Il faut sauver le soldat France

ARTICLE FONDATEUR.

LA SUITE CHRONOLOGIQUE DU BLOG

COMMENCE APRES CE TEXTE. 

 

Article paru partiellement dans Alternatives Economiques Janvier 2011, rubrique courriers des lecteurs.
Ci dessous version complète.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Dire qu’aujourd’hui la situation économique est préoccupante constitue un euphémisme. Rappeler qu’elle ressemble étrangement à celle de 1929, devient chaque jour qui passe une évidence un peu plus pesante. Or après 1929 est survenue l’année 1933, puis la guerre mondiale. Ceux qui pensent qu’un Hitler n’arrive qu’une fois, et que l’histoire s’est définitivement arrêtée grâce à la généralisation de la démocratie, et au développement du génial marché, n’ont pas bien regardé l’évolution de l’échiquier politique européen. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la ruine programmée des classes moyennes dans les pays les plus affectés, et la paupérisation des classes les moins favorisées, fourniront les bataillons électoraux des aventuriers. C’est pourquoi il est vital de surmonter la crise économique actuelle, et de dénoncer les politiques de restrictions budgétaires, qui vont nous jeter droit dans une grave crise déflationniste. Pour cela il convient de comprendre les origines véritables du marasme actuel et d’apporter des solutions.

Comprendre la crise actuelle.

Que l’on déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si cela semble être une tautologie, il est nécessaire que les ménages consomment. Or, à quoi assistons-nous depuis trente ans ?
La part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages, et de la consommation, ne cesse de diminuer par rapport à la valeur ajoutée des entreprises, c’est à dire par rapport à la richesse qu’elles créaient. Il semblerait que l’on ait oublié que la crise de 1929 ne commence pas par un crack bousier en octobre de la même année. Elle commence en 1926 par une crise de surproduction qui se traduit par un effondrement des prix agricoles. L’origine de cette crise étant un décalage croissant entre une formidable augmentation de la productivité depuis la première guerre mondiale, et des salaires que l’on s’obstinait à faire plafonner. La crise de surproduction industrielle était quant à elle lisible dans les statistiques depuis 1924. Ses causes sont les mêmes : un décalage croissant entre l’augmentation de la productivité et les capacités de consommation.
Un demi siècle plus tard tout sera oublié, et la chasse aux salaires fut rouverte, sous le prétexte de contenir les coûts, de privilégier les conditions de l’offre sans se préoccuper des conditions de la demande. Autant élaguer un arbre en s’asseyant sur les branches que l’on veut couper. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : les années folles qui précédèrent la grande crise, sont tout à fait comparables aux années dingues qui précédèrent celles de 2008 : économie de casino, enrichissements fabuleux et discutables, scandales financiers et politiques à répétition.
Certes, ceux qui ont initié ce bégaiement de l’histoire à la fin des années 70, ceux que l’on pourrait appeler les néo rétros, ceux qui pensaient être enfin débarrassés de Keynes et de son analyse de la crise de 1929, ceux là croyaient aussi avoir trouvé le Graal économique dans le développement massif de l’endettement des ménages, pour suppléer à l’insuffisance des revenus. C’est ainsi que l’on est allé jusqu’à proposer des crédits aux États-unis à des familles à qui on aurait jamais du laisser croire qu’elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements, en déléguant aux marchés le soin de réguler l’ensemble. Ce qui devait arriver est survenu, et le pire est peut-être devant nous. En effet la solvabilité des ménages américains concernant leurs très nombreuses cartes de crédit n’a rien à envier à celle de leurs crédits immobiliers, sans parler de celle de nombreux États et de leurs collectivités locales, américains ou européens, de l’Irlande à la Floride, en passant par la Grèce et le Portugal, piégés dans de mirifiques actifs toxiques, vendus par des institutions financières, ou piégés par l’obligation de renflouer banques et entreprises privées. Tout cela ayant été rendu possible par la déréglementation des institutions financières, c’est-à-dire le détricotage des pare feux mis en place après la grande crise, déréglementation vantée par des irresponsables qui étaient convaincus qu’une banque peut faire faillite sans trop de dommage pour l’économie, un peu comme si une institution financière constituaient une entreprise comparable à la boutique des parents de Margaret Thatcher. Il est vrai que ces beaux idéologues du marché n’oublient jamais de tendre la sébile quand leur théorie s’effondre, et ne s’offusquent jamais d’obliger les états à socialiser les pertes du secteur privé.
La bêtise n’ayant aucune limite, certains continuent de penser échapper à la crise grâce à la compression leurs coûts de production, en réduisant toujours et encore les salaires, car ils ont transformé leur économie en machine à exporter. L’année 2010 les a malheureusement confirmé leur triste égoïsme. C’est ainsi que les décideurs allemands sont très loin d’admettre qu’ils se sont trompés en privilégiant les conditions de l’offre et en espérant que la demande viendrait de l’étranger. C’est oublié un peu vite qu’il est un moment dans les crises mondiales où plus personne ne veut payer pour les autres, et surtout plus personne ne veut augmenter sa dette pour financer les exportations des autres. Il suffit d’écouter les propositions de sortie de l’Euro et de néo protectionnisme de plus en plus nombreuses, pour comprendre que les peuples vont bientôt passer par-dessus bord ces messieurs bien élevés et bien rémunérés de Bruxelles. Tout se passe comme si personne n’avait rien compris ni rien appris : l’Allemagne se pense bien à l’abri dans ce qu’il faut bien appeler une nouvelle zone mark, Allemagne qui finira par s’étonner de son encerclement au fur et à mesure du développement d’inéluctables réactions populistes, et le reste de l’Europe fonce tête baissée, et par tous les moyens possibles vers la déflation. C’est ce chemin qui est pris en diminuant le salaire des fonctionnaires, comme Laval, (le même que celui qui fut ministre de Pétain), l’avait déjà réalisé en 1934 en France. Keynes proposait de ruiner les rentiers pour sortir de la crise. Il semble salutaire aujourd’hui d’empêcher les comptables bornés de sévir.

Sortir du piège de la dette.

Diminuer à tout prix les dépenses publiques de façon drastique pour réduire les déficits et échapper à la sanction des marchés financiers, ne conduira qu’à une chose : transformer la crise en dépression déflationniste dont nous ne parviendrons plus à nous sortir, car les banquiers centraux auront beaucoup de mal à faire passer leurs taux en dessous du zéro pour tenter de relancer la machine économique.
Cependant il est évident que le poids de la dette des États devient insoutenable pour les finances publiques. Il faut donc cesser de nous livrer pieds et poings liés aux marchés financiers qui n’ont pas pour vocation de dépasser la recherche de leurs profits de court terme. Pour cela il faut trouver d’autres ressources moins onéreuses, et surtout qui diminuent notre dépendance à l’égard des marchés. Elles s’appellent emprunt national. Pourquoi ne pas restructurer la dette de la France en émettant des obligations destinées aux particuliers à des taux proches du livret A, défiscalisées comme le livret A, et des taux encore inférieurs à ceux qui rapatrieront leurs capitaux de l’étranger avec une promesse d’amnistie fiscale?

Réorienter la dépense publique, donner l’exemple, encourager le mérite, débloquer la société.

Les marchés ont ceci de pervers : ils attendent de la part des États des économies, mais ils redoutent un effondrement de la demande. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’envoyer un signal fort de soutien à la consommation. C’est pourquoi l’État français doit aménager sa politique.

Contre vents et marées il faut maintenir la progression du pouvoir d’achat des fonctionnaires, surtout des petits et moyens traitements ainsi que les salaires des classes intermédiaires du secteur privé, (les petits salaires étant protégés par le S.M.I.C), car la propension à consommer de ces ménages est importante, elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable.
De nombreuses économies sont possibles dans le fonctionnement de l’État. Il faudrait beaucoup de courage politique pour rationaliser les revenus des élus de la république, remplacer les pléthores de conseillers et de chargés de missions par des hauts fonctionnaires qui sont universellement reconnus pour leur sens du service de l’État, et dont les traitements sont déjà budgétisés. Il faudrait encore davantage de volonté politique pour s’interroger sur la pertinence de certaines institutions très coûteuses, comme le Sénat et le conseil économique et social, sur la multiplication des mandats électifs qui dénaturent la démocratie et qui donnent des arguments à ceux qui veulent l’abattre.
Notre pays crève de la cooptation à tous les étages, et laisse partir à l’étranger des talents irremplaçables. Est-il normal qu’un jeune chercheur en mathématique reconnu par une récompense internationale réalise sa carrière dans une université américaine, comme beaucoup d’autres avant lui ?
De mauvaises langues laissent entendre à ce sujet que la France républicaine ne l’est plus, et que la suspicion serait légitime concernant l’attribution de nombreux emplois bien rémunérés et valorisants pour leurs bénéficiaires : (de qui est-il l’enfant, le copain ou la maîtresse ?) et cela à tous les niveaux de la société française, à droite comme à gauche. On ne se cacherait même plus d’être « le fils de », pour exercer la même activité que ses géniteurs. A moins de considérer qu’il existe des gènes de la situation privilégiée, il serait alors à craindre que la France républicaine n’ait plus rien à envier à la société de l’ancien régime. Pire encore : on susurrerait que les charges ne s’achètent même plus, le copinage suffit, et les princes n’auraient même plus la capacité de promouvoir les talents nécessaires à la survie de leur régime, car cela serait bien trop dangereux pour leur pouvoir, qui craint la concurrence, et évolue dans une paranoïa permanente. Bien entendu cela n’est que le fruit des élucubrations d’une presse étrangère jamais avare de compliments à notre égard. Cependant si cela constituait un semblant de début de vérité, il faudrait une nuit du 4 Juillet des privilèges et du copinage afin de valoriser le talent et la réussite, au détriment de l’utilisation des carnets d’adresses.

D’autres propositions sont possibles pour promouvoir le talent et donner un élan pour une nouvelle croissance :
Abolir l’impôt sur les sociétés qui stérilise de nombreux talents occupés à contourner l’impôt, et de nombreux fonctionnaires pourchassant les fraudeurs. Le remplacer par un impôt sur le chiffre d’affaires réalisé en France, avec déduction à partir de la masse salariale versée pour privilégier les véritables facteurs de croissance et de progrès.
Pourquoi ne pas envisager l’attribution de logements de fonction au mérite pour retenir ceux qui permettront de construire la France de demain, alors que l’État regorge d’un parc immobilier dont l’utilisation est souvent contestée.
Les déficits sociaux sont une autre cause d’endettement. La seule solution envisagée consiste à allonger la durée de travail de seniors qui ont déjà bien du mal à conserver leur emploi. A quand les pompiers de 62 ans, les pilotes de ligne de 65, sans parler des enseignants du même age devant des classes de 45 élèves, ou encore des chirurgiens aux mains percluses d’arthrose. . Sans oublier l’injustice sociale qui consiste finalement à priver de retraites les ouvriers, car l’espérance de vie des catégories sociales est loin d’être la même pour tous. Augmenter jusqu’à 65 ans la retraite à taux plein consiste à priver toute une partie de la population d’un droit légitime, puisque les maladies professionnelles conduisent au cimetière de nombreux seniors, avant même de pouvoir bénéficier de leur retraite. En réalité que deviennent les déficits si il y a un millions de chômeurs de moins, et avec deux, voire trois de moins? Le vrai problème n’est il pas celui du chômage ?
Une politique de grands travaux. Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent : par exemple, est il vraiment utopiste d’envisager de rendre autonome chaque bâtiment administratif dans sa consommation énergétique, grâce à un développement d’une industrie solaire de proximité, qui ne remplacera jamais notre nécessaire industrie nucléaire, mais dont la demande sera tellement importante, que nous allons saturer nos importations, et contraindre au développement d’une industrie solaire nationale. Au besoin donnons une pelle à chaque chômeur pour qu’il puisse percer un trou qui justifie le versement d’un salaire, ne laissons pas la lèpre gangrener les membres vifs de notre société.

Relisons Keynes, a t-on oublié que le président Hoover aux États Unis voyait la prospérité revenir en 1931, comme lui pronostiquaient ses conseillers, idéologue du marché pur et dur ? Devons nous résoudre aux recettes des monétaristes de tout poil qui sévissent dans les banques
centrales, qui proposent de parachuter des monnaies de singe depuis leurs luxueux hélicoptères,
et qui oublient que leurs colis de sauvetage sombreront dans des trappes à liquidité sans fond,
qu’ils ne vont provoquer que leur ruine, ce qui n’est pas grave, mais aussi celle de la civilisation occidentale, ce qu’il l’est beaucoup plus ?



Le Fascisme et nous.

A Remiremont, le 13 juillet 1915  le général en chef (Joffre) assiste au défilé d'une colonne de 800 soldats allemands faits prisonniers quelques jours auparavant à La Fontenelle

 

 

Afin de parfaire son stade d’accumulation à l’échelle européenne, le capitalisme apatride travaille à la destruction de la France. A cette fin, sa propagande tente de discréditer l’idée de Nation, en la qualifiant d’idée réactionnaire. Ainsi la Nation serait une gageure agitée par les populistes, comme un reliquat du fascisme, pour dire les choses clairement. Pour cette raison, il conviendrait d’établir une repentance permanente de tout ce qui est français, pour mieux fondre cette magnifique identité dans une soupe indigente multiculturaliste, au service du grand capital.

 

Trois définitions de la nation peuvent nous permettre de comprendre en quoi, l’idée de nation s’inscrit au contraire dans un projet de liberté et de démocratie, qui n’a rien à voir avec le Fascisme. En vérité le Fascisme c’est bien au contraire cette eurocratie méprisante, royaume des privilèges de ceux qui se pensent être l’élite, qui prennent les décisions sans les peuples, et souvent contre eux, comme en témoigne le silence assourdissant de ce royaume de la corruption, devant la répression qui s’abat en années de prison sur les indépendantistes catalans, dont le seul crime a consisté à organiser de façon pacifique, un référendum sur l’indépendance de la Catalogne.

 

On entend généralement par Nation un groupement humain dans lequel les individus se sentent unis les uns aux autres par des liens à la fois matériels et spirituels, et conçoivent comme différents des individus qui composent d’autres groupements nationaux.

 

André Hauriou, encyclopédie française tome X, l’Etat.

 

La Nation cimente des individus dans une communauté de destin, reposant sur la combinaison :

 

  • D’un passé commun fait d’épreuves et de drames vécus et surmontés en commun. NB : par exemple trois guerres contre l’Allemagne, la guerre de cent ans…
  • D’un présent commun fait d’intérêts partagés et d’ennemis extérieurs communs. NB : par exemple contre le terrorisme islamiste ou encore les crapules qui ont fait main basse de façon frauduleuse sur Alstom.
  • D’un avenir commun, c’est dire d’une volonté active de continuer à surmonter ensemble des épreuves, à se garder d’ennemis extérieurs et à produire des œuvres illustrant ces destinés collectives.

     

Jean Baechler ; L’universalité de la Nation. La pensée politique, Paris, EHESS (Gallimard, La Seuil, 1995).

 

La Nation est une communauté humaine stable, historiquement constituée, née sur la base d’une communauté de langue, de territoire, de vie économique et de formation psychique qui se traduit dans une communauté de culture.

 

Staline, le marxisme et la gestion nationale et coloniale. Nb : et ouai, Clémentine, relit tes classiques plutôt que d’être la petite télégraphiste de la féodalité et de la barbarie.

 

Or, si le fascisme a pu s’emparer de Jeanne d’Arc, ( à grand tort d’ailleurs, car l’Europe féodale chrétienne a constitué le vecteur et l’épicentre de la notion de sacralité de la personne humaine, à commencer par celle des femmes), cela ne doit surtout pas réduire l’idée de Nation au Fascisme.

 

Car le Fascisme repose sur deux idées essentielles qui doivent être détachées de la notion de Nation, que nous proposons de rétablir pour sortir de la crise totale:

 

  • L’idée d’un homme providentiel. L es hommes providentiels le sont d’abord pour eux mêmes, comme le prouvent les Castro, Maduro, Bonaparte, dont l’enrichissement personnel et celui de leurs familles prouve en quoi confier les clés de la Nation à un dictateur, et non à la démocratie, conduit à l’usurpation, puis à la catastrophe.
  • L’idée d’une supériorité d’une communauté humaine sur les autres, qui justifierait ses conquêtes et la mise en esclavage du reste de l’humanité. De Platon en Voltaire, de Darwin en Hitler, on insisterait même sur le fait qu’il vaut mieux être esclaves pour les « sous races », que libres, car cela leur assurerait une destinée meilleure. Pour dénoncer cette tartuferie, on rappellera que les projets des Nazis dans la conquête de la Russie, consistaient en la réduction en esclavage des slaves ruraux dans les grands domaines que se seraient constitués les dignitaires Nazis, et l’extermination des Slaves urbains par la famine organisée, comme lors de l’encerclement de Leningrad et des ghettos juifs. Par ailleurs la race supérieure, une fois passée l’agression par surprise de Juin 1941, s’est prise la dérouillée du siècle, et cela dès la bataille de Moscou en Décembre 1941, contrairement à ce que voudrait nous faire croire une mauvaise propagande. Adolphe à cette époque a déjà perdu le quart de son armée, et s’apprête à subir la loi de la supériorité des tanks soviétiques sur les siens, et surtout le réflexe de survie d’une Nation qui va se bander derrière son bandit géorgien, parce qu’il n’y a plus d’autre choix possible. Ce qui confirme que rien ne vaut une Nation unie pour affronter le destin.

 

Et donc, pour en revenir à notre propos initial, à savoir surmonter la crise totale, nous proposons de revenir aux fondamentaux de la maison France , ce qui n’a rien d’un projet réactionnaire, car cela nous permettra d’échapper à notre destin d’esclaves de la mondialisation . Nous proposons de sortir de la sphère impérialiste, de faire de la France une deuxième Suisse, y compris concernant les principes démocratiques, c’est à dire RIC inclus. Par ailleurs avec Raymond Cartier nous proclamons qu’il vaut mieux développer la Corrèze que le Zambèze, et si les Chinois veulent l’Afrique laissons là, à condition qu’ils conservent Bolloré et toute sa famille. Si le Franc CFA est instrument de l’impérialisme, abandonnons le pour reconstruire un Franc français, mêlons nous de nos affaires et pas de celles des autres. Construisons une France keynésienne et colbertiste qui signera des traités de commerce et d’alliance avec la Grande Bretagne du Brexit et les États-Unis, avec Poutine et la grande Nation Russe. Mazarin et Richelieu adhéreraient certainement à un tel projet, eux qui avaient fait de notre pays le plus peuplé d’Europe et le plus puissant, plus peuplé et plus puissant même que la Russie.

 

On vous rassure tout de suite, cela ne se fera jamais, car les corrompus et les collabos de la mondialisation sont aux commandes, et à moins qu’il n’y ait deux millions de gilets jaunes qui marchent sur l’Élysée, il n’y a aucune chance, et il paraît qu’ils étaient moins de mille le 15 juin 2019 à Paris, et même pas à proximité des Champs Élysées. Et c’est pourquoi 200.000 Français, parmi les meilleurs, quittent le rafiot vermoulu chaque année, depuis des années, conscients du désastre qui nous attend. Désastre qui sera aussi européen.

Dans les brasseries de Munich, les aventuriers vont avoir une deuxième chance.



C’est bien plus qu’une crise économique.

effondrement de RomeC’est une civilisation qui s’effondre sous nos yeux. Les historiens de demain se demanderont certainement comment les stigmates de cette catastrophe n’ont pas alerté davantage. Probablement parce que le narcissisme a atteint un tel niveau, que l’aveuglement, volontaire ou involontaire, est généralisé. Probablement parce que cet effondrement s’accompagne paradoxalement d’une poussée encore inconnue du progrès technique, et que cette poussée contribue aussi à la destruction de la vieille maison, tout en développant un nouveau confort qui anesthésie la clairvoyance . Les lumières vont s’éteindre, et c’est bien pour cela que le débat droite-gauche a perdu de son sens. La seule question d’importance maintenant est de savoir qui seront les esclaves de demain. Il y a ceux qui s’en fichent parce que le sort de leur descendance leur indiffère, il y a ceux qui espèrent bien qu’ils seront les nouveaux maîtres de demain, il y a ceux qui on déjà pris conscience du lent étranglement des chaines qui se referment. Cette situation contient en elle un potentiel de violence qui commence à nous exploser au visage. On aurait pu espérer un autre destin. Mais non, les Européens applaudissent les jeux du cirque à venir, qu’ils appellent la mondialisation, sans se rendre compte qu’une civilisation sans maître n’existe pas, et que l’Europe va passer du statut de dominant à celui de dominé, pour le plus grand plaisir de ceux qui nous détestent, et qui ont tellement rêvé de cet effondrement des lumières, effondrement dont nous sommes les premiers responsables.   



Eau tiède le 06 juin 2019.

eau tiède

Et voili : La nouvelle la plus importante pour les marchés n’est pas que la BCE ne va pas relever les taux mais plutôt que la BCE ne va pas abaisser les taux au cours des 12 prochains mois. Donc comme on se tue à vous le dire depuis plusieurs années, ils ne pourront jamais remonter  significativement les taux, car ils ont mis le doigt dans un engrenage infernal de création massive de fausse monnaie pour tenter de réguler la crise de surproduction. Mais comme ils sont idéologiquement bloqués, ils ne peuvent pas encore avouer qu’ils vont de nouveau devoir les baisser, parce qu’ils n’ont absolument rien résolu, et qu’ils ont au contraire considérablement renforcé la spéculation, l’endettement, le n’importe quoi économique . Inconvénient : la politique de dingue des monétaristes de  vingt ans risque de nous faire connaitre la plus grave des crises financières de l’époque contemporaine. Avantage, malgré le copinage, la cooptation et le terrorisme intellectuel de ces gens, on devrait en être débarrassé à plus ou moins court terme de leur dictature dans les universités.  Raison de plus pour parler comme promis du fascisme, parce que à Munich, les aventuriers attendent tranquillement la suite en buvant des bières.



Marx donne raison à Macron.

Sûrement le brillant inspecteur des finances connaît son Karl. Parce que dans ces milieux, Monsieur, on ne plaisante pas avec la révolution, on l’étudie. Cela permet de l’emporter tactiquement sur les gilets jaunes. L’économie avec des équations, c’est bien, mais cela n’engage que ceux qui y croient. Dans les meilleures universités anglo-saxonnes on continue même à discrètement faire survivre des laboratoires qui se revendiquent du marxisme, souvent canada-dry comme les cambridgiens, mais c’est suffisant pour savoir domestiquer la bête.

Et qu’a donc appris le petit Bonaparte? Qu’il est dans le sens de l’histoire. En effet la mondialisation constitue une évolution naturelle du capitalisme, pour cause de nécessaire accumulation du capital. (Pour les détails plongez vous dans la littérature, on est sympa, mais on ne va quand même pas faire un cours de marxisme). Bref, c’est ainsi qu’en Europe il convenait de jeter à la poubelle les nations pour que ce mouvement d’accumulation devienne possible. Rien à voir avec un quelconque besoin d’amortir des charges fixes de plus en plus lourdes, c’est surtout la recherche du monopole qui motive le mouvement. Tu croyais naïvement que l’Europe c »était une volonté de paix? Mais non gros bêta, la paix en Europe c’est la conséquence de la défaite militaire totale de l’Allemagne nazie dans sa guerre totale d’extermination de la Russie. (70% des pertes Allemandes, c’est le front de l’Est ). L’Europe c’était donc le cadre indispensable pour que dans des pays de dimension moyenne se réalise le mouvement d’accumulation souhaité notamment par nos amis américains. Tu croyais naïvement que l’immigration c’est l’accueil de gentils réfugiés? Mais non gros bêta c’est l’autre forme nécessaire de la mondialisation pour détruire les nations. La mondialisation ce n’est pas un monde de bisousnours, c’est le monde souhaité par les banques et les FMN apatrides ou sous contrôle américain.

Alors cela est bien normal que le petit Bonaparte soit convaincu qu’il va gagner, puisqu’il est dans le sens de l’histoire. Et comme il est un vrai marxiste, il sait que chaque nouveau stade du capitalisme constitue un progrès par rapport au stade précédent du capitalisme. (Honnêtement, on a beau chercher, sur ce dernier point il y a comme un doute, cependant on rappellera que Marx et Engels considéraient la conquête de l’Algérie par la France comme un progrès de civilisation parce qu’il s’agissait d’une victoire du capitalisme sur le féodalisme, si tu ne nous crois pas, consulte la littérature des nationalistes Algériens, qui ont amplement développé ce point).

Cependant dans l’esprit de Marx chaque stade nouveau du capitalisme amplifie les contradictions du système, ce qui finira par provoquer son implosion. Dans l’esprit du petit Bonaparte, il s’en fout, parce que le grand soir il le voit loin, bien après lui, et c’est pourquoi il n’a pas vu venir les Gilets jaunes. Les Gilets jaunes justement, sont-ils uniquement les losers de la mondialisation, ceux qui sont promis à la ruine et à la prolétarisation, un peu comme les fermiers Anglais pris dans le mouvement des enclosures au 19°m siècle ?

Notre réponse c’est non, ils sont le signe annonciateur d’un siècle de troubles en Europe car l’implosion ne va pas se faire où on l’attend. En effet on ne détruira pas si facilement le pays de Clovis, celui de Charlemagne, et ainsi de suite. L’évolution sociologique que l’on impose à l’Europe va venir se cumuler avec la crise de surproduction. Il sera un moment où les pooopulistes seront regrettés, car il va finir par émerger le retour de la bête sombre en réaction aux calculs des mondialistes. Le monde que l’employé des banques s’apprête à construire avec la confrérie des frères musulmans ne se fera pas. La partition de l’Europe en zones d’influences servant les intérêts de la mondialisation, en détruisant les nations historiques ne se fera pas. Marx donne raison à Macron, pas nous. Les contradictions que génèrent les projets des mondialistes ne sont pas celles que Marx annonçait, elle vont survenir bien plus vite et vont provoquer une nouvelle ère de barbarie. Ce ne sera pas le monde merveilleux du libéralisme ou du communisme. On reviendra dessus. Un siècle de troubles en Europe, on prend date, on prend l’histoire à témoin. Seule la sauvegarde de la Nation permettrait d’empêcher ce désastre, et c’est pourquoi le Nation est une idée de progrès.

A suivre : le facisme et nous.



Gilet jaune : la lose. (et non la loose)

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Prix de l’essence au sommet, augmentation massive des tarifs d’E.D.F, les deux grevés d’une fiscalité confiscatoire, casse du service public, grande braderie du patrimoine français aux copains, jusqu’aux barrages hydrauliques, dissolution des derniers fleurons industriels français dans des entités transnationales, une France profonde qui continue de crever, qu’est ce qui a changé en Juin 2019 ? Rien, la crise de surproduction fait son grand retour, la crise systémique rode, le capital mondialisé et son serviteur avance contre toi plus surement qu’un rouleau compresseur. Gilet jaune, et si avant de tout péter, tu faisais un peu de politique ? 



Clarification.

clarification

Deux articles à venir : 

- Marx donne raison à Macron.

- Le fascisme et nous.



29 Mai 2019 : le CAC 40 fébrile.

fébrileC’est curieux toute cette mauvaise humeur à la moindre nouvelle contrariante. La Chine et Trump ça ne s’arrange pas, et badaboum, le CAC plonge vers les 5200.  En même temps Arcelor, notre sidérurgiste préféré, décide d’arrêter plusieurs sites de production en Europe. Crise de surproduction ? On nous aurait menti, elle serait latente depuis plusieurs décennies et elle ne serait toujours pas résolue ?! Pas bon pour freiner les poooopulistes ça… Tu me diras, en même temps, on s’en fout, on est passé à la nouvelle économie. Trop bien, avec Uber toujours incapable de faire le moindre centime de bénéfice, les patinettes électriques, les cryptos monnaies, et les montagnes de dettes on peut rester serein. En plus, au parlement européen il y a plein de nouveaux écologistes, plus politiciens professionnels impossible, ce qui rend possible toutes les majorités contre les poooopulistes. (Fait un peu d’histoire et regarde les retournements de veste des anciens sauveurs du climat. Mosanto en Europe, le nucléaire et Rhône Poulenc en France, le charbon en Allemagne, sont morts de trouille et pliés de rire).  Bref on va pouvoir racheter tout le CAC 40 après panique des robots, et c’est tant mieux, en attendant la crise systémique. C’est ça ou faire un trou pour enfouir les lingots, mais avec les gilets jaunes qui traînent partout c’est risqué.   



Européennes : Droite libérale et Sociaux traitres, victimes collatérales de l’indigénisme anti républicain.

négriers

Ou comment le débat politique se réduit dorénavant comme peau de chagrin entre le candidat des banques et des FMN, et les nationaux victimes de la mondialisation.

Ou encore, comment les mondialistes ont superbement piégé la classe politique française pour favoriser une ultime concentration du capital en Europe, en jouant l’ethnie, au détriment de la Nation.

Explications en trois temps : d’où venons nous ? Où sommes nous ? Où allons nous ?

D’où venons nous ?

Pour les libéraux, les hommes c’est comme les marchandises : c’est le moins cher qui est le mieux. Et en France le moins cher, c’est souvent l’étranger. Femmes de ménage des beaux quartiers, cuisiniers et livreurs de la France musée, ingénieurs qualifiés, tout cela rend hautement rentable le pillage des ressources humaines des pays en voie de développement. C’est pourquoi l’immigration est organisée de façon massive par ceux dont les ancêtres idéologiques étaient les commanditaires des négriers, et sont toujours les exploiteurs du genre humain.

Pour les sociaux traîtres, voués à la trahison éternelle du prolétariat, une fois installés dans les voitures à gyrophare, ils se sont dépêchés d’adopter dans les années 80 la politique économique de ceux qu’ils avaient battus aux élections. Problème : pour rester dans les salons dorés de la République, il faut des électeurs. C’est Terra Nova qui fournira la solution : il convenait de devenir le chevalier des « minorités » et surtout d’abandonner toute idée d’acculturation des nouveaux venus, qui permettait leur intégration dans la citoyenneté. C’est ainsi que le kebab est devenu aussi bon que le steak frites, et c’était surtout beaucoup plus facile que de défendre l’indexation des salaires sur l’inflation, l’autorisation administrative de licenciement, les nationalisations, la réduction du temps de travail, l’interdiction du travail de nuit des femmes, le service public,  toutes ces vieilleries incompatibles avec le monde moderne et merveilleux où nous allons.   

Où sommes nous ?

L’indigénisme est devenu la matrice de la sauvegarde des intérêts politiciens de la gauche moderne, jusqu’à l’implosion.  Tous les Républicains de 1789, mais aussi les Royalistes catholiques, ont du se retourner dans leurs tombes devant ce Néo-Nazisme inversé. Inversé, mais pas complètement, car le point commun avec celui d’Adolphe, c’est la chasse au juif. Petite fille abattue d’une balle dans la tête à la sortie de son école, gamin qui vendait des téléphones, vieille dame, chauffeur UBER, sont les victimes de ce discours de haine mis en exergue par des psychopathes. (Au passage on remarque que l’on ne s’en prend jamais à des banquiers, on ne sait jamais cela pourrait devenir dangereux). Et donc l’épuration ethnique se porte bien dans le Val de Marne et en Seine Saint Denis.

Nazisme inversé, ce sont ces réunions interdites aux Blancs, en plein cœur des Universités françaises, nazisme inversé c’est cet abruti qui éructe qu’il faut tuer des bébés blancs dans un clip où un homme blanc est torturé de façon barbare, ou encore dans un autre clip qu’il faut brûler la France, pendant qu’il étrangle une femme blanche dans des images insoutenables.

Résultat ? Silence radio de la gauche, et condamnation à 5000 Euros d’amende de l’apologiste du génocide… Avec sursis !

Comment donc des électeurs de gauche, des humanistes, des Chrétiens peuvent-ils se retrouver avec des partis traditionnels de droite et de gauche qui ne sont pas vent debout contre ces évolutions tellement étrangères à nos valeurs ?  Et c’est ainsi que le Rassemblement National est à 25% et récupère au passage toute la petite bourgeoisie blanche habillée de gilets jaunes, et bien plus encore, jusqu’à la France insoumise, si affinité.

Où allons nous ?

Nous allons vers le pire, car il ne faudrait pas oublier que la toile de fond c’est la crise économique absolument pas résolue. Nous irons vers le pire tant que nous ne démolirons pas ce discours indigéniste qui favorise la guerre civile ethnique à l’aide d’un endoctrinement primaire.  Ainsi, on pourrait rappeler en matière d’esclavage que l’Afrique est la première responsable de cette tragédie. Depuis le neuvième siècle, dirigeants africains et peuples africains sont les premiers organisateurs de cette déportation, et par ailleurs, il y a eu beaucoup plus de départs d’esclaves vers le Moyen Orient que vers les Amériques,  et deux millions d’Européens furent victimes des razzias mauresques, au point que l’Ambassadeur des États-Unis auprès du Dey d’Alger s’étonnera de la pléthore d’Esclaves européens à Alger au 19°m siècle. Désolé de le dire : la sacralité de la personne humaine c’est une valeur revendiquée de l’Europe, même si il y a eu de nombreux ratés dans son application.   

 

Nous irons vers le pire tant que nous nous soumettrons au dictat du capital mondialisé qui a besoin de la destruction de notre Nation pour que l’hydre grossisse encore. La Nation : une idée réactionnaire ? Voilà donc un stéréotype  qui surprendrait tous les républicains qui ont utilisé cette notion fondamentalement moderne pour imposer la liberté.

         



Européennes : dernier sondage.

explosion

C’est joli, non ?



Accalmie provisoire.

allumette

Tu penses avoir gagné, et pourtant tu n’es pas serein. Tic-tac,tic-tac. D’ailleurs quand tu lis les rapports de ta police tu tentes de te persuader que tes agents de renseignement essayent de justifier leurs appointements. Tic-tac, tic-tac. Mais en vérité, il suffirait d’un allumette, d’une étincelle, d’un court-circuit pour que l’incendie ne reprenne de plus belle, car rien n’est résolu. Tic-tac, tic-tac. Et il va reprendre. Tic-tac, tic-tac.  D’ailleurs, Dimanche, on vote. Tic-tac, tic-tac.

NB : On n’a pas oublié la promesse de notre article concernant l’implosion des restes de la gauche sur des bases ethniques, et là, comme nos lecteurs assidus le savent, il n’y aura pas de langue de bois, tout ce que vous vouliez dire et que vous n’osiez pas énoncer, vous le trouverez. Tic-tac, tic-tac.



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