T.V.A sociale

Constitue t-elle une réponse à la crise?

A priori elle est dans la droite ligne des politiques de l’offre. En effet il s’agit d’un transfert des charges sociales payées par l’entreprise, vers un impôt sur la consommation. Dans un contexte de récession, cela ne peut que ralentir encore la demande. L’effet sera donc négatif, car les entrepreneurs ne vont pas que constater une baisse de leurs charges. Ils anticiperont aussi une diminution de la consommation, et donc ils s’abstiendront d’investir et d’embaucher.

Mais la T.V.A sociale répond aussi à deux autres objectifs. Le premier c’est d’alimenter le dumping social. En baissant les charges des entreprises, on vise la diminution des coûts de revient, d’ailleurs cette mesure vient en complément d’un accroissement de la flexibilité de l’emploi, et de la possibilité donnée aux entreprises de réduire le temps de travail en réduisant la rémunération, ce qui nous ramène à la législation du travail du 19°m siècle. Nous entrons donc dans la course avec l’Allemagne à celui qui sera le moins cher, et pourquoi par avec la Chine ou les pays du Maghreb… 

Le second objectif  de cette mesure peut avoir un effet favorable sur l’emploi. En effet  la répartition des charges sociales en France est proportionnelle au nombre de salariés employés dans les entreprises, ce qui constitue évidemment une incitation à remplacer les hommes par des machines ou des délocalisations. Etablir une péréquation en diminuant le poid des charges sociales pour les entreprises ayant beaucoup de salariés, constitue donc une nouvelle approche, comme elle avait déjà été développée avec l’instauration de la C.S.G. Elle rend le financement de la protection sociale moins pénalisant pour les entreprises de main d’oeuvre.

Il demeure que les choix annoncés s’intègrent toujours dans la même politique. une politique de l’offre, pour une économie essentiellement de services, pour laquelle on espère le salut des exportations industrielles et du tourisme. Ce blog qui est keynésien et colbertiste ne peut pas s’en féliciter.



Perte du triple A : la chute du chateau de cartes

Perte du triple A : la chute du château de cartes.

 

Après la France, comme prévu, ses banques, ses grandes entreprises publiques, et même la caisse des dépôts et consignations, rentière parmi les rentières, se voient dégradées.

Logique implacable : les institutions qui bénéficient de la garantie de l’Etat déclassé, apparaissent à leur tour moins solvables.

Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, on nous annonce un record du taux de chômage en France.

Cerise sur le gâteau : la présidente du F.M.I s’inquiète des politiques qu’elle a initiées, étant ministre, et commence à réaliser que la faillite grecque, car il s’agit d’une faillite, risque d’entraîner le Portugal, l’Espagne et l’Italie dans la même situation.

 

Je suis assez triste d’assister à la réalisation de mes prédictions les plus négatives.

 

Malheureusement les politiques de « rigueur » provoquent la contraction de la demande, donc la diminution des recettes fiscales, puis l’augmentation des risques d’insolvabilité qui conduisent les agences en toute logique à dégrader les notes, ce qui provoque de nouvelles contractions du crédit, et ainsi de suite.

 

Le capitaine du Titanic n’avait pas vu l’iceberg, ou trop tard, nos capitaines à nous, ils l’ont vu, et ils accélèrent en avant toute, pleine vapeur, pour être surs de ne pas le rater.

Le problème c’est que nous sommes dans le bateau.

 

Franchement, on n’est pas aidé en ce moment dans la marine, entre les capitaines de paquebots qui se tirent après avoir planté le rafiot, et les dingues du marché et de la politique de l’offre qui nous sabordent…



Gagner de l’argent avec la crise économique

Accalmie temporaire : le C.A.C remonte. J’ai acheté Crédit agricole à 4€, résutat : 5,20 aujourd’hui, mieux encore Société  générale + 18% en une seule journée.

C’est ça qui est génial avec le nouveau capitalisme : temps moyen de détention d’une action aus Etats-Unis, trois secondes ! Et avec les masses de liquidités parachutées par les banques centrales, en pleine dépression, inutile de vous dire que toute cette monnaie de singe ne va pas être utlilisée  pour  investir, mais plutôt pour spéculer. Alors tout est possible, les plus beaux gains sont réalisables. Mais attention, ça ne repose sur rien, il faut savoir vendre à temps. Et comme les réactions des petits camarades sont imprévisibles, la technique la plus scientifique reste la boule de cristal pour anticiper les retournements de tendance.

Plus sérieusement si on veut profiter des opportunités boursières, il faut savoir se fixer un objectif, par exemple un gain de 30%, et surtout s’y tenir. vendre et ne pas pleurer si l’action grimpe finalement de 50%.

Juste de quoi payer une dernière bouteille de champagne sur le pont du Titanic qui penche déjà dangereusement.

Amusez vous bien.

 



Chômage : surtout ne pas changer les idées qui perdent !

Continuons à favoriser la baisse des revenus en développant l’emploi précaire et partiel. C’est une très bonne idée pour diminuer la consommation et dissuader les entrepreneurs d’investir.

Agmentons les allègements de charges sociales, c’est très bon pour le déficit de la sécu, et l »endettement de la France.

Bref continuons à pratiquer des politiques de l’offre, pour être plus sûr de foncer vers la déflation.

On peut même faire mieux : baissons les salaires des fonctionnaires de 20% comme Laval, l’a fait en 1934.

Et surtout évitons de poser les bonnes questions :

- Pourquoi la France dépose t-elle trois fois moins de brevets que l’Allemagne ?

- Que représente le coût du tavail dans le coût de revient d’un produit industriel ?

- Pourquoi y a t-il plus d’usines en Suisse qu’en Somalie ?

- Si les salaires  sont plus bas en Allemagne qu’en France, pourquoi les travailleurs frontaliers vont de France en Allemagne et non l’inverse ?

 

 



Sauver nos petits sous et perte du triple A : risque d’intox.

Sauver nos petits sous et pertes du triple A, danger d’intox.

 

Deux agences hésitent à dégrader la France, et le C.A.C 40 remonte. Du noir on passe au rose bonbon ?

 

Désolé de décevoir, mais si le CAC remonte, c’est d’abord parce que des spéculateurs avaient pris des positions à la baisse, et que des petits malins sont en train de les obliger à brader leurs positions, en alimentant artificiellement une grosse partie de la hausse.

 

Et en réalité, derrière, ça transpire à grosses gouttes.

Une rumeur veut que les anglais aient élaboré un plan d’évacuation de leurs ressortissants d’Espagne et du Portugal, en cas de crise systémique du système financier de ces pays. Interrogées sur la réalité de cette info par des journalistes perspicaces, les autorités britanniques se contentent de répondre qu’elles ont des plans pour toutes sortes de situation d’urgence… Sympa comme démenti, on sent toute la volonté de nos petits camarades anglais d’aider la zone Euro.

 

Les Italiens après avoir envahis la Grèce qui résiste appellent au secours l’armée allemande. Pardon, je reformule : l’Italie demande à l’Allemagne la charité, parce que avec les taux auxquels elle emprunte, le défaut de paiement prévisible se situe en Mars 2012.

 

Conclusion : rien n’est résolu, et ça risque même de s’aggraver. Ça n’empêche pas de profiter des hausses pour prendre ses bénéfices et de racheter durant les coups de torchon.



Perte du triple A : l’évidence du déclin français.

On aura beau dire, on aura beau faire, les agences de notation ne se trompent pas : le déclin français est une évidence. Notre rythme de croissance est de 1% depuis dix ans, quand il était de 3% dans les années 70. En cela nous ne faisons que suivre le déclin de l’occident. Ainsi les 3/4 de la création de richesses nouvelles de la décennie passée, proviennent de l’Asie et des pays émergents. Guère étonnant donc que la France ne représente plus 3,5% des échanges mondiaux, quand elle représentait 18% en 1990. L’industrie française ne représente plus que 17% du P.I.B, et elle a perdu un demi million d’emplois depuis dix ans. Il serait encore plus cruel de rappeler que la France était la première nation d’Europe par sa population et son économie, devant la Russie, sous Louis XIV. Ainsi vont les nations, elles crèvent lentement sous le poids des décisions de leurs élites tellement cooptées, que la bêtise dispute à l’incompétence.

A bruxelles tout va bien, les bureaucrates préservent leurs retraites de 8000€ en moyenne, et leur 40H hebdomadaires.

Démocratie, lève toi, maintenant.

 



Triple A perdu : sauver nos petits sous.

Avec les négociations interrompues entre les banques et la Grèce, ça commence à faire beaucoup pour nos institutions financières. C’est même l’alerte rouge. Qui sera la prochaine DEXIA ? N’en doutons pas, si on n’a pas une crise systémique, on va assister à une jolie bataille de vautours.

Les banques françaises vont avoir de plus en plus de mal à se refinancer parce qu’elles vont être dégradées à leur tour. Et la B.N.P avalerait bien le cadavre de la Société Générale, et à l’étranger on doit commencer à se dire qu’il y de belles pièces de viande à venir déchirer en France.

2008 fut l’occasion aux Etats Unis pour l’établissement W.A.S.P., les blancs anglo saxons protestants, de régler leur compte à des banques no W.A.S.P, et de rétablir leur domination sur la place financière. Les crises permettent des enrichissements fabuleux, sur les cadavres des faillites.

 

Et nos petits sous ? ça va être bien chaud encore !

Deux idées : attendre le coup de torchon et se replacer sur le marché boursier. Diversifier, plus que jamais, les comptes, les placements.

 

Bon courage !



Perte du triple A : c’est fait.

Pour la France, la perte du triple A se concrétise comme je l’avais prévu dans mon article du 19 octobre sur ce blog.

« Unblog comprendre la crise économique » est donc une des rares sources d’informations économiques à dire la vérité et à réaliser des prédictions qui s’avèrent exactes.

Malheureusement nous ne sommes qu’au début des gros ennuis.

Cependant, dans un premier temps, l’incidence sur les banques sera faible. (cf article crise systèmique du 5  janvier). En effet elles ne se prêtent déjà plus entre elles, et l’essentiel de leurs ressources provient d’emprunts directs auprès de la B.C.E, elles n’ont pas à craindre un renchérissement de leurs ressources.

Le pire est cependant à craindre pour l’année 2012. Ce blog répond à une démarche citoyenne qui consiste à alerter afin d’éviter une catastrophe majeure. Il prétend dénoncer la pensée unique qui nous conduit dans une impasse, et rique de mettre en péril le socle de nos sociétés.

Rendez service à la vérité : faites connaître ce blog.

 

 



Stagnation permanente ?

Dans un article précédent, (salaires, récession et anticipation), nous avons vu pourquoi les politiques de relance peuvent ne pas produire tous les effets escomptés.

Le cas du Japon permet de compléter l’analyse. Voilà un pays qui tente depuis des années de sortir de la stagnation et de la déflation à l’aide de massives politiques de relance, avec des effets limités.

Il faut comprendre que l’investissement consécutif aux déficits budgétaires à deux effets.

Un effet sur le court terme, c’est l’effet revenu ou effet multiplicateur, qui dans l’analyse de Keynes est inverse à la propension marginale à épargner. Mais, l’investissement a aussi un effet sur le long terme, négligé par Keynes, car il propose une analyse sur le court terme, et cet effet de long terme c’est l’effet capacité, d’autant plus important que le pays où il se produit, bénéficie d’une forte productivité.

Or, sur le long terme, il est nécessaire que l’effet revenu permette d’absorber l’effet de capacité, sinon l’on retombe dans une période de stagnation, voire de récession.

Dans le cas japonais on constate qu’il existe une très forte épargne de précaution des ménages afin de financer les études supérieures des chérubins, ainsi que d’affronter la retraite. L’effet multiplicateur est donc considérablement réduit par cette forte propension à épargner, et il n’est guère étonnant que les milliards de Yens engloutis dans les plans de relance n’aient pas permis autre chose que d’éviter la déflation.

D’où la conclusion suivante en matière de retraite et de dépenses d’éducation :

- le système de financement par répartition est  beaucoup plus favorable à la croissance que le système par capitalisation qui génère une importante épargne.

- L’enseignement supérieur doit rester accessible à des prix limités pour éviter la constitution d’importantes épargnes de précaution par les ménages.

D’où la conclusion générale suivante : pour nous sortir de la crise économique il faut :

- une relance budgétaire, et non une contraction des dépenses.

- un audit des dépenses publiques pour éviter les parasites.

- développer des mesures qui favorisent la consommation et non l’épargne

- augmenter la propension à consommer des ménages, en rétablissant une répartition moins absurde des revenus, maintenant un système par répartition des dépenses sociales, et un enseignement supérieur accessible financièrement.



Crise systémique.

Crise systémique.

 

Nous y sommes. Le risque devient majeur. La situation est pire qu’en 2008, les banques se regardent en chiens de faïence, refusant de se prêter, se demandant qu’elle sera celle qui va craquer, sachant que leur bilan étant pourri, ceux de leurs consoeurs le sont probablement tout autant. La trouille, ajoutée à l’effondrement probable de la demande, (vous pouvez aller faire les soldes, il n’y aura pas de bousculade), amènent les banques à considérer qu’il est plus prudent d’aller planquer leurs petits sous à la B.C.E, qui au passage,  a prêté ce même argent en catastrophe, aux banques justement, pour les inciter  à le mettre dans le circuit financier. Absurde quand tu nous tiens… En attendant l’Euro s’effondre, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle, mais les crédits se raréfient dangereusement. C’est donc le cycle déflationniste qui s’engage. Le risque immédiat c’est qu’une banque majeure ne parvienne plus à se refinancer, parce que plus personne ne veut prêter à plus personne, et les rumeurs commencent à circuler, notamment sur les banques allemandes. Si c’était le cas, pas d’illusion à avoir, le système financier s’effondre dans la semaine. Ce qui est impossible politiquement. Dans ce cas, d’une façon ou de l’autre, les gouvernements prendraient le contrôle du système financier : fermeture provisoire des guichets, nationalisations, prise en main de l’intégralité du système de distribution des crédits.

Bref le début des mesures d’exception. Des fortunes vont se faire et se défaire. Si l’on y échappe cette semaine ou la semaine prochaine, dans tous les cas, avec les intelligentes politiques économiques qui sont suivies par les européens, nous n’y couperons pas.



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