Il faut sauver le soldat France

ARTICLE FONDATEUR.

LA SUITE CHRONOLOGIQUE DU BLOG

COMMENCE APRES CE TEXTE. 

 

Article paru partiellement dans Alternatives Economiques Janvier 2011, rubrique courriers des lecteurs.
Ci dessous version complète.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Dire qu’aujourd’hui la situation économique est préoccupante constitue un euphémisme. Rappeler qu’elle ressemble étrangement à celle de 1929, devient chaque jour qui passe une évidence un peu plus pesante. Or après 1929 est survenue l’année 1933, puis la guerre mondiale. Ceux qui pensent qu’un Hitler n’arrive qu’une fois, et que l’histoire s’est définitivement arrêtée grâce à la généralisation de la démocratie, et au développement du génial marché, n’ont pas bien regardé l’évolution de l’échiquier politique européen. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la ruine programmée des classes moyennes dans les pays les plus affectés, et la paupérisation des classes les moins favorisées, fourniront les bataillons électoraux des aventuriers. C’est pourquoi il est vital de surmonter la crise économique actuelle, et de dénoncer les politiques de restrictions budgétaires, qui vont nous jeter droit dans une grave crise déflationniste. Pour cela il convient de comprendre les origines véritables du marasme actuel et d’apporter des solutions.

Comprendre la crise actuelle.

Que l’on déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si cela semble être une tautologie, il est nécessaire que les ménages consomment. Or, à quoi assistons-nous depuis trente ans ?
La part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages, et de la consommation, ne cesse de diminuer par rapport à la valeur ajoutée des entreprises, c’est à dire par rapport à la richesse qu’elles créaient. Il semblerait que l’on ait oublié que la crise de 1929 ne commence pas par un crack bousier en octobre de la même année. Elle commence en 1926 par une crise de surproduction qui se traduit par un effondrement des prix agricoles. L’origine de cette crise étant un décalage croissant entre une formidable augmentation de la productivité depuis la première guerre mondiale, et des salaires que l’on s’obstinait à faire plafonner. La crise de surproduction industrielle était quant à elle lisible dans les statistiques depuis 1924. Ses causes sont les mêmes : un décalage croissant entre l’augmentation de la productivité et les capacités de consommation.
Un demi siècle plus tard tout sera oublié, et la chasse aux salaires fut rouverte, sous le prétexte de contenir les coûts, de privilégier les conditions de l’offre sans se préoccuper des conditions de la demande. Autant élaguer un arbre en s’asseyant sur les branches que l’on veut couper. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : les années folles qui précédèrent la grande crise, sont tout à fait comparables aux années dingues qui précédèrent celles de 2008 : économie de casino, enrichissements fabuleux et discutables, scandales financiers et politiques à répétition.
Certes, ceux qui ont initié ce bégaiement de l’histoire à la fin des années 70, ceux que l’on pourrait appeler les néo rétros, ceux qui pensaient être enfin débarrassés de Keynes et de son analyse de la crise de 1929, ceux là croyaient aussi avoir trouvé le Graal économique dans le développement massif de l’endettement des ménages, pour suppléer à l’insuffisance des revenus. C’est ainsi que l’on est allé jusqu’à proposer des crédits aux États-unis à des familles à qui on aurait jamais du laisser croire qu’elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements, en déléguant aux marchés le soin de réguler l’ensemble. Ce qui devait arriver est survenu, et le pire est peut-être devant nous. En effet la solvabilité des ménages américains concernant leurs très nombreuses cartes de crédit n’a rien à envier à celle de leurs crédits immobiliers, sans parler de celle de nombreux États et de leurs collectivités locales, américains ou européens, de l’Irlande à la Floride, en passant par la Grèce et le Portugal, piégés dans de mirifiques actifs toxiques, vendus par des institutions financières, ou piégés par l’obligation de renflouer banques et entreprises privées. Tout cela ayant été rendu possible par la déréglementation des institutions financières, c’est-à-dire le détricotage des pare feux mis en place après la grande crise, déréglementation vantée par des irresponsables qui étaient convaincus qu’une banque peut faire faillite sans trop de dommage pour l’économie, un peu comme si une institution financière constituaient une entreprise comparable à la boutique des parents de Margaret Thatcher. Il est vrai que ces beaux idéologues du marché n’oublient jamais de tendre la sébile quand leur théorie s’effondre, et ne s’offusquent jamais d’obliger les états à socialiser les pertes du secteur privé.
La bêtise n’ayant aucune limite, certains continuent de penser échapper à la crise grâce à la compression leurs coûts de production, en réduisant toujours et encore les salaires, car ils ont transformé leur économie en machine à exporter. L’année 2010 les a malheureusement confirmé leur triste égoïsme. C’est ainsi que les décideurs allemands sont très loin d’admettre qu’ils se sont trompés en privilégiant les conditions de l’offre et en espérant que la demande viendrait de l’étranger. C’est oublié un peu vite qu’il est un moment dans les crises mondiales où plus personne ne veut payer pour les autres, et surtout plus personne ne veut augmenter sa dette pour financer les exportations des autres. Il suffit d’écouter les propositions de sortie de l’Euro et de néo protectionnisme de plus en plus nombreuses, pour comprendre que les peuples vont bientôt passer par-dessus bord ces messieurs bien élevés et bien rémunérés de Bruxelles. Tout se passe comme si personne n’avait rien compris ni rien appris : l’Allemagne se pense bien à l’abri dans ce qu’il faut bien appeler une nouvelle zone mark, Allemagne qui finira par s’étonner de son encerclement au fur et à mesure du développement d’inéluctables réactions populistes, et le reste de l’Europe fonce tête baissée, et par tous les moyens possibles vers la déflation. C’est ce chemin qui est pris en diminuant le salaire des fonctionnaires, comme Laval, (le même que celui qui fut ministre de Pétain), l’avait déjà réalisé en 1934 en France. Keynes proposait de ruiner les rentiers pour sortir de la crise. Il semble salutaire aujourd’hui d’empêcher les comptables bornés de sévir.

Sortir du piège de la dette.

Diminuer à tout prix les dépenses publiques de façon drastique pour réduire les déficits et échapper à la sanction des marchés financiers, ne conduira qu’à une chose : transformer la crise en dépression déflationniste dont nous ne parviendrons plus à nous sortir, car les banquiers centraux auront beaucoup de mal à faire passer leurs taux en dessous du zéro pour tenter de relancer la machine économique.
Cependant il est évident que le poids de la dette des États devient insoutenable pour les finances publiques. Il faut donc cesser de nous livrer pieds et poings liés aux marchés financiers qui n’ont pas pour vocation de dépasser la recherche de leurs profits de court terme. Pour cela il faut trouver d’autres ressources moins onéreuses, et surtout qui diminuent notre dépendance à l’égard des marchés. Elles s’appellent emprunt national. Pourquoi ne pas restructurer la dette de la France en émettant des obligations destinées aux particuliers à des taux proches du livret A, défiscalisées comme le livret A, et des taux encore inférieurs à ceux qui rapatrieront leurs capitaux de l’étranger avec une promesse d’amnistie fiscale?

Réorienter la dépense publique, donner l’exemple, encourager le mérite, débloquer la société.

Les marchés ont ceci de pervers : ils attendent de la part des États des économies, mais ils redoutent un effondrement de la demande. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’envoyer un signal fort de soutien à la consommation. C’est pourquoi l’État français doit aménager sa politique.

Contre vents et marées il faut maintenir la progression du pouvoir d’achat des fonctionnaires, surtout des petits et moyens traitements ainsi que les salaires des classes intermédiaires du secteur privé, (les petits salaires étant protégés par le S.M.I.C), car la propension à consommer de ces ménages est importante, elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable.
De nombreuses économies sont possibles dans le fonctionnement de l’État. Il faudrait beaucoup de courage politique pour rationaliser les revenus des élus de la république, remplacer les pléthores de conseillers et de chargés de missions par des hauts fonctionnaires qui sont universellement reconnus pour leur sens du service de l’État, et dont les traitements sont déjà budgétisés. Il faudrait encore davantage de volonté politique pour s’interroger sur la pertinence de certaines institutions très coûteuses, comme le Sénat et le conseil économique et social, sur la multiplication des mandats électifs qui dénaturent la démocratie et qui donnent des arguments à ceux qui veulent l’abattre.
Notre pays crève de la cooptation à tous les étages, et laisse partir à l’étranger des talents irremplaçables. Est-il normal qu’un jeune chercheur en mathématique reconnu par une récompense internationale réalise sa carrière dans une université américaine, comme beaucoup d’autres avant lui ?
De mauvaises langues laissent entendre à ce sujet que la France républicaine ne l’est plus, et que la suspicion serait légitime concernant l’attribution de nombreux emplois bien rémunérés et valorisants pour leurs bénéficiaires : (de qui est-il l’enfant, le copain ou la maîtresse ?) et cela à tous les niveaux de la société française, à droite comme à gauche. On ne se cacherait même plus d’être « le fils de », pour exercer la même activité que ses géniteurs. A moins de considérer qu’il existe des gènes de la situation privilégiée, il serait alors à craindre que la France républicaine n’ait plus rien à envier à la société de l’ancien régime. Pire encore : on susurrerait que les charges ne s’achètent même plus, le copinage suffit, et les princes n’auraient même plus la capacité de promouvoir les talents nécessaires à la survie de leur régime, car cela serait bien trop dangereux pour leur pouvoir, qui craint la concurrence, et évolue dans une paranoïa permanente. Bien entendu cela n’est que le fruit des élucubrations d’une presse étrangère jamais avare de compliments à notre égard. Cependant si cela constituait un semblant de début de vérité, il faudrait une nuit du 4 Juillet des privilèges et du copinage afin de valoriser le talent et la réussite, au détriment de l’utilisation des carnets d’adresses.

D’autres propositions sont possibles pour promouvoir le talent et donner un élan pour une nouvelle croissance :
Abolir l’impôt sur les sociétés qui stérilise de nombreux talents occupés à contourner l’impôt, et de nombreux fonctionnaires pourchassant les fraudeurs. Le remplacer par un impôt sur le chiffre d’affaires réalisé en France, avec déduction à partir de la masse salariale versée pour privilégier les véritables facteurs de croissance et de progrès.
Pourquoi ne pas envisager l’attribution de logements de fonction au mérite pour retenir ceux qui permettront de construire la France de demain, alors que l’État regorge d’un parc immobilier dont l’utilisation est souvent contestée.
Les déficits sociaux sont une autre cause d’endettement. La seule solution envisagée consiste à allonger la durée de travail de seniors qui ont déjà bien du mal à conserver leur emploi. A quand les pompiers de 62 ans, les pilotes de ligne de 65, sans parler des enseignants du même age devant des classes de 45 élèves, ou encore des chirurgiens aux mains percluses d’arthrose. . Sans oublier l’injustice sociale qui consiste finalement à priver de retraites les ouvriers, car l’espérance de vie des catégories sociales est loin d’être la même pour tous. Augmenter jusqu’à 65 ans la retraite à taux plein consiste à priver toute une partie de la population d’un droit légitime, puisque les maladies professionnelles conduisent au cimetière de nombreux seniors, avant même de pouvoir bénéficier de leur retraite. En réalité que deviennent les déficits si il y a un millions de chômeurs de moins, et avec deux, voire trois de moins? Le vrai problème n’est il pas celui du chômage ?
Une politique de grands travaux. Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent : par exemple, est il vraiment utopiste d’envisager de rendre autonome chaque bâtiment administratif dans sa consommation énergétique, grâce à un développement d’une industrie solaire de proximité, qui ne remplacera jamais notre nécessaire industrie nucléaire, mais dont la demande sera tellement importante, que nous allons saturer nos importations, et contraindre au développement d’une industrie solaire nationale. Au besoin donnons une pelle à chaque chômeur pour qu’il puisse percer un trou qui justifie le versement d’un salaire, ne laissons pas la lèpre gangrener les membres vifs de notre société.

Relisons Keynes, a t-on oublié que le président Hoover aux États Unis voyait la prospérité revenir en 1931, comme lui pronostiquaient ses conseillers, idéologue du marché pur et dur ? Devons nous résoudre aux recettes des monétaristes de tout poil qui sévissent dans les banques
centrales, qui proposent de parachuter des monnaies de singe depuis leurs luxueux hélicoptères,
et qui oublient que leurs colis de sauvetage sombreront dans des trappes à liquidité sans fond,
qu’ils ne vont provoquer que leur ruine, ce qui n’est pas grave, mais aussi celle de la civilisation occidentale, ce qu’il l’est beaucoup plus ?



Comment faire gagner le Front national à la Présidentielle de 2017 ?

Fastoche : tu ne fais rien, tu les laisses faire, tu attends dans un fauteuil.

Après le ministre du budget qui fraudait son administration les yeux dans les yeux, qui a été suivi par une affaire de Secrétaire d’Etat qui ne payait jamais ses impôts, qui a été précédé par une ministre de la justice qui ne rendait pas les robes que lui prêtaient les maisons de haute couture, tu les laisses démontrer que la pourriture ne concerne pas que tous les échelons de la société française. Il y a encore plus pourri, chez ceux que personne n’a jamais élus, dans l’eurocratie, à la commission européenne.

Après l’ancien gauchiste Baroso, devenu tellement libéral, qu’immédiatement après avoir sévi comme eurocrate, il vient d’être embauché par la banque américaine Goldman Sachs, voilà une autre commissaire européenne, Neelies Kroes, qui dirigeait une entreprise aux Bahamas durant son mandat sous la commission Baroso. Bien sûr, les yeux dans les yeux, elle a oublié en 2004 de déclarer ce petit détail à sa prise de fonction, alors qu’elle en avait l’obligation.

Tu les laisses traiter de populistes ceux qui demandent si tout cela est bien normal, tout en continuant à laisser fermer ce qui reste d’industrie française, tu les laisses insulter la démocratie anglaise qui a voté le Brexit et ces salops de pauvres qui travaillent en Grande Bretagne, et dont le revenu disponible est toujours inférieur à ce qu’il était en 2008, ce qui explique peut-être un peu leurs votes. Tu laisses bien faire cette morale par les sociaux traîtres qui depuis 1982 appliquent le programme de ceux qu’ils ont battus aux élections. Tu montres bien qu’il n’y a aucun espoir, puisque tous les sociaux traîtres, en Espagne en Grèce, en Italie, en Allemagne ont fait pareil. Et on ne parle même pas des anciens communistes, toujours au pouvoir dans les anciens pays de l’Est et qui se sont constitués des fortunes par les privatisations, par crainte de devoir parler de ceux qui dans les banlieues française,  pour tenter de conserver ce qu’il leur reste comme Mairie, cèdent sur tout aux islamistes.

A droite tu exhumes de son caveau un ancien repris de justice, complètement satisfait de ce qu’il a fait depuis cinquante ans, et qui trouve que des campements de milliers de personnes dans la capitale ou à Calais, c’est de l’intégration heureuse, conséquence, parait-il, du colonialisme français. Mais comme il se trouve que l’argent du colonialisme français, il a surtout servi à enrichir des banques comme l’ancienne Indo-Suez, qui sont celles qui poussent depuis toujours à la mondialisation, tu es bien certain que maintenant la haine a remplacé le désespoir.

 

Une seule question, en guise de conclusion : dans cette histoire, où sont les salops ?



Septembre 2016 : revoilà la crise

Contre toutes les propagandes, logiquement, et comme nous l’annoncions, la France rentre de nouveau en dépression : la progression du PIB au second trimestre est négative. Et il n’y a aucun doute qu’au troisième, la situation se sera encore aggravée.  



La FED comme prévu (bis, bis, bis)

Ne fait rien, et remontera ses taux à Noël ou à la saint glin glin. Bref on avait encore raison sur ce coup là.



Cette guerre qui va résoudre la crise économique.

Elle s’approche doucement, mais chaque jour qui passe confirme qu’elle sera comme la seconde guerre mondiale, comme la première, le moyen de sortir de la crise économique pour certains milieux. Ainsi les règles d’engagement de l’armée russe ont changé depuis la bavure qui a tué au moins 60 soldats syriens : dorénavant dès que des avions seront menaçants pour l’armée syrienne l’armée russe ouvrira le feu. Et pour faire bonne mesure trois missiles ont été tirés par les russes sur des troupes rebelles, tuant au passage des conseillers israéliens, anglais et américains. Bref ça ne rigole plus, mais alors plus du tout.  



On nous surveille toujours

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Coucou au nouvel espion. C’est qui l’adresse ip 46.105.51.32 ?

 



Bonjour à ceux qui nous surveillent.

 

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C’est qui l’adresse ip 66249897 ? On vous promet que l’on n’est pas dangereux, on est juste keynésien, colbertiste, et nationaliste.



Quand la France sera la Syrie, la suite.

On se calme. Cela n’est pas pour tout du suite, même si cela est inéluctable.

Car on le lit déjà dans le déroulé des événements récents : violences de plus en plus violentes dans les manifestations du 15 septembre 2016, plaidoirie moralisatrice et pitoyable du Procureur de la République dans le procès des événements de Sisco , dont la condescendance cache mal que la trouille commence à se répandre à tous les étages des centres de décision, et de répression, de ce qu’il reste de l’État français.

En réalité ils ne comprennent pas ce qui arrive, et cette incompréhension les ébranle profondément. Ils étaient tellement convaincus d’être l’élite de la France, et de pouvoir contrôler les gueux par leurs discours moralisateurs, leurs subventions, et que la populace se satisferait d’un réfrigérateur dans des clapiers, qu’ils ne peuvent pas admettre la réalité : cette haine qui monte doucement, contre tout, contre rien, et surtout contre ceux qui sont responsables de la débâcle de ce pays. Il n’y a plus qu’un ancien repris de justice candidat à la présidentielle pour parler d’identité heureuse, tellement il est satisfait de sa conduite des affaires depuis 50 ans. Mais du haut de leur morgue ils commencent à réaliser, il serait temps, que la situation est hors contrôle dans de nombreux endroits : banlieues, lycées, collèges, patelins les plus reculés de l’hexagone, etc… Et comme par ailleurs la pourriture commence sérieusement à ronger le rafiot France, où la corruption, l’incompétence, la cooptation dans toutes les superstructures atteint des sommets, la gestion des crises n’est pas à la hauteur. Et voir un ancien ministre du budget pleurnicher dans un tribunal sur sa fraude fiscale, démontre que dans ce pays, même les escrocs sont minables et sans aucune classe.

Mais le rafiot ne sombre pas encore, tout simplement parce qu’il subsiste suffisamment de gens admirables dans les entreprises, dans l’enseignement, dans la police, qui font leur devoir, et même davantage, pour maintenir la situation à flot. C’est quand même Juin 40. Et dans l’incendie des verres d’eau sont jetés, pour rien, mais pour l’essentiel, c’est à dire pour l’honneur.

Malheureusement, cela ne sera pas suffisant pour éviter la submersion.

 

Dans l’attente, on perçoit clairement que dans les grandes sociétés françaises, l’essentiel de l’activité de management consiste à se comporter en syndic de liquidation. Alstom en constitue l’exemple récent, mais il y a eu Alcatel, Thomson, Lafarge, et beaucoup d’autres encore.

C’est pourquoi, de belles opportunités de spéculations s’offrent à nous, surtout avec l’argent facile de Mario, il suffit de savoir racheter les morceaux de viande qui vont être bradés par ceux qui ont contribué par leur incompétence, à couler les fleurons de l’économie française.

Donc, dans la salle de bal du Titanic, tant que l’orchestre joue, dansons.  



Alstom : sabotage et destruction.

Encore un fleuron de l’industrie française qui va devenir une coquille vide. Après avoir bradé son activité turbine, c’est un corps de métier entier de l’entreprise historique qui va disparaitre. Conséquence logique du libéralisme destructeur de l’eurocratie, la France se vide de son sang régénéré après la seconde guerre mondiale. En détruisant le modèle français, c’est la France que l’on détruit. Ainsi la S.N.C.F qui avait le monopole du transport de voyageurs et de marchandises, pouvait permettre par ses commandes à Alstom, de développer le TGV. Aujourd’hui, la SNCF est mise en concurrence, y compris en laissant passer des trains de ses concurrents sur le  réseau qui était sa propriété, ce qui revient à demander à un commerçant d’accepter qu’un concurrent vienne vendre dans sa boutique. Aussi la SNCF met en concurrence ses fournisseurs,  et achète à l’étranger, augmente de façon démentielle le prix des billets,  tout cela pour finalement finir en cars Macron, qui défoncent les départementales, puent et provoquent des accidents  . Pendant ce temps là les Etats-Unis protègent leurs marchés public, imposent à Alstom de produire aux Etats-Unis, ce qui est acheté par les Etats-Unis. Nous le disons clairement : la politique économique que nous impose l’eurocratie, et qu’appliquent les collabos dans les ministères français, constitue un véritable sabotage, qui a juste pour objectif d’enrichir les copains.    



Quand la France sera la Syrie.

Que vais je faire de mes petites noisettes ? Car le roi est nu, même si certains font semblant de ne pas le voir, tout le monde sait bien vers quelle catastrophe nous nous dirigeons. Catastrophe économique d’abord, la crise de surproduction n’est absolument pas résolue, et il suffit  le 9 septembre 2016 que les spéculateurs entendent de la bouche de Mario que la planche à billets qui tourne déjà très vite, ne tournera pas plus vite, pour que la bourse pique du nez. Catastrophe politique ensuite, un pays en état de siège permanent, est un pays malade. L’armée Suisse s’interroge sur ce qu’il conviendra de  faire quand elle aura la Syrie comme frontière, et en écho l’armée française échafaude des plans pour reprendre le contrôle de pans entiers du territoire, qui ne sont justement plus sous contrôle. Tout cela nous  l’annonçons depuis plusieurs années. La médiocrité du personnel politique ne permet pas d’espérer que Jeanne d’Arc va surgir pour sauver la France. Les propositions timorées des économistes keynésiens canada dry, que l’on commence à ressortir, sont en décalage avec la situation, et en retard de plusieurs trains. Ils ont voulu sauvegarder leurs carrières universitaires en gardant des positions, certes en opposition avec les économistes de l’offre, mais qui restaient dans le domaine de l’acceptable pour que leurs ambitions ne soient pas trop contrariées par les libéraux qui ont exercé une véritable dictature depuis plusieurs décennies dans les universités. Ces comportements opportunistes sont incompatibles avec les exigences scientifiques d’une pensée de recherche. C’est pourquoi leur pensée reste médiocre, tachée par les génuflexions à la pensée unique, et fait doucement rigoler les économistes de l’offre, qui nous ont pourtant plongé dans cette crise économique majeure.   On ne peut donc pas plus attendre des arrivistes universitaires, que des arrivistes politiques, la solution pour éviter la catastrophe.   

Des milliers de Français ont déjà réalisé ce constat, et ils ont quitté le navire, au rythme de 200000 par an, depuis plusieurs années, pour l’étranger. L’exil fiscal représente une faible part de cette émigration. Ceux qui partent sont ceux qui sont écœurés par l’évolution de notre pays, et dépités de ne pouvoir accéder aux postes de responsabilité sauvagement défendus par les médiocres qui les occupent, non pas parce que ces derniers sont bien nés, mais parce qu’ils sont bien cooptés par les réseaux d’influence qui pourrissent ce pays.  C’est pourquoi, malheureusement, ceux qui partent sont souvent ceux dont nous aurions le plus besoin.  Il faut donc nous préparer au pire.  C’est à dire : premièrement se demander comment sauver nos petites noisettes dans ce merdier, deuxièmement penser aux générations futures en réfléchissant à un nouveau programme du C.N.R, une fois que les temps barbares seront passés.

A suivre.



Ces bouteilles de gaz qui vont exploser.

 

La production industrielle de la France a diminué de 0,6% en juillet, retombant à ses plus bas niveaux depuis un an. 

Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse de la production industrielle de la France ce qui vient s’ajouter au recul de la consommation des ménages. La crise de surproduction et la déflation continuent de s’aggraver. C’est l’échec lamentable de politique de l’offre pratiquée depuis de nombreuses années. Ils arrivent même à transformer de bonnes idées en mauvaises. Ainsi la baisse de l’I.S que nous proposons depuis plusieurs années et qu’ils viennent de réaliser, c’est trop tard, trop peu, et  elle est accordée aux mauvaises personnes. Passer de 33% à 28 ne provoquera aucun choc fiscal, quand les autres pays développés ont déjà baissé depuis longtemps pour des réductions plus significatives. L’attribuer aux petites entreprises plutôt qu’aux grandes, n’aura que des effets électoraux, alors qu’il faudrait inciter les F.M.N à relocaliser en France. Bref ils ne contrôlent plus rien, dans aucun domaine.

 



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