Chine : quand le libéralisme européen boit la tasse.

Chine : quand le libéralisme européen boit la tasse. 

 

 

 

Faut-il avoir honte de tendre la sébile à la Chine ?

Faut il avoir honte de se tourner vers un peuple d’un milliard quatre cents millions d’habitants, qui possède un héritage de cinq mille années de civilisation ?

 

Cela dépend du point de vue, mais il est certain que pour les tenants du libéralisme européen, il s’agit d’un cinglant constat d’échec.

Voilà donc un pays qui se réclame toujours du communisme, qui pratique le contrôle des changes associé à une monnaie imparfaitement convertible, où les entreprises publiques représentent toujours une part prépondérante de l’économie nationale, un pays qui favorise une industrialisation planifiée et à outrance, voilà donc un pays qui réalise tout le contraire des politiques économiques européennes depuis trente ans et qui deviendrait notre créditeur obligé, après avoir massivement financé les déficits américains !

 

Il est clair que pour les chinois cela constitue une magistrale revanche sur l’histoire, une victoire annoncée, et cela sans même avoir besoin de recourir au canonnières !

Car les avantages seront nombreux pour l’économie chinoise :

-         Monétaire tout d’abord, après avoir soutenu le dollar, car pour acheter des dettes américaines, il était nécessaire d’acheter la devise américaine, les chinois vont acheter des Euros. Dans les deux cas cela permet de maintenir une parité compétitive entre la monnaie chinoise et celles de ses principaux partenaires commerciaux. Autant dire qu’il s’agit d’une façon particulièrement habile de pratiquer la guerre monétaire à son profit.

-         Commerciaux ensuite, les Chinois craignent les velléités protectionnistes de l’Europe. Elles seront beaucoup plus difficiles à réaliser, si la principale cible désignée devient un banquier de l’Europe.

 

Lénine disait : « ils nous vendront la corde pour les pendre »  Cela y ressemble étrangement. Les propos xénophobes n’y changeront rien. Il faut admettre que nous sommes en train de perdre dans la compétition internationale. Les discours condescendants sur la chine ne font que de nous ridiculiser davantage. Où sont donc passés les beaux discours sur le multiculturalisme, sur l’antiracisme ? Ne seraient ce donc que des refrains entonnés quand ils nous arrangent pour obtenir une main d’œuvre à bon marché, et du pétrole à profusion ?

 

La réalité, c’est que nous n’acceptons pas de voir notre décadence, fruit de nos erreurs, et que les élites européennes ne veulent rien changer pour conserver leurs privilèges. Les mandarins ont changé de continent, ils sont chez nous, pleins de morgue et de certitudes, bien déterminés à conserver leurs situations, quoiqu’il en coûte, pourvu qu’ils restent au plus près de l’impératrice.

 

L’Asie envoie un message à l’Europe, un message de courage, de dignité, et de discipline que nous avons tous vu chez les Japonais face à la catastrophe de Fukushima, un message de travail acharné et d’orgueil dans la réussite chinoise. L’Asie envoie aussi un discours d’espoir, la défaite n’est jamais inéluctable. Il est grand temps de revenir à de plus sages résolutions, et de prendre des leçons des succès des autres.    



Sauver nos petits sous (suite)

Comme je l’avais indiqué dans le précédent article, acheter des actions des banques était une bonne idée. (Société générale + 27% aujourd’hui!)

Pas d’illusion cependant. Je confirme mes articles précédents. La crise de surproduction est toujours là. Les décision annoncées le 27 octobre vont l’aggraver, Peugeot annonce déjà 5000 suppressions d’emplois. La prochaine victime désignée est l’Italie ou l’Espagne. D’ici là les marchés vont peut être se redresser. Sachez prendre vos bénéfices à temps. En bourse il est facile d’acheter sans trop se tromper, il est plus difficile de vendre à temps.

Pour le reste je n’ai rien à ajouter sur la stratégie de répartition de patrimoine.

Bon courage à tous. 

 



Fascisme, démocratie et keynes

Il n’y a aucune illusion à avoir sur la capacité des dirigeants européens, à prendre les bonnes mesures pour sortir de la crise économique. On va rajouter une échelle au pompier, et renforcer les pouvoirs des gendarmes de l’orthodoxie financière, et continuer à pratiquer des politiques de l’offre.

 

A terme en France, le statut des fonctionnaires sera réaménagé, le service public ou ce qu’il en reste, sera mis en concurrence, il faudra travailler plus, (quand on aura un travail), pour gagner moins. On passera le manche aux socialistes pour réaliser le sale travail, comme ils le réalisent déjà en Grèce et en Espagne, parce qu’il n’y aura « pas d’autre choix ». Et la récession deviendra dépression, le défaut de paiement une généralité.

 

Cela durera jusqu’à ce que les milieux économiques, les grands patrons et les banquiers, sifflent la fin de la récréation, parce qu’il ne restera plus qu’à prendre des mesures d’exception, pour éviter une déroute totale.

Les mesures d’exception deviendront nécessaires pour que la ruine des classes moyennes, la paupérisation du plus grand nombre, la ruine des systèmes de retraite par capitalisation, ne provoquent l’implosion du système.

 

Bref cela durera jusqu’au moment où les dirigeants économiques concèderont qu’il faudra en revenir à une politique de soutien de la demande, de nationalisations, de mesures financières exceptionnelles, de réglementations, bref une politique keynésienne.

 

Aussi la seule question qui vaille vraiment aujourd’hui, est de savoir qui sera nominé pour réaliser le ménage. Et l’histoire nous a montré que pour mener cette politique, la démocratie américaine a choisi avant guerre un démocrate, mais en Europe ce sont les régimes totalitaires qui l’emportèrent.      

 



TRIPLE A.

TRIPLE A 

Evidemment que la France risque de perdre son triple A.

Evidemment, car la croissance ralentit, les recettes budgétaires prévisibles diminuent, l’endettement augmente, la solvabilité se réduit.

Quand on appuie sur la pédale de frein, il est rare que la voiture se mette à accélérer, par contre il est possible d’effectuer un tête-à- queue.

Bien sûr on nous expliquera que les agences de notation se trompent, qu’il s’agit d’un complot. C’est d’ailleurs curieux que nos libéraux qui n’ont à la bouche que l’évaluation par le mérite, le marché, sortent leurs révolvers quand des agences privés notent les résultats de leurs politiques imbéciles.  Malheureusement les agences de notation ne se trompent pas, car la diminution de la solvabilité d’un pays est la conséquence de plans de rigueur idiots, qui massacrent la croissance économique.

Où donc les Allemands vont-ils exporter 60% de leur P.I.B maintenant ? En Grèce ? (rires)  En Chine ? Il faudrait alors informer les Chinois qu’il est inutile de développer une industrie ferroviaire, aéronautique, spatiale, puisque nous avons tout cela, et surtout qu’ils devraient s’abstenir de former deux millions de spécialistes par an dans une économie dirigée, parce que rien ne vaut une économie libéralisée et tertiarisée.

Nous on s’en fout, en France il reste le tourisme et pole emploi.

NB : Ah oui, j’oubliais, on est en finale de la coupe du monde de rugby, tout ne va pas si mal.  

    



Economistes marxistes : mais où sont-ils passés?

Economistes marxistes : mais où sont-ils passés ? 

La crise économique offre une superbe opportunité aux économistes marxistes pour afficher leurs convictions. Mais où sont-ils passés ?

Trop occupés à fumer leurs cigares dans leurs costumes griffés, les « maos » survivants après les plans sociaux du journal Libération, auraient ils oublié leurs discours de jeunesse ?

Trop occupés à vivre de la rente gazière russe, dans leurs chalets de Courchevel, auraient ils oublié les classiques ?

On va devoir assurer le boulot à leur place.

Ainsi disait Marx :

Chaque société connaît son crépuscule, quand la contradiction majeure, la lutte entre exploités et exploiteurs, parvient à un point de non retour.

En ce qui concerne le capitalisme, les bourgeois, propriétaire du capital, profitent de la situation pour extorquer aux prolétaires la plus value, origine d’un enrichissement fabuleux. Autrement dit, voilà la cause des salaires de misère qu’ils imposent aux travailleurs.

Evidemment, les prolétaires finissent par se révolter. Afin de les faire plier les bourgeois les remplacent par des machines, créant artificiellement le chômage, ce qui oblige ceux qui conservent leur emploi à accepter des rémunérations toujours plus basses.

Statistiquement ce phénomène est facilement observable par la diminution constante des salaires en proportion de la valeur ajoutée.

Seul problème : si Marx avait raison, cela se traduirait par une paupérisation absolue. Or, dans le contexte des trente glorieuses l’appauvrissement des classes laborieuses est difficilement démontrable. C’est pourquoi les économistes marxistes ont développé la notion de paupérisation relative : un accroissement toujours plus rapide entre la richesse des possédants et celle des classes laborieuses.

Mais aujourd’hui le « travailler plus pour gagner moins » qu’imposent les entreprises donne une nouvelle jeunesse à la version originelle de l’analyse marxiste.

Par ailleurs en diminuant les salaires, les capitalistes restreignent les débouchés pour la production et distillent la récession. Ce dernier point, est assez proche de l’analyse keynésienne. Chez Marx tout cela se termine par la dépression, la révolution et le communisme.

C’est justement là que l’analyse marxiste rencontre ses limites : les solutions ne sont pas la hauteur de l’analyse des crises économiques. Ainsi il n’est pas reconnu que l’U.R.S.S constitua un exemple de réussite économique. Quoique…C’est ainsi que les généraux de Hitler, à l’époque du pacte Molotov Ribbentrop, furent désagréablement surpris en visitant les usines d’armement soviétiques, de constater que les chars soviétiques paraissaient bien supérieurs aux chars allemands, ce que confirmera la titanesque bataille de blindés à Koursk en 1943 .

Mais la réalité humaine du régime soviétique était beaucoup moins glorieuse.

Ainsi, la technique de Staline pour rester au pouvoir consistait à liquider des générations entières pour les remplacer par des classes plus jeunes, avides de parvenir aux portes des privilèges qui appartenaient à leurs aînés. Bref quelques millions de morts.

Les trotskistes soutiennent à juste titre que Staline était un odieux assassin. C’est oublier que Trotski était un pire boucher que Staline, comme se souviennent les marins de Kronstadt et les fermiers ukrainiens, Mao un pédophile sanguinaire, et le Guevara  un assassin ordinaire.

La dictature du prolétariat constitue une dictature comme une autre, avec son cortège de victimes, avec ses fosses communes, d’officiers polonais, d’intellectuels cambodgiens, pour n’évoquer que ceux là.

Oui, plus que jamais, il va falloir choisir entre la régulation rouge ou brune, ou la démocratie intelligente.

Malheureusement sur ce point Lénine avait raison, les capitalistes vendront jusqu’à la corde pour les pendre, avides et cupides qu’ils sont, privilégiant la tentative de maintenir le maximum de leurs privilèges, plutôt que de réfléchir au-delà du bout de leur nez, à une tentative de construire une démocratie harmonieuse et efficace économiquement



Paris et Berlin promettent des solutions rapides et globales pour sauver L’Europe.

Paris et Berlin promettent des solutions rapides et globales pour sauver l’Europe. 

Paris et Berlin décident de casser les reins des spéculateurs et de répondre à la guerre monétaire. 

Les banques centrales européennes vont vendre leurs stocks d’or pour rembourser une partie de leurs dettes et acheter du dollar et du yen. Ils décident d’associer les nouveaux pays industriels à une démarche en vue d’établir un nouveau système international des changes sur le modèle de celui proposé par Keynes en 1945.

Paris et Berlin décident de s’engager dans un développement industriel conjoint. 

-         En développant un réseau européen ferroviaire à grande vitesse, et en réaménageant les réseaux secondaires. Ils décident aussi de lancer de grands travaux fluviaux pour développer ce mode de transport.

-         Ils fixent un objectif d’autonomie énergétique à 100%, en développant massivement les énergies renouvelables, en relançant l’industrie nucléaire, en développant l’extraction du gaz de schiste, et en relançant l’industrie charbonnière et un vaste programme de recherche sur la liquéfaction du charbon.

Paris et Berlin s’engagent à reprendre le contrôle de leur développement économique. 

Paris décide d’utiliser son pouvoir de vote dans les conseils d’administration des sociétés où ses représentants siègent pour imposer le réinvestissement des capacités de production en Europe.

Berlin prend la même mesure par l’intermédiaire des banques allemandes présentent dans tous les conseils d’administration, en échange d’une garantie illimitée concernant la solvabilité des banques allemandes.

Paris et Berlin décident d’établir une fiscalité commune dans la zone Euro. 

Abolition de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises produisant plus de 50% dans la communauté européenne.

Les deux capitales établissent un taux unique de T.V.A à 20% durant la période de la crise, avec l’objectif de ramener progressivement ce taux à 15%.

Elles instaurent aussi une tranche d’imposition à 95% pour toutes les rémunérations supérieures à 100000€ par mois, avec un système dégressif par tranche de 5%. Tous les citoyens européens sont redevables d’un impôt sur le revenu minimum de 100€ afin de développer la responsabilisation à la construction européenne.

Paris et Berlin décident de lancer une vaste réflexion concernant la construction d’un système de protection sociale commun. 

L’objectif avoué étant de mettre fin au dumping social intra européen, de développer un système de retraites commun afin de liquider la question du chômage des jeunes générations et de garantir le droit à la retraite.

Désolé, seul le titre de l’article est une information authentique, ainsi que celle-ci : le 11 Octobre 2011 à 14H15 le CAC 40 perd 0,75%, après l’annonce de Paris et Berlin, c’est dire l’enthousiasme du marché pour l’annonce des deux gouvernements…. 

         



DEPRESSION

DEPRESSION

 

A l’inverse d’une récession qui se traduit par un ralentissement significatif de la croissance, une dépression comporte une baisse des prix et une croissance économique négative.

Cette dernière est inéluctable dans le plus ou moins long terme, elle est porteuse de dangers intenses, mais peut aussi constituer une nouvelle chance pour l’Europe et la France.

 

Elle est inéluctable parce que la société française actuelle est bloquée, assise sur la cooptation, phénomène cumulé avec son corollaire des « affaires », qui n’est pas sans rappeler 1934. Après 1929, 1933, et 1934, si vous me suivez, vous comprenez que l’histoire ne bégaie pas, elle se répète.

 

Or les gens qui sont au pouvoir ou qui y seront, qui y reviendront, suivez mon regard, souhaitent ne rien changer, ou alors le moins possible, dans ce système qui les arrange.

 

Il en va ainsi de la répartition des revenus qui conditionne la croissance économique : elle constitue un non sens économique. A la place d’une intelligente répartition des fruits du travail, pour favoriser la consommation, on a développé un endettement massif, dont les limites nous explosent actuellement au visage.

 

Il en va ainsi de la scandaleuse attribution des rentes et des privilèges qui rend impossible l’innovation et le talent, parce qu’il est indispensable que le mérite soit rétribué à sa juste valeur. Il faut vraiment avoir la fibre nationale aujourd’hui pour ne pas partir aux Etats-Unis, qui accueillent à bras ouverts, et avec forces rémunérations, les meilleurs européens.

 

Il en va de même de la politique de tertiarisation de l’économie, (l’industrie c’est aujourd’hui 17% du P.I.B français !). N’est il pas comique de voir ces messieurs de Bruxelles espérer leur salut de l’économie dirigée chinoise, et des nouvelles nations industrielles ?

 

La dépression est porteuse de dangers parce qu’elle est la mère des aventuriers qui précipitent les peuples dans la guerre, mais elle est aussi porteuse d’espoirs. Ainsi les Etats-Unis d’après la crise de la fin du 19°m siècle constituait un superbe exemple de corruption à tous les étages. Il était courant de voir les canalisations d’eau et de gaz exploser dans des villes où la corruption des milieux politiques livrait les marchés publics à des entreprises véreuses. Cela n’a pas empêché ce pays de réaliser un profond renouvellement de sa démocratie, de devenir la première puissance économique du monde, pendant que l’Europe était occupée à se suicider sur les champs de bataille.

 

Le choix est donc bien aujourd’hui entre la démocratie et la croissance, ou les larmes et la douleur des guerres et des dictatures. Gageons que le pire n’est jamais certain, et souhaitons que l’intelligence revienne au pouvoir.         



Les théories économiques

Prochain article : la dépression qui vient.

En attendant voilà un petit mémo pour réviser les théories de nos auteurs préférés.

 

NEO CLASSIQUE 

KEYNESIEN

MARXISTE

POUR FAIRE BAISSER LE CHOMAGE 

 Il faut l’augmenter

 Distribuer des pelles aux chômeurs 

Fusiller les patrons

_______________ 

UNE BANQUE FAIT FAILLITE

________________

Tant pis

Allumer des cierges

Tant mieux

UN SDF FAIT LA MANCHE 

Lui donner une pièce

Lui donner une allocation

Lui donner un revolver

________________ 

UNE ENTREPRISE FAIT FAILLITE

C’est normal

La renflouer avec l’argent des épargnants 

Nationaliser

________________ 

POUR SAUVER L’EUROPE

Virer les monétaristes

Virer les monétaristes + relancer la demande 

Créer les soviets

________________ 

L’EURO C’EST

Un problème

Une catastrophe

Une étape de l’accumulation du Capital 

________________ 

MESSIER GAGNAIT 227 € CHAQUE MINUTE

C’est génial

C’est stupide

C’est scandaleux

 _______________

1/3  DE
LA RICHESSE AMERICAINE EST PRELEVEE & REDISTRIBUEE CONTRE 1/2 EN FRANCE 

C’est déjà trop

Ce n’est pas assez

C’est encore de l’argent pour les patrons 

________________ 

UNE GUERRE C’EST

Un marché à prendre

Un bon prétexte pour un déficit budgétaire 

Moins grave que le Capitalisme 

LE RETOUR DE L’ETAT PROVIDENCE 

On retourne dans les Facs le critiquer dans nos cours 

Chouette, on va pouvoir placer les copains 

Retarde la Révolution



Libéralisme : petit bréviaire des idées reçues.

Libéralisme : petit bréviaire des idées reçues.

 

C’est week end, on se détend, on peut rigoler un peu.

 

Politique keynésienne. 

Une politique keynésienne n’est plus possible dans un seul pays, elle provoque un déficit de la balance commerciale. 

Vrai 

Il suffit de se pencher sur les déficits historiques des balances commerciales américaine et française, pour comprendre que les politiques libérales peuvent réaliser beaucoup mieux en matière de déficit commercial. Il suffit pour cela de détruire l’industrie nationale.

 

Salaires 

Les salaires sont trop élevés en France. 

Vrai 

Surtout ceux des dirigeants du C.A.C 40 et des joueurs de football. Cela constitue un frein à la croissance, car une fois qu’ils ont acheté quatre Porche et deux Ferrari, ils épargnent. Or, pour qu’il y ait de la croissance, il faut de la consommation. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’avoir une politique de redistribution des salaires vers ceux qui consomment l’essentiel de leurs revenus.

 

Charges sociales 

Les charges sociales sont trop élevées en France. 

Vrai 

Elles sont essentiellement supportées par les entreprises de main d’œuvre. C’est une incitation au licenciement. Il est nécessaire de mieux répartir la charge.

 

Coût du travail 

Justifie que l’on privilégie une politique de l’offre, plutôt qu’une politique de la demande. 

Faux. 

Le coût du travail ne représente que moins de 10% du coût de revient dans un produit industriel. Ce qui compte c’est la productivité du travail. C’est pour cela qu’il subsiste une industrie japonaise et une allemande.

 

Keynes 

Keynes était gentil et de « gôche »

Faux 

Il était cynique et de droite. « Entre la bourgeoisie éclairée et le prolétariat abruti, si il faut choisir, on me trouvera au coté de la bourgeoisie éclairée » sic.

Ça ne l’empêche pas d’être un génie en économie. La preuve il a considérablement renforcé sa fortune en spéculant en bourse.

Si les keynésiens proposent de mieux répartir les revenus, c’est parce que cela est un facteur de consommation, donc de croissance. Si ils proposent de développer les systèmes de retraite, c’est pour laisser la place à une population active plus jeune, plus productive.

 

Les Japonais 

Ils n’arrêtent pas de travailler, mangent un bol de riz par jour, et exportent tout. 

Faux 

Surprise : quand on va dans une usine japonaise, ils sont tout le temps en pause. Les Japonais consomment l’essentiel de ce qu’ils produisent, l’équipement des ménages et des infrastructures est à tomber par terre…

 

Délocalisation 

La première cause de la délocalisation, c’est le coût du travail. 

Faux 

Si cela était vrai, on irait tous produire en Somalie. La première cause de délocalisation, c’est la recherche de nouveaux marchés. Un milliard quatre cents millions de Chinois, avec 10% de croissance par an, aller demander à l’industrie du luxe ou à P.S.A, pourquoi ils délocalisent…

 

Protection sociale 

Ça ne peut plus durer, il y a trop de déficits. 

Vrai 

Avec deux millions de chômeurs en moins les régimes sociaux deviennent excédentaires en France, largement.       

  



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