L’Europe au bord du gouffre.

L’Europe au bord du gouffre.

 

La situation devient vraiment très grave. Car la B.C.E inonde le marché de liquidités, mais les banques commerciales se dépêchent, comme de petits écureuils, qui auraient trouvé de nouvelles noisettes, de les mettre à l’abri en les déposants… A la B.C.E !

C’est assez logique, car les banques n’ont plus aucune confiance, ni dans l’économie réelle, car elles s’attendent à la dépression, ni dans les Etats, dont certains comme l’Italie sont au bord de l’insolvabilité, et encore moins dans les autres banques, car ce n’est pas à une banque que l’on va apprendre que les bilans sont maquillés, tellement bien que même les banquiers sont incapables de savoir où ils en sont vraiment.

En attendant comme prévu, le chômage explose, la machine infernale : baisse de la consommation, diminution des recettes fiscales, augmentation de l’insolvabilité, nouvelles mesures d’austérité, la machine infernale donc, se met en place. La bêtise est à son apogée, l’histoire va se mettre en marche. 

 

Pour les fêtes de fin d’année, il y aura une suite au petit conte de noël, histoire de casser la morosité, histoire de rappeler qu’autre chose est possible.




Crise économique : petit conte de Noël.

Crise économique : petit conte de Noël.

 

C’est Noël. On peut rêver un peu. Le père Noël m’a apporté un film.

Une France avec des départements, des sous préfectures, des chefs lieux de canton, partout on y trouve des écoles, une poste, des gares où il y a des trains de voyageurs qui s’arrêtent  Du coup la circulation automobile s’est réduite, la pollution aussi, bon, c’est vrai Monsieur Peugeot et Monsieur Renault font un peu la gueule, mais c’est pour la bonne cause.

Il n’y a plus de décentralisation, plus de gabegie orchestrée par des potentats locaux qui se construisent des palais régionaux qui coûtent encore plus cher à entretenir qu’à édifier, il n’ y a plus que des préfets qui font gentiment les gros yeux quand les maires sont impécunieux ou le service public défaillant.

Il y a des crédits agricoles qui prêtent seulement aux agriculteurs, des banques d’affaires qui ne font que des affaires, et des banques de particuliers qui n’ont plus le droit de spéculer avec l’argent des particuliers.

Il y a une banque de France qui prête gentiment sur ordre en créant de la monnaie quand le Trésor doit trouver des sous pour financer le déficit du budget. D’accord il y a un peu d’inflation, mais c’est tellement bon après toutes ces années avec les yeux rivés sur l’indice des prix, et puis ça permet tranquillement de rembourser ses dettes avec de la monnaie de singe. Du coup comme les Français sont nuls en économie, mais très bon dans la gestion de leurs petits intérêts, ils s’endettent pour acheter leur logement, car ils savent bien, que grâce à l’inflation ils ne rembourseront qu’une partie de leur dette, Monsieur Bouygues est ravi.

Quand les Chinois ou les Allemands sont moins chers que nous, hop, on dévalue le Franc et le tour est joué, c’est nous qui sommes moins chers qu’eux.

A Strasbourg on a élevé un monument aux morts de l’industrie française au champ d’honneur européen : la sidérurgie française, l’industrie navale française, le textile français, le jouet français, et ainsi de suite. Grâce à la commande publique on a recrée une industrie, comme dans le temps où la commande publique avait permis le lancement du T.G.V, de l’industrie nucléaire, de l’électronique française, de l’armement français. Au début Madame Parisot boudait, mais ses copains lui ont dit que les affaires reprenaient, que les banques spécialisées et sans concurrences prêtaient de l’argent pour investir, que les banquiers réalisaient des bénéfices, et que tout le monde était content. Les économistes libéraux ont demandé l’asile politique au chili, et ils envoient des diatribes enflammées concernant notre méconnaissance des réalités  de la science économique moderne, mais nous on s’en fout, on a retrouvé nos retraites. Pour embêter David Cameron, à Calais on a édifié deux énormes statues, l’une à Keynes, l’autre à Beveridge. Quant à la Bécassine allemande on lui a offert un polo fabriqué à Roubaix avec écrit dessus : I love l’inflation et le déficit budgétaire. Derrière il y a une belle étiquette où on peut lire : « Made in France »  Pour l’achever quand on va à la fête de la bière, on achète que des Kronembourg, et on gare nos Peugeot diesel n’importe où.

 

Bon aller, c’est Noël, pas la peine de hurler, je sais c’est pas bien de parler des trente glorieuses quand 2012, ça risque d’être pire que 1929.

 



Récession : l’aveu.

Récession : début de l’aveu.

 

 

Les faits sont têtus disait l’autre. La vérité ne peut plus être dissimulée, le terrain commence à être préparé : peut-être bien quela Franceva perdre son triple A, mais ce n’est finalement pas si grave que cela, peut-être bien aussi que la croissance sera négative, mais il n’y aura pas de troisième plan de rigueur. N’en croyez pas un mot. La diminution drastique des dépenses de l’Etat, les massifs licenciements qui nous attendent, la sinistrose des consommateurs, vont contribuer à diminuer les recettes fiscales de l’Etat, et plomber davantage ses comptes. La réalité qui nous attend est celle du peuple grec.

 

C’est une réalité terrible, mais elle est aussi pleine d’espoir,  car elle peut obliger la démocratie à se lever, forcer l’intelligence à renverser la cooptation. En effet,  il n’y a pas de solution à attendre avec les gens qui prétendent diriger actuellement, trop accrochés à leurs privilèges, trop déconnectés de la réalité par les chants de leurs laquais qui plaisent à leurs oreilles engourdies.

 

La bêtise ne gagne que sur le court terme en histoire. Derrière les crises il y a toujours des démocrates pour avancer des solutions. Il y a toujours un programme national de la résistance qui permet de sauver l’essentiel.

 

C’est bientôt noël. Envoyez des cadeaux : par exemple « La théorie générale » de Keynes à chaque Euro député.   

 

 



La crise s’aggrave, inéluctablement.

Les marchés boursiers continuent de dégringoler, la nuit blanche de négociation franco-allemande n’aura servi à rien. La Grande Bretagne s’est isolée, comme un passager animé d’un sombre pressentiment et qui aurait refusé d’embarquer sur le Titanic . C’est Munich version 2, la France capitule, les Anglais attendent la suite dans leur splendide isolement, le reste de l’Europe pleure.

 C’est une crise de surproduction, pas une crise financière, le malade a six de tension et on le saigne encore. Mieux : avec la règle d’or généralisée on interdit la transfusion, on promet de bafouer les principes démocratiques qui veulent que les dépenses et les recettes soient déterminées par une représentation élue démocratiquement, pas par un groupe de technocrates ou de gérontocrates.

La dette est un symptome, pas une cause, et si on veut réaliser des économies, vraiment, il y a des milliards à trouver.

Où ? Quelques exemples. 

- Dans la restauration, en rétablissant une T.V.A  à taux normal, et en multipliant les contrôles, histoire de comparer, employés déclarés, employés employés…

- A Bruxelles, qui consacre encore  presque la moitié de son budget à l’agriculture, autrement dit à subventionner les très grosses exploitations agricoles. Pour quels résultats ? Des achats de matériels agricoles pas toujours européens, jamais français, dont les coûts d’investissement représentent plusieurs dizaines d’années de chiffres d’affaires, autrement dit, ne sont rentables que grâce aux subventions. Pendant ce temps les petits et les moyens agriculteurs se paupérisent davantage, des zones entières retournent en friche, la mise en valeur du territoire se résume à laisser pousser les forêts, fermer les écoles et les admisnistrations, les lignes de chemin de fer, à développer de nouveaux déserts.

-A Bruxelles, toujours, en limitant la gabegie scandaleuse des dépenses somptuaires de l’usine à gaz des technocrates européens.

-A Paris en réduisant les milliards de subventions qui favorisent l’emploi précaire, peu rémunéré.

-A Paris toujours, en réalisant l’audit du siècle : qui fait quoi, pour quel salaire, pour quelle fonction et avec quels résultats, concernant les emplois attribués dans les ministères, les organismes d’Etat.

 

Au bas mot déjà 50 milliards d’économies. 50 milliard à redistribuer dans la consommation et la production.

 

 

    

 

 



Dépression, en route vers le pire.

Hélas, trois fois hélas, l’attitude psycho rigide de la B.C.E et du gouvernement allemand nous emmenent droit vers une très grave dépression. Privée du soutien de l’expansion de la dette, comprimée par des politiques salariales recessives, écrasée par l’augmentation massive du chômage, la demande va s’écrouler, la masse monétaire se contracter, les prix baisser. Ils avouent (les grands prêtres de la pensée unique), déjà une croissance nulle, qui sera bientôt négative, peut-être à deux chiffres. Ennemis de la démocratie réjouissez vous, votre heure est en train d’arriver. 



L’Europe appelle au secours le F.M.I

Perte probable du triple A pour les principaux pays européens dit Standard et pauvres . L’Europe appelle au secours le F.M.I

 

 

Si l’Europe appelle au secours le F.M.I, même si il s’agit d’une subtilité pour contourner le « nein » allemand, c’est une capitulation en rase campagne, qui cache des enjeux fondamentaux.

 

Que souhaite le gouvernement français ? Que la B.C.E inonde le marché de liquidités, comme le réalise la Réserve fédérale américaine, en oubliant son seul objectif de lutter contre l’inflation. Il y a de bonnes raisons à cela. D’abord cela résout le problème du financement des déficits publics. Plus besoin d’aller chercher sur le marché international, des capitaux, de plus en plus chers, de plus en plus rares.
La B.C.E ferait purement et simplement tourner la planche à billets, et par ailleurs cela éviterait le crédit crunch, c’est-à-dire une situation ou la confiance réciproque est tellement au degré zéro, que plus personne ne veut plus prêter à personne. Il suffirait d’aller chercher ses valises de billets auprès de
la B.C.E compatissante. Nous serions alors en harmonie avec la pensée monétariste du pilote d’hélicoptère de Banque centrale américaine, qui affirme que rien ne vaut des parachutages de billets de banques, et des taux de refinancement à zéro, pour relancer la croissance économique. Monnaie de singe contre incurie diront les orthodoxes.

 

Pour les Allemands c’est nein, niet, non, à tous les étages. Pas question de faire de la banque centrale une bad bank surchargée d’emprunts toxiques de gouvernements européens insolvables. Vive l’orthodoxie financière, nous on travaille, pas question de provoquer une expansion de la masse monétaire qui va déclencher de l’inflation et ruiner les rentes de nos futurs nombreux retraités. Les autres peuvent crever, pourvu qu’ils achètent nos exportations de machines outils, les grecs n’ont qu’à vendrent leurs îles, les Espagnols leurs logements inoccupés, et les italiens fermer leurs usines qui nous font de la concurrence.

 

Bref, ces approches différentes de la situation empêchent un accord entre Germains et Gaulois, et un recours au F.M.I n’est pas improbable, surtout quand les intelligentes politiques de restriction budgétaires vont nous plonger dans la plus grave dépression depuis 1929.

 

Rappelons l’origine du F.M.I : une institution créée après guerre pour aider les pays qui ne parviendraient  pas à maintenir la parité de leur monnaie avec le Dollar…

 

Rappelons l’origine de l’Euro : sacrifice du modèle social européen d’après guerre pour créer une monnaie concurrente au Dollar, et qui devait nous apporter le jardin d’Eden.

 

Conclusion : peu importe à qui on va être vendu, pourvu que l’on nous achète. L’Amérique rigole, la Chine aussi, la Suisse et la Norvège jubilent de leur refus de l’Europe, la Grande Bretagne regarde avec amour sa monnaie, et nous ressemblons de plus en plus au pays en voie de développement à qui le F.M.I impose des plans iniques.

Peu importe, ce qui compte pour ces beaux messieurs, c’est de garder les privilèges des élus et des commissaires européens, du moins jusqu’à ce que la dépression annoncée ne jette de rage et de honte les peuples dans les bras des aventuriers. Et là il en sera bien fini du modèle rhénan.

 Et si on essayait autre chose ? Non, pas le modèle prussien (humour gaulois), un truc plus soft, genre politique de la demande, avec plan incitatif, services publics, encadrement des activités bancaires, régulation des marchés, un truc ringard, mais un truc sans la trouille de risque systémique, un truc où l’on parle du bien public, ça nous économiserait  des valises d’antidépresseurs, (très bon pour la sécu), voire d’une grave dépression et d’une guerre, un truc vintage quoi.

Je vais demander ça au père noël, juste un retour à la raison, juste vivre et travailler au pays.

 



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