Il faut sauver le soldat France

ARTICLE FONDATEUR.

LA SUITE CHRONOLOGIQUE DU BLOG

COMMENCE APRES CE TEXTE. 

 

Article paru partiellement dans Alternatives Economiques Janvier 2011, rubrique courriers des lecteurs.
Ci dessous version complète.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Dire qu’aujourd’hui la situation économique est préoccupante constitue un euphémisme. Rappeler qu’elle ressemble étrangement à celle de 1929, devient chaque jour qui passe une évidence un peu plus pesante. Or après 1929 est survenue l’année 1933, puis la guerre mondiale. Ceux qui pensent qu’un Hitler n’arrive qu’une fois, et que l’histoire s’est définitivement arrêtée grâce à la généralisation de la démocratie, et au développement du génial marché, n’ont pas bien regardé l’évolution de l’échiquier politique européen. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la ruine programmée des classes moyennes dans les pays les plus affectés, et la paupérisation des classes les moins favorisées, fourniront les bataillons électoraux des aventuriers. C’est pourquoi il est vital de surmonter la crise économique actuelle, et de dénoncer les politiques de restrictions budgétaires, qui vont nous jeter droit dans une grave crise déflationniste. Pour cela il convient de comprendre les origines véritables du marasme actuel et d’apporter des solutions.

Comprendre la crise actuelle.

Que l’on déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si cela semble être une tautologie, il est nécessaire que les ménages consomment. Or, à quoi assistons-nous depuis trente ans ?
La part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages, et de la consommation, ne cesse de diminuer par rapport à la valeur ajoutée des entreprises, c’est à dire par rapport à la richesse qu’elles créaient. Il semblerait que l’on ait oublié que la crise de 1929 ne commence pas par un crack bousier en octobre de la même année. Elle commence en 1926 par une crise de surproduction qui se traduit par un effondrement des prix agricoles. L’origine de cette crise étant un décalage croissant entre une formidable augmentation de la productivité depuis la première guerre mondiale, et des salaires que l’on s’obstinait à faire plafonner. La crise de surproduction industrielle était quant à elle lisible dans les statistiques depuis 1924. Ses causes sont les mêmes : un décalage croissant entre l’augmentation de la productivité et les capacités de consommation.
Un demi siècle plus tard tout sera oublié, et la chasse aux salaires fut rouverte, sous le prétexte de contenir les coûts, de privilégier les conditions de l’offre sans se préoccuper des conditions de la demande. Autant élaguer un arbre en s’asseyant sur les branches que l’on veut couper. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : les années folles qui précédèrent la grande crise, sont tout à fait comparables aux années dingues qui précédèrent celles de 2008 : économie de casino, enrichissements fabuleux et discutables, scandales financiers et politiques à répétition.
Certes, ceux qui ont initié ce bégaiement de l’histoire à la fin des années 70, ceux que l’on pourrait appeler les néo rétros, ceux qui pensaient être enfin débarrassés de Keynes et de son analyse de la crise de 1929, ceux là croyaient aussi avoir trouvé le Graal économique dans le développement massif de l’endettement des ménages, pour suppléer à l’insuffisance des revenus. C’est ainsi que l’on est allé jusqu’à proposer des crédits aux États-unis à des familles à qui on aurait jamais du laisser croire qu’elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements, en déléguant aux marchés le soin de réguler l’ensemble. Ce qui devait arriver est survenu, et le pire est peut-être devant nous. En effet la solvabilité des ménages américains concernant leurs très nombreuses cartes de crédit n’a rien à envier à celle de leurs crédits immobiliers, sans parler de celle de nombreux États et de leurs collectivités locales, américains ou européens, de l’Irlande à la Floride, en passant par la Grèce et le Portugal, piégés dans de mirifiques actifs toxiques, vendus par des institutions financières, ou piégés par l’obligation de renflouer banques et entreprises privées. Tout cela ayant été rendu possible par la déréglementation des institutions financières, c’est-à-dire le détricotage des pare feux mis en place après la grande crise, déréglementation vantée par des irresponsables qui étaient convaincus qu’une banque peut faire faillite sans trop de dommage pour l’économie, un peu comme si une institution financière constituaient une entreprise comparable à la boutique des parents de Margaret Thatcher. Il est vrai que ces beaux idéologues du marché n’oublient jamais de tendre la sébile quand leur théorie s’effondre, et ne s’offusquent jamais d’obliger les états à socialiser les pertes du secteur privé.
La bêtise n’ayant aucune limite, certains continuent de penser échapper à la crise grâce à la compression leurs coûts de production, en réduisant toujours et encore les salaires, car ils ont transformé leur économie en machine à exporter. L’année 2010 les a malheureusement confirmé leur triste égoïsme. C’est ainsi que les décideurs allemands sont très loin d’admettre qu’ils se sont trompés en privilégiant les conditions de l’offre et en espérant que la demande viendrait de l’étranger. C’est oublié un peu vite qu’il est un moment dans les crises mondiales où plus personne ne veut payer pour les autres, et surtout plus personne ne veut augmenter sa dette pour financer les exportations des autres. Il suffit d’écouter les propositions de sortie de l’Euro et de néo protectionnisme de plus en plus nombreuses, pour comprendre que les peuples vont bientôt passer par-dessus bord ces messieurs bien élevés et bien rémunérés de Bruxelles. Tout se passe comme si personne n’avait rien compris ni rien appris : l’Allemagne se pense bien à l’abri dans ce qu’il faut bien appeler une nouvelle zone mark, Allemagne qui finira par s’étonner de son encerclement au fur et à mesure du développement d’inéluctables réactions populistes, et le reste de l’Europe fonce tête baissée, et par tous les moyens possibles vers la déflation. C’est ce chemin qui est pris en diminuant le salaire des fonctionnaires, comme Laval, (le même que celui qui fut ministre de Pétain), l’avait déjà réalisé en 1934 en France. Keynes proposait de ruiner les rentiers pour sortir de la crise. Il semble salutaire aujourd’hui d’empêcher les comptables bornés de sévir.

Sortir du piège de la dette.

Diminuer à tout prix les dépenses publiques de façon drastique pour réduire les déficits et échapper à la sanction des marchés financiers, ne conduira qu’à une chose : transformer la crise en dépression déflationniste dont nous ne parviendrons plus à nous sortir, car les banquiers centraux auront beaucoup de mal à faire passer leurs taux en dessous du zéro pour tenter de relancer la machine économique.
Cependant il est évident que le poids de la dette des États devient insoutenable pour les finances publiques. Il faut donc cesser de nous livrer pieds et poings liés aux marchés financiers qui n’ont pas pour vocation de dépasser la recherche de leurs profits de court terme. Pour cela il faut trouver d’autres ressources moins onéreuses, et surtout qui diminuent notre dépendance à l’égard des marchés. Elles s’appellent emprunt national. Pourquoi ne pas restructurer la dette de la France en émettant des obligations destinées aux particuliers à des taux proches du livret A, défiscalisées comme le livret A, et des taux encore inférieurs à ceux qui rapatrieront leurs capitaux de l’étranger avec une promesse d’amnistie fiscale?

Réorienter la dépense publique, donner l’exemple, encourager le mérite, débloquer la société.

Les marchés ont ceci de pervers : ils attendent de la part des États des économies, mais ils redoutent un effondrement de la demande. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’envoyer un signal fort de soutien à la consommation. C’est pourquoi l’État français doit aménager sa politique.

Contre vents et marées il faut maintenir la progression du pouvoir d’achat des fonctionnaires, surtout des petits et moyens traitements ainsi que les salaires des classes intermédiaires du secteur privé, (les petits salaires étant protégés par le S.M.I.C), car la propension à consommer de ces ménages est importante, elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable.
De nombreuses économies sont possibles dans le fonctionnement de l’État. Il faudrait beaucoup de courage politique pour rationaliser les revenus des élus de la république, remplacer les pléthores de conseillers et de chargés de missions par des hauts fonctionnaires qui sont universellement reconnus pour leur sens du service de l’État, et dont les traitements sont déjà budgétisés. Il faudrait encore davantage de volonté politique pour s’interroger sur la pertinence de certaines institutions très coûteuses, comme le Sénat et le conseil économique et social, sur la multiplication des mandats électifs qui dénaturent la démocratie et qui donnent des arguments à ceux qui veulent l’abattre.
Notre pays crève de la cooptation à tous les étages, et laisse partir à l’étranger des talents irremplaçables. Est-il normal qu’un jeune chercheur en mathématique reconnu par une récompense internationale réalise sa carrière dans une université américaine, comme beaucoup d’autres avant lui ?
De mauvaises langues laissent entendre à ce sujet que la France républicaine ne l’est plus, et que la suspicion serait légitime concernant l’attribution de nombreux emplois bien rémunérés et valorisants pour leurs bénéficiaires : (de qui est-il l’enfant, le copain ou la maîtresse ?) et cela à tous les niveaux de la société française, à droite comme à gauche. On ne se cacherait même plus d’être « le fils de », pour exercer la même activité que ses géniteurs. A moins de considérer qu’il existe des gènes de la situation privilégiée, il serait alors à craindre que la France républicaine n’ait plus rien à envier à la société de l’ancien régime. Pire encore : on susurrerait que les charges ne s’achètent même plus, le copinage suffit, et les princes n’auraient même plus la capacité de promouvoir les talents nécessaires à la survie de leur régime, car cela serait bien trop dangereux pour leur pouvoir, qui craint la concurrence, et évolue dans une paranoïa permanente. Bien entendu cela n’est que le fruit des élucubrations d’une presse étrangère jamais avare de compliments à notre égard. Cependant si cela constituait un semblant de début de vérité, il faudrait une nuit du 4 Juillet des privilèges et du copinage afin de valoriser le talent et la réussite, au détriment de l’utilisation des carnets d’adresses.

D’autres propositions sont possibles pour promouvoir le talent et donner un élan pour une nouvelle croissance :
Abolir l’impôt sur les sociétés qui stérilise de nombreux talents occupés à contourner l’impôt, et de nombreux fonctionnaires pourchassant les fraudeurs. Le remplacer par un impôt sur le chiffre d’affaires réalisé en France, avec déduction à partir de la masse salariale versée pour privilégier les véritables facteurs de croissance et de progrès.
Pourquoi ne pas envisager l’attribution de logements de fonction au mérite pour retenir ceux qui permettront de construire la France de demain, alors que l’État regorge d’un parc immobilier dont l’utilisation est souvent contestée.
Les déficits sociaux sont une autre cause d’endettement. La seule solution envisagée consiste à allonger la durée de travail de seniors qui ont déjà bien du mal à conserver leur emploi. A quand les pompiers de 62 ans, les pilotes de ligne de 65, sans parler des enseignants du même age devant des classes de 45 élèves, ou encore des chirurgiens aux mains percluses d’arthrose. . Sans oublier l’injustice sociale qui consiste finalement à priver de retraites les ouvriers, car l’espérance de vie des catégories sociales est loin d’être la même pour tous. Augmenter jusqu’à 65 ans la retraite à taux plein consiste à priver toute une partie de la population d’un droit légitime, puisque les maladies professionnelles conduisent au cimetière de nombreux seniors, avant même de pouvoir bénéficier de leur retraite. En réalité que deviennent les déficits si il y a un millions de chômeurs de moins, et avec deux, voire trois de moins? Le vrai problème n’est il pas celui du chômage ?
Une politique de grands travaux. Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent : par exemple, est il vraiment utopiste d’envisager de rendre autonome chaque bâtiment administratif dans sa consommation énergétique, grâce à un développement d’une industrie solaire de proximité, qui ne remplacera jamais notre nécessaire industrie nucléaire, mais dont la demande sera tellement importante, que nous allons saturer nos importations, et contraindre au développement d’une industrie solaire nationale. Au besoin donnons une pelle à chaque chômeur pour qu’il puisse percer un trou qui justifie le versement d’un salaire, ne laissons pas la lèpre gangrener les membres vifs de notre société.

Relisons Keynes, a t-on oublié que le président Hoover aux États Unis voyait la prospérité revenir en 1931, comme lui pronostiquaient ses conseillers, idéologue du marché pur et dur ? Devons nous résoudre aux recettes des monétaristes de tout poil qui sévissent dans les banques
centrales, qui proposent de parachuter des monnaies de singe depuis leurs luxueux hélicoptères,
et qui oublient que leurs colis de sauvetage sombreront dans des trappes à liquidité sans fond,
qu’ils ne vont provoquer que leur ruine, ce qui n’est pas grave, mais aussi celle de la civilisation occidentale, ce qu’il l’est beaucoup plus ?



L’as de la communication.

EscamoteurOu comment continuer le programme de dissolution de la France dans la mondialisation en surfant sur l’actualité. C’est du grand art : d’abord tu pleures sur Notre-Dame en expliquant que c’est un symbole de la culture française, un bien commun de la nation, après avoir expliqué il y a quelques mois qu’il n’y a pas de culture française, voire que la France, cela n’existe pas, que quand cela existe, c’est juste pour les manifestations sportives ou la repentance permanente.  Ensuite tu fais semblant de lâcher un peu sur les retraites et l’impôt sur le revenu. Mais là où cela devient du grand art, c’est que sous le prétexte de ces miettes accordées tu continues de dérouler ton programme mine de rien : allongement annoncé de la durée du travail, destruction de la fonction publique dont la conclusion logique est la disparition de l’E.N.A qui forme les hauts fonctionnaires. Bonne mesure démagogique, qui flatte l’aigreur, et qui annonce la disparition du statut de fonctionnaire. Tout cela serait très bien, si cela n’allait pas aggraver la crise de surproduction, avec comme seul chemin choisi, une création monétaire irresponsable par les banques centrales pour tenter de maintenir la croissance économique. Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil, le soldat France ne sera pas sauvé, il y a juste de l’argent à faire avec le dépeçage de son cadavre, par exemple avec la privatisation d’A.D.P. 



Notre Dame de Paris en feu.

Premier présage

 

erreur patrouille de france

 

Deuxième présage

notre dame

 

 

 



BREXIT : the End ?

brexitOn dirait avoir eu un peu raison car :

le 30/06/2016 on écrivait : Brexit marche arrière toute :

 

Boris se dégonfle, il ne sera pas le premier ministre ultra libéral du BREXIT.

 

Plusieurs hypothèses sont possibles :

  • ils sont venus chez lui avec des valises de billets, (en Euros car la Livre se casse trop la gueule).
  • ils sont venus chez lui avec des kalachnikov, en lui disant que la presse aux ordres raconterait qu’il s’agissait d’une attaque terroriste.
  • Ils ont fait les deux, en lui disant que si il ne prenait pas les valises de billets, c’était le cimetière.
  • Boris a réalisé que la majorité de ceux qui avaient voté pour le Brexit étaient de gauche, et ça c’est comme les cuisses de grenouilles, pour Boris c’est insupportable.  

Bref, quelque soit l’explication, ça va finir par se voir que l’eurocratie s’assoit sur les référendums.

Et le 21/06/2016 : Brexit comme prévu…

…Il ne se fera pas. Et cela pour plusieurs raisons. D’abord les partisans du Brexit représentent des intérêts contradictoires. Qui y a t-il de commun entre les ultras libéraux, qui sont convaincus que l’avenir est en Asie, et surement pas dans l’Europe décadente,  les victimes de cet ultra libéralisme qui tentent de résister comme ils peuvent, et les ultras nationalistes ? D’autre part, le pouvoir immense des forces de la mondialisation, apatrides par nature, rend caduque l’idée de nation. Du moins en Europe, où les mafias mondialisées dirigent tout, la corruption est généralisée, où l’école de Chicago a atteint son rêve : un monde d’agioteurs et de trafiquants, optimisant tout en fonction de critères totalement matérialistes, où même les relations humaines et la copulation sont soumises aux lois du marché. Il faudrait un miracle pour que les électeurs anglais résistent au déferlement de propagande contre le Brexit.

C’est justement après le référendum  que l’histoire va se venger en Europe. D’abord les délires idéologiques de l’Ecole de Chicago nous conduisent droit à la pire des catastrophes économiques, et ceux qui dirigent ce monde et se croient à l’abri se trompent lourdement, rien n’est écrit, et surtout pas le monde ubérisé qu’ils espèrent. Car cela commence à puer la guerre civile un peu partout en Europe. Les nations se délitent, les tribus se reforment, et cela sur des bases ethniques. Et la petite bourgeoisie, prochaine victime de la mondialisation, commence à s’agiter et à fournir ses habituels bataillons des guerres civiles, en attendant de fournir les bourreaux, les Fouquier-Tinvile, les Pol pot, et tous ceux qui bavent d’impatience d’accéder enfin au pouvoir quitte à organiser des boucheries massives . La violence est partout, et chacun sait qu’il finira bien par en découdre : « Magnanville : les fractures françaises au grand jour » titre un quotidien de la pensée unique. Il est temps de s’en rendre compte, malheureusement c’est déjà trop tard.

En attendant Rome s’est donné un nouveau maire. C’est une femme, elle est jeune, elle est belle. Et en plus elle se présente comme le chevalier blanc de la lutte contre la corruption. Le temps que cette dernière la rattrape, ne boudons pas ce plaisir, car elle fait mordre la poussière au social traître qui fait carrière en  gouvernant l’Italie, et elle fait transpirer les raclures de l’eurocratie.

Pour une fois que l’on encourageait les plus dingues des libéraux ! Décidément cette Europe, c’est de l’eau tiède des porteurs de valises. Qu’est ce qu’on s’emmerde, vivement la crise systémique. 

 



Jérôme Cahuzac, placé sous bracelet électronique, échappe à la prison.

Dans sa résidence principale en Corse !!!!

plier de rire

Voir ce que l’on disait dans l’article précédent : « Un Français au Japon ».



Un Français au Japon.

zéro

En France quand tu voles un pain tu vas en prison, (si tu es gilet jaune), et quand tu voles des millions, tu vas au Palais Bourbon, (disait la chanson, on se calme, on ne se permettrait pas de reprendre des thèses aussi populistes…) En tout cas au Japon, quand tu voles un pain tu vas en prison, et quand tu voles des millions, aussi, même si tu es Français travaillant dans l’automobile. (Suspecté d’avoir…, on ne voudrait pas ne pas respecter la prééésomption d’innocence, on se calme aussi).  Bref, c’est toute la différence entre un pays décadent, future colonie de la mondialisation, (maladie déjà bien avancée), et un pays d’avenir. La xénophobie et le racisme de la pseudo élite française à l’égard des Japonais n’y changeront rien. Un détenu au Japon est nourri avec deux bols de riz par jour. Il est où le problème ? Faire payer les prisonniers, pas les retraités, on disait.



Uber pour tous ou tous pour Uber, ou une France de bobos qui se met le doigt dans l’oeil. Réédition.

voiture dans un murOn a écrit le 17/06/2017 :

C’est le très mauvais calcul électoral d’une partie de la France boboisée. Mauvais calcul, car le choix cynique de la présidentielle va se retourner contre ceux qui pensent avoir joué finement.

 

Un calcul cynique,

 

Cette France de bobos, elle est composée de retraités, (un tiers du collège électoral dans notre beau pays, qui sont loin d’être tous des privilégiés cependant), à qui les médias ont habilement fait craindre pour leurs contrats d’assurances vie si ils laissaient passer les candidats dits populistes, de droite ou de gauche. S’ajoute les bobos en activité, encore plus redoutables dans les calculs cyniques et égoïstes. Le point commun à tous ces bobos étant la farouche intention de continuer à jouir sans entrave, ce qui peut se comprendre, à condition que cela soit encore possible.

Leur possible erreur de jugement est la conséquence de leur environnement d’héritiers. Des luttes et des drames passés, ils ont hérité d’une France très confortable : celle du programme du Conseil National de la Résistance avec son cortège de protection sociale, de statut salarié assez privilégié, et d’une situation économique très favorable. Ils n’ont eu aucun effort à fournir pour en hériter, et ils se foutent pas mal de savoir que ce grand compromis social repose sur l’idée que ce programme avait pour fonction première d’éviter la réédition du drame humain, pas encore égalé, de la seconde guerre mondiale, dont la cause fut la haine, conséquence logique d’un monde brutal, qui venait tout juste de s’étriper sur les champs de batailles de la première guerre mondiale.

La cerise sur le gâteau fut Mai 68. Après avoir lâché un peu sur le partage de la valeur ajoutée, la grande bourgeoisie pour désamorcer une contestation sociale qui réclamait davantage, se rallia la petite bourgeoisie, en lâchant aussi sur les mœurs, avec un bon sociétal en avant énorme. Par exemple qui se souvient encore que le suicide était considéré comme un délit passible de poursuites contre son auteur,  que l’homosexualité était considérée comme une maladie mentale, l’avortement un crime, la contraception un scandale?

On comprend donc que ce monde devenu facile pour quelques uns, soit un pays de cocagne, qu’il conviendrait de défendre par tous les moyens.

 

Mais un mauvais calcul,

 

L’élection du petit Bonaparte, va t-elle suffire à sauver l’assurance vie? C’est pourtant tout le contraire qui se profile avec son cortège de Loi Sapin, de hausse de la C.S.G, de hausse des taux d’intérêt, on aura l’occasion d’y revenir, sachant que quand on regarde les nouveaux contrats proposés, on y discerne assez facilement que les institutions financières ont elles mêmes des doutes. Par ailleurs l’état d’exception qui vient, montre bien que l’on se prépare à gérer l’émeute quand la facture sera présentée. La rente n’a pas survécu à la crise de 1929, pourquoi survivrait-elle à celle d’aujourd’hui? La trouille a servi d’argument électoral pour discréditer l’idée d’une sortie de l’Euro, mais cela suffira t-il pour que l’Euro n’implose pas tout seul ?

 

Reste la question sociale. Et il ne faudrait quand même pas confondre le fait que la sociale traîtrise s’est discréditée toute seule, une fois parvenue au pouvoir, et cela sans aucune exception en Europe, au point qu’elle évolue de branlées électorales en déroute totale, que l’argent de l’UNIMM a largement aidé à fluidifier le dialogue social, comprendre à acheter les syndicalistes professionnels, il ne faudrait pas confondre tout cela avec la disparition tant annoncée et tant souhaitée des classes défavorisées. On ne va discourir très longtemps sur le fait que la CIA a écrasé le communisme en jouant l’islamisme, et que le Jaurès de pacotille après voir été sénateur tonton maniaque et favorable au traité de Maastricht, se rappelle au bon souvenir de son époque lambertiste par opportunisme électoral, et qu’il constitue donc plus une plaisanterie, qu’un choix possible. On ne va pas discourir très longtemps sur le fait que le RSA et les emplois de pas d’avenir sont le seul horizon de toute une frange de la population, et que les propositions grotesques du revenu universel ne font pas bander Billancourt, qui par ailleurs a été rasé comme l’essentiel de l’industrie française.

Bref que reste t-il aux classes populaires quand le désespoir a remplacé l’espoir? Il reste un grand classique, que les attentats anarchistes aveugles et sanguinaires avaient déjà annoncé à la jonction du 19°m et du 20°m siècle : la haine sociale. Et cette haine sociale elle se retourne d’abord aujourd’hui contre les milieux intermédiaires. Les attentats suicides ne visent pas la banque Rothschild, elle vise d’abord des milieux intermédiaires, et ce n’est pas le ministre de l’intérieur que l’on cherche à faire brûler vivant dans son véhicule, mais de simples flics. Cette haine qui monte est d’autant plus dangereuse qu’elle prend très largement une tournure ethnique, . Mais les cercles de pouvoir, largement occultes aujourd’hui, auraient tort de se croire au sec, se souviennent t-ils que l’histoire à des retournements violents, y compris contre les mafias?

 Aujourd’hui encore, « un blog comprendre la crise économique » revendique un statut de lanceur d’alertes. La crise prend une nouvelle tournure. Un drame humain se prépare. Beaucoup se croient à l’abri. Certains espèrent même en tirer profit. On ne dira pas que l’on se savait pas. Si on savait. C’est notre forme de résistance à nous, pas de haine, pas de revendications, juste énoncer la vérité, juste annoncer qu’un autre chemin est possible. 



Le traitement de la détresse sociale en Europe libérale.

Cela donne ça :

006

Et nous on propose que le numéro 30 gagne un emploi dans les ateliers nationaux qui traiteraient le chômage, et le dealer 32 prenne le chemin du Goulag. Mais en Europe libérale cela ne va pas être possible, car les millions de chômeurs sont des fainéants ou des analphabètes, des sans dents ou des gens qui ne sont rien, et  c’est la mafia qui est notre véritable chef. On ne va quand même pas lui retirer ce qui fait sa fortune et qui permet la régulation sociale. Et voilà pourquoi votre fille est sourde…



Derrière la porte…

porte-entrouverte

…L’histoire de l’Europe se construit. Et elle ne sera pas du tout celle attendue, mais alors pas du tout. Annoncé par de petits séismes, se profile l’embrasement des volcans éteints. La nuit va tomber, mais c’est finalement une péripétie parmi d’autres. Ce qui compte c’est ce qu’il adviendra après. Si tu t’emmerdes, reste vivant deux cents ans devant les chaines en continu, car l’histoire va bien se venger de ceux qui l’avait enterrée, et une fois encore,  le spectacle sera prodigieux. A suivre.



Gilets jaunes : les prémices d’une radicalisation beaucoup plus violente.

radicalisation gilet jaune

Il y a les notes blanches des services de police. Il y a aussi le bon sens : à la violence sociale à laquelle appartiennent l’humiliation et la répression, répond la violence pure. On parie ? A quel moment nous sommes nous trompés depuis 2010 ? Une situation insurrectionnelle, même si elle ne débouche sur rien, est toujours l’annonce d’une insurrection en devenir. On ne peut pas croire que la pensée unique joue les pompiers pyromanes. Et pourtant, il y a des provocations qui ne peuvent pas être des maladresses. C’est un jeu dangereux, très dangereux. On l’aura écrit. Et on prend date.  



Le nouveau capitalisme c’est trop génial.

scroumph

En zone Euro la contraction de l’industrie se confirme en Mars 2019. Ainsi en Italie on enregistre la plus forte contraction manufacturière depuis 2013, et en Allemagne, comme prévu le « Mooodel » s’écroule, et l’activité manufacturière s’est contractée à son rythme le plus élevé depuis 2012. Mais, cependant le CAC a un orgasme, car l’activité manufacturière de la Chine communiste, planificatrice, où les entreprises publiques représentent encore plus de 50% du PIB, l’activité manufacturière de la Chine donc, progresse à son meilleur rythme depuis 8 mois. Et en plus Mario continue de balancer de la blanche sur le marché monétaire, parce que la récession arrive en Europe, bref c’est le pied total !

Occident quand tu vas sombrer, n’oublie pas de juger les responsables. 



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