L’Europe appelle au secours le F.M.I

Perte probable du triple A pour les principaux pays européens dit Standard et pauvres . L’Europe appelle au secours le F.M.I

 

 

Si l’Europe appelle au secours le F.M.I, même si il s’agit d’une subtilité pour contourner le « nein » allemand, c’est une capitulation en rase campagne, qui cache des enjeux fondamentaux.

 

Que souhaite le gouvernement français ? Que la B.C.E inonde le marché de liquidités, comme le réalise la Réserve fédérale américaine, en oubliant son seul objectif de lutter contre l’inflation. Il y a de bonnes raisons à cela. D’abord cela résout le problème du financement des déficits publics. Plus besoin d’aller chercher sur le marché international, des capitaux, de plus en plus chers, de plus en plus rares.
La B.C.E ferait purement et simplement tourner la planche à billets, et par ailleurs cela éviterait le crédit crunch, c’est-à-dire une situation ou la confiance réciproque est tellement au degré zéro, que plus personne ne veut plus prêter à personne. Il suffirait d’aller chercher ses valises de billets auprès de
la B.C.E compatissante. Nous serions alors en harmonie avec la pensée monétariste du pilote d’hélicoptère de Banque centrale américaine, qui affirme que rien ne vaut des parachutages de billets de banques, et des taux de refinancement à zéro, pour relancer la croissance économique. Monnaie de singe contre incurie diront les orthodoxes.

 

Pour les Allemands c’est nein, niet, non, à tous les étages. Pas question de faire de la banque centrale une bad bank surchargée d’emprunts toxiques de gouvernements européens insolvables. Vive l’orthodoxie financière, nous on travaille, pas question de provoquer une expansion de la masse monétaire qui va déclencher de l’inflation et ruiner les rentes de nos futurs nombreux retraités. Les autres peuvent crever, pourvu qu’ils achètent nos exportations de machines outils, les grecs n’ont qu’à vendrent leurs îles, les Espagnols leurs logements inoccupés, et les italiens fermer leurs usines qui nous font de la concurrence.

 

Bref, ces approches différentes de la situation empêchent un accord entre Germains et Gaulois, et un recours au F.M.I n’est pas improbable, surtout quand les intelligentes politiques de restriction budgétaires vont nous plonger dans la plus grave dépression depuis 1929.

 

Rappelons l’origine du F.M.I : une institution créée après guerre pour aider les pays qui ne parviendraient  pas à maintenir la parité de leur monnaie avec le Dollar…

 

Rappelons l’origine de l’Euro : sacrifice du modèle social européen d’après guerre pour créer une monnaie concurrente au Dollar, et qui devait nous apporter le jardin d’Eden.

 

Conclusion : peu importe à qui on va être vendu, pourvu que l’on nous achète. L’Amérique rigole, la Chine aussi, la Suisse et la Norvège jubilent de leur refus de l’Europe, la Grande Bretagne regarde avec amour sa monnaie, et nous ressemblons de plus en plus au pays en voie de développement à qui le F.M.I impose des plans iniques.

Peu importe, ce qui compte pour ces beaux messieurs, c’est de garder les privilèges des élus et des commissaires européens, du moins jusqu’à ce que la dépression annoncée ne jette de rage et de honte les peuples dans les bras des aventuriers. Et là il en sera bien fini du modèle rhénan.

 Et si on essayait autre chose ? Non, pas le modèle prussien (humour gaulois), un truc plus soft, genre politique de la demande, avec plan incitatif, services publics, encadrement des activités bancaires, régulation des marchés, un truc ringard, mais un truc sans la trouille de risque systémique, un truc où l’on parle du bien public, ça nous économiserait  des valises d’antidépresseurs, (très bon pour la sécu), voire d’une grave dépression et d’une guerre, un truc vintage quoi.

Je vais demander ça au père noël, juste un retour à la raison, juste vivre et travailler au pays.

 



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