Il faut sauver le soldat France

ARTICLE FONDATEUR.

LA SUITE CHRONOLOGIQUE DU BLOG

COMMENCE APRES CE TEXTE. 

 

Article paru partiellement dans Alternatives Economiques Janvier 2011, rubrique courriers des lecteurs.
Ci dessous version complète.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Dire qu’aujourd’hui la situation économique est préoccupante constitue un euphémisme. Rappeler qu’elle ressemble étrangement à celle de 1929, devient chaque jour qui passe une évidence un peu plus pesante. Or après 1929 est survenue l’année 1933, puis la guerre mondiale. Ceux qui pensent qu’un Hitler n’arrive qu’une fois, et que l’histoire s’est définitivement arrêtée grâce à la généralisation de la démocratie, et au développement du génial marché, n’ont pas bien regardé l’évolution de l’échiquier politique européen. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la ruine programmée des classes moyennes dans les pays les plus affectés, et la paupérisation des classes les moins favorisées, fourniront les bataillons électoraux des aventuriers. C’est pourquoi il est vital de surmonter la crise économique actuelle, et de dénoncer les politiques de restrictions budgétaires, qui vont nous jeter droit dans une grave crise déflationniste. Pour cela il convient de comprendre les origines véritables du marasme actuel et d’apporter des solutions.

Comprendre la crise actuelle.

Que l’on déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si cela semble être une tautologie, il est nécessaire que les ménages consomment. Or, à quoi assistons-nous depuis trente ans ?
La part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages, et de la consommation, ne cesse de diminuer par rapport à la valeur ajoutée des entreprises, c’est à dire par rapport à la richesse qu’elles créaient. Il semblerait que l’on ait oublié que la crise de 1929 ne commence pas par un crack bousier en octobre de la même année. Elle commence en 1926 par une crise de surproduction qui se traduit par un effondrement des prix agricoles. L’origine de cette crise étant un décalage croissant entre une formidable augmentation de la productivité depuis la première guerre mondiale, et des salaires que l’on s’obstinait à faire plafonner. La crise de surproduction industrielle était quant à elle lisible dans les statistiques depuis 1924. Ses causes sont les mêmes : un décalage croissant entre l’augmentation de la productivité et les capacités de consommation.
Un demi siècle plus tard tout sera oublié, et la chasse aux salaires fut rouverte, sous le prétexte de contenir les coûts, de privilégier les conditions de l’offre sans se préoccuper des conditions de la demande. Autant élaguer un arbre en s’asseyant sur les branches que l’on veut couper. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : les années folles qui précédèrent la grande crise, sont tout à fait comparables aux années dingues qui précédèrent celles de 2008 : économie de casino, enrichissements fabuleux et discutables, scandales financiers et politiques à répétition.
Certes, ceux qui ont initié ce bégaiement de l’histoire à la fin des années 70, ceux que l’on pourrait appeler les néo rétros, ceux qui pensaient être enfin débarrassés de Keynes et de son analyse de la crise de 1929, ceux là croyaient aussi avoir trouvé le Graal économique dans le développement massif de l’endettement des ménages, pour suppléer à l’insuffisance des revenus. C’est ainsi que l’on est allé jusqu’à proposer des crédits aux États-unis à des familles à qui on aurait jamais du laisser croire qu’elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements, en déléguant aux marchés le soin de réguler l’ensemble. Ce qui devait arriver est survenu, et le pire est peut-être devant nous. En effet la solvabilité des ménages américains concernant leurs très nombreuses cartes de crédit n’a rien à envier à celle de leurs crédits immobiliers, sans parler de celle de nombreux États et de leurs collectivités locales, américains ou européens, de l’Irlande à la Floride, en passant par la Grèce et le Portugal, piégés dans de mirifiques actifs toxiques, vendus par des institutions financières, ou piégés par l’obligation de renflouer banques et entreprises privées. Tout cela ayant été rendu possible par la déréglementation des institutions financières, c’est-à-dire le détricotage des pare feux mis en place après la grande crise, déréglementation vantée par des irresponsables qui étaient convaincus qu’une banque peut faire faillite sans trop de dommage pour l’économie, un peu comme si une institution financière constituaient une entreprise comparable à la boutique des parents de Margaret Thatcher. Il est vrai que ces beaux idéologues du marché n’oublient jamais de tendre la sébile quand leur théorie s’effondre, et ne s’offusquent jamais d’obliger les états à socialiser les pertes du secteur privé.
La bêtise n’ayant aucune limite, certains continuent de penser échapper à la crise grâce à la compression leurs coûts de production, en réduisant toujours et encore les salaires, car ils ont transformé leur économie en machine à exporter. L’année 2010 les a malheureusement confirmé leur triste égoïsme. C’est ainsi que les décideurs allemands sont très loin d’admettre qu’ils se sont trompés en privilégiant les conditions de l’offre et en espérant que la demande viendrait de l’étranger. C’est oublié un peu vite qu’il est un moment dans les crises mondiales où plus personne ne veut payer pour les autres, et surtout plus personne ne veut augmenter sa dette pour financer les exportations des autres. Il suffit d’écouter les propositions de sortie de l’Euro et de néo protectionnisme de plus en plus nombreuses, pour comprendre que les peuples vont bientôt passer par-dessus bord ces messieurs bien élevés et bien rémunérés de Bruxelles. Tout se passe comme si personne n’avait rien compris ni rien appris : l’Allemagne se pense bien à l’abri dans ce qu’il faut bien appeler une nouvelle zone mark, Allemagne qui finira par s’étonner de son encerclement au fur et à mesure du développement d’inéluctables réactions populistes, et le reste de l’Europe fonce tête baissée, et par tous les moyens possibles vers la déflation. C’est ce chemin qui est pris en diminuant le salaire des fonctionnaires, comme Laval, (le même que celui qui fut ministre de Pétain), l’avait déjà réalisé en 1934 en France. Keynes proposait de ruiner les rentiers pour sortir de la crise. Il semble salutaire aujourd’hui d’empêcher les comptables bornés de sévir.

Sortir du piège de la dette.

Diminuer à tout prix les dépenses publiques de façon drastique pour réduire les déficits et échapper à la sanction des marchés financiers, ne conduira qu’à une chose : transformer la crise en dépression déflationniste dont nous ne parviendrons plus à nous sortir, car les banquiers centraux auront beaucoup de mal à faire passer leurs taux en dessous du zéro pour tenter de relancer la machine économique.
Cependant il est évident que le poids de la dette des États devient insoutenable pour les finances publiques. Il faut donc cesser de nous livrer pieds et poings liés aux marchés financiers qui n’ont pas pour vocation de dépasser la recherche de leurs profits de court terme. Pour cela il faut trouver d’autres ressources moins onéreuses, et surtout qui diminuent notre dépendance à l’égard des marchés. Elles s’appellent emprunt national. Pourquoi ne pas restructurer la dette de la France en émettant des obligations destinées aux particuliers à des taux proches du livret A, défiscalisées comme le livret A, et des taux encore inférieurs à ceux qui rapatrieront leurs capitaux de l’étranger avec une promesse d’amnistie fiscale?

Réorienter la dépense publique, donner l’exemple, encourager le mérite, débloquer la société.

Les marchés ont ceci de pervers : ils attendent de la part des États des économies, mais ils redoutent un effondrement de la demande. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’envoyer un signal fort de soutien à la consommation. C’est pourquoi l’État français doit aménager sa politique.

Contre vents et marées il faut maintenir la progression du pouvoir d’achat des fonctionnaires, surtout des petits et moyens traitements ainsi que les salaires des classes intermédiaires du secteur privé, (les petits salaires étant protégés par le S.M.I.C), car la propension à consommer de ces ménages est importante, elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable.
De nombreuses économies sont possibles dans le fonctionnement de l’État. Il faudrait beaucoup de courage politique pour rationaliser les revenus des élus de la république, remplacer les pléthores de conseillers et de chargés de missions par des hauts fonctionnaires qui sont universellement reconnus pour leur sens du service de l’État, et dont les traitements sont déjà budgétisés. Il faudrait encore davantage de volonté politique pour s’interroger sur la pertinence de certaines institutions très coûteuses, comme le Sénat et le conseil économique et social, sur la multiplication des mandats électifs qui dénaturent la démocratie et qui donnent des arguments à ceux qui veulent l’abattre.
Notre pays crève de la cooptation à tous les étages, et laisse partir à l’étranger des talents irremplaçables. Est-il normal qu’un jeune chercheur en mathématique reconnu par une récompense internationale réalise sa carrière dans une université américaine, comme beaucoup d’autres avant lui ?
De mauvaises langues laissent entendre à ce sujet que la France républicaine ne l’est plus, et que la suspicion serait légitime concernant l’attribution de nombreux emplois bien rémunérés et valorisants pour leurs bénéficiaires : (de qui est-il l’enfant, le copain ou la maîtresse ?) et cela à tous les niveaux de la société française, à droite comme à gauche. On ne se cacherait même plus d’être « le fils de », pour exercer la même activité que ses géniteurs. A moins de considérer qu’il existe des gènes de la situation privilégiée, il serait alors à craindre que la France républicaine n’ait plus rien à envier à la société de l’ancien régime. Pire encore : on susurrerait que les charges ne s’achètent même plus, le copinage suffit, et les princes n’auraient même plus la capacité de promouvoir les talents nécessaires à la survie de leur régime, car cela serait bien trop dangereux pour leur pouvoir, qui craint la concurrence, et évolue dans une paranoïa permanente. Bien entendu cela n’est que le fruit des élucubrations d’une presse étrangère jamais avare de compliments à notre égard. Cependant si cela constituait un semblant de début de vérité, il faudrait une nuit du 4 Juillet des privilèges et du copinage afin de valoriser le talent et la réussite, au détriment de l’utilisation des carnets d’adresses.

D’autres propositions sont possibles pour promouvoir le talent et donner un élan pour une nouvelle croissance :
Abolir l’impôt sur les sociétés qui stérilise de nombreux talents occupés à contourner l’impôt, et de nombreux fonctionnaires pourchassant les fraudeurs. Le remplacer par un impôt sur le chiffre d’affaires réalisé en France, avec déduction à partir de la masse salariale versée pour privilégier les véritables facteurs de croissance et de progrès.
Pourquoi ne pas envisager l’attribution de logements de fonction au mérite pour retenir ceux qui permettront de construire la France de demain, alors que l’État regorge d’un parc immobilier dont l’utilisation est souvent contestée.
Les déficits sociaux sont une autre cause d’endettement. La seule solution envisagée consiste à allonger la durée de travail de seniors qui ont déjà bien du mal à conserver leur emploi. A quand les pompiers de 62 ans, les pilotes de ligne de 65, sans parler des enseignants du même age devant des classes de 45 élèves, ou encore des chirurgiens aux mains percluses d’arthrose. . Sans oublier l’injustice sociale qui consiste finalement à priver de retraites les ouvriers, car l’espérance de vie des catégories sociales est loin d’être la même pour tous. Augmenter jusqu’à 65 ans la retraite à taux plein consiste à priver toute une partie de la population d’un droit légitime, puisque les maladies professionnelles conduisent au cimetière de nombreux seniors, avant même de pouvoir bénéficier de leur retraite. En réalité que deviennent les déficits si il y a un millions de chômeurs de moins, et avec deux, voire trois de moins? Le vrai problème n’est il pas celui du chômage ?
Une politique de grands travaux. Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent : par exemple, est il vraiment utopiste d’envisager de rendre autonome chaque bâtiment administratif dans sa consommation énergétique, grâce à un développement d’une industrie solaire de proximité, qui ne remplacera jamais notre nécessaire industrie nucléaire, mais dont la demande sera tellement importante, que nous allons saturer nos importations, et contraindre au développement d’une industrie solaire nationale. Au besoin donnons une pelle à chaque chômeur pour qu’il puisse percer un trou qui justifie le versement d’un salaire, ne laissons pas la lèpre gangrener les membres vifs de notre société.

Relisons Keynes, a t-on oublié que le président Hoover aux États Unis voyait la prospérité revenir en 1931, comme lui pronostiquaient ses conseillers, idéologue du marché pur et dur ? Devons nous résoudre aux recettes des monétaristes de tout poil qui sévissent dans les banques
centrales, qui proposent de parachuter des monnaies de singe depuis leurs luxueux hélicoptères,
et qui oublient que leurs colis de sauvetage sombreront dans des trappes à liquidité sans fond,
qu’ils ne vont provoquer que leur ruine, ce qui n’est pas grave, mais aussi celle de la civilisation occidentale, ce qu’il l’est beaucoup plus ?



La reflation : une nouvelle blague ?

Nous on y a jamais vraiment cru à la reflation. Tout simplement parce que la cause principale de la crise est toujours là : un décalage croissant entre les progrès de productivité et les capacités d’absorption de la production potentielle par les consommateurs. Et le fait que la fabrication massive de monnaie de singe par les banque centrales ne tourne pas à l’hyper inflation, montre bien l’importance des forces déflationnistes dans le monde développé. A ce sujet on ne peut que constater qu’aux Etats-Unis, à la surprise générale, mais pas à la notre, les prix hors énergie ont baissé en Mars 2017, et on stagné en Avril. A suivre donc.  



Vers la dictature technocratique comme tentative de solution à la crise.

 

Plus que jamais les Français ont été abusés lors d’une élection.

Derrière le coté sympa du ni droite ni gauche, apparaît déjà la brutalité et la morgue de la technocratie française pénétrée par des réseaux occultes, et qui entend imposer à ces abrutis de Français qui ne comprennent rien aux bienfaits de la mondialisation, et qui commençaient à mal voter, la même politique, en pire, que celle pratiquée depuis quarante ans dans ce pays.

L’annonce de décisions essentielles prises par décrets, les tentatives d’imposer les journalistes qui suivront le Président à des médias qui se sont pourtant montrés jusque là bien complaisants, sous le contrôle de leurs milliardaires de propriétaires, le black out imposés aux ministres qui seront pourtant probablement de bons godillots, tellement ils sont ralliés, débauchés, et recyclés, tout cela sent bon les méthodes d’un petit Bonaparte, que ceux qui savent, comme le politicien économiste Attali, appelaient sans se cacher de leurs vœux.

L’arnaque est bien ficelée, les Français sont rassurés de trouver dans la folle équipe, le défenseur auto proclamé de l’écologie, dont les première émissions télévisées étaient sponsorisées par Rhône Poulenc, (tout ce qui tache et qui pue autour de Lyon, seul l’argent n’a pas d’odeur. ), mais les masques tomberont très vite, tellement vite, qu’ils ont d’ailleurs déjà du mal à les maintenir avant les législatives, tellement ils leurs démangent de pratiquer au plus vite la même politique qu’en Allemagne ou en Grèce. Et très vite les Français vont découvrir la brutalité sociale des négriers, des défenseurs de l’ubérisation de la société, des admirateurs des contrats zéro heures, (tu bosses quand on veut, et tu es payé seulement quand tu bosses, mais tu restes à disposition 24 h sur 24.)

 

Alors on a deux questions :

 

Première question : quand les Français vont réaliser qu’on les a vraiment pris pour des cons, les technocrates au service des forces de la mondialisation, vont-ils changer de peuple ? Car il se pourrait qu’une boulette de communication conduise une élite à dire que si les gueux n’ont plus de pain à manger, ils n’ont qu’à manger de la brioche, et on connaît la suite.

 

Deuxième question : la dictature du petit Bonaparte sera t-elle suffisante pour préserver les intérêts de l’élite de la nation, après l’éventuelle boulette de communication précédemment évoquée ? Rappelons que Keynes, bourgeois de chez les bourgeois, avait en son temps compris qu’il ne faut pas jeter le bouchon trop loin, au risque de se retrouver parfois avec des Adolphe ou des Joseph, pas forcement bienveillants avec tous le membres de l’humanité.



C’est l’Europe qu’il nous faut.

En Grèce la pension moyenne des retraités s’élèvent à 833 Euros, ce qui représente une chute de 40% depuis 2010. En Grèce toujours, un jeune de moins de trente ans sur deux est au chômage. En Allemagne 20% de la population, soit un peu plus de 16 millions de personnes sont menacées par le risque de pauvreté.

 

Salops de pauvres, c’est pourtant l’Europe qu’il nous faut, surtout celle de l’eurocratie et des gouvernements qui vont avec : gauche de droite, ni droite ni gauche, ni progrès ni démocratie.

Mais pas d’inquiétude, la crise est finie, si on vous le dit. Ne croyez pas ceux qui disent le contraire, il s’agit d’affreux populistes.

 

 



Le F.M.I s’inquiète de la montée de la pauvreté en Allemagne.

Et on vous jure que c’est vrai. Il s’agit bien du F.M.I et de l’Allemagne. C’est dire comme il s’agit de la bonne politique.



Macron, un jour ça suffit

 

L’enfumage se disperse, et la réalité va exploser aux visages des Français : licenciements massifs, France à vendre, pratique politique douteuse.

 

Licenciements massifs : Whirpool n’est que la face émergée de l’iceberg, en effet 58057 entreprises ont fait l’objet d’une mesure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de mise en liquidation en 2016. Qui était conseiller de Flamby, qui était son ministre des finances ? Qui est l’auteur de cette politique désastreuse ?

Il y a la Souterraine, sous traitant automobile où les salariés menacent de tout faire sauter, et cassent les machines une par une en attendant, il y a Arcs international avec 5000 emplois menacés après 1500 liquidés, il y a André, Naf-naf, La Halle, Tati, Seita, il y a les banques, il y a les petites mains des cabinets comptables, il y a, il y a…

Moralité ce n’est pas la loi Grosse connerie qu’il faut réinventer, c’est l’autorisation administrative de licenciement, sous le contrôle de l’inspection du travail.

 

France à vendre : sous le verni de la communication creuse, et des sourires entre deux hurlements dans les meetings, c’est la schlague du banquier des négriers qui apparaît. Vendre à qui en voudra, de préférence aux copains, le service public, et plus encore si affinité, et dès ce soir on est allé rendre compte à Angela de ce bon vouloir pour achever de liquider la France. Ce n’est pas en Allemagne qu’il fallait aller, c’est en Grèce, pour adosser la dette grecque à la dette française et empêcher Poutine de préparer sa deuxième victoire en Méditerranée.

 

Pratique politique douteuse : Erdogan en a rêvé, Macron l’a fait : les 250 directeurs d’administration nommés en conseil des ministre sont avisés qu »ils auront comme choix de se coucher sous la volonté du chef, ou de dégager, à bon entendeur…

Et comme il n’est pas sûr que les godillots du parlement se mettent tous en marche, c’est à coup de décrets, et même pas de 49.3 que l’on va casser le code du travail. Le tout avec une politique de débauchage massif des politiciens professionnels, que même la quatrième république n’aurait pas osée pratiquer, et qui montre un degrés de cynisme sans égal.

 

C’est une France à gerber qui se met en marche.

Un autre chemin est possible.

C’est l’économie qu’il faut mettre au service de l’humanité, et non l’inverse.



L’élection présidentielle : l’arnaque du siècle

La présidentielle française a été remarquable sur un point : le candidat élu et préféré du système a réussi à éluder totalement la question de son programme, et pourtant il en a un.

Candidat jeune élu par des vieux paniqués à l’idée de perdre leurs assurances vie, qu’ils risquent par ailleurs de perdre dans une nouvelle crise financière, ce candidat de la trouille et de la rente, est en fait celui du plus classique des conservatismes, celui des banques, celui du patronat des entreprises en faillite, qui attend les cadeaux fiscaux pour tenter de compenser ses carences de gestion.

Certes, le déluge de propagande des médias aux ordres, a maquillé le candidat du système en candidat anti-système, mais n’est pas Kennedy qui veut. Si proposition de nouvelle frontière il y a, c’est surtout pour les carriéristes opportunistes et recyclés qu’elle se présente.

En effet, en quoi le programme du candidat élu sera t-il différent de celui de ceux qui étaient là avant 2008 et qui sont toujours là ? Politique de l’offre, libéralisme débridé, privatisation du bien public, précarisation du travail à coups de décrets et même plus de 49.3, toutes ces fausses solutions sont celles plébiscitées par le système politico-médiatique-mafieux depuis quarante ans.

Faut-il rappeler que la privation totale ou partielle de travail concerne plus de six millions de personnes dans notre pays ? Faut-il rappeler qu’en France le PIB par habitant est toujours inférieur à ce qu’il était en 2007 ? Et que l’on ne nous bassine pas avec la prétendue réussite de L’Allemagne, ceux qui tiennent ce discours n’ont pas du se rendre de l’autre coté du Rhin depuis longtemps : infrastructures en ruine, montée visible de la misère avec multiplication des travailleurs pauvres, etc…

 Dans ces conditions comment le candidat du système, proclamé par les médias détenus par les milliardaires français, candidat anti-système, comment ce candidat chouchou de cette gauche de droite et de cette droite qui n’a pas davantage de convictions, pourrait-il éviter la catastrophe qui vient ? Il ne le pourra pas avec son programme, et comme en Grèce, comme en Italie, comme en Espagne, le jeune premier se révélera être le candidat des vieilles solutions, celles qui ne marchent pas, celles des crises et des drames à venir.



Salops de pauvres

Le nouveau Président de la République a prévu de réformer le Code du travail dès l’été, après les législatives, pour insuffler de la flexibilité dans les textes, sur la durée du travail ou le licenciement facilité. Et il veut le faire par ordonnances pour aller plus vite. Cela tombe bien, car des licenciements il va y en avoir en pagaille. Des Wirlpool, il y en des centaines. Le bluff sur la fin de la crise ne résistera pas longtemps aux faits, qui sont en général têtus. Evidemment les premiers concernés sont des ploucs illettrés qui vivent dans des patelins dont on ne savait même pas qu’ils existaient. D’ailleurs  seuls des abrutis qui n’ont pas voté ou qui ont mal voté peuvent avoir choisi de vivre dans des bleds où il n’y a plus de bureau de poste, où pour l’avoir le service postal, il faut maintenant se rendre au café tabac des alcooliques. Il n’y a pas davantage de maternité à moins de 50Km, et comme ta vieille caisse pourrie est en panne, tu es priée d’accoucher chez toi, de préférence sans médecin, car le dernier est parti. Quant au train ou la Gendarmerie, les plus vieux s’en souviennent, mais pas les fils et filles d’illettrés qui picolent leurs bières à l’arrêt du bus, car c’est le seul endroit ou l’on peut encore s’abriter ensemble quand il pleut. Avenir est un mot que l’on a oublié chez les salops de pauvres, car on ne peut même pas se battre pour un sous emploi précaire à la supérette du coin, puisque de supérette il n’y en a plus.  Franchement on se demande pourquoi ils ne créent pas des entreprises plutôt que de glander à discuter sur le dernier péquenot qui vient de se mettre une balle dans la bouche, tellement sa ferme croulaient sous les dettes qu’ils n’auraient jamais remboursées. Le seul truc,  qui les fait encore rigoler, ces salops de pauvre, c’est quand on leur parle de l’Europe et de programmes Eramus. La dernière fois qu’ils ont cambriolé une résidence secondaire, pour trouver des trucs à vendre sur internet pour pour pouvoir acheter des pétards ou des chaussures de marque, ils ont vu le dossier de candidature qui avait été oublié là par le fils du patron, qui vit en ville, de l’usine qui se situe en périphérie de la ville, et qui va encore licencier. Ça leur a foutu une haine, tu n’imagines même pas. Salops de pauvre.    



l’irrésistible mondialisation.

Dorénavant les décisions concernant les Français ne se prendront plus en France, cela était déjà largement le cas dans un pays où le personnel politique est vendu aux intérêts impérialistes étrangers. Être un État nation devient un luxe réservé aux grandes puissances : États-Unis, Chine,Japon, Russie, Allemagne, Corée du Nord.

 

Il y a longtemps que le destin de la France est écrit. Alors qu’elle connaissait une croissance démographique foudroyante au 18°m siècle, au point d’avoir été la première nation européenne, devant la Russie sous Louis XIV, que son destin aurait été d’avoir 160 millions d’habitants en 2017, les guerres sanglantes de Bonaparte, (déjà un arriviste soutenu par les banques), ont plongé le pays dans une catastrophe démographique renforcée par l’abolition du droit d’aînesse, qui incitera les familles à se contenter d’un enfant unique, pour éviter la dispersion des patrimoines.

 

La promotion des crapules finira de plonger le pays dans un désastre. C’est ainsi que le sinistre Talleyrand, présenté pourtant par l’histoire officielle comme un génie de la diplomatie, écrira le chemin à venir de la France au congrès de Vienne. Refusant au roi de Prusse l’absorption de la Saxe, il lui offre en compensation la rive gauche du Rhin, contre l’avis du Tsar de toutes les Russies. Saignée une nouvelle fois démographiquement en 14-18, la France complète ce nouveau séisme par l’holocauste de ses élites sur les champs de bataille de la grande guerre, au nom de l’égalitarisme républicain. Il ne restera plus que des éclopés et des planqués, pour conduire au minable désastre moral, qui fera de Vichy la capitale de la France.

 

Constantinople n’est pas tombée en six mois, en dix ans, ni même en un siècle. L’histoire possède une profondeur qui dépasse le temps d’une ou de plusieurs générations. Colbert le savait bien, lui qui faisait planter des arbres pour la marine du 20°m siècle.

 

La France d’aujourd’hui c’est l’Autriche-Hongrie de 1917, et cela vient de loin, d’un passé qui nous échappe.

 

Il reste que la mondialisation et le marché conduisent à une catastrophe majeure sous le poids de contradictions insurmontables dans le cadre d’un libéralisme matérialiste. Et la première de ces contradictions, c’est la formidable accélération du progrès technique, incompatible, avec la régression sociale que vont orchestrer les politiques plébiscités par la finance, pour construire leurs minables projets de boutiquiers enrichis par l’agiotage, la réclame et l’usure. Et comme toujours les puissants choisiront la guerre contre moyen de résolution des contradictions, plutôt que d’abandonner les salons dorés, conquis par la violence sociale, la félonie, et la malice. 

Nous prenons l’histoire à témoin, car un autre chemin était possible. On ne dira pas que l’on ne savait pas, et que si l’on avait su… 

    



Le chômage augmente de nouveau fortement.

Une fois passé l’effet des stages de formation et autres traficotages des chiffres du chômage la réalité ressurgit : ce qu’il reste d’industries en France est en train de sombrer et le reste de l’économie connait des difficultés croissante. Non, la crise n’est pas finie, surtout si on continue avec la même politique.



Ouvriers et paysans

Trahis depuis 1981 pour les uns, abandonnés dans la désertification rurale pour les autres, victimes de l’insécurité sociale, de l’insécurité tout court, inquiets pour leur patrimoine, leurs enfants, notre pays, est-il vraiment décent aujourd’hui de montrer autant de mépris pour ceux qui nous font vivre ? Leur colère n’est-elle pas légitime ? Même Louis XVI est resté au milieu de son peuple, l’élite mondialisée comprend t-elle que sa morgue attise la colère ? 



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