LTRO, sauver nos petits sous.

LTRO, sauvez nos petits sous (essayons).

 

LTRO, c’est quoi ? C’est la mise à disposition des banques aujourd’hui de prêts illimités à 3 ans par la B.C.E, avec deux objectifs :

-         éviter la crise de liquidité, puisque les banques continuent, à raison, de se méfier de leurs clients, (entreprises et ménages), car la récession continue de s’aggraver. Mais surtout les banques se méfient encore plus de leurs concurrentes car elles savent que tous ces bilans sont pourris. Résultat : l’offre de crédit continue à se raréfier.

-         Prêter de l’argent aux banques pour permettre à ces mêmes banques de prêter aux états, puisque la B.C.E ne veut pas le faire directement, et que les états sont de plus en plus insolvables grâce aux intelligentes politiques de l’offre qui diminuent leurs recettes fiscales.

Résultat : 530 milliards d’euros de monnaie de singe de plus dans la nature, puisque c’est la somme que les banquent viennent d’emprunter. C’est une fuite en avant qui répond aux illusions des monétaristes : la monnaie peut tout, la monnaie fait tout.

En réalité elle ne fait rien du tout.

Vous connaissez la logique de unblog comprendre la crise économique. C’est la demande qu’il faut relancer, pas la fausse monnaie. La preuve : cette politique n’empêche pas la consommation des français de baisser pour le troisième mois consécutif.

Et pour nos petits sous ?

Très simple, tout le monde sait où va finir cette monnaie de singe : dans la spéculation. Alors n’hésitez pas à monter dans le train, mais attention c’est le train de la mort, la monnaie de singe va, (peut-être), alimenter un moment la hausse des actions, mais la récession va s’aggraver, l’insolvabilité augmenter, donc il faudra descendre à temps.

D’ici là de jolis coups boursiers à réaliser, et de chaudes perspectives : le mariage annoncé entre Opel et Peugeot, avec déjà de beaux allers et retours. Mais il faudra aussi compter avec la pression des écologistes pour la fermeture des centrales nucléaires iraniennes. La Grèce toujours, le Portugal, l’Espagne, sans parler des peuples qu’il va falloir changer parce qu’ils commencent sérieusement à ennuyer les gouvernements.



Crise économique : voyage en France par la départementale 6

Crise en France : voyage par la départementale 6

 

Vacances, direction les stations de sports d’hiver, et faisons fonctionner la loi du marché. Pas de chance en moyenne par le train, maintenant que l’on doit payer le juste prix, pas celui du service public, celui du service rendu aux clients, 1200 km ,(un aller retour), se payent l’équivalent de 2/3 de salaire minimum grec. L’autoroute, entre les stations d’essence qui annoncent fièrement le litre à 1,65, les péages, et les radars cela risque d’être cher aussi. Reste l’ancienne nationale 6, passée à la charge des départements, et devenue départementale 6.

C’est beaucoup mieux que les statistiques économiques qui annoncent 4525900 chômeurs et 370000 emplois aidés pour comprendre la crise économique.

La pratique des sépultures sauvages au bord des routes donne tout de suite le ton. C’est mortifère. Un grand voyage au milieu des cadavres. Ceux des stations services abandonnées à l’état de ruine, ceux des usines à l’abandon aussi, éventuellement transformées en musée régional. Ha j’en vois une qui fonctionne encore, renseignement pris, elle va bientôt fermer. Partout la trace d’anciennes gares, poste télégraphe et télécommunication où subsistent sur les frontons les dénominations qui se sont incrustées sur la pierre. Par contre ce qui semble en plein boom ce sont les voitures (roumaines),low cost, et les enseignes alimentaires (allemandes), low cost. C’est tout de suite rassurant sur le modèle allemand. Ils ne fabriquent pas que des voitures de luxe et des machines outils pour les usines chinoises, ils savent aussi s’adapter à la baisse des salaires des ouvriers allemands en diminuant les prix à la consommation.

Franchement c’est quoi ce modèle économique ? Comment ne pas penser que cette course à la déflation d’un coté et à l’inaccessible pour le plus grand nombre de l’autre, c’est beaucoup mieux que l’économie réglementée, la planification incitative et même l’inflation et les déficits budgétaires gentiment financés par le gouverneur la Banque de France, fonctionnaire aux ordres.

Rendez nous Keynes et Colbert.

Sortir de la crise économique c’est possible, et pas en organisant le rationnement, mais bien en développant les conditions de la croissance.       

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Sortie de crise : la relance, un vrai projet pour la présidentielle

Sortie de crise économique : la relance, un vrai projet pour la présidentielle.

 

Week-end on peut se lâcher un peu.

On a un nouveau gouvernement qui propose un déficit budgétaire qui représente 25% du P.I.B. Angéla devient folle, d’autant que les Allemands qui en ont marre de sa politique s’arrachent nos cartes postales de la ligne Maginot. Il faut dire que notre nouveau gouvernement y va très fort.

 

-         1° mesure : dumping fiscal. Baisse de l’impôt sur les sociétés à 28%, 25 pour les entreprises industrielles, avec nouvelle diminution de un point chaque année suivante, quand il y a développement de l’investissement.

-         2° mesure grâce à la présence de représentants de l’Etat dans les conseils d’administration des sociétés du C.A.C 40, on impose les relocalisations en France. Même pas besoin de nationaliser.

-         3° mesure A Monsieur Dassault, au lieu d’acheter un Rafale on en achète trois.

-         4° mesure A Monsieur Renault on achète toute sa production de véhicules électriques ;

-         5° mesure On achète tout ce qui est fabriqué en France, même si ça ne sert à rien. Pour être sûr que les entreprises françaises gagnent à chaque fois les appels d’offres, on leur refile le cahier des charges, discret, un peu avant qu’aux entreprises étrangères, sans même exiger de pots de vin.

-         6° mesure On installe des panneaux solaires sur tous les bâtiments administratifs, comme ce sont des artisans qui les posent, les P.M.E sont aux anges.

-         7° mesure On construit de nouvelles centrales nucléaires. Comme on a instauré le scrutin proportionnel, on n’entend pas trop les écologistes. Ils prennent leurs fonctions à l’assemblée nationale.

-         8° mesure On pose des rails partout. Dessus on pose des locomotives françaises toutes neuves, électriques bien sûr. Monsieur Mittal rallume tous les hauts fourneaux.

         Pour le financement ? On a rétabli les bons du trésor anonymes, uniquement pour les capitaux provenant de l’étranger. Ils sont rémunérés à 0,5%, ça ne rapporte rien, mais ça ne coûte pas grand-chose. Malgré ça, on est en train d’essorer les paradis fiscaux de l’argent sale, chacun son tour. Pour les capitaux provenant de l’hexagone, on monte jusqu’à 2%, mais avec l’inflation que l’on va déclencher, ça ne va pas coûter grand-chose. Comme c’est anonyme, avec promesse d’amnistie fiscale, il pleut de l’argent de partout. On savait que les lessiveuses étaient pleines, mais à ce point là…

 Et l’année d’après, malgré la baisse de l’impôt sur les sociétés, comme tout le monde a gagné des sous, on a pété les objectifs de recettes fiscales, on est allé narguer Angéla en réanimation avec notre budget en excédent et notre croissance de 8%. On a même battu les chinois sur ce coup là.

Y a plein de méchants qui veulent la peau de notre Président chéri, mais comme on a acheté toutes les Peugeot blindées, et que le G.I.G.N croule sous les équipements tous neufs, il ne risque rien.

 Keynes, c’est plus marrant que l’école de Chicago, non ?

 

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Sortir de la crise économique.

Sortir de la crise économique.

 

Proposer comme sortie de la crise économique actuelle une politique de relance keynésienne, peut paraître de l’inconséquence ou de la méconnaissance des réalités et de l’actualité économique.

Or, comme toujours en économie, l’évidence n’est pas bonne conseillère. Ainsi aucun pays n’a jamais réussi à résoudre ses problèmes d’insolvabilité en  période de stagnation, et encore moins de récession. C’est ce que démontre une fois encore l’évolution de la Grèce ou du Portugal. Rien n’est résolu, et rien ne se résoudra tant que les mêmes recettes seront appliquées. La logique comptable qui voudrait que la résorption du déficit passe par une diminution des dépenses et un accroissement des recettes fiscales, conduit à accentuer la récession, provoque la diminution des recettes fiscales, et ne permet pas de résoudre les problèmes de solvabilité. 

 

Ne doutons pas que d’une façon ou de l’autre, des politiques de relance de la demande s’imposeront. Plus elles le seront tardivement, plus elles s’accompagneront de mesures d’exception pas forcément menées par des démocrates. Aussi il convient d’examiner les arguments de ceux qui s’opposent aux politiques de relance de la demande, puis aux conditions que ces politiques supposent.

 

Les politiques de relance keynésiennes ne fonctionnent plus du tout. Ce serait ce que l’on pourrait observer chaque jour qui passe, puisque les déficits budgétaires des pays développés n’ont jamais été aussi importants, et les taux de croissance aussi faibles que ces dix dernières années.

L’argument parait incontournable. Il ne l’est pas. En effet que serait il advenu, sans les importants déficits budgétaires de ces dix dernières années, en France ou au Japon, pour ne prendre que ces deux pays ? Il se serait produit un effondrement de la demande, et nous serions depuis longtemps en déflation.

 

Les politiques de relance keynésienne ne fonctionnent plus parce que les agents économiques n’y croient plus ;

Les politiques de relance keynésienne sont effectivement autos réalisatrices. Aussi un déficit budgétaire accompagné de la litanie sur la France en faillite et sur le caractère involontaire du déficit et la promesse de futures mesures d’austérité, ne peuvent convaincre les investisseurs que la croissance va redémarrer.

Il faudrait des déficits encore plus massifs pour signifier l’indifférence d’un gouvernement à la dictature des marchés. Car pour respecter les conditions autos réalisatrices d’une politique de relance, il est nécessaire d’imposer l’idée qu’un gouvernement soutiendra à n’importe quel prix la croissance pour qu’elle revienne effectivement. En effet c’est seulement si les entrepreneurs sont convaincus du redémarrage de la croissance qu’ils investiront

 

Malgré cette politique de persuasion, il restera toujours des agents économiques férus d’économie pour procéder à des anticipations rationnelles, voyant comme conséquence probable des déficits une cause certaine d’augmentation de leurs impôts, et s’y préparant en augmentant leur épargne, ce qui annulerait l’effet de relance du déficit. Cette idée repose sur une mauvaise interprétation des données disponibles. Effectivement si un déficit budgétaire permet de relancer la demande, il provoquera une augmentation des recettes fiscales, car les revenus provenant de la T.V.A de l’impôt sur les sociétés augmenteront grâce à l’amélioration de la conjoncture. Mais il s’agit d’une augmentation en volume, pas d’une augmentation de la pression fiscale liée à une augmentation des taux d’imposition. Notons d’ailleurs que l’augmentation des taux de T.V.A ont été rendus obligatoires à cause de la diminution de la croissance (confère la T.V.A sociale) C’est donc la récession qui conduit à l’augmentation de la fiscalité et non les politiques de relance. On peut même envisager une guerre fiscale comme celle pratiquée par l’Irlande en diminuant le taux d’imposition des sociétés, dans le cadre d’une politique de relance, sans diminuer les recettes de l’Etat, histoire par exemple, de favoriser les relocalisations, industrielles. C’est d’ailleurs ce type de keynésianisme dévoyé que l’administration Reagan a pratiqué avec succès : un déficit budgétaire massif provoqué par un double mouvement de diminution de la pression fiscale, et de relance de la commande publique.

 

Les politiques de relance keynésienne créaient de l’inflation.

Tant mieux, cela nous évitera la déflation, et permettra de rembourser avec moins de douleur nos dettes en ruinant les rentiers, et cela reste moins dangereux pour l’économie que la création monétaire illimitée organisée par les monétaristes de la Réserve fédérale et de la B.C.E.

 

Les politiques de relance keynésiennes ne fonctionnent qu’en économie fermée.

Autrement dit, une politique de relance dans une économie ouverte ne relance que les importations. Cette légende doit beaucoup à des circonstances politiques et à de médiocres ambitions. En effet les effets négatifs des politiques de relance apparaissent toujours avant les effets positifs, car  il est plus souple de répondre à un surcroît de demande par une augmentation des importations ou une diminution des stocks. Mais l’investissement finit par redémarrer. Evidemment il est aisé de dénoncer les premiers effets pour réclamer des responsabilités ministérielles, puis de s’attribuer les effets positifs des plans de relance, une fois dans la place, et de les relier aux mérites d’une nouvelle politique d’austérité. C’est ce qui ’est produit en France après les plans de relance de 1974 et 1981.

Par ailleurs il reste à définir ce qu’est une économie fermée. Si notre pays est la France alors il faut effectivement protéger une industrie nationale. Si notre pays est l’Europe, alors il faut effectivement posséder une industrie européenne et la protéger. Si notre pays est le monde, alors il faut une politique de relance mondiale, c’est la véritable mission des institutions internationales, plutôt que d’imposer le dictat de la misère, comme à ce pauvre peuple grec.

 

Des politiques de relance keynésiennes fonctionneront d’autant mieux que des choix politiques seront (doivent être) effectués.

C’est d’ailleurs ce qui rend aveugles sourds muets ceux qui se sont laissés hypnotiser par les sirènes du tout marché (financier), ou qui trouvent leur compte dans une situation où ils ne souhaitent rien changer, ou alors le moins possible. Soyons clair il ne s’agit pas d’un débat droite gauche, il s’agit d’un débat entre le statut quo et le chao. Il n’y a qu’à voir les politiques pratiquées par les partis socialistes en Espagne et en Grèce pour comprendre qu’il faudrait élever le débat au dessus du problème de la conquête du pouvoir, ou de le conserver.

Pour qu’une politique de relance fonctionne, il faut qu’il y ait consommation, et pour qu’il y ait consommation il faut que la propension à consommer des ménages soit élevée, ce qui nécessite de faire à l’envers le chemin pris depuis tente ans en matière de politique des revenus. En effet les classes aisées épargnent beaucoup et la masse croissante du quart monde ne consomme par la force des choses, que chichement. Par conséquent il est nécessaire de favoriser le développement des revenus d’une classe moyenne la plus nombreuse possible afin que l’effet multiplicateur des politiques de relance soit optimum.

Certes les riches ont une fonction sociale importante : celle de faire rêver les moins riches afin de développer une émulation et une incitation à la réussite. Mais pour être certain d’épuiser toutes les bouteilles de champagne de la cave du navire, encore faut il être certain de ne pas avoir embarqué sur le Titanic.

 

Pour qu’une politique de relance fonctionne, il faut qu’il y ait consommation, et pour qu’il y ait consommation il faut que la propension à consommer des ménages soit élevée, ce qui nécessite de faire à l’envers le chemin pris depuis tente ans en matière de développement de l’épargne de précaution. L’épargne est l’ennemie de la consommation et là aussi il nous faut revenir en arrière pour assurer l’avenir. Ainsi la protection sociale, et particulièrement les retraites doivent faire l’objet d’un système de financement par répartition mutualisé, et non par capitalisation, plus ou moins individualisée, afin que les ménages consacrent leurs revenus à la consommation et non à l’épargne de précaution.

Diminuer cette épargne de précaution passe aussi par la conviction pour les ménages qu’ils n’auront jamais à assumer de lourdes dépenses, (éducation supérieure des enfants, retraite, chômage).

 

Aussi la question de la solvabilité est un faux problème. Seul le souverain décide si il est solvable ou non. Si le marché est le nouveau souverain il est à craindre qu’il se comporte comme un usurier. Par ailleurs le règne du tout marché a déjà conduit le monde au bord du gouffre par deux fois, en 1929 et en 2008. Aussi l’inconséquence n’est pas dans le camp de ceux qui souhaitent le réguler. Elle est dans le camp de ceux qui pensent que cette crise, est une parmi tant d’autres, qu’un nouveau cycle de progrès technique ou qu’une réduction des coûts de production suffiront à relancer la machine, et qu’il convient de gagner du temps. En réalité le temps qui nous reste est limité, parce que après la Grèce, pour laquelle rien n’est résolu, viennent le Portugal, L’Espagne, L’Italie, pays pour lesquels il ne suffira pas de multiplier la monnaie de singe et de pressurer les populations pour calmer la tempête.           

 



Croissance négative confirmée.

Pour la Grèce c’est même une dégringolade de 7%. Après la France, c’est l’Italie, l’Espagne et d’autres, qui entrent en recession au quatrième trimestre. Si vous lisez un blog comprendre la crise économique vous n’êtes pas surpris. Dans tous les cas préparez vous à des hausses d’impôts, parce que toutes les prévisions de recettes budgétaires sont fausses puisqu’elles étaient assises sur des prévisions de croissances positives. Ainsi va la déflation, politique de restriction, diminution des recettes fiscales, diminution de la solvabilité des pays. Le Portugal ou l’Italie seront la nouvelle Grèce.

Tout ne va pas si mal, les bourses récupèrent la monnaie de singe distribuée gracieusement par les banques centrales, sachons profiter de ces hausses de cours artificielles et spéculatives, et surtout sachons vendre à temps. Mais il ya de beaux aller et retour à faire, rien que sur les banques, du jour au lendemain il y a des variations parfois à deux chiffres.

Comme promis, à venir petit argumentaire keynésien, dans un prochain article.



Economie de l’offre : Turgot déjà…

Economie de l’offre : Turgot déjà…

 

Devenant contrôleur général en Août 1774, Turgot écrit à son Roi Louis XVI :

« Point de banqueroute, point d’augmentation d’ impositions, point d’emprunts parce que tout emprunt diminuant toujours le revenu libre, il nécessite au bout de quelques temps, ou la banqueroute ou l’augmentation d’impositions. Il ne faut, e temps de paix, se permettre d’emprunter que pour liquider ses dettes anciennes, ou pour rembourser d’autres emprunts faits à un denier plus onéreux. Pour ne remplir ses trois points, il n’y a qu’un moyen, c’est de réduire la dépense en dessous de la recette. »

Turgot obnubilé par l’équilibre budgétaire, était aussi un partisan du marché pour réguler leprix des farines, et de surcroît souhaitait en supprimant les impôts indirects, faire baisser leprix des produits non pas pour laisser aux intéressés cet accroissement de pouvoird’achat, mais afin de réduire les salaires du montant des réductions de prix résultant de la suppression des taxes à la valeur, histoire d’améliorer la compétitivité des gueux, soumis maintenant à l’implacable concurrence de cette petite mondialisation hexagonale. .

Manque de chance, en 1775 la disette cumulée à la baisse des salaires, provoquent de premières révoltes en Bourgogne. Le gouverneur de la Bourgogne, Monsieur de La Tour Dupin, plein de morgue, répondit aux manifestants : « L’herbe commence à pousser, aller donc la brouter. »

Turgot persista dans ses théories et ses certitudes, et cette guerre des famines préfigura la révolution : les poissardes marchèrent sur Versailles, des bandes armées pillèrent les faubourg de Paris. Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

 Bientôt un blog comprendre la crise économique revient dans le monde moderne : en se penchant sur les arguments des détracteurs des politiques keynésiennes.

 



Perte du triple A. Deuxième.

Logique implacable : la croissance française est devenue négative, ce qui signifie que toutes les prévisions budgétaires sont irréalistes. Les recettes fiscales vont diminuer, et donc la solvabilité à nouveau se dégrader. Si vous lisez unblog comprendre la crise économique, vous n’êtes pas surpris. Standard et pauvre non plus n’est pas surpris. L’agence prend seulement acte de la réalité. Inutile de l’insulter on cracherait sur la vérité.

Ajoutons que les banques espagnoles sont au bord de la rupture, que Mario Suarez, ancien premier ministre portugais annonce ce qu’annonçait l’article fondateur de unblog comprendre la crise économique il y a un an, à savoir une crise plus grave que celle de 1929, le moins que l’on puisse dire c’est que le climat est morose…

Et bien non ce n’est pas inéluctable. Cela l’est seulement si nous perdurons dans les politiques de l’offre, et les politiques de faux monnayeurs des monétaristes.

Oui ce blog est keynésien, oui c’est la seule façon de nous en sortir :  la dette ne peut diminuer qu’avec une politique de relance de la demande.  J’entends déjà les commentaires : les politiques keynésiennes ne fonctionnent plus. Si vous allez chercher sur les articles précédents (attention il y a plusieurs pages), vous trouverez des éléments de réponse à ceux qui nous ont déjà deux fois dans l’histoire plongé dans des crises majeures.

Mais comme ce n’est pas suffisant dans de prochains articles, on reprendra un à un les arguments éculés contre les politiques keynésiennes. Regarder les mines déconfites de nos néo libéraux qui commencent à paniquer, certains qu’il n’y a rein à faire et qui n’ont rien d’autre à proposer que de saigner le malade encore et toujours. Rien à voir avec la mine réjouie du bon vieux père Keynes.

 



Coup D’Etat en Grèce

Coup d’état en Grèce

 

 

Le parlement est encerclé par les chars. Le général  PAPPAPOPOULOS a pris la parole à la radio nationale pour annoncer que l’armée considérant la nation en danger, elle a décidé d’intervenir. Il annonce un moratoire concernant le remboursement des dettes du pays. Il prononce le rétablissement d’une monnaie nationale. Des milliers de grecs sont descendus dans les rues des principales villes du pays, brandissant le drapeau national. Des milliers d’autres prennent le chemin des stades aidés par des camions de l’armée.

Le contrôle des changes est rétabli, et les retraits des banques seront strictement limités à l’essentiel. L’ambassade des Etats-Unis ne fait aucun commentaire, elle fait dire qu’il s’agit d’un problème européen. Le général PAPPAPOPOULOS est unanimement apprécié par ses confrères de l’O.T.A.N, il a évoqué selon des sources crédibles un risque de provocations gauchistes qu’il devait éradiquer.

C’est une blague. C’est dimanche on peut rigoler un peu, même si ce n’est pas vraiment drôle.

C’est à venir seulement, en complément des intelligentes politiques de l’offre qui ont plongé ce pays dans la dépression économique.

Grâce à la saignée imposée par Bruxelles, qui avait pour objectif de réduire le déficit budgétaire, les recettes fiscales que rapporte la T.V.A se sont effondrées de 20% en un an. On pourrait proposer la T.V.A sociale, quoique avec un salaire minimum à moins de 500€, ce ne sera même pas nécessaire pour faire plonger la consommation davantage.

Il est où l’humanisme des pères fondateurs de l’Europe ?

 



La Grèce en faillite, suite.

La Grèce en faillite, suite.

 

Comme je l’ai indiqué le 7 février sur « un blog comprendre la crise économique », la partie n’est pas gagnée en ce qui concerne la Grèce…

C’est même encore pire que prévu : le gang des créanciers exige une baisse de 22% du salaire minimum, soit 586€ brut par mois, 15000 suppressions d’emplois dans le secteur public, le tout alors qu’il y a un million de chômeurs dans un pays de 11 millions d’habitants.

Comme toutes les civilisations se valent, il est donc indifférent aux sbires de Bruxelles de ramener la Grèce à celle de l’age de pierre.

C’est complètement irresponsable : les trois ministres d’extrême droite viennent de démissionner pour protester. Mêmes causes, mêmes effets : comme l’Allemagne exsangue d’avant guerre, on condamne un pays en colère à choisir entre l’extrême droite et l’extrême gauche pour s’opposer à la saignée. C’est irresponsable, et c’est dramatique, car il ne faut pousser les peuples désespérés  à  l’irréparable.

La démocratie et la justice sociale sont les pires des systèmes, mais à l’exception de tous les autres.

On a  reproché aux politiques kénesiennes la stagflation. Pourtant c’est bien le libéralisme débridé qui a provoqué la crise de 1929, et celle-ci. Alors, plus que jamais entre la barbarie à venir, et une régulation intelligente de l’économie, imposons cette dernière.



Etats-Unis : la crise toujours présente.

Monsieur Ben Bernanke est un spécialiste de la crise de 1929, universitaire il l’a étudiée sous toutes les coutures, il en connaît les moindres détails, il a enseigné dans les universités américaines les plus prestigieuses les solutions qui auraient permis d’éviter le pire.

 

Monsieur Ben Bernanke est aussi le Président de la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale des Etats-Unis. Ouf !

 

Monsieur Ben Bernanke est aussi un monétariste. Ouille !

 

Ainsi il ne pense pas que la monnaie n’est qu’un voile en économie, au contraire il affirme que la monnaie est l’économie.

 

Autrement dit il pense que si la masse monétaire croit de façon inconsidérée, cela provoque de l’inflation, mais aussi que quand elle se contracte, cela provoque une dépression. Aussi comme Président de la Réserve Fédérale, il inonde le marché de Dollars, afin de relancer la croissance, diminue les taux directeurs afin de rendre l’investissement peu coûteux, et afin de favoriser le redémarrage de l’économie américaine. 

 

La crise économique constitue un immense laboratoire de recherche, car il est possible d’évaluer les performances des solutions mises en place pour l’affronter.

 

Pour la politique de Monsieur Ben Bernanke tout semble se passer au mieux. En effet on annonce une baisse du taux de chômage aux Etats-Unis.

 

Hayek se méfiait des statistiques économiques. Ce fut même son argument principal contre la pensée de Keynes. L’œuvre de Keynes serait un leurre statistique, dissimulant une erreur théorique majeure. Passons sur le fait que les trente glorieuses, archétype des politiques keynésiennes, puissent passer pour une illusion statistique, pour ne retenir qu’une circonspection à l’égard des chiffres en économie.

 

Prenons l’exemple du chômage aux Etats-Unis. Il baisse parait il. Curieusement la population active aussi, nous disent les mêmes statistiques, alors même que la population américaine continue de s’accroître. Une étude approfondie des chiffres montre que les disparitions de la population active correspondent à la diminution du chômage. Curieux non ?

Surtout si on se souvient que seulement 1% des chômeurs en 2008 cherchaient un emploi depuis au moins 40 semaines et qu’ils sont aujourd’hui 20% des sans emplois. Si on ajoute que la durée maximum d’indemnisation est de 27 semaines on est complètement rassuré pour la consommation à venir des ménages américains. D’ailleurs les 15 millions d’américains qui ne mangent qu’à l’aide de bons de bienfaisance, sont tout aussi rassurés.

 

En réalité si la masse monétaire augmente quand il y a de l’inflation, c’est la conséquence et non la cause. Si la masse monétaire diminue en période de dépression c’est la conséquence et non la cause. Quand le thermomètre indique 40 c’est la grippe qui a provoqué la fièvre, et non le thermomètre qui est à l’origine de la grippe. Et si le thermomètre indique 14, c’est que le malade est mort, mais le thermomètre n’y est pour rien. Il ne sert donc à rien de parachuter de la monnaie de singe dans l’économie, ce n’est pas parce que les taux d’intérêt sont à zéro que j’investirai, c’est parce que j’anticipe la relance de la demande que je prends des risques.

 

Allo la Réserve Fédérale, y a quelqu’un ?



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