Pourquoi je suis keynésien et colbertiste.

Pourquoi je suis keynésien et colbertiste. 

Ils avaient pourtant fieres allures les néo libéraux des années 80.

Renforcés par des économistes novateurs, tel Laffer, Picasso de l’économie, dessinant ses courbes sur les nappes des restaurants branchés, les gouvernants ne pouvaient qu’être surs d’eux-mêmes, surs de leur bon droit.

Elle avait fière allure, M.Tatcher, Athéna de la guerre bottant les fesses de la dictature sanguinaire argentine aux Malouines.

Il avait fière allure R.Reagan, imposant la paix victorieuse à l’empire soviètique, sans avoir fait la guerre, alors qu’un Kennedy avait proclamé la paix universelle en réalisant la guerre.

Ils avaient fières allures les Bush, auto proclamés crétins de père en fils, et parvenant à prendre le contrôle des puits de pétrole irakiens, qui avaient permis dans une autre époque, à l’industrie française, d’écouler sa production militaire et nucléaire.

Et il avait fière allure, le chancelier Kohl, réalisant l’O.P.A du siècle sur la R.D.A, et l’espace vital économique jusqu’à l’Ukraine, et cela sans verser une goutte de sang, et réussissant à provoquer les pleurs du reste du monde quant à la généreuse opération réalisée, qui coûterait si cher au contribuable allemand, mais qui n’est peut-être pas pour rien dans les performances économiques allemandes des dernières années.

 

Mais nous, petits français, qu’avons-nous gagné dans l’abandon de notre troisième voie, dans l’abandon du plan incitatif, dans l’abandon d’une économie réglementée et régulée ?

 

Un C.A.C 40 contrôlé à plus de 50% par des capitaux étrangers ?

Une sidérurgie liquidée, une électronique dont les cadavres de Bull et Technicolor bougent encore, mais sont déjà froids ? En vérité pas un secteur d’excellence française, souvent tiré par les marchés publics, n’échappe à un avenir sombre, même pas les banques, où d’anciens fonctionnaires ont privilégié la croissance externe, pour racheter des banques grecques, espagnoles, italiennes. En somme des choix qui s’avèrent excellents… Mais ou est donc passée l’époque bénite ou les banques ne pouvaient pas spéculer sur n’importe quoi, avec l’argent de n’importe qui ?

 

Passer la Manche n’est guère plus probant. Impossible d’accuser l’Euro ou la Grèce. Et pourtant l’évidence saute aux yeux : où est passée la fière industrie britannique ? Où est passée la morgue des capitaines d’industrie ? Remplacée par les sourires obséquieux des affairistes, remplacée par une société malade, où l’assistanat et le pillage par des voyous, ont remplacé la fierté du travail pour tous.

 

On dira que les politiques keynésiennes se sont soldées par l’inflation et la croissance molle. Mais cela était il pire que le chômage de masse, la récession, la menace permanente du défaut de paiement et du risque systémique ?

 

On dira que Keynes était de gauche, voire gauchiste. Voilà qui est bien comique. Si être gauchiste consiste à ouvrir une porte entre Hitler et Staline, il y a plein de gauchistes qui s’ignorent. Alors De gaulle était un gauchiste, ainsi que Pompidou, et Chirac en 1974.

 

On dira : mais alors il était à droite !

En réalité une politique keynésienne consiste en la recherche d’une société harmonieuse. Les fourriers du modèle européen de la déréglementation, de la récession, puis de l’hyper inflation, et enfin des aventuriers,  ceux qui ont enterré Keynes, un peu rapidement, nous enfoncent chaque jour un peu plus dans la crise.  



Sauver nos petits sous

Chose promise, chose dûe.

Merci aux 1048 connexions.

Bien  entendu je décline toute responsabilité pour les lignes suivantes !

Donc, comment sauver nos petits sous?

Principe 1

Diversifier son épargne : pas tous les oeufs dans le même panier ! Par exemple choisir une répartition comme :40% dans l’immobilier, 30% en actions, 10% en obligations, 10% en trésorerie, 10% en matières précieuses.

 Principe 2

Ecouter, mais ne pas faire confiance, les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Par contre les conseillers sont souvent rémunérés sur les placements financiers qu’ils proposent. Alors prudence.

 Principe 3

En finance, la rémunération est proportionnelle au risque pris. Donc il faut se fixer un objectif. Est ce que je cherche seulement à protéger mon épargne, ou est ce que je veux spéculer ?

Principe 4

Toujours réfléchir à la pire situation possible, réaliser son petit stress test perso concernant son épargne. Les banques c’est comme les garages, il faut humer l’ambiance de votre agence, si on vous traîte comme un chien, c’est que votre banquier a un problème : pas bon signe.

Alors justement à propos du pire.

Il paraît que nos dépôts sont garantis jusqu’à un certain montant. (J’en entends qui rigole). Et, effectivement en cas de crise systémique, je demande à voir, ce qu’il advient de ladite garantie.

Alors?

A titre strictement personnel, quelques réflexions.

L’or? Probablement trop tard, parce que trop cher. D’ailleurs vendredi 23 l’or et l’argent ont essuyé une sévère baisse.

Les livrets? A, Développement durable, P.E.L, C.EL. Probablement un passage obligé et raisonnable.

Les actions? Si une banque majeure saute, (B.N.P, C.A, S.G), on est tous morts. Risque t-on encore quelque chose à retourner sur le C.A.C 40? Une baisse jusqu’à 2400 points n’est pas improbable. Mais,sauf crise systémique toujours possible, les sociétés constituent des actifs réels, et il y a sûrement de bonnes affaires à réaliser. Si votre billet de banque un jour ne vaut plus rien, les brevets, les immeubles des sociétés vaudront toujours quelque chose.

Si vous voyez la tête de mon banquier quand je lui dis que j’achète des actions de ma banque ! Il me prend pour un dingue furieux. En tous cas sur cette ligne là, il n’y a pas de droits de garde. Au moins si je perds tout, j’aurais économisé ces frais là !  



ils aiment le marché, mais le marché ne les aime pas.

La main invisible est en train de distribuer des claques bien visibles.

Maintenant quand un gouvernement ou une banque centrale annoncent des mesures, la réaction est instantanée. C’est le scepticisme. La F.E.D  est intervenue hier, résultat la bourse américaine a plongé et le C.A.C perd ce matin 5%. Même la présidente du F.M.I essaye d’expliquer que la priorité c’est de sauver la croissance. On n’avait pas compris cela quand elle était ministre, mais bon, il est certain que favoriser la recession par tous les moyens possibles, ce n’est pas la solution. Annoncer que vous allez faire de la croissance, messieurs les gouvernants, même si cela n’est pas vrai, annoncer le, annoncer que vous allez donner une pelle à chaque chômeur pour lui faire creuser un  trou sur la plage et le faire reboucher ensuite pour distribuer des salaires, cela sera beaucoup plus rassurant pour les marchés que de clamer que vous allez diminuer vos dépenses, et que les banques centrales vont inonder le marché de monnaies de singe.

 

En attendant que ces messieurs changent d’avis comment gérer la panique naissante pour nos petites économies?

A suivre. 

 

 

 



A qui le tour ?

Bon, pour l’Italie, vous ne direz pas que je ne vous avais pas prévenu !

Malheureusement la suite est prévisible : la dégradation de la note de la dette italienne par Standard et Poor’s, va obliger l’Italie à payer des taux plus élevés pour pouvoir emprunter. Le gouvernement italien va pratiquer une politique d’austérité qui va encore ralentir la croissance, conduire les marchés à paniquer davantage sur la capacité de l’Italie à rembourser ses dettes.

La panique justement, avec un pays de la taille de l’Italie, on rentre dans le vif du sujet, la Grèce n’étant qu’une mise en bouche. Quand on sait que la durée moyenne de détention d’une action aux Etats Unis est de trois secondes parceque les ordinateurs sont programmés pour acheter et vendre seuls, sans intervention humaine, inutile de dire qu’en cas de panique financière, plus personne ne contrôle plus rien…

Ennemis de la démocratie, de l’Europe, plébicitez ceux qui sont actuellement aux commandes, ils font le travail pour vous.

Demain si il y a beaucoup de connexions je vous indique comment protéger vos petits sous.

 

 

 



Pas confiance dans la dette ?

Au fond c’est quoi une dette ?

Une dette est une ressource supplémentaire qu’un agent économique vous accorde, car il pense prendre un risque raisonnable et rémunérateur.

Pourquoi considère t-il prendre un risque raisonnable ? Parcequ’il mise sur votre capacité future à créer de la richesse pour pouvoir le rembourser.

Annoncer lui que vous serez bientôt au chômage, ou que votre P.I.B baissera l’année prochaine entre 4 et 10 %, et vous le verrez transpirer à grosses gouttes.

Annoncer au marché boursier que vous préparez les pires politiques de recession, que bientôt l’Espagne, l’Italie, le Portugal vont mener les mêmes politiques que la Grèce. Le marché traduit : superbe recession à venir, risque majeur d’insolvabilité, panique à bord. 

Une seule solution : la croissance. Si on vous le dit… 

 

  



l’euro n’est pas le problème.

L’euro n’est pas le problème. Le problème c’est la politique menée au nom de l’Euro : déréglementation des marchés, politique de compression des coûts au détriment d’une politique de soutien de la demande. Une monnaie n’a jamais été un problème économique, cela revient à attribuer au thermomètre la cause de la montée de la température. Il suffit de regarder ce que la Chine et les Etats Unis font de leur monnaie : un instrument, pas une finalité. D’ailleurs Monsieur Trichet est en train de manger sa culotte fabriquée en Chine,en innondant le marché de liquidités, après avoir joué les pères la vertu, sauce allemande. Colossale plaisanterie, sinistre capitulation idéologique, le vertueux banquier devient un faux monnayeur, le pire fournisseur d’inflation pour ruiner les créanciers. Demain sera pire qu »aujourd’hui, les beaux messieurs de Bruxelles paniquent devant la future crise de surproduction et d’insolvabilité qu’ils ont développée. Vite vite relisons Keynes !



A l’attaque !

Maintenant on peut racheter tout le CAC 40. La pluspart des actions sont cotées à des prix inférieurs à leurs valeurs réelles.



1933

Article paru dans Alternatives Economiques Septembre 2011, rubrique courrier des lecteurs.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Après 1929, voilà 1933 qui se profile à l’horizon. L’histoire ne bégaie pas elle se répète : après la crise de surproduction, voilà la crise de surproduction.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Depuis les années 80, on s’obstine à compresser les salaires, et à substituer à l’accroissement du pouvoir d’achat des salariés, celui de la dette, pour permettre l’écoulement de la production.

Mais l’accroissement de la dette a rencontré sa limite, avec une crise majeure et générale de solvabilité, provoquant la récession : 1929-2008, même combat.

Restait à transformer l’année 2011 en année 1933. C’est chose faite.
Car depuis trois ans les entreprises ont rationalisé leurs activités, c’est-à-dire qu’elles ont restauré leurs bénéfices en compressant leurs coûts de revient, sans vraiment investir et en continuant à débaucher. Dans ces conditions, comment s’étonner que la demande demeure atone, malgré les tentatives désespérées des banquiers centraux de soutenir l’activité en inondant les marchés de liquidités ?

On dira, nous ne sommes pas en 1933, puisque les marchés regorgent de liquidités, et que l’on a provoqué de l’inflation. On dira aussi qu’aujourd’hui, il n’y a plus d’autre choix que de réduire les déficits, pour complaire au marché financier, qui commence à réclamer des comptes.

A cela on peut répondre deux choses :

1°) En guise de hausse des prix, il y a surtout de la spéculation sur le marché des matières premières, et des signes bien plus inquiétants de déflation sur d’autres, comme sur le marché boursier, où les actifs financiers ne cessent de voir leurs valeurs décroîtrent.

2°) Réduire la dette par la compression des dépenses constitue la plus mauvaise des solutions possibles, car on n’a jamais vu un pays en récession diminuer son endettement.

Où se trouve alors la solution?

L’Italie vient d’être désignée par le marché financier comme le nouveau maillon faible de la zone Euro. Pourtant l’épargne des italiens représente six fois la dette du pays. Le niveau de cette dernière est il vraiment insoutenable? Certainement pas, puisque d’autres pays connaissent des niveaux d’endettement bien supérieur à l’Italie. Ainsi la dette du Japon représente 200% de son P.I.B, niveau bien plus élevé que pour l’Italie. Mais il y a une différence importante : dans le cas japonais 90% de la dette est détenue par des investisseurs de l’archipel. C’est donc ici que se trouve la solution : il faut substituer aux marchés financiers l’épargne nationale pour financer la dette, et utiliser cette dernière pour créer de la croissance.

Persister à comprimer les dépenses budgétaires pour réduire la dette ne peut que conduire à une faillite généralisée, car on aboutira à une très grave récession, l’Etat restant dans beaucoup de pays, le premier employeur et le premier consommateur. Il ne restera plus alors comme seul choix, que de laisser les banquiers centraux provoquer une hyper inflation, pour ruiner les créanciers.
On verra alors les citoyens se promener avec des brouettes de Reichsmark, pardon d’Euros, pour aller acheter une baguette.
C’est bien cette catastrophe que le marché boursier commence à anticiper.

Au fait l’accession d’Hitler au pouvoir, c’est quelle année Déjà ?



Il faut sauver le soldat France

ARTICLE FONDATEUR.

LA SUITE CHRONOLOGIQUE DU BLOG

COMMENCE APRES CE TEXTE. 

 

Article paru partiellement dans Alternatives Economiques Janvier 2011, rubrique courriers des lecteurs.
Ci dessous version complète.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Dire qu’aujourd’hui la situation économique est préoccupante constitue un euphémisme. Rappeler qu’elle ressemble étrangement à celle de 1929, devient chaque jour qui passe une évidence un peu plus pesante. Or après 1929 est survenue l’année 1933, puis la guerre mondiale. Ceux qui pensent qu’un Hitler n’arrive qu’une fois, et que l’histoire s’est définitivement arrêtée grâce à la généralisation de la démocratie, et au développement du génial marché, n’ont pas bien regardé l’évolution de l’échiquier politique européen. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la ruine programmée des classes moyennes dans les pays les plus affectés, et la paupérisation des classes les moins favorisées, fourniront les bataillons électoraux des aventuriers. C’est pourquoi il est vital de surmonter la crise économique actuelle, et de dénoncer les politiques de restrictions budgétaires, qui vont nous jeter droit dans une grave crise déflationniste. Pour cela il convient de comprendre les origines véritables du marasme actuel et d’apporter des solutions.

Comprendre la crise actuelle.

Que l’on déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si cela semble être une tautologie, il est nécessaire que les ménages consomment. Or, à quoi assistons-nous depuis trente ans ?
La part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages, et de la consommation, ne cesse de diminuer par rapport à la valeur ajoutée des entreprises, c’est à dire par rapport à la richesse qu’elles créaient. Il semblerait que l’on ait oublié que la crise de 1929 ne commence pas par un crack bousier en octobre de la même année. Elle commence en 1926 par une crise de surproduction qui se traduit par un effondrement des prix agricoles. L’origine de cette crise étant un décalage croissant entre une formidable augmentation de la productivité depuis la première guerre mondiale, et des salaires que l’on s’obstinait à faire plafonner. La crise de surproduction industrielle était quant à elle lisible dans les statistiques depuis 1924. Ses causes sont les mêmes : un décalage croissant entre l’augmentation de la productivité et les capacités de consommation.
Un demi siècle plus tard tout sera oublié, et la chasse aux salaires fut rouverte, sous le prétexte de contenir les coûts, de privilégier les conditions de l’offre sans se préoccuper des conditions de la demande. Autant élaguer un arbre en s’asseyant sur les branches que l’on veut couper. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : les années folles qui précédèrent la grande crise, sont tout à fait comparables aux années dingues qui précédèrent celles de 2008 : économie de casino, enrichissements fabuleux et discutables, scandales financiers et politiques à répétition.
Certes, ceux qui ont initié ce bégaiement de l’histoire à la fin des années 70, ceux que l’on pourrait appeler les néo rétros, ceux qui pensaient être enfin débarrassés de Keynes et de son analyse de la crise de 1929, ceux là croyaient aussi avoir trouvé le Graal économique dans le développement massif de l’endettement des ménages, pour suppléer à l’insuffisance des revenus. C’est ainsi que l’on est allé jusqu’à proposer des crédits aux États-unis à des familles à qui on aurait jamais du laisser croire qu’elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements, en déléguant aux marchés le soin de réguler l’ensemble. Ce qui devait arriver est survenu, et le pire est peut-être devant nous. En effet la solvabilité des ménages américains concernant leurs très nombreuses cartes de crédit n’a rien à envier à celle de leurs crédits immobiliers, sans parler de celle de nombreux États et de leurs collectivités locales, américains ou européens, de l’Irlande à la Floride, en passant par la Grèce et le Portugal, piégés dans de mirifiques actifs toxiques, vendus par des institutions financières, ou piégés par l’obligation de renflouer banques et entreprises privées. Tout cela ayant été rendu possible par la déréglementation des institutions financières, c’est-à-dire le détricotage des pare feux mis en place après la grande crise, déréglementation vantée par des irresponsables qui étaient convaincus qu’une banque peut faire faillite sans trop de dommage pour l’économie, un peu comme si une institution financière constituaient une entreprise comparable à la boutique des parents de Margaret Thatcher. Il est vrai que ces beaux idéologues du marché n’oublient jamais de tendre la sébile quand leur théorie s’effondre, et ne s’offusquent jamais d’obliger les états à socialiser les pertes du secteur privé.
La bêtise n’ayant aucune limite, certains continuent de penser échapper à la crise grâce à la compression leurs coûts de production, en réduisant toujours et encore les salaires, car ils ont transformé leur économie en machine à exporter. L’année 2010 les a malheureusement confirmé leur triste égoïsme. C’est ainsi que les décideurs allemands sont très loin d’admettre qu’ils se sont trompés en privilégiant les conditions de l’offre et en espérant que la demande viendrait de l’étranger. C’est oublié un peu vite qu’il est un moment dans les crises mondiales où plus personne ne veut payer pour les autres, et surtout plus personne ne veut augmenter sa dette pour financer les exportations des autres. Il suffit d’écouter les propositions de sortie de l’Euro et de néo protectionnisme de plus en plus nombreuses, pour comprendre que les peuples vont bientôt passer par-dessus bord ces messieurs bien élevés et bien rémunérés de Bruxelles. Tout se passe comme si personne n’avait rien compris ni rien appris : l’Allemagne se pense bien à l’abri dans ce qu’il faut bien appeler une nouvelle zone mark, Allemagne qui finira par s’étonner de son encerclement au fur et à mesure du développement d’inéluctables réactions populistes, et le reste de l’Europe fonce tête baissée, et par tous les moyens possibles vers la déflation. C’est ce chemin qui est pris en diminuant le salaire des fonctionnaires, comme Laval, (le même que celui qui fut ministre de Pétain), l’avait déjà réalisé en 1934 en France. Keynes proposait de ruiner les rentiers pour sortir de la crise. Il semble salutaire aujourd’hui d’empêcher les comptables bornés de sévir.

Sortir du piège de la dette.

Diminuer à tout prix les dépenses publiques de façon drastique pour réduire les déficits et échapper à la sanction des marchés financiers, ne conduira qu’à une chose : transformer la crise en dépression déflationniste dont nous ne parviendrons plus à nous sortir, car les banquiers centraux auront beaucoup de mal à faire passer leurs taux en dessous du zéro pour tenter de relancer la machine économique.
Cependant il est évident que le poids de la dette des États devient insoutenable pour les finances publiques. Il faut donc cesser de nous livrer pieds et poings liés aux marchés financiers qui n’ont pas pour vocation de dépasser la recherche de leurs profits de court terme. Pour cela il faut trouver d’autres ressources moins onéreuses, et surtout qui diminuent notre dépendance à l’égard des marchés. Elles s’appellent emprunt national. Pourquoi ne pas restructurer la dette de la France en émettant des obligations destinées aux particuliers à des taux proches du livret A, défiscalisées comme le livret A, et des taux encore inférieurs à ceux qui rapatrieront leurs capitaux de l’étranger avec une promesse d’amnistie fiscale?

Réorienter la dépense publique, donner l’exemple, encourager le mérite, débloquer la société.

Les marchés ont ceci de pervers : ils attendent de la part des États des économies, mais ils redoutent un effondrement de la demande. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’envoyer un signal fort de soutien à la consommation. C’est pourquoi l’État français doit aménager sa politique.

Contre vents et marées il faut maintenir la progression du pouvoir d’achat des fonctionnaires, surtout des petits et moyens traitements ainsi que les salaires des classes intermédiaires du secteur privé, (les petits salaires étant protégés par le S.M.I.C), car la propension à consommer de ces ménages est importante, elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable.
De nombreuses économies sont possibles dans le fonctionnement de l’État. Il faudrait beaucoup de courage politique pour rationaliser les revenus des élus de la république, remplacer les pléthores de conseillers et de chargés de missions par des hauts fonctionnaires qui sont universellement reconnus pour leur sens du service de l’État, et dont les traitements sont déjà budgétisés. Il faudrait encore davantage de volonté politique pour s’interroger sur la pertinence de certaines institutions très coûteuses, comme le Sénat et le conseil économique et social, sur la multiplication des mandats électifs qui dénaturent la démocratie et qui donnent des arguments à ceux qui veulent l’abattre.
Notre pays crève de la cooptation à tous les étages, et laisse partir à l’étranger des talents irremplaçables. Est-il normal qu’un jeune chercheur en mathématique reconnu par une récompense internationale réalise sa carrière dans une université américaine, comme beaucoup d’autres avant lui ?
De mauvaises langues laissent entendre à ce sujet que la France républicaine ne l’est plus, et que la suspicion serait légitime concernant l’attribution de nombreux emplois bien rémunérés et valorisants pour leurs bénéficiaires : (de qui est-il l’enfant, le copain ou la maîtresse ?) et cela à tous les niveaux de la société française, à droite comme à gauche. On ne se cacherait même plus d’être « le fils de », pour exercer la même activité que ses géniteurs. A moins de considérer qu’il existe des gènes de la situation privilégiée, il serait alors à craindre que la France républicaine n’ait plus rien à envier à la société de l’ancien régime. Pire encore : on susurrerait que les charges ne s’achètent même plus, le copinage suffit, et les princes n’auraient même plus la capacité de promouvoir les talents nécessaires à la survie de leur régime, car cela serait bien trop dangereux pour leur pouvoir, qui craint la concurrence, et évolue dans une paranoïa permanente. Bien entendu cela n’est que le fruit des élucubrations d’une presse étrangère jamais avare de compliments à notre égard. Cependant si cela constituait un semblant de début de vérité, il faudrait une nuit du 4 Juillet des privilèges et du copinage afin de valoriser le talent et la réussite, au détriment de l’utilisation des carnets d’adresses.

D’autres propositions sont possibles pour promouvoir le talent et donner un élan pour une nouvelle croissance :
Abolir l’impôt sur les sociétés qui stérilise de nombreux talents occupés à contourner l’impôt, et de nombreux fonctionnaires pourchassant les fraudeurs. Le remplacer par un impôt sur le chiffre d’affaires réalisé en France, avec déduction à partir de la masse salariale versée pour privilégier les véritables facteurs de croissance et de progrès.
Pourquoi ne pas envisager l’attribution de logements de fonction au mérite pour retenir ceux qui permettront de construire la France de demain, alors que l’État regorge d’un parc immobilier dont l’utilisation est souvent contestée.
Les déficits sociaux sont une autre cause d’endettement. La seule solution envisagée consiste à allonger la durée de travail de seniors qui ont déjà bien du mal à conserver leur emploi. A quand les pompiers de 62 ans, les pilotes de ligne de 65, sans parler des enseignants du même age devant des classes de 45 élèves, ou encore des chirurgiens aux mains percluses d’arthrose. . Sans oublier l’injustice sociale qui consiste finalement à priver de retraites les ouvriers, car l’espérance de vie des catégories sociales est loin d’être la même pour tous. Augmenter jusqu’à 65 ans la retraite à taux plein consiste à priver toute une partie de la population d’un droit légitime, puisque les maladies professionnelles conduisent au cimetière de nombreux seniors, avant même de pouvoir bénéficier de leur retraite. En réalité que deviennent les déficits si il y a un millions de chômeurs de moins, et avec deux, voire trois de moins? Le vrai problème n’est il pas celui du chômage ?
Une politique de grands travaux. Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent : par exemple, est il vraiment utopiste d’envisager de rendre autonome chaque bâtiment administratif dans sa consommation énergétique, grâce à un développement d’une industrie solaire de proximité, qui ne remplacera jamais notre nécessaire industrie nucléaire, mais dont la demande sera tellement importante, que nous allons saturer nos importations, et contraindre au développement d’une industrie solaire nationale. Au besoin donnons une pelle à chaque chômeur pour qu’il puisse percer un trou qui justifie le versement d’un salaire, ne laissons pas la lèpre gangrener les membres vifs de notre société.

Relisons Keynes, a t-on oublié que le président Hoover aux États Unis voyait la prospérité revenir en 1931, comme lui pronostiquaient ses conseillers, idéologue du marché pur et dur ? Devons nous résoudre aux recettes des monétaristes de tout poil qui sévissent dans les banques
centrales, qui proposent de parachuter des monnaies de singe depuis leurs luxueux hélicoptères,
et qui oublient que leurs colis de sauvetage sombreront dans des trappes à liquidité sans fond,
qu’ils ne vont provoquer que leur ruine, ce qui n’est pas grave, mais aussi celle de la civilisation occidentale, ce qu’il l’est beaucoup plus ?



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