Crise économique : petit conte de Noël.

Crise économique : petit conte de Noël.

 

C’est Noël. On peut rêver un peu. Le père Noël m’a apporté un film.

Une France avec des départements, des sous préfectures, des chefs lieux de canton, partout on y trouve des écoles, une poste, des gares où il y a des trains de voyageurs qui s’arrêtent  Du coup la circulation automobile s’est réduite, la pollution aussi, bon, c’est vrai Monsieur Peugeot et Monsieur Renault font un peu la gueule, mais c’est pour la bonne cause.

Il n’y a plus de décentralisation, plus de gabegie orchestrée par des potentats locaux qui se construisent des palais régionaux qui coûtent encore plus cher à entretenir qu’à édifier, il n’ y a plus que des préfets qui font gentiment les gros yeux quand les maires sont impécunieux ou le service public défaillant.

Il y a des crédits agricoles qui prêtent seulement aux agriculteurs, des banques d’affaires qui ne font que des affaires, et des banques de particuliers qui n’ont plus le droit de spéculer avec l’argent des particuliers.

Il y a une banque de France qui prête gentiment sur ordre en créant de la monnaie quand le Trésor doit trouver des sous pour financer le déficit du budget. D’accord il y a un peu d’inflation, mais c’est tellement bon après toutes ces années avec les yeux rivés sur l’indice des prix, et puis ça permet tranquillement de rembourser ses dettes avec de la monnaie de singe. Du coup comme les Français sont nuls en économie, mais très bon dans la gestion de leurs petits intérêts, ils s’endettent pour acheter leur logement, car ils savent bien, que grâce à l’inflation ils ne rembourseront qu’une partie de leur dette, Monsieur Bouygues est ravi.

Quand les Chinois ou les Allemands sont moins chers que nous, hop, on dévalue le Franc et le tour est joué, c’est nous qui sommes moins chers qu’eux.

A Strasbourg on a élevé un monument aux morts de l’industrie française au champ d’honneur européen : la sidérurgie française, l’industrie navale française, le textile français, le jouet français, et ainsi de suite. Grâce à la commande publique on a recrée une industrie, comme dans le temps où la commande publique avait permis le lancement du T.G.V, de l’industrie nucléaire, de l’électronique française, de l’armement français. Au début Madame Parisot boudait, mais ses copains lui ont dit que les affaires reprenaient, que les banques spécialisées et sans concurrences prêtaient de l’argent pour investir, que les banquiers réalisaient des bénéfices, et que tout le monde était content. Les économistes libéraux ont demandé l’asile politique au chili, et ils envoient des diatribes enflammées concernant notre méconnaissance des réalités  de la science économique moderne, mais nous on s’en fout, on a retrouvé nos retraites. Pour embêter David Cameron, à Calais on a édifié deux énormes statues, l’une à Keynes, l’autre à Beveridge. Quant à la Bécassine allemande on lui a offert un polo fabriqué à Roubaix avec écrit dessus : I love l’inflation et le déficit budgétaire. Derrière il y a une belle étiquette où on peut lire : « Made in France »  Pour l’achever quand on va à la fête de la bière, on achète que des Kronembourg, et on gare nos Peugeot diesel n’importe où.

 

Bon aller, c’est Noël, pas la peine de hurler, je sais c’est pas bien de parler des trente glorieuses quand 2012, ça risque d’être pire que 1929.

 



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