Pourquoi je suis keynésien et colbertiste.

Pourquoi je suis keynésien et colbertiste. 

Ils avaient pourtant fieres allures les néo libéraux des années 80.

Renforcés par des économistes novateurs, tel Laffer, Picasso de l’économie, dessinant ses courbes sur les nappes des restaurants branchés, les gouvernants ne pouvaient qu’être surs d’eux-mêmes, surs de leur bon droit.

Elle avait fière allure, M.Tatcher, Athéna de la guerre bottant les fesses de la dictature sanguinaire argentine aux Malouines.

Il avait fière allure R.Reagan, imposant la paix victorieuse à l’empire soviètique, sans avoir fait la guerre, alors qu’un Kennedy avait proclamé la paix universelle en réalisant la guerre.

Ils avaient fières allures les Bush, auto proclamés crétins de père en fils, et parvenant à prendre le contrôle des puits de pétrole irakiens, qui avaient permis dans une autre époque, à l’industrie française, d’écouler sa production militaire et nucléaire.

Et il avait fière allure, le chancelier Kohl, réalisant l’O.P.A du siècle sur la R.D.A, et l’espace vital économique jusqu’à l’Ukraine, et cela sans verser une goutte de sang, et réussissant à provoquer les pleurs du reste du monde quant à la généreuse opération réalisée, qui coûterait si cher au contribuable allemand, mais qui n’est peut-être pas pour rien dans les performances économiques allemandes des dernières années.

 

Mais nous, petits français, qu’avons-nous gagné dans l’abandon de notre troisième voie, dans l’abandon du plan incitatif, dans l’abandon d’une économie réglementée et régulée ?

 

Un C.A.C 40 contrôlé à plus de 50% par des capitaux étrangers ?

Une sidérurgie liquidée, une électronique dont les cadavres de Bull et Technicolor bougent encore, mais sont déjà froids ? En vérité pas un secteur d’excellence française, souvent tiré par les marchés publics, n’échappe à un avenir sombre, même pas les banques, où d’anciens fonctionnaires ont privilégié la croissance externe, pour racheter des banques grecques, espagnoles, italiennes. En somme des choix qui s’avèrent excellents… Mais ou est donc passée l’époque bénite ou les banques ne pouvaient pas spéculer sur n’importe quoi, avec l’argent de n’importe qui ?

 

Passer la Manche n’est guère plus probant. Impossible d’accuser l’Euro ou la Grèce. Et pourtant l’évidence saute aux yeux : où est passée la fière industrie britannique ? Où est passée la morgue des capitaines d’industrie ? Remplacée par les sourires obséquieux des affairistes, remplacée par une société malade, où l’assistanat et le pillage par des voyous, ont remplacé la fierté du travail pour tous.

 

On dira que les politiques keynésiennes se sont soldées par l’inflation et la croissance molle. Mais cela était il pire que le chômage de masse, la récession, la menace permanente du défaut de paiement et du risque systémique ?

 

On dira que Keynes était de gauche, voire gauchiste. Voilà qui est bien comique. Si être gauchiste consiste à ouvrir une porte entre Hitler et Staline, il y a plein de gauchistes qui s’ignorent. Alors De gaulle était un gauchiste, ainsi que Pompidou, et Chirac en 1974.

 

On dira : mais alors il était à droite !

En réalité une politique keynésienne consiste en la recherche d’une société harmonieuse. Les fourriers du modèle européen de la déréglementation, de la récession, puis de l’hyper inflation, et enfin des aventuriers,  ceux qui ont enterré Keynes, un peu rapidement, nous enfoncent chaque jour un peu plus dans la crise.  



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