence, car toutes les banques à cette époque glorieuse étaient spécialisées dans un domaine, ce qui permettait de proposer des taux réduits aux mairies, départements et régions.

Arrivèrent ceux qui savaient, les vrais économistes qui détenaient la vérité : le culte du Dieu marché, le rétablissement de la concurrence. Et on inventa DEXIA, pour transformer la vieille banque ringarde en banque normale, qui puisse spéculer avec plein de produits financiers complexes. C’était une idée géniale d’anciens fonctionnaires devenus de grands banquiers. Las, pas plus que pour les anciens fonctionnaires qui ont sabordé d’anciennes entreprises françaises nationalisées, en pratiquant une croissance externe judicieuse, comme le rachat de banques grecques, ou encore des mines pour dix fois leurs valeurs réelles, la réussite ne fut pas au bout du chemin.

Résultat, devenue banque franco belge au bord de la faillite, aujourd’hui DEXIA a consommé les 45 milliards d’euros de garantie que la France, la Belgique et le Luxembourg ont apporté. Mieux : le portefeuille obligataire de DEXIA assorti de produits dérivés pourris impose des apports de trésorerie à chaque fois que les taux d’intérêt baissent. Et chacun y va de son chantage au pire. La Belgique estime insupportable d’assumer 60% des 45 milliards de garanties. La commission européenne estime insupportable que les états continuent à apporter sans rémunération des capitaux à DEXIA. Les dirigeants de la banque qui se disent que les européens ne peuvent pas prendre le risque d’une crise systémique, si DEXIA fait faillite, attendent tranquillement que tout monde, commission européenne, gouvernements, cède, car la banque ne peut plus emprunter sur les marchés sans de nouvelles garanties, qui de plus, devraient être portées à 55 milliards, et non 45. Et, ils n’ont aucun doute sur le fait qu’il vont obtenir satisfaction face au discours : si DEXIA saute, c’est la crise systémique, alors payez braves gens. Et le pire c’est qu’ils ont raison, si Dexia sautait, tout le monde saute, donc on ne peut pas faire autrement que de renflouer la banque. Mais la commission européenne et les gouvernements ne peuvent pas perdre la face.  Arrivée des courses : il est urgent d’attendre, et la commission accepte des garanties transitoires jusqu’en septembre. Et après?

En attendant les collectivités locales françaises peinent à couvrir 40% de leurs besoins financiers, et quand on sait qu’elles représentent 50% du chiffre d’affaires des entreprises du bâtiment et des travaux publics, il n’est guère étonnant que le niveau des défaillances d’entreprises atteigne des records, largement supérieur à la pire année de 1993.

Bref un vrai jeu de cons.

 



L.B.O l’autre catastrophe à venir

leveraged buy-out, abrégé en LBO, consiste à racheter une entreprise en ayant recours à l’endettement. .

Un ou plusieurs investisseurs acquièrent une entreprise (la cible) via une société mère créée pour l’occasion, qui s’endette avec la géniale idée de se faire rembourser cette dette par la société achetée. Comment? Essentiellement en percevant les dividendes de la société passée sous le contrôle de la société mère, ou en percevant des commisions de gestion. C’est la bonne vieille technique du repreneur d’entreprise en difficulté qui est appliquée, sauf qu’avec un LBO la société reprise est en générale bien portante, et cela rend l’opération d’autant plus juteuse. Pour cela il suffit de choisir comme victime, et c’est là le point commun avec les repreneurs, une entreprise où l’actif immobilisé est particulièrement sous évalué dans le bilan par l’enregistrement comptable au prix de la valeur d’acquisition. La cession de ce qui constitue en réalité l’investissement de l’entreprise, permet alors de confortables plus values. Cela engendre donc des résultats exceptionnels, qu’il suffit de redistribuer sous forme de dividendes par décision de l’assemblée générale des actionnaires, où la société mère est majoritaire. Parfois même, il n’est pas besoin de liquider l’actif immobilisé, il suffit de récupérer l’intégralité des résultats d’exploitation, d’essorer la trésorerie de la victime, pour percevoir de confortables dividendes en provenance de la société cible, qui va crever lentement de ne plus investir, car elle est privée d’une partie de ses bénéfices qu’elle escomptait utilisée dans l’auto financement. 

Bon vous avez compris, c’est du capitalisme pur et dur. Sauf qu’avec l’accentuation de la crise de jour en jour (Aux Etats-Unis il faut remonter à la crise de 1929 pour trouver une période comparable en matière de chômage avec un taux qui stagne au dessus de 8% de la poulation active, et cela depuis 2009, quant à l’ Europe l’activité manufacturière est au plus bas depuis juin 2009), sauf donc, qu’ avec la crise, la pluspart des sociétés cibles des L.B.O sont en mauvaise posture. Donc les risques d’insolvabilité des L.B.O sont dramatiques,  les estimations les plus optimistes se chiffrent en centaines de milliards de Dollars.

J’espère que la vidéo conférence des banques centrales n’est pas finie, parce qu’on est mal, on est très très mal. On se fait un petit cercle des amis de Keynes?



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