L’Italie en défaut de paiement

L’Italie en défaut de paiement. 

 

 

 

L’Italie va-t-elle sauter ? Comme je l’ai annoncé et expliqué le 21 septembre, le 7 et le 9 novembre sur unblog comprendre la crise économique l’Italie, se rapproche dangereusement du gouffre à cause d’une politique imbécile. Comme je vous l’avais dit, à partir de taux d’emprunt à 7% pour ce pays, le risque d’insolvabilité est maximum. La dernière adjudication de l’emprunt italien atteint des taux insoutenables.

Ce n’est pas parce que on a changé le marchand d’aspirateurs noceur, par un technocrate à la face de carême, que les marchés sont rassurés. C’est la politique économique qu’il fallait changer, pas le décor.

 

Alors le défaut de paiement est-il inéluctable ? Oui et non.

-         Oui, parce que comme je l’ai indiqué dans les articles précédents les politiques récessives augmentent les risques d’insolvabilité, diminuer les dépenses budgétaires constitue une absurdité qui provoque la récession, diminue davantage les recettes fiscales et finalement rend encore plus difficile le remboursement de la dette.

-         Non, car personne ne peut vivre avec une économie de la taille de l’Italie en défaut de paiement, et il y a fort à parier que le F.M.I a déjà un plan de secours.

-          

Mais la semaine qui vient va être très chaude. Il n’est pas impossible que les dirigeants des pays occidentaux perdent le contrôle de la situation, parce que les marchés dérégulés et contrôlés par des logiciels peuvent produire des réactions démentielles. Le risque systémique n’a jamais été aussi fort. De grès ou de force les gouvernements devront changer de politique, et ceux qui avaient proclamé la fin de l’histoire vont se mordre les doigts. On assiste à la fin d’un monde, comme en 1929, comme en 1933, comme en 1939. Si ce n’est pas cette semaine cela sera bientôt, n’en doutons pas. En attendant en ce qui concerne nos petits sous, il va y avoir du papier à ramasser pour trois fois rien sur le C.A.C 40. Moi j’attends un peu et j’y retourne. Air France pour le prix de quelques airbus, E.D.F pour le prix de quelques réacteurs nucléaires, et ainsi de suite, même avec la dépression à venir, ça reste de bonnes affaires.



Crise de L’Europe : naïfs européens, éternelle Allemagne.

Crise de l’Europe : naïfs européens, éternelle Allemagne.

Bonne nouvelle comme je le proposais dans « sauver le soldat France », les gouvernements se souviennent qu’ils peuvent amoindrir la dictature des marchés, en empruntant directement auprès de leurs concitoyens ! Après l’Italie voilà que
la Belgique annonce ce choix, il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Mais mon propos d’aujourd’hui concerne l’Allemagne : nos élites découvrent avec étonnement que nos petits camarades allemands semblent vouloir imposer leur point de vue, et ne font même plus semblant de vouloir diriger l’Europe avec
la France, ils se voient bien la diriger tout seul ;

Quelle surprise ! Quel étonnement que l’Allemagne impose sa doctrine économique à L’Europe et protège ses intérêts ! 

L’Allemagne, au centre de l’Europe géographique a deux problèmes historiques : achever de façon définitive son unification et éviter l’encerclement. Ce que la guerre n’a pas parvenu à réaliser, la paix et la construction européenne l’ont fait.

Car la politique de l’Allemagne d’après guerre confine au génie. A l’ouest sa politique de binôme politique avec la France lui permet de museler la Grande Bretagne qui a toujours joué les deux pays l’un contre l’autre.

A la France, l’Allemagne consent un ersatz de frontière économique jusqu’au Rhin, en négociant avec notre pays le dépeçage économique de la Belgique, en laissant les entreprises françaises prendre le contrôle des entreprises wallonnes. Mais la contrepartie est terrible : elle impose une politique économique qui ruine l’industrie française, fait accepter son O.P.A sur la R.D.A, et reprend le contrôle économique de l’Europe centrale, mieux que les chars d’Hitler n’avaient pu le réaliser.

Faut-il détester les Allemands d’avoir eu avec Kohl, Brant, les plus grands chanceliers depuis Bismarck? Faut-il détester les Allemands d’avoir des dirigeants qui font gagner leur pays? C’est plutôt la médiocrité de nos élites cooptées et décadentes qu’il conviendrait de détester !            



Salaire, recession et anticipation.

SALAIRES, RECESSION ET ANTICIPATION.

Bon, comme j’essaye de le hurler depuis que ce blog existe, la crise économique ne peut pas s’arranger avec les solutions libérales proposées par les gouvernements. Et on me donnera crédit que malheureusement tout se passe comme je l’ai indiqué depuis un an. Aujourd’hui 17 novembre 2011, les marchés sont encore plus moroses que d’habitude. Attention il va finir par y avoir vraiment de la casse.

Après ce petit paragraphe d’auto satisfaction, quelques petites mises au point théorique sont nécessaires.

Puisque j’affirme qu’il s’agit d’une crise de surproduction et qu’il faut absolument soutenir la demande, on pourrait légitimement me demander pourquoi les déficits budgétaires actuels provoquent une si faible croissance économique.

Il ne faut jamais perdre à l’esprit que Keynes dans sa géniale pensée raisonne sur une demande anticipée. Il y aura demande, si les agents économiques pensent que les déficits budgétaires conduiront à la croissance. C’est ainsi que l’école des anticipations rationnelles dans les années 80 espérait avoir définitivement tordu le coup à la théorie générale. Les agents économiques devenus pleinement rationnels et informés, (ha bon ils ne l’étaient pas avant ? J’ai du mal lire Pigou), savaient que les déficits budgétaires ne produisent que de l’inflation et donc un accroissement fictif de la demande, d’où la stagflation des années 70.

Aujourd’hui on peut retourner le compliment : un déficit subi, et non provoqué, accompagné de la litanie sur la nécessaire rigueur et la France en faillite, ne peut convaincre les agents économiques que la croissance va redémarrer.

Mais ce n’est pas le plus important. Pour que l’effet multiplicateur du déficit se réalise, il est nécessaire surtout, que la répartition des revenus favorise la propension à consommer. La preuve ? Essayer donc de réaliser une corrélation entre la perte d’efficacité des déficits budgétaires et l’accroissement des inégalités de revenus en Europe. Surprise ! Elle est presque parfaite. 

C’est quand même plus crédible pour expliquer la perte d’efficacité des déficits budgétaires, que des agents économiques devenus tous prix Nobel d’économie, parfaitement convertis à la pensée libérale, non ?              



Crise économique et abandon du nucléaire : la grosse plaisanterie.

Crise économique et abandon du nucléaire : la grosse plaisanterie. 

 

Donc comme prévu l’Italie surnage en pleine crise d’insolvabilité. Il est rassurant de constater que le gouvernement italien veuille vendre en ligne ses titres de dettes aux particuliers (Le monde du 30-31 octobre, page 13). C’est juste rassurant parce que je l’avais proposé dans mon article « 1933 » du 5 septembre. Donc ce que tout le monde peut trouver, les technocrates le proposent deux mois après tout le monde…

 

Comme prévu ce sera bientôt le tour de
la France qui paye déjà deux fois plus cher son endettement que l’Allemagne, et les agences de notation envoient par anticipation leurs communiqués, déjà prêts, pour annoncer la perte du triple A. (Voir mon article du même nom).

 

Comme prévu
la Grèce se prépare, si besoin était, à la dictature en faisant entrer deux ministres d’extrême droite dans son gouvernement.

 

Comme prévu la croissance économique en Europe se rapproche du zéro pointé et sera bientôt négative. (Franchement là si vous êtes étonnés, c’est que vous ne lisez pas mon blog, c’est pas bien).

 

Et comme prévu
la France conservera ses centrales nucléaires et en développera de nouvelles.

 

Pourquoi ?

 

Trois raisons :

 

-         Il est techniquement impossible d’abandonner le nucléaire qui représente plus des 2/3 de la production électrique française.

-         Parce que la future bombe nucléaire iranienne, va accroitre considérablement les tensions au Moyen Orient. En effet soit Israël passe à l’offensive avec la bénédiction de l’Arabie Saoudite, pas vraiment ravie d’avoir un puissant voisin chiite doté de la bombe A, et qui prendrait le leader cheap au Moyen Orient. Soit tout le monde accepte le fait accompli, et c’est toute une partie de la production de l’O.P.E.P qui passe sous influence iranienne. Dans les deux cas la hausse du prix du pétrole va rendre très rentable les E.P.R..

-         Enfin peut-on penser sérieusement que
la C.G.T, omniprésente à l’E.D.F, acceptera un affaiblissement de l’électricien français, avec en perspective la perte d’un million d’emplois, le tarissement des ressources de son juteux comité d’entreprise ?  Franchement sur ce coup là le lobby nucléaire joue sur du velours.

 

Conclusion : si E.D.F n’était pas autant endettée, j’achèterais les yeux fermés des actions E.D.F, parce que je suis prêt à le parier, au pays de Pierre et Marie Curie, le jour où les centrales nucléaires ferment, les poules auront des dents. Et heureusement d’ailleurs, rappeler vous, je suis keynésien et colbertiste.

 

Vous avez déjà essayé d’écouter du Bach sous une éolienne ?    

 



Italie et fin de l’histoire

La situation évolue comme je vous l’avais annoncée. L’Italie est en grande difficulté. Mais si vous m’avez lu attentivement, vous n’êtes pas surpris que le système politique soit en train de se fissurer, et cela risque d’ouvrir des opportunités aux aventuriers. Ainsi l’ancien marchand d’aspirateurs, devenu président du conseil italien, n’est plus bon qu’à être jeté aux chiens par ses propres partenaires. La Grèce se cherche un dictateur, et la panique commence à gagner ces beaux messieurs en costumes de marque.

Ainsi, le tout marché n’a plus résolu les problèmes économiques, qu’il n’a arrêté l’histoire. Et, cette dernière est en train de se faire devant nous, dans de grands bouleversements dont elle a le secret. Il est urgent de changer de politique, de changer les politiques qui nous ont conduit dans cette impasse. Il est urgent de hurler la démocratie, de pratiquer des politiques de la demande, de réguler les chiens fous de la finance.

1929, 1933, 1939 à suivre?



Alerte sur l’Italie !

Attention, comme je l »ai annoncé depuis plusieurs semaines, la prochaine victime des marchés risque d’être l’Italie. Les taux d’emprunt pour ce pays dépassent les 6,5%. A 7, la banque saute, une situation à la grecque à la puissance dix. Il n’y a pas beaucoup de solutions pour protéger son épargne dans ce contexte. ne pas paniquer, ne pas laisser trop d’argent dans les banques, diversifier ses placements, y compris ceux liquides, en possédant plusieurs comptes bancaires et livrets. Et comme le pire n’est jamais sûr, ne pas brader son portefeuille actions, profiter de l’éventuelle panique pour réaliser de bonnes affaires.

Bon courage à tous… 

 



Salaires et récession aux Etats-Unis.

Salaire et récession aux Etats-Unis.

Bon, maintenant vous connaissez la philosophie du blog : la crise financière cache une crise de surproduction, liée à une insuffisance des salaires et que l’on a tenté de suppléer avec l’accroissement de l’endettement.

Le plus bel exemple reste les Etats-Unis. Aujourd’hui le bureau du recensement relève une chute de 7% du revenu moyen des foyers américains entre 2000 et 2010. (Information donnée par le Figaro du deux novembre page 2 !)

Il s’agit d’une évolution de fond depuis la fin des années 60. Ce furent d’abord les salaires réels des ouvriers qui commencèrent à stagner, puis à baisser. Mais jusqu’aux années 90, les revenus des ménages américains continuèrent à progresser, grâce à la généralisation du deuxième salaire dans les foyers américains, ce que l’on a appelé la féminisation du travail. Puis l’augmentation du nombre d’heures travaillées continua à assurer des progressions de pouvoir d’achat, mais par ménage. Malheur au travailleur isolé, surtout si il s’agissait d’une femme issue des milieux défavorisés. Il avait vite fait de rejoindre le groupe des « travailleurs pauvres », venant grossir les millions d’américains vivant sous le seuil de pauvreté, plus de 15 millions selon les statistiques américaines.

Une fois encore la généralisation massive de l’endettement des ménages, l’accroissement des dépenses militaires permirent de favoriser la croissance économique.Mais, l’alerte sur les crédits immobiliers, la quasi faillite d’Etat comme
la Californie, démontrent les limites du système.

Aujourd’hui le premier ministre français annonce comme une grande victoire un budget des plus sévères depuis 1945. Au moins les américains ne sont pas aussi fous, même si ils limitent leurs dépenses, ils évitent une formulation aussi maladroite qui signifie aussi que l’on va provoquer la plus grosse des dépressions depuis 1945. La croissance française ne sera pas de 1% l’année prochaine, elle sera négative. On continuera de saigner le malade, il mourra guéri.

       



Sauver nos petis sous, (suite)

Pas de panique, enfin facile à dire !

J’espère que vous avez réussi à prendre vos bénéfices sur les bancaires, ça devient de la folie : +20% un jour, -15% le lendemain, je dois dire que j’ai du mal à suivre. comme prévu on fonce droit vers la catastrophe annoncée. Le peuple grec ne veut pas se faire tondre, et comme prévu prévu la prochaine victime sera l’Italie. Les taux, montent, montent  pour les camarades latins. Que faire ? Garder des nerfs d’acier, surfer sur les vagues de hausses et de baisses, car ce n’est qu’un début. Surtout pa s d’immobilisme, acheter au plus bas, vender très vite, il n’y a plus de règles, il n’y a plus que des opportunités.



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