Espagne :le début des gros ennuis.

Espagne : le début des gros ennuis

 

Il y a des signes qui ne trompent pas : l’apparition de discours, (enfin), sur la nécessaire croissance économique, et des commentaires comme celui du prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, sur les politiques imposées par Bruxelles, parlant de « suicide économique de la zone Euro », montrent que la panique commence à gagner.

Lecteurs de « unblog comprendre la crise économique », vous n’êtes pas surpris que l’Espagne devienne la nouvelle Grèce, sachant que l’ancienne s’enfonce un peu plus dans la crise chaque jour qui passe, et qu’un troisième plan de sauvetage va devenir indispensable.

Seul problème : l’Espagne est un autre morceau que la Grèce à avaler, et il n’est pas certain qu’une économie de cette taille puisse être refinancée comme la Grèce.

 C’est l’occasion de rappeler les grands axes de notre analyse développée dans les 85 articles qui composent le blog.

 1°) Ce n’est pas une crise financière, c’est une crise de surproduction. Le développement massif de l’endettement dans le monde ayant servi de supplétif afin de soutenir la demande affaiblie depuis trente ans par les politiques économiques dites de l’offre.

 2°) Ce n’est pas une crise européenne, c’est une crise mondiale.

Rappelons que la crise de l’endettement commence en 2008 aux Etats-Unis, que le Japon se débat avec la déflation depuis au moins dix ans, que si la Chine et l’Allemagne tirent leur épingle du jeu, c’est que le choix du tout exporter est le moteur de leur économie. Mais on peut constater qu’au fur et à mesure de l’aggravation de la crise, la croissance de ces deux pays commence à être affectée. Pour l’Allemagne les problèmes vont donc bientôt commencer, pour la Chine sa politique régulée donne un peu plus d’espoir.

En ce qui concerne les Etats-Unis, l’apparence de reprise est liée à la politique démentielle de faux monnayeur de la Réserve fédérale, mais la crise systémique guette plus que jamais, car les faillites personnelles et des collectivités locales se multiplient.

 3°) L’Euro n’est pas le problème, le problème c’est la politique poursuivie au nom de l’Euro.

Il est parfaitement possible d’élaborer un plan de relance européen avec une intervention de la B.C.E similaire à celle de la Banque de France durant les trente glorieuses.

 4°) La crise atteint maintenant un point nodal, sa gravité est telle que le temps des petits compromis est dépassé. Une politique de relance de la demande n’est pas soluble avec les politiques de l’offre.

 5°) Il faut donc réaliser maintenant un choix politique : ou le chaos dans les démocraties, ou la remise en cause globale des politiques économiques suivies depuis trente ans.

 L’histoire ne va pas attendre très longtemps encore pour choisir son chemin, sachons éviter la catastrophe.

       



Austérité et croissance : le coût de la douleur

Austérité et croissance : le coût de la douleur.

 

C’est le titre de l’éditorial du Journal Le Monde du… dimanche 22 Avril 2012.

« Le vent tourne dans le débat croissance ou austérité » disent ils, tellement fort il souffle le vent, que les vestes aussi, vont se retourner.

« Le tournant s’est produit avec la prise de conscience que l’Italie et l’Espagne, malgré tous leurs efforts, ne parviendraient pas à sortir de l’ornière ».

 Quelle surprise, quelle découverte cela constitue t-il !

 Et le journal insiste : « plus les économies se contractent, moins les Etats collectent de taxes et moins ils ont de revenus. C’est un cercle vicieux. Lorsque l’Espagne avec un taux de chômage de 24% et une contraction prévisible du P.I.B de près de 2%, n’a plus d’autre remède pour atteindre ses objectifs budgétaires que de réduire l’investissement public et de couper sauvagement dans l’éducation et la santé, on est en droit de s’interroger sur le bon sens de cette logique. »

 Bravo, cela fait juste deux ans que l’on dit exactement cela sur « un blog comprendre la crise économique ». Quel gâchis, que de temps perdu, que de milliards engloutis pour rien dans des politiques imbéciles. Et pourtant, ils ne semblent pas avoir parfaitement compris la gravité de la crise, alors que les bourses européennes sont reparties dans la sinistrose, alors que nos prédictions les plus sombres sont en train de se réaliser, (voir l’article fondateur du blog et les suivants). Car ce qui est proposé reste de la mesurette, de la politique rose pale. « Le moment est donc venu d’assouplir pour certains pays et sous certaines conditions, la politique budgétaire afin de ne pas étouffer la croissance ». Autrement dit, comment perdre sur tous les tableaux à la fois : annoncer l’échec des politiques d’austérité et annoncer que l’on ne doit rien changer, ou si peu.

 Si Mario Monti avait été un commercial rémunéré au rendement il aurait déjà été viré, mais c’est une huile européenne. Il en va de même de tous ces spécialistes qui ont assené leurs doctes dogmes de l’économie de l’offre pendant des années. Oui, mais voilà, le problème n’est pas seulement économique, il est aussi politique. Trop de cooptation, trop de privilèges, trop d’élites incompétentes, et pour tout dire pas assez de démocratie ne permettent pas de prendre les bonnes mesures au bon moment. Peut-être est ce notre chance : de cette crise sortira une démocratie profondément renouvelée, comme la démocratie américaine a su le réaliser à la fin du 19°m siècle pour chasser la corruption, et devenir la première nation du monde.  

 Désolé Messieurs les décideurs, mais pour sortir de la crise il ne va pas suffire de tourner sa veste, il va falloir tourner aussi son pantalon, et pratiquer des politiques de relance de la demande, et vite, parce que la crise systémique guette.

 



Résultats premier tour présidentielle 2012

On vous les donne bien volontier avant tout le monde.

Demain on sera tous européens, tendances grecque, espagnole, portugaise, italienne, et irlandaise réunies.

Voir dans les articles précédents pourquoi.



De la croissance, bordel !

De la croissance, bordel.

 

C’est week-end. Sur unblog comprendre la croissance économique on se lâche le week-end.

Et on commence par les bonnes nouvelles : comme l’indiquait l’article du 08/04/2012 « La pénurie de pétrole, un mythe malthusien », il y a dans les puits de pétrole exploités plus 500 milliards de barils à récupérer. Il faut y ajouter d’après une communication récente de l’USGS, le service géologique des Etats-Unis, 640 milliards de barils de réserves non découvertes mais probables, sans parler des huiles et gaz de schistes ou les sables bitumineux, le tout représentant au bas mot 80 ans de consommation de pétrole.

Vous préférez le nucléaire ? La balance commerciale japonaise a enregistré sur un an un déficit de 42 milliards d’Euros, la pire performance depuis 1979, en partie à cause de l’augmentation des achats d’énergie. Alors, en douce, les autorités japonaises ont relancé deux centrales nucléaires en sus des deux qui fonctionnent encore.

Ce ne sera donc pas l’énergie qui va nous manquer pour une nouvelle croissance, celle qui peut nous permettre de rembourser nos dettes, bien mieux que les politiques de récession pratiquées actuellement.

 Reste à trouver des pistes en plus de celles déjà proposées sur le blog.

Pour une fois prenons exemple sur la technocratie européenne, ils n’ont pas que des mauvaises idées. La preuve ils sont capables de produire le plus beau prototype d’économie dirigée : l’agriculture. Plus subventionné tu meurs, car c’est pratiquement la moitié du budget européen qui y passe. Nous, on est colbertiste et keynésien, alors cela ne nous pose aucun problème de cohérence. Eux il parait qu’ils sont libéraux, visiblement, quand cela les arrange. Comme les Suisses, les Japonais et les Américains subventionnent aussi à qui mieux mieux l’agriculture, tout cela pour garantir les prix, on est doublement ravi : quel constat d’échec pour le dieu marché, qui parait il, permet de trouver à tous les coups l’équilibre idéal !

Et en plus l’agriculture dirigée cela marche. Dassault n’a pas réussi à vendre un seul Rafale à l’exportation en 2011, mais les agriculteurs français, eux, ils ont réussi à en vendre 153 aux Chinois, (en équivalent pinard). 

Et grâce à nos petits agriculteurs il subsiste une économie viable dans les zones rurales.

On pourrait peut-être en profiter pour recréer une industrie des machines agricoles, puisque l’on a la demande, ce qui serait extrêmement jouissif, parce que indirectement subventionnée par Bruxelles, donc par Angéla, gros contributeur au budget européen.

Mieux encore : en 2011, nos exportations de céréales ont augmenté de 34,7%. Et ce n’est pas fini : le sud de la méditerranée en consomme 200kg par habitant, contre 70 pour la France. Une bonne raison pour accélérer le grand axe Paris-Le Havre par où passe l’essentiel du trafic. Une belle ligne à grande vitesse pour transporter plus vite, on en profiterait pour réaliser un vieux rêve : le boulevard Saint Michel prolongé jusqu’à la mer avec une boutique L.V.M.H chaque 50km, pour permettre aux touristes se promenant sur des vélos électriques (fabrication française, of course), de dépenser leurs petits sous sur le plus grand boulevard du monde.

Bon, d’accord, nos agriculteurs polluent un peu, mais on peut arranger les choses par un grand programme de recherche du C.N.R.S en développant plein de petits brevets pour une industrie chimique écolo.    

 Aller, pour fêter tout ça, le pétrole à gogo et la nouvelle croissance, on pourrait créer une journée de la bagnole en France, avec autoroutes gratuites et sans limitation de vitesse, avec le litre d’essence à un Euro, le tout financé par les supers profits des concessionnaires d’autoroutes. C’est presque une aussi bonne idée de dernière minute pour candidats à la présidentielle en manque de voix, que les propositions sur la dépénalisation de l’herbe, et les promesses sur le permis de conduire quasi gratis, et ça ferait vendre de la Peugeot…  

 



Récession : sont ils hypocrites ou juste incompétents?

Récession : sont ils hypocrites ou juste incompétents ?

Plusieurs décisions difficiles mises en sommeil commencent à se concrétiser et à fuiter dans la presse, et laissent présager des conséquences inévitables sur l’emploi en France.

Surcapacités dans l’automobile, Aulnay est déjà condamnée, l’arrivée de Free dans les télécoms va provoquer des dégraissages massifs,  beaucoup de réorganisations stratégiques chez Areva, Sanofi, Air France et dans les banques :une avalanche de restructurations va déferler en France après les élections présidentielle et législatives.

En réalité des plans de restructuration ont été retardés à cause de la présidentielle, comme unblog comprendre la crise économique l’annonçait dans les précédents articles. Ainsi va la récession.

En Italie elle sera de -1,5%, quand Mario avait prévu -0,4%. Il semble tout dépité. Franchement on peut se demander si ils se fichent de nous, ou si vraiment ils ne comprennent pas qu’ils vont, avec leurs politiques d’austérité, provoquer une aggravation de la crise économique.

Une seule chose est certaine : ils ne lisent pas unblog comprendre la crise économique.     »

 



Résultats second tour de la présidentielle.

Résultats second tour de la présidentielle.

 

Pas besoin d’être devin pour savoir qui va gagner : c’est la politique allemande. Tout se dénouera après les législatives de juin. Avec une chambre bleue St Tropez ça sera tout de suite le discours sur la nécessaire rigueur devant l’aggravation de la crise, avec une chambre rose pale, après quelques circonvolutions, les marchés qui savent bien que les politiques mentent, et qu’ils retournent leur veste face au principe de réalité dès le lendemain des élections, imposeront la loi allemande.  

La preuve? Demain 16 Avril 2012 la Bourse allemande lance un produit financier pour spéculer sur la dette française, et elle aurait tort  de se gêner : en 2013 la France devra emprunter 230 milliards d’Euros, soit une des plus grosses demandes mondiales de crédits.

La politique allemande… C’est 20% de la population qui gagne moins de 800€ par mois, c’est de se satisfaire d’un relèvement de la T.V.A, comme en France de 5,5 à 7 pour le taux réduit, de 16 à 18 en Espagne, c’est la baisse du salaire des fonctionnaires, pour ceux qui garderont leur emploi, comme en Grèce, comme en Espagne où les traitements ont déjà baissé de 3% l’an dernier, où le temps de travail des infirmières a déjà augmenté de deux heures. (Aller voir l’article du blog «l’Allemagne, un exemple… pour l’Allemagne, pas pour la France »

 Ainsi iront les politiques de récessions qui ressemblent de plus en plus à celles pratiquées après 1929. Ainsi va l’histoire. Reste à espérer que celui qui pratiquera les politiques de relance de la demande, ne le fera pas à l’aide d’une politique de réarmement comme l’Allemagne nazie d’avant guerre…

C’est pourquoi il est vital d’imposer le débat contre la pensée unique, et il y a doit bien y avoir quelques dirigeants du C.A.C 40 qui commencent à avoir des doutes, et qui envisagent de se chercher un Roosevelt et un Keynes. Enfin on peut espérer…



Présidentielles 2012 : résultats du second tour.

On va vous les donner avant tout le monde, promis. Sur un blog comprendre la crise économique on fait aussi dans le pronostic.

Cliquer, et vous saurez ce que personne ne vous dit.

A très bientôt.



Chômage : la course folle

Le service national de la statistique en Grèce, l’ELSTAT vient d’annoncer le taux de chômage en Janvier dans ce pays : 21,8% de la population active, soit un record historique. C’est vrai qu’il y a mieux encore, puisque l’Espagne est pratiquement à 25%.

En France en Juin 2012 le réveil sera violent, « nécessaire austérité », pour faire face aux problèmes prévisibles d’insolvabilité, avec indispensable « modernisation » du marché du travail, (en fait retour à l’age de pierre), bref, entrée dans la course avec nos petis camarades européens, à celui qui aura la plus forte récession, et le taux de chômage le plus élevé.

Dites, les économistes de l’offre, comment se fait il que dans un pays comme la Grèce malgrè la baisse du salaire minimum à 580€, les multiples mesures pour diminuer le coût du travail, déjà pas bien élevé, l’emploi de redémare pas? Peut-être qu’il ne faudrait plus de salaire minimum du tout, pour permettre des salaires à 200€. Autre proposition : légalisation d’une situation qui existe dans certaines villes en Italie et en Grèce, la possibilité de faire travailler les enfants pour des salaires encore plus misérables, que l’on « réforme » la législation du travail, vers un retour au 19°m siècle, vers Zola.  A défaut de croissance, c’est la modernisation en marche, la construction européenne qui s’épanouit.

Seul problème : a qui je vends ma production si mes employés sont incapables de l’acheter, parcequ’ils ont des salaires ridicules? Ils prennent des crédits à la consommation? Ou ils achètent leur logement à l’aide des Subprimes?

Aller, encore un effort, (ou quelques millions de chômeurs en  plus), avant d’envisager des politiques de la demande.

 

 



Crise systèmique : les raisons d’y croire.

Crise systémique : les raisons d’y croire.

 

Un bon résumé de la logique crise de surproduction, endettement, insolvabilité, austérité, récession, qui constitue l’explication de la crise par « unblog comprendre la crise économique », est illustré par la situation aux Etats-Unis. Car contrairement à ce qu’indique la propagande, la situation est très loin de s’améliorer. (Cf article du 10 mars).

Plus particulièrement l’exemple type concerne les grandes métropoles industrielles, comme la ville de Détroit, ancien fleuron de la production automobile américaine. Cette ville est sinistrée par les pertes d’emplois industriels : elle a perdu le quart de sa population en dix ans, et l’on trouve en plein centre ville de véritables jachères qui sont récupérées par des chômeurs sans ressources pour y faire pousser de quoi manger. Or Détroit risque d’être en défaut de paiement le mois prochain, et pour l’éviter il faudra, selon les républicains qui gouvernent l’Etat, casser quelques milliers d’emplois des 11000 contrats de travail des employés municipaux.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé : Harrisburg en Pennsylvanie, Stockton, Central Falls dans le Rhode Island viennent s’ajouter aux 20 villes en défaut de paiements cette année, sans parler des Etats, dont certains sont aussi au bord du gouffre.

La récession commence à frapper très durement.

Les banques, quant à elles, commencent à afficher de lourdes pertes.

Pour exemple : UNICREDIT première banque italienne en perte de 9 milliards d’Euros, (cf article du premier avril), mais aussi DEXIA, toujours au bord de la faillite, (cf article du 4mars). On peut ajouter les banques portugaises qui battent un nouveau record d’emprunts auprès de la B.C.E : 56 milliards d’Euros. Le niveau des créances douteuses des ménages et des entreprises étant d’un montant de 13 milliards d’Euros…

Le reste de la zone Euro ne va guère mieux : l’Espagne est en vogue dans les gazettes, mais la Grèce se prépare à son troisième plan de soutien. (cf article du premier avril)

Les F.M.N commencent aussi à être affectées : Sony encaissant 80% de ses revenus hors du Japon se retrouve en perte de 520 milliards de Yens, et va se séparer de 10000 personnes dans le monde, à ajouter aux 16000 suppressions d’emplois depuis la crise de 2008.

Siemens commence à préparer le terrain de sa communication, et à laisser entendre que tout ne va pas aussi bien que prévu. (Voir nos petits commentaires sur la durabilité du modèle allemand.)

Bref, notre analyse est que la situation est pire qu’en 2008, parce qu’il ne s’agit pas d’une banque en défaut de paiement, mais de défauts de paiements structurels et potentiels qui se multiplient.

Sachant  les salles des marchés sont d’abord sous le contrôle des machines, (moyenne de détention d’une action aux Etats-Unis : trois secondes), l’accumulation de nouvelles de plus en plus mauvaises concernant des situations de plus en plus dégradées, risquent de provoquer des mouvements de paniques incontrôlables.

Bien sûr, le pire n’est jamais certain, il est juste un peu plus probable chaque jour qui passe.

Que dire d’autre ? La vérité encore une fois. Qu’il est urgent de virer les monétaristes et les économistes de l’offre, encore une autre fois?

 

Cliquer, faites cliquer sur un « blog comprendre la crise économique », parce que ce n’est pas facile de faire entendre autre chose que la pensée unique.

 



Crise systémique.

Désolé, mais si rien ne change très vite, la probabilité n »a jamais été aussi forte. Dans un prochain article on vous donne nos arguments. Il y en a déjà plein (d’arguments) dans les articles précédents. Si vous collectez les informations économiques qui circulent actuellement, en toute objectivité, ça donne des sueurs froides…



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