Il faut sauver le soldat France

ARTICLE FONDATEUR.

LA SUITE CHRONOLOGIQUE DU BLOG

COMMENCE APRES CE TEXTE. 

 

Article paru partiellement dans Alternatives Economiques Janvier 2011, rubrique courriers des lecteurs.
Ci dessous version complète.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Dire qu’aujourd’hui la situation économique est préoccupante constitue un euphémisme. Rappeler qu’elle ressemble étrangement à celle de 1929, devient chaque jour qui passe une évidence un peu plus pesante. Or après 1929 est survenue l’année 1933, puis la guerre mondiale. Ceux qui pensent qu’un Hitler n’arrive qu’une fois, et que l’histoire s’est définitivement arrêtée grâce à la généralisation de la démocratie, et au développement du génial marché, n’ont pas bien regardé l’évolution de l’échiquier politique européen. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la ruine programmée des classes moyennes dans les pays les plus affectés, et la paupérisation des classes les moins favorisées, fourniront les bataillons électoraux des aventuriers. C’est pourquoi il est vital de surmonter la crise économique actuelle, et de dénoncer les politiques de restrictions budgétaires, qui vont nous jeter droit dans une grave crise déflationniste. Pour cela il convient de comprendre les origines véritables du marasme actuel et d’apporter des solutions.

Comprendre la crise actuelle.

Que l’on déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si cela semble être une tautologie, il est nécessaire que les ménages consomment. Or, à quoi assistons-nous depuis trente ans ?
La part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages, et de la consommation, ne cesse de diminuer par rapport à la valeur ajoutée des entreprises, c’est à dire par rapport à la richesse qu’elles créaient. Il semblerait que l’on ait oublié que la crise de 1929 ne commence pas par un crack bousier en octobre de la même année. Elle commence en 1926 par une crise de surproduction qui se traduit par un effondrement des prix agricoles. L’origine de cette crise étant un décalage croissant entre une formidable augmentation de la productivité depuis la première guerre mondiale, et des salaires que l’on s’obstinait à faire plafonner. La crise de surproduction industrielle était quant à elle lisible dans les statistiques depuis 1924. Ses causes sont les mêmes : un décalage croissant entre l’augmentation de la productivité et les capacités de consommation.
Un demi siècle plus tard tout sera oublié, et la chasse aux salaires fut rouverte, sous le prétexte de contenir les coûts, de privilégier les conditions de l’offre sans se préoccuper des conditions de la demande. Autant élaguer un arbre en s’asseyant sur les branches que l’on veut couper. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : les années folles qui précédèrent la grande crise, sont tout à fait comparables aux années dingues qui précédèrent celles de 2008 : économie de casino, enrichissements fabuleux et discutables, scandales financiers et politiques à répétition.
Certes, ceux qui ont initié ce bégaiement de l’histoire à la fin des années 70, ceux que l’on pourrait appeler les néo rétros, ceux qui pensaient être enfin débarrassés de Keynes et de son analyse de la crise de 1929, ceux là croyaient aussi avoir trouvé le Graal économique dans le développement massif de l’endettement des ménages, pour suppléer à l’insuffisance des revenus. C’est ainsi que l’on est allé jusqu’à proposer des crédits aux États-unis à des familles à qui on aurait jamais du laisser croire qu’elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements, en déléguant aux marchés le soin de réguler l’ensemble. Ce qui devait arriver est survenu, et le pire est peut-être devant nous. En effet la solvabilité des ménages américains concernant leurs très nombreuses cartes de crédit n’a rien à envier à celle de leurs crédits immobiliers, sans parler de celle de nombreux États et de leurs collectivités locales, américains ou européens, de l’Irlande à la Floride, en passant par la Grèce et le Portugal, piégés dans de mirifiques actifs toxiques, vendus par des institutions financières, ou piégés par l’obligation de renflouer banques et entreprises privées. Tout cela ayant été rendu possible par la déréglementation des institutions financières, c’est-à-dire le détricotage des pare feux mis en place après la grande crise, déréglementation vantée par des irresponsables qui étaient convaincus qu’une banque peut faire faillite sans trop de dommage pour l’économie, un peu comme si une institution financière constituaient une entreprise comparable à la boutique des parents de Margaret Thatcher. Il est vrai que ces beaux idéologues du marché n’oublient jamais de tendre la sébile quand leur théorie s’effondre, et ne s’offusquent jamais d’obliger les états à socialiser les pertes du secteur privé.
La bêtise n’ayant aucune limite, certains continuent de penser échapper à la crise grâce à la compression leurs coûts de production, en réduisant toujours et encore les salaires, car ils ont transformé leur économie en machine à exporter. L’année 2010 les a malheureusement confirmé leur triste égoïsme. C’est ainsi que les décideurs allemands sont très loin d’admettre qu’ils se sont trompés en privilégiant les conditions de l’offre et en espérant que la demande viendrait de l’étranger. C’est oublié un peu vite qu’il est un moment dans les crises mondiales où plus personne ne veut payer pour les autres, et surtout plus personne ne veut augmenter sa dette pour financer les exportations des autres. Il suffit d’écouter les propositions de sortie de l’Euro et de néo protectionnisme de plus en plus nombreuses, pour comprendre que les peuples vont bientôt passer par-dessus bord ces messieurs bien élevés et bien rémunérés de Bruxelles. Tout se passe comme si personne n’avait rien compris ni rien appris : l’Allemagne se pense bien à l’abri dans ce qu’il faut bien appeler une nouvelle zone mark, Allemagne qui finira par s’étonner de son encerclement au fur et à mesure du développement d’inéluctables réactions populistes, et le reste de l’Europe fonce tête baissée, et par tous les moyens possibles vers la déflation. C’est ce chemin qui est pris en diminuant le salaire des fonctionnaires, comme Laval, (le même que celui qui fut ministre de Pétain), l’avait déjà réalisé en 1934 en France. Keynes proposait de ruiner les rentiers pour sortir de la crise. Il semble salutaire aujourd’hui d’empêcher les comptables bornés de sévir.

Sortir du piège de la dette.

Diminuer à tout prix les dépenses publiques de façon drastique pour réduire les déficits et échapper à la sanction des marchés financiers, ne conduira qu’à une chose : transformer la crise en dépression déflationniste dont nous ne parviendrons plus à nous sortir, car les banquiers centraux auront beaucoup de mal à faire passer leurs taux en dessous du zéro pour tenter de relancer la machine économique.
Cependant il est évident que le poids de la dette des États devient insoutenable pour les finances publiques. Il faut donc cesser de nous livrer pieds et poings liés aux marchés financiers qui n’ont pas pour vocation de dépasser la recherche de leurs profits de court terme. Pour cela il faut trouver d’autres ressources moins onéreuses, et surtout qui diminuent notre dépendance à l’égard des marchés. Elles s’appellent emprunt national. Pourquoi ne pas restructurer la dette de la France en émettant des obligations destinées aux particuliers à des taux proches du livret A, défiscalisées comme le livret A, et des taux encore inférieurs à ceux qui rapatrieront leurs capitaux de l’étranger avec une promesse d’amnistie fiscale?

Réorienter la dépense publique, donner l’exemple, encourager le mérite, débloquer la société.

Les marchés ont ceci de pervers : ils attendent de la part des États des économies, mais ils redoutent un effondrement de la demande. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’envoyer un signal fort de soutien à la consommation. C’est pourquoi l’État français doit aménager sa politique.

Contre vents et marées il faut maintenir la progression du pouvoir d’achat des fonctionnaires, surtout des petits et moyens traitements ainsi que les salaires des classes intermédiaires du secteur privé, (les petits salaires étant protégés par le S.M.I.C), car la propension à consommer de ces ménages est importante, elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable.
De nombreuses économies sont possibles dans le fonctionnement de l’État. Il faudrait beaucoup de courage politique pour rationaliser les revenus des élus de la république, remplacer les pléthores de conseillers et de chargés de missions par des hauts fonctionnaires qui sont universellement reconnus pour leur sens du service de l’État, et dont les traitements sont déjà budgétisés. Il faudrait encore davantage de volonté politique pour s’interroger sur la pertinence de certaines institutions très coûteuses, comme le Sénat et le conseil économique et social, sur la multiplication des mandats électifs qui dénaturent la démocratie et qui donnent des arguments à ceux qui veulent l’abattre.
Notre pays crève de la cooptation à tous les étages, et laisse partir à l’étranger des talents irremplaçables. Est-il normal qu’un jeune chercheur en mathématique reconnu par une récompense internationale réalise sa carrière dans une université américaine, comme beaucoup d’autres avant lui ?
De mauvaises langues laissent entendre à ce sujet que la France républicaine ne l’est plus, et que la suspicion serait légitime concernant l’attribution de nombreux emplois bien rémunérés et valorisants pour leurs bénéficiaires : (de qui est-il l’enfant, le copain ou la maîtresse ?) et cela à tous les niveaux de la société française, à droite comme à gauche. On ne se cacherait même plus d’être « le fils de », pour exercer la même activité que ses géniteurs. A moins de considérer qu’il existe des gènes de la situation privilégiée, il serait alors à craindre que la France républicaine n’ait plus rien à envier à la société de l’ancien régime. Pire encore : on susurrerait que les charges ne s’achètent même plus, le copinage suffit, et les princes n’auraient même plus la capacité de promouvoir les talents nécessaires à la survie de leur régime, car cela serait bien trop dangereux pour leur pouvoir, qui craint la concurrence, et évolue dans une paranoïa permanente. Bien entendu cela n’est que le fruit des élucubrations d’une presse étrangère jamais avare de compliments à notre égard. Cependant si cela constituait un semblant de début de vérité, il faudrait une nuit du 4 Juillet des privilèges et du copinage afin de valoriser le talent et la réussite, au détriment de l’utilisation des carnets d’adresses.

D’autres propositions sont possibles pour promouvoir le talent et donner un élan pour une nouvelle croissance :
Abolir l’impôt sur les sociétés qui stérilise de nombreux talents occupés à contourner l’impôt, et de nombreux fonctionnaires pourchassant les fraudeurs. Le remplacer par un impôt sur le chiffre d’affaires réalisé en France, avec déduction à partir de la masse salariale versée pour privilégier les véritables facteurs de croissance et de progrès.
Pourquoi ne pas envisager l’attribution de logements de fonction au mérite pour retenir ceux qui permettront de construire la France de demain, alors que l’État regorge d’un parc immobilier dont l’utilisation est souvent contestée.
Les déficits sociaux sont une autre cause d’endettement. La seule solution envisagée consiste à allonger la durée de travail de seniors qui ont déjà bien du mal à conserver leur emploi. A quand les pompiers de 62 ans, les pilotes de ligne de 65, sans parler des enseignants du même age devant des classes de 45 élèves, ou encore des chirurgiens aux mains percluses d’arthrose. . Sans oublier l’injustice sociale qui consiste finalement à priver de retraites les ouvriers, car l’espérance de vie des catégories sociales est loin d’être la même pour tous. Augmenter jusqu’à 65 ans la retraite à taux plein consiste à priver toute une partie de la population d’un droit légitime, puisque les maladies professionnelles conduisent au cimetière de nombreux seniors, avant même de pouvoir bénéficier de leur retraite. En réalité que deviennent les déficits si il y a un millions de chômeurs de moins, et avec deux, voire trois de moins? Le vrai problème n’est il pas celui du chômage ?
Une politique de grands travaux. Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent : par exemple, est il vraiment utopiste d’envisager de rendre autonome chaque bâtiment administratif dans sa consommation énergétique, grâce à un développement d’une industrie solaire de proximité, qui ne remplacera jamais notre nécessaire industrie nucléaire, mais dont la demande sera tellement importante, que nous allons saturer nos importations, et contraindre au développement d’une industrie solaire nationale. Au besoin donnons une pelle à chaque chômeur pour qu’il puisse percer un trou qui justifie le versement d’un salaire, ne laissons pas la lèpre gangrener les membres vifs de notre société.

Relisons Keynes, a t-on oublié que le président Hoover aux États Unis voyait la prospérité revenir en 1931, comme lui pronostiquaient ses conseillers, idéologue du marché pur et dur ? Devons nous résoudre aux recettes des monétaristes de tout poil qui sévissent dans les banques
centrales, qui proposent de parachuter des monnaies de singe depuis leurs luxueux hélicoptères,
et qui oublient que leurs colis de sauvetage sombreront dans des trappes à liquidité sans fond,
qu’ils ne vont provoquer que leur ruine, ce qui n’est pas grave, mais aussi celle de la civilisation occidentale, ce qu’il l’est beaucoup plus ?



Le gouvernement allemand se prépare à la guerre et demande à la population de stocker dix jours de réserves.

Août 2016 : le gouvernement allemand se prépare à la guerre, et met en place un plan d’urgence prévoyant la survie autonome de la population de l’Allemagne, pour une dizaine de jours.

Dix jours de réserves pour survivre en autarcie, ce n’est pas un cauchemar, c’est le  plan de survie complet qui devrait être présenté mercredi, au Conseil des ministres.

On vous jure que ce n’est pas une blague. On a une question : la guerre que l’on doit préparer, c’est contre Poutine ou contre les islamistes ? On a un peu la réponse : ils s’en foutent, l’important c’est de se trouver une guerre pour sortir de la crise de surproduction, comme dab… 



Brexit : les exportations industrielles en forte hausse !

C’est même un record pour les exportations industrielles de la Grande-Bretagne cet été. Un bonheur ne venant jamais seul, la hausse des prix s’accélère, et quitte les zones dangereuses de la déflation. Allez les Grands Bretons !



La courbe du chômage va s’inverser vers le haut.

C’est la rentrée, et si vous n’avez pas trouvé la lettre recommandée dans la boite, vous pouvez faire ouf. Car unblog comprendre la crise économique pronostique pour fin 2016, et l’année 2017 des plans de dégraissages d’une ampleur inconnue dans les grands groupes. A défaut de faire de la croissance on fera de la rentabilité en supprimant les moins productifs. La déflation prend une forme dramatique.



Trois idées pour la présidentielle de 2017.

Première idée : virer les nazes.

 

« la vraie différence entre l’Europe et les États-Unis en matière de financement des jeunes entreprises réside surtout dans l’expérience tant des entrepreneurs que des investisseurs. Le principal atout des États-Unis réside dans son vivier d’entrepreneurs talentueux qui peuvent tour à tour devenir investisseurs ou redevenir entrepreneurs. C’est encore loin d’être le cas en Europe,… »

Rapport d’activité semestriel d’OMNES CAPITAL, du 1er décembre 2015 au 31 mai 2016.

Comme ça, on a au moins une réponse positive à notre ancien article « les patrons français sont-ils nuls ? » Et c’est le vrai problème. Trop de gens ont quitté ce pays qui n’accepte plus le talent. Tant que la médiocrité sera valorisée rien ne sera possible.

 

Deuxième idée : virer les nazes.

 

Prends ta voiture et promène toi dans les provinces françaises de la décentralisation. Fais un peu d’archéologie d’avant la décentralisation, et regarde comme la géniale idée  a vidé la France de son sang. Dans un pays de tradition colbertiste, la décentralisation, c’était comme retirer l’eau d’un  aquarium à un poisson. Trente ans après, contemple tous ces emplacements d’anciennes usines remplacées par des musées ou des espaces « Kulturels ». Tu peux te consoler en regardant les palais régionaux que les parasites ont fait construire avec tes impôts pour abriter leurs activités de soit disant élus de la République, grassement rémunérés, parfaitement inutiles, et corrompus jusqu’à l’os.

 

Troisième idée : virer les nazes.

 

Dans la même gamme d’idées qui devaient faire de la France un pays moderne, il y avait les privatisations. Or qu’ont-ils fait des privatisations tous ces anciens hauts fonctionnaires qui se sont pris pour des grands capitaines d’industrie ou de grands banquiers  ? Un désert industriel français, une finance systémique, des secteurs entiers ont été liquidés, d’autres résistent encore à la mégalomanie destructrice des incapables, la plupart est passée sous contrôle étranger.

 

De la monarchie absolue aux jacobins, en passant par les deux Empires la lutte du pouvoir central contre les roitelets a fait la grandeur de la France, car le centralisme permettait de faire émerger de grandes compétences contre les privilèges et les positions acquises. Il serait temps qu’un pouvoir politique promeuve le talent véritable et la jeunesse dans ce pays, contre la cooptation, et les réseaux de la médiocrité. Disons le tout de suite : ce n’est pas gagné d’avance.  



FED : des prétextes en or.

Pour cause d’élection présidentielle la FED ne remonte pas ses taux. On ne va quand même pas gêner les candidats. Mais on ne va pas non plus gêner le nouveau Président par une remontée après l’élection. Et voici, et voilà un nouveau prétexte pour ne rien faire jusqu’en Décembre 2016, et même après…. D’ailleurs qui voudrait faire sauter un système assis sur une montagne grandissante de dettes, où les débiteurs ont déjà du mal à être solvables avec des taux zéro…

Quelques chiffres ? Avant 2008 la dette publique américaine représentait 60% du PIB, elle est aujourd’hui à 110 %. L’endettement des ménages américains représente 12290 milliards de Dollars, il a encore bondi de 35 milliards au premier semestre 2016. Les risques d’insolvabilité sont de plus en plus importants dans de nombreux compartiments : les crédits étudiants représentent 1260 milliards de Dollars, soit le double de 2008, les cartes de crédit représentent 729 milliards de Dollars, avec un bon de 18 milliards au premier semestre 2016, et les crédits automobiles sont à 1100 milliards de Dollars. Des chiffres qui fichent la trouille, et qui rendent suicidaires toute augmentation des taux, sachant que les ménages américains qui ne peuvent plus rembourser pratiquent allègrement la cavalerie en souscrivant un nouveau crédit pour financer un ancien. Une augmentation des taux diminuerait leur capacité d’emprunt, et enclencherait une machine infernale

Après moi le déluge, et soyez bien certains que l’on fait tout ce que l’on peut pour que le déluge ne se produise pas tant que je suis aux manettes. Après…  



Ce n’est pas le Brexit qui est à craindre.

Comme prévu l’été boursier fut plutôt sympa. Pas d’apocalypse comme l’avait annoncée les commentateurs officiels, au contraire le chômage baisse en Grande Bretagne. Par contre, les faits restent têtus : les banques transpirent toujours à grosses gouttes ne sachant si il faut plus craindre l’Italie que les taux négatifs, et les provocations continuent de plus belle en Ukraine, car les problèmes économiques ne trouvant pas de solutions, la guerre pourrait constituer l’ultime tentation. Une fois passés les lavages de cerveaux à coup de d’Euro de football, de Tour de France et de Jeux dopagiques, la réalité de la crise de surproduction, de l’insolvabilité grandissante, malgré les déversements irresponsables de liquidités par les banques centrales,  va revenir en force. Et si la crise c’était d’abord un problème de dirigeants, ceux qui étaient là avant 2008, et qui sont toujours là à se pavaner dans leurs privilèges scandaleux, en expliquant que finalement ils n’ont aucune idée de la façon de se sortir de ce bourbier ? Vous dites que les universités françaises sont dans les profondeurs des classements internationaux ? Tu m’étonnes.     



Europe du Sud : la vérité

L’Europe pourrit par son sud, signal précurseur de la crise totale qui attend le continent, ne pas le dire c’est s’inscrire dans les mensonges de la pensée unique.

 

 

Espagne : sans gouvernement et ingouvernable, sa croissance factice cache mal la permanence d’un chômage infernal, la fuite de sa jeunesse vers l’étranger, une situation faussement stabilisée.

 

Grèce : rien n’est résolu, la curée des vautours sur les entreprises et les infrastructures du pays n’empêchera pas de nouvelles restructurations de la dette, le développement d’une pauvreté inconnue depuis plusieurs décennies, où se soigner, se loger représente un luxe pour une part de plus en plus importante de la population, et les emmerdements volant toujours en escadrille, la Grèce ne contrôle plus son territoire livré aux vagues migratoires.

 

Italie : nouvelle Grèce potentielle à la puissance dix. Renzi est un social traître aussi bidon que Tsipras. Ses résultats économiques sont lamentables, le PIB n’a toujours pas retrouvé son niveau de 2008, il a stagné au deuxième trimestre 2016, le chômage est toujours à 12%. La loi grosse connerie à l’italienne n’a conduit qu’à des embauches opportunistes pour bénéficier des baisses de charges, mais dès que celles ci ont diminué, les entrepreneurs anticipant la stagnation de la demande ont prudemment arrêter d’embaucher. La situation financière ne cesse de s’aggraver, les créances douteuses représentent 20% des prêts, soit 360 milliards d’euros, et cela sans parler des cadavres dans les placards, les banques italiennes sont en grande difficulté .

 

Chypre, Portugal : toujours sinistrés, toujours au bord du précipice.

 

Macédoine, Corse, Kosovo : annoncent les guerres civiles à venir, la dilution irresponsable des États, qui renforcent les réflexes identitaires, l’histoire avance, l’Europe s’enfonce .



Mai 68 : la vérité.

Mai 68 : la vérité.

 

Pourquoi parler de Mai 68 en Août 2016 ? Parce que nous croyons à l’histoire, et non aux mathématiques, pour expliquer les crises. Or 1968 marque un tournant qui annonce le virage libéral qui permettra de gagner du temps politique, mais pas de prévenir la crise de surproduction qui commence à se manifester à la fin des trente glorieuses. Et nous n’avons jamais encore abordé cette période cruciale pour comprendre la France d’aujourd’hui.

 

Les acteurs :

 

La situation économique en 1968 :

 

c’est le début de la fin des trente glorieuses et de son compromis social. Croissance et productivité commencent à ralentir, le chômage devient possible, les enfants de la petite bourgeoisie réalisent qu’après l’université, qui les a accueillis très largement, l’avenir ne sera pas peut-être pas celui annoncé. Sur les campus, surtout de psychologie et de sociologie, l’agitation des futurs chômeurs prend forme.

L’augmentation des cadences dans les usines commence à devenir difficile à vivre, ce qui tend les relations sociales. Et une évolution sociologique a complètement échappée aux observateurs reconnus : l’obligation des femmes de travailler pour assurer un nécessaire deuxième revenu dans les ménages populaires, va transformer ces dernières en égéries de la lutte dans les usines. Méprisées par des syndicats encore très largement machistes, totalement incomprises des féministes, toutes issues de la bourgeoisie, personne ne prend vraiment en compte les aspirations des ouvrières et des employées. Or, contrairement aux féministes bourgeoises, qui s’emmerdent prodigieusement à la maison dans leur cage dorée, et voudraient accéder à des emplois valorisants et ne plus avoir à torcher les mômes, les ouvrières, elles, ne veulent surtout pas travailler pour des salaires très inférieurs aux hommes, sur les emplois les moins qualifiés, le tout en subissant les pelotages des petits chefs sur les postes de travail. Elles seront les dernières à réintégrer les chaînes de production et les caisses des grands magasins, les larmes aux yeux, la rage au ventre, après les grèves de 68.

 

Les gauchistes :

 

largement financés par la C.I.A par l’intermédiaire d’un grand grand syndicat français anti-communiste, leur rôle historique a toujours été de pratiquer la surenchère par rapport au Parti Communiste Français, pour le discréditer. Ils vont servir en 68 de bélier pour leurs employeurs, en contribuant à tenter de faire tomber De Gaule. En Italie, dix ans après, ils serviront à éliminer Aldo Moro, ce démocrate chrétien qui voulait faire entrer des communistes au gouvernement.

 

 

 

De Gaulle :

 

l’homme qui a fait toute sa carrière sur les défaites de la France, est pourtant un nationaliste convaincu, et à ce titre c’est l’homme à abattre pour les américains et les banques. Le retrait de la France de l’O.T.A.N, la petite guerre monétaire contre les américains, sa politique en faveur des non alignés, en font un adversaire dangereux pour les intérêts américains.

Pour les banques, il est temps de faire son beurre en prêtant à l’État français, et de faire payer le contribuable, au lieu que les déficits budgétaires soient financés gratuitement par la Banque de France. Un Pompidou, ancien employé de la banque Rothschild fera bien mieux l’affaire qu’un Général. Et contrairement a une idée répandue, dans le subconscient du peuple français l’étoile du Général est déclinante, depuis sa capitulation sans condition sur l’Algérie, il n’est plus que l’homme qui conforte les médiocres petits intérêts des beurres œufs fromages. Le Général n’a pas compris cela, c’est ce qui lui fera perdre son très grand sens politique, et il se trouvera complètement surpris par les événements de 68, alors que les jeux olympiques de Grenoble, quelques mois auparavant semblaient résonner comme une apogée du gaullisme .

 

Le P.C.F :

 

il n’a pas fait la révolution en 1936 sur ordre de Moscou, il n’a pas fait la révolution en 1945 sur ordre de Moscou, il ne marchera pas sur l’Élysée en 1968 sur ordre de Moscou. Une fois Moscou disparu, il lui restera à céder aux oukases des islamistes dans les banlieues pour sauvegarder les municipalités qu’il contrôle encore.

 

Les événements

 

Premier acte : la C.I.A envoie les gauchistes s’exciter sur les campus, un peu de désordre ne peut pas nuire à la tentative de déstabilisation de De Gaulle .

 

Les C.R.S se prennent des tables et des chaises balancées du toit du bâtiment de sociologie de l’université de Nanterre sur la tronche.

 

Deuxième acte : la situation dérape.

 

Les provocateurs ont joué avec le feu. Ce dernier prend dans les usines, et échappe au contrôle de la C.G.T. La greve est vraiment générale. De Gaulle va voir si les troupes française stationnées en Allemagne sont prêtes à marcher sur Paris, car il n’est même pas certain que les hommes de Moscou arriveront à l’emporter dans la C.G.T et le P.C.F, sur ceux qui veulent vraiment tenter le coup de force.

 

Troisième acte : la reprise en main.

 

Il va falloir lâcher pour sauver l’essentiel, ce sont les accords de Grenelle avec l’augmentation de 40% du salaire minimum.

Reste à faire défiler et voter la France de la trouille, on éliminera De Gaulle plus tard, ce qui ne saurait tarder, car il va falloir céder aussi à la petite bourgeoisie, sur le « jouir sans entrave », sur la fin de l’arrogance de la grande bourgeoisie dans les universités, dans les entreprises, et la solution a un nom pour satisfaire les petits bourgeois : elle s’appelle démagogie à tous les étages, sur tous les sujets. Pour remplacer les naissances qui vont manquer et les Français qui vont tous devenir artistes, acteurs, sportifs ou journalistes, au lieu d’être ouvriers, il y aura l’immigration. De Gaulle est culturellement incapable de valider ces changements, il avait pris acte de la volonté des Pieds noirs, mais aussi des Français de Métropole, de ne pas vouloir faire des musulmans des Français en Algérie, ce ne sera pas pour en faire des Français en France, il se méfie des agioteurs et des banquiers, il adhère sincèrement à des valeurs qu’il n’acceptera jamais de galvauder. Il ne sera jamais un Président français qui joue de l’accordéon, s’invite à dîner chez la populace, fait voter la contraception, l’avortement, le regroupement familial des émigrés. Il lui reste à se suicider politiquement avec un référendum. Une époque finit, une autre commence, le terrain s’annonce favorable pour le libéralisme, mais la crise de surproduction va s’aggraver.  



Juillet 2016 : la déflation s’aggrave.

Moins 0,4%, il est préférable de parler des jeux olympiques, parce que c’est un chiffre ennuyeux…



Le nationalisme.

Il parait que c’est vilain, sauf pour les manifestations sportives, car cela conduit à la guerre. Si l’on en croit ce qui sert de Premier ministre à la France, il semblerait que le tribalisme aussi mène à la guerre, et même à la pire de toute, la guerre civile.



12345...110

le kiosque |
Bliid |
wowgoldhao |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | On S'Bouge
| appleshoes
| CGT Association Rénovation