Chômage : essaye encore…

Chômage : essaye encore…

 

« La hausse ralentit » (sic), « c’est moins pire »(sic). Bref, il n’est pas difficile de trouver des commentaires dont la nature ébaubie. De l’autre côté de la rive de l’élection présidentielle les remèdes proposés sont tellement éculés, que l’on peut voir au travers de la recette rose pale la plaisanterie : quelques milliers d’emplois aidés, donc payés au lance pierre, pour pousser les voyageurs qui s’entassent dans le R.E.R bondé, ou pour remplacer quelques semaines dans les administrations, les fonctionnaires sacrifiés au dieu économie(s). Autant de voix prises dans les cités chez les familles, ou ce qu’il en reste, à la dérive du R.S.A et de pole emploi.

Et si on essayait autre chose? La réindustrialisation par exemple? Des emplois qui permettraient d’augmenter de façon significative la valeur ajoutée à se partager, des emplois qui font des petits : chaque poste dans l’industrie permet de créer trois emplois indirects, chez les sous traitants, chez le distributeur, dans le commerce de proximité.

J’entends déjà les critiques : certains groupes du C.A.C 40 donnent des consignes à leurs ressources humaines de ne plus embaucher d’ingénieurs français (trop chers), et délocalisent pour trouver des ouvriers encore moins chers.

Et si on osait parler productivité? Car qu’est ce qui compte finalement? Le salaire ou le niveau et la qualité de la production? Qu’est ce qui compte le plus : une masse salariale qui représente en moyenne 15% du coût de revient, ou les 85% restants?

Aller, encore un effort pour proposer des solutions différentes de la pensée unique, ou alors on va finir par croire qu’il y en a qui souhaite ne rien changer, ou alors le moins possible.

Keynésien et colbertisme, on vous dit, c’est quand même mieux que libéral et suicidaire, que le chômage de masse et la crise systémique, que la peste et le choléra.



Espagne : la nouvelle grèce ?

Après la Grèce, le Portugal, l’Irlande, qui ne peuvent plus emprunter sur les marchés, tellement les taux demandés sont élevés, et qui sont sous la perfusion des aides européennes et du F.M.I, la rumeur donne l’Espagne comme le pays qui rencontre les pires difficultés. Il y aurait l’Italie, où l’ancien employé d’une des banques qui a provoqué la crise de 2008, ancien employé devenu premier ministre, est en train d’organiser la déflation par la déreglementation du marché du travail, et qui serait récompensée de cela par des taux d’emprunt à 4%, et il y aurait l’Espagne qui aurait osé refuser le dictat européen concernant son déficit budgétaire, et que les marchés sanctionneraient.

Il est vrai que la monnaie de singe distribuée par la B.C.E aux banques privées, (1000 milliards d’Euros ! ), permet à ces dernières de récompenser ceux qui pratiqueront les politiques de l’offre les plus absurdes, et qui nous enfoncent davantage chaque jour qui passe dans la recession. Mais en réalité les marchés intègrent l’absence de croissance que provoquent les politiques pratiquées par les européens.

Peu importe, quel sera le prochain nominé dans la cessation de paiement, un pays, une banque, les deux à la fois, il y a deux éléments évidents :

- la crise se développe vers la recession sous la double poussée des politiques de contractions budgétaires et de déflation salariale, cette dernière devant autant à l’augmentation du chômage qu’ au développement de la précarité organisée par des évolutions réglementaires.

- demain la Grèce sera le lot commun en Europe, l’après présidentielle sera tout de suite la remise en cause du statut des fonctionnaires, la diminution drastique des dépenses publiques, le développement de la précarité et cela quelque soit l’élu, comme l’ont appris les Grecs, les Espagnols, les Portugais avec des gouvernements « différents »

La seule solution crédible consiste dans un changement radical de politique économique. Et il se produira n’en doutons pas, parce que la crise va s’aggraver. La seule question qui vaille étant de savoir si la démocratie aura encore la force de se ressourcer pour parvenir à ce changement. Le pire n’est jamais certain.

 



Recession confirmée pour la zone Euro.

L’économie de la zone euro s’est dégradée en mars, comme l’annonçait un blog comprendre la crise économique : repli marqué de l’activité industrielle en France et en Allemagne.

 

Tout espoir de voir la zone euro éviter une rechute en récession disparaît, vous connaissez la logique du blog : les politiques de l’offre ne peuvent qu’aggraver la crise.

Les suppressions d’emplois dans la zone euro s’accélèrent à leur rythme le plus marqué depuis mars 2010, ce qui est logique puisque la production de la zone euro a diminué aussi bien au cours du dernier trimestre 2011 qu’au premier trimestre.

La zone euro s’achemine vers une contraction d’environ 0,1% du produit intérieur brut (PIB) de la région au premier trimestre, et malheureusement cela n’est pas fini.

Après le repli de 0,3% du PIB enregistré au dernier trimestre 2011, la zone euro entrerait ainsi dans la définition technique de la récession.

L’activité manufacturière en Chine s’est également contractée en mars, pour le cinquième mois d’affilée et les indices de l’activité manufacturière publiés dans la matinée en Allemagne et en France sont ressortis plus mauvais encore que les prévisions les plus pessimistes des dizaines d’économistes, mais sont conformes à ce qu’annonce depuis plusieurs mois unblog comprendre la crise économique.

Les intelligentes politiques de contraction des dépenses publiques vont contraindre les entreprises à continuer de réduire leurs effectifs à des rythmes accrus dans les mois à venir, et la production va chuter à un rythme accéléré.

 

Une seule solution : virez les monétaristes et les économistes de l’offre qui nous enfoncent dans la crise pour revenir à des politiques keynésiennes avant qu’il ne soit trop tard.  

 



Chine : quand Chicago s’inquiète qu’un pays communiste rencontre des difficultés.

Chine : quand Chicago s’inquiète qu’un pays communiste rencontre des difficultés.

 Vous avez remarqué : le CAC baisse depuis trois jours. Vous étiez prévenus la hausse ne correspondait à rien de crédible. Ainsi le mouvement de yoyo continue. J’en connais plusieurs qui doivent se gaver avec ces fluctuations boursières.

Aujourd’hui nos économistes de l’offre s’inquiètent de la croissance en Chine, (et de l’Espagne aussi un peu). 

Rappelons ce qu’est la Chine : un état officiellement communiste, où la majorité des entreprises est nationalisée, où l’économie est dirigée par la planification impérative, et la monnaie sous le contrôle des planificateurs.

Panique de la pensée unique : pour vendre en Chine les constructeurs automobiles allemands sont maintenant obligés de consentir de substantiels rabais. Et voilà donc nos libéraux et autres monétaristes qui transpirent à grosses gouttes. C’est assez pitoyable. Car après s’être assis sur les critères de Maastricht, avoir transformé les banques centrales en fabriques de fausses monnaies, voilà donc qu’un pays dirigiste, dont ils espéraient le salut, risque de faire faux bond.

Où sont passés les dogmes de l’école de Chicago ? Où sont passées les vertus du dieu marché? Sont ils encore crédibles ces économistes de l’offre d’attendre leur salut d’un système qu’ils exècrent?

Lénine disait d’eux : « Ils nous vendront la corde pour les pendre. »

Désolé, je préfère la démocratie et la liberté.

Reprenons notre troisième voie, notre planification incitative, nos marchés réglementés, nos trente glorieuses.

Allo, les candidats à la présidentielle, y a quelqu’un?



La crise n’est pas finie, elle commence.

Crise : ce n’est pas la fin, c’est le début.

 

Mille milliards d’Euros, la B.C.E a mis mille milliards d’Euros de monnaie de singe pour abreuver les banques qui étaient au bord de l’apoplexie. Autrement dit des vertueuses règles de gestion imposées par le dictat allemand, il n’en reste plus qu’une : la banque centrale n’a pas le droit de prêter directement aux états, alors elle met à disposition des banques des sommes qu’elles empruntent à 1% pour les prêter aux états à des taux qui varient entre 2 et 7% !

On en arrive donc au bon vieux système qui met une banque centrale aux ordres, pour qu’elle finance les déficits des états. Mais ici on ajoute deux composantes :

L’hypocrisie, car officiellement ce n’est pas la banque centrale qui prête aux états, mais les banques privées.

Le vol des contribuables au profit des banques : le différentiel d’intérêt entre le taux consenti par la banque centrale et celui que pratiquent les banques privées n’a aucune légitimité. Il alourdit de façon artificielle la charge des intérêts pour les états. Le comble du malhonnête étant d’expliquer que pour un pays comme l’Italie, cela lui permet d’emprunter à 4%, au lieu de 7% il y a trois mois, alors qu’en réalité, si elle empruntait directement auprès de la B.C.E elle paierait 1%.

Outre ce scandale, la politique de la B.C.E a relancé la spéculation en bourse et sur les matières premières. La demande de pétrole diminue, mais les prix explosent, chercher l’erreur. Le C.A.C monte, mais l’activité économique continue de décroitre, chercher l’erreur.

L’explication est simple : ce qui n’est pas prêté aux états de la monnaie de singe mise à disposition par la B.C.E ne va pas aller aux investissements. Il faudrait ne pas lire un blog comprendre la crise économique pour penser que la croissance va redémarrer. Alors il faut bien que cet argent serve à quelque chose.

D’où la conclusion pour nos petits sous : on peut jouer avec le feu et profiter de la hausse spéculative, mais un nouveau crack est à prévoir. La crise n’a jamais été aussi dangereuse.  

 



CAC : finalement la hausse.

Il faut peu de bonnes nouvelles pour l’alimenter : un déficit budgétaire moins important que prévu en France, de plus de 5% quand même, la FED qui maintient des taux bas, du temps gagné pour la Grèce. L’année dernière à la même époque, on avait aussi un mouvement de hausse. Les fondamentaux restent mauvais. Sachons profiter de ce mouvement, mais prudence, prudence…



CAC calme trompeur

Finalement ce fut le calme plat : un indice pratiquement atone. Tout cela n’est pas très rassurant. Les masses de liquidités en attente et les cadavres dans les placards des banques peuvent produire de violentes réactions dans un sens ou l’autre. La prudence est de mise, et la tendance sur le long terme franchement négative. En effet , il y a de nombreuses échéances de paiements en 2012; pour les états, les banques et les entreprises. Le refus des collectivités locales françaises de signer un pacte de stabilité avec le gouvernement en dit long sut l’état des finances locales. Pessimisme de rigueur, et surement des opportunités de gains sur des hausses ponctuelles et très limitées dans le temps.

A suivre.



CAC 40 journée du 12 Mars à surveiller.

Comment va réagir le CAC au déclenchement des CDS sur la Grèce? Ce n’est peut- être pas si anodin que cela. Une seule solution : se lever tôt pour voir comment les bourses asiatiques vont réagir. Tout est possible, comme rien, le calme plat, mais un mouvement de panique peut partir d’une rumeur sur une banque, tellement la situation est pourrie.  La monnaie de singe distribuée gracieusement par la B.C.E peut alimenter la spéculation, dans les deux sens. Alors attention, tous sur vos écrans.



Présidentielle(s) : la crise est finie, circulez y a rien à voir.

La crise financière grecque est résolue, et l’emploi aux Etats-Unis redemare, si on vous le dit !

N’y voyez aucun rapport avec deux élections présidentielles des deux cotés de l’Atlantique, cela ne serait pas bien de penser que la réalité est un peu arrangée. Par exemple prenons la Grèce : la dette reste à 120% du P.I.B, après avoir effacé 105 des 206 milliards d’Euros d’emprunt grec. D’ailleurs l’I.S.D.A, à l’unanimité, a decidé qu’il y avait bien evénement de crédit, autrement dit faillite. Cela va permettre d’activer les C.D.S, (assurance défaut de paiement). Il y a quelques semaines cet évenement était présenté comme le début de l’apocalypse. Aujourd’hui nos camarades les journalistes en parlent à peine, au mieux rassurent la population en présentant la situation comme anodine.

Autre exemple, l’Europe : la production industrielle de la Grande Bretagne s’écroule, et la B.C.E revoit ses prévisions pour 2012, elle ne table plus que sur une croissance comprise entre -0,5% et 0,3% pour la zone Euro. Unblog comprendre la crise économique prend les paris, -1% sera déjà un miracle.

Ha, au fait, en Avril il y a une autre élection. Elle est en Grèce. D’après les sondages les partis politiques extrémistes sont à  40%. Il n’y a que la croissance du pays qui est à  moins 7%.

Unblog comprendre la crise économique. Faites passer l’information libre.



Peugeot : les vraies raisons des difficultés.

Peugeot : les vraies raisons des difficultés

 

On peut distinguer deux niveaux de difficultés.

 

Les premières sont macros économique. Les lecteurs de unblog comprendre la crise économique ne sont pas surpris qu’une entreprise qui vend beaucoup sur le marché européen soit affectée par la crise de surproduction. C’est même un cas d’école qui illustre la logique du blog : les politiques récessives diminuent la demande, donc l’entreprise est en sur capacité de production, donc elle va diminuer son activité de production, ce qui va encore aggraver le ralentissement économique. Il faudrait soutenir les ventes d’un constructeur qui a joué le jeu d’un patriotisme européen, et même français. Cela serait un signal fort de la part de ceux qui prétendent se préoccuper de réindustrialiser (enfin),la France.

 

Les secondes sont micros économiques. La volonté d’être un constructeur généraliste présent sur toutes les gammes relève de la mission impossible, surtout pour un constructeur français. En effet, il est très difficile de s’affranchir de l’image de marque que les clients donnent à une entreprise automobile. Or, un constructeur français réputé généraliste, ne peut pas prétendre se battre à armes égales sur le créneau du haut de gamme, avec les constructeurs allemands. En supposant que cela soit possible, il faudrait intégrer le déficit d’image dans le prix, en l’abaissant sensiblement par rapport à celui des berlines allemandes de même catégorie. Or cette voie est rarement choisie par Peugeot, soit que les coûts de production ne permettent pas de baisser les prix de vente, soit qu’il s’agisse d’une erreur de mercatique.

Reste que les groupes industriels automobiles ont abandonné le modèle du constructeur généraliste. FIAT ne fait plus cette erreur depuis la fin des années 70 : à Ferrari le très haut de gamme, à Alfa l’aspect sportif, à Lancia l’aspect décalé, à Fiat le tout venant. Le tout sur des plateformes souvent identiques, mais en jouant sur des images de marque différentes, l’ensemble appartenant au même groupe.

 

Peugeot demeure une belle entreprise ayant beaucoup investi dans le renouvellement de ses gammes et possédant une structure financière saine, souhaitons pour l’industrie française qu’elle réussisse dans ses choix d’avenir.



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