Fascisme, démocratie et keynes 25 octobre
Il n’y a aucune illusion à avoir sur la capacité des dirigeants européens, à prendre les bonnes mesures pour sortir de la crise économique. On va rajouter une échelle au pompier, et renforcer les pouvoirs des gendarmes de l’orthodoxie financière, et continuer à pratiquer des politiques de l’offre.
A terme en France, le statut des fonctionnaires sera réaménagé, le service public ou ce qu’il en reste, sera mis en concurrence, il faudra travailler plus, (quand on aura un travail), pour gagner moins. On passera le manche aux socialistes pour réaliser le sale travail, comme ils le réalisent déjà en Grèce et en Espagne, parce qu’il n’y aura « pas d’autre choix ». Et la récession deviendra dépression, le défaut de paiement une généralité.
Cela durera jusqu’à ce que les milieux économiques, les grands patrons et les banquiers, sifflent la fin de la récréation, parce qu’il ne restera plus qu’à prendre des mesures d’exception, pour éviter une déroute totale.
Les mesures d’exception deviendront nécessaires pour que la ruine des classes moyennes, la paupérisation du plus grand nombre, la ruine des systèmes de retraite par capitalisation, ne provoquent l’implosion du système.
Bref cela durera jusqu’au moment où les dirigeants économiques concèderont qu’il faudra en revenir à une politique de soutien de la demande, de nationalisations, de mesures financières exceptionnelles, de réglementations, bref une politique keynésienne.
Aussi la seule question qui vaille vraiment aujourd’hui, est de savoir qui sera nominé pour réaliser le ménage. Et l’histoire nous a montré que pour mener cette politique, la démocratie américaine a choisi avant guerre un démocrate, mais en Europe ce sont les régimes totalitaires qui l’emportèrent.