Il faut sauver le soldat France

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par Facebook depuis septembre 2019, c’est dire

comme la vérité dérange.

 

ARTICLE FONDATEUR.

LA SUITE CHRONOLOGIQUE DU BLOG

COMMENCE APRES CE TEXTE.

 

Article paru partiellement dans Alternatives Economiques Janvier 2011, rubrique courriers des lecteurs.
Ci dessous version complète.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Dire qu’aujourd’hui la situation économique est préoccupante constitue un euphémisme. Rappeler qu’elle ressemble étrangement à celle de 1929, devient chaque jour qui passe une évidence un peu plus pesante. Or après 1929 est survenue l’année 1933, puis la guerre mondiale. Ceux qui pensent qu’un Hitler n’arrive qu’une fois, et que l’histoire s’est définitivement arrêtée grâce à la généralisation de la démocratie, et au développement du génial marché, n’ont pas bien regardé l’évolution de l’échiquier politique européen. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la ruine programmée des classes moyennes dans les pays les plus affectés, et la paupérisation des classes les moins favorisées, fourniront les bataillons électoraux des aventuriers. C’est pourquoi il est vital de surmonter la crise économique actuelle, et de dénoncer les politiques de restrictions budgétaires, qui vont nous jeter droit dans une grave crise déflationniste. Pour cela il convient de comprendre les origines véritables du marasme actuel et d’apporter des solutions.

Comprendre la crise actuelle.

Que l’on déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si cela semble être une tautologie, il est nécessaire que les ménages consomment. Or, à quoi assistons-nous depuis trente ans ?
La part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages, et de la consommation, ne cesse de diminuer par rapport à la valeur ajoutée des entreprises, c’est à dire par rapport à la richesse qu’elles créaient. Il semblerait que l’on ait oublié que la crise de 1929 ne commence pas par un crack bousier en octobre de la même année. Elle commence en 1926 par une crise de surproduction qui se traduit par un effondrement des prix agricoles. L’origine de cette crise étant un décalage croissant entre une formidable augmentation de la productivité depuis la première guerre mondiale, et des salaires que l’on s’obstinait à faire plafonner. La crise de surproduction industrielle était quant à elle lisible dans les statistiques depuis 1924. Ses causes sont les mêmes : un décalage croissant entre l’augmentation de la productivité et les capacités de consommation.
Un demi siècle plus tard tout sera oublié, et la chasse aux salaires fut rouverte, sous le prétexte de contenir les coûts, de privilégier les conditions de l’offre sans se préoccuper des conditions de la demande. Autant élaguer un arbre en s’asseyant sur les branches que l’on veut couper. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : les années folles qui précédèrent la grande crise, sont tout à fait comparables aux années dingues qui précédèrent celles de 2008 : économie de casino, enrichissements fabuleux et discutables, scandales financiers et politiques à répétition.
Certes, ceux qui ont initié ce bégaiement de l’histoire à la fin des années 70, ceux que l’on pourrait appeler les néo rétros, ceux qui pensaient être enfin débarrassés de Keynes et de son analyse de la crise de 1929, ceux là croyaient aussi avoir trouvé le Graal économique dans le développement massif de l’endettement des ménages, pour suppléer à l’insuffisance des revenus. C’est ainsi que l’on est allé jusqu’à proposer des crédits aux États-unis à des familles à qui on aurait jamais du laisser croire qu’elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements, en déléguant aux marchés le soin de réguler l’ensemble. Ce qui devait arriver est survenu, et le pire est peut-être devant nous. En effet la solvabilité des ménages américains concernant leurs très nombreuses cartes de crédit n’a rien à envier à celle de leurs crédits immobiliers, sans parler de celle de nombreux États et de leurs collectivités locales, américains ou européens, de l’Irlande à la Floride, en passant par la Grèce et le Portugal, piégés dans de mirifiques actifs toxiques, vendus par des institutions financières, ou piégés par l’obligation de renflouer banques et entreprises privées. Tout cela ayant été rendu possible par la déréglementation des institutions financières, c’est-à-dire le détricotage des pare feux mis en place après la grande crise, déréglementation vantée par des irresponsables qui étaient convaincus qu’une banque peut faire faillite sans trop de dommage pour l’économie, un peu comme si une institution financière constituaient une entreprise comparable à la boutique des parents de Margaret Thatcher. Il est vrai que ces beaux idéologues du marché n’oublient jamais de tendre la sébile quand leur théorie s’effondre, et ne s’offusquent jamais d’obliger les états à socialiser les pertes du secteur privé.
La bêtise n’ayant aucune limite, certains continuent de penser échapper à la crise grâce à la compression leurs coûts de production, en réduisant toujours et encore les salaires, car ils ont transformé leur économie en machine à exporter. L’année 2010 les a malheureusement confirmé leur triste égoïsme. C’est ainsi que les décideurs allemands sont très loin d’admettre qu’ils se sont trompés en privilégiant les conditions de l’offre et en espérant que la demande viendrait de l’étranger. C’est oublié un peu vite qu’il est un moment dans les crises mondiales où plus personne ne veut payer pour les autres, et surtout plus personne ne veut augmenter sa dette pour financer les exportations des autres. Il suffit d’écouter les propositions de sortie de l’Euro et de néo protectionnisme de plus en plus nombreuses, pour comprendre que les peuples vont bientôt passer par-dessus bord ces messieurs bien élevés et bien rémunérés de Bruxelles. Tout se passe comme si personne n’avait rien compris ni rien appris : l’Allemagne se pense bien à l’abri dans ce qu’il faut bien appeler une nouvelle zone mark, Allemagne qui finira par s’étonner de son encerclement au fur et à mesure du développement d’inéluctables réactions populistes, et le reste de l’Europe fonce tête baissée, et par tous les moyens possibles vers la déflation. C’est ce chemin qui est pris en diminuant le salaire des fonctionnaires, comme Laval, (le même que celui qui fut ministre de Pétain), l’avait déjà réalisé en 1934 en France. Keynes proposait de ruiner les rentiers pour sortir de la crise. Il semble salutaire aujourd’hui d’empêcher les comptables bornés de sévir.

Sortir du piège de la dette.

Diminuer à tout prix les dépenses publiques de façon drastique pour réduire les déficits et échapper à la sanction des marchés financiers, ne conduira qu’à une chose : transformer la crise en dépression déflationniste dont nous ne parviendrons plus à nous sortir, car les banquiers centraux auront beaucoup de mal à faire passer leurs taux en dessous du zéro pour tenter de relancer la machine économique.
Cependant il est évident que le poids de la dette des États devient insoutenable pour les finances publiques. Il faut donc cesser de nous livrer pieds et poings liés aux marchés financiers qui n’ont pas pour vocation de dépasser la recherche de leurs profits de court terme. Pour cela il faut trouver d’autres ressources moins onéreuses, et surtout qui diminuent notre dépendance à l’égard des marchés. Elles s’appellent emprunt national. Pourquoi ne pas restructurer la dette de la France en émettant des obligations destinées aux particuliers à des taux proches du livret A, défiscalisées comme le livret A, et des taux encore inférieurs à ceux qui rapatrieront leurs capitaux de l’étranger avec une promesse d’amnistie fiscale?

Réorienter la dépense publique, donner l’exemple, encourager le mérite, débloquer la société.

Les marchés ont ceci de pervers : ils attendent de la part des États des économies, mais ils redoutent un effondrement de la demande. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’envoyer un signal fort de soutien à la consommation. C’est pourquoi l’État français doit aménager sa politique.

Contre vents et marées il faut maintenir la progression du pouvoir d’achat des fonctionnaires, surtout des petits et moyens traitements ainsi que les salaires des classes intermédiaires du secteur privé, (les petits salaires étant protégés par le S.M.I.C), car la propension à consommer de ces ménages est importante, elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable.
De nombreuses économies sont possibles dans le fonctionnement de l’État. Il faudrait beaucoup de courage politique pour rationaliser les revenus des élus de la république, remplacer les pléthores de conseillers et de chargés de missions par des hauts fonctionnaires qui sont universellement reconnus pour leur sens du service de l’État, et dont les traitements sont déjà budgétisés. Il faudrait encore davantage de volonté politique pour s’interroger sur la pertinence de certaines institutions très coûteuses, comme le Sénat et le conseil économique et social, sur la multiplication des mandats électifs qui dénaturent la démocratie et qui donnent des arguments à ceux qui veulent l’abattre.
Notre pays crève de la cooptation à tous les étages, et laisse partir à l’étranger des talents irremplaçables. Est-il normal qu’un jeune chercheur en mathématique reconnu par une récompense internationale réalise sa carrière dans une université américaine, comme beaucoup d’autres avant lui ?
De mauvaises langues laissent entendre à ce sujet que la France républicaine ne l’est plus, et que la suspicion serait légitime concernant l’attribution de nombreux emplois bien rémunérés et valorisants pour leurs bénéficiaires : (de qui est-il l’enfant, le copain ou la maîtresse ?) et cela à tous les niveaux de la société française, à droite comme à gauche. On ne se cacherait même plus d’être « le fils de », pour exercer la même activité que ses géniteurs. A moins de considérer qu’il existe des gènes de la situation privilégiée, il serait alors à craindre que la France républicaine n’ait plus rien à envier à la société de l’ancien régime. Pire encore : on susurrerait que les charges ne s’achètent même plus, le copinage suffit, et les princes n’auraient même plus la capacité de promouvoir les talents nécessaires à la survie de leur régime, car cela serait bien trop dangereux pour leur pouvoir, qui craint la concurrence, et évolue dans une paranoïa permanente. Bien entendu cela n’est que le fruit des élucubrations d’une presse étrangère jamais avare de compliments à notre égard. Cependant si cela constituait un semblant de début de vérité, il faudrait une nuit du 4 Juillet des privilèges et du copinage afin de valoriser le talent et la réussite, au détriment de l’utilisation des carnets d’adresses.

D’autres propositions sont possibles pour promouvoir le talent et donner un élan pour une nouvelle croissance :
Abolir l’impôt sur les sociétés qui stérilise de nombreux talents occupés à contourner l’impôt, et de nombreux fonctionnaires pourchassant les fraudeurs. Le remplacer par un impôt sur le chiffre d’affaires réalisé en France, avec déduction à partir de la masse salariale versée pour privilégier les véritables facteurs de croissance et de progrès.
Pourquoi ne pas envisager l’attribution de logements de fonction au mérite pour retenir ceux qui permettront de construire la France de demain, alors que l’État regorge d’un parc immobilier dont l’utilisation est souvent contestée.
Les déficits sociaux sont une autre cause d’endettement. La seule solution envisagée consiste à allonger la durée de travail de seniors qui ont déjà bien du mal à conserver leur emploi. A quand les pompiers de 62 ans, les pilotes de ligne de 65, sans parler des enseignants du même age devant des classes de 45 élèves, ou encore des chirurgiens aux mains percluses d’arthrose. . Sans oublier l’injustice sociale qui consiste finalement à priver de retraites les ouvriers, car l’espérance de vie des catégories sociales est loin d’être la même pour tous. Augmenter jusqu’à 65 ans la retraite à taux plein consiste à priver toute une partie de la population d’un droit légitime, puisque les maladies professionnelles conduisent au cimetière de nombreux seniors, avant même de pouvoir bénéficier de leur retraite. En réalité que deviennent les déficits si il y a un millions de chômeurs de moins, et avec deux, voire trois de moins? Le vrai problème n’est il pas celui du chômage ?
Une politique de grands travaux. Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent : par exemple, est il vraiment utopiste d’envisager de rendre autonome chaque bâtiment administratif dans sa consommation énergétique, grâce à un développement d’une industrie solaire de proximité, qui ne remplacera jamais notre nécessaire industrie nucléaire, mais dont la demande sera tellement importante, que nous allons saturer nos importations, et contraindre au développement d’une industrie solaire nationale. Au besoin donnons une pelle à chaque chômeur pour qu’il puisse percer un trou qui justifie le versement d’un salaire, ne laissons pas la lèpre gangrener les membres vifs de notre société.

Relisons Keynes, a t-on oublié que le président Hoover aux États Unis voyait la prospérité revenir en 1931, comme lui pronostiquaient ses conseillers, idéologue du marché pur et dur ? Devons nous résoudre aux recettes des monétaristes de tout poil qui sévissent dans les banques
centrales, qui proposent de parachuter des monnaies de singe depuis leurs luxueux hélicoptères,
et qui oublient que leurs colis de sauvetage sombreront dans des trappes à liquidité sans fond,
qu’ils ne vont provoquer que leur ruine, ce qui n’est pas grave, mais aussi celle de la civilisation occidentale, ce qu’il l’est beaucoup plus ?



Anti-France, Anti-social, c’est pareil.

 

charge de cavalerie

Ils ont privatisé les entreprises françaises. Comme le point de retraite qui ne baissera pas, c’est promis, les noyaux durs devaient protéger les fleurons français des prédateurs extérieurs, c’était promis aussi. Résultat : pas une entreprise du CAC 40 a un actionnariat français majoritaire, et beaucoup d’entreprises historiques ont sombré dans la mondialisation.

Pour Delevoye, il faudrait 50 millions d’immigrés supplémentaires en Europe pour équilibrer les systèmes des retraites. Donc pour les mondialistes, un immigré est une variable d’ajustement économique au service du grand capital mondialisé : quelle surprise ! Et si les pays en voie de développement ont besoin de leurs natifs chez eux pour se développer, on s’en fout.

Quand tu entends sur L.C.I le 9 décembre 2019, Zemmour, censé être d’extrême droite, défendre le modèle social français, contre Olivennes, ancien gauchiste enrichi dégoulinant de bons sentiments, défendre la casse sociale de Macron, tu regardes autrement l’échiquier politique français.

Sauver le modèle français, c’est sauver un modèle social.

Allô, le Conseil National de la Résistance, y a quelqu’un ?

Allô, Nationalistes, Gaullistes, Communistes, y a quelqu’un ?



Jean-Paul Delevoye : un très bon spécialiste du système des retraites.

daumierC’est un Monsieur qui cumule 10.135 Euros de salaire de ministre, avec ses pensions versées par le régime général de la sécu et par la caisse de retraite des anciens élus locaux, ce qui fait un joli pactole chaque fin de mois. Mais on ne s’énerve pas, car pour l’instant il ne perçoit pas toutes ses retraites d’ancien élu, ainsi il ne perçoit plus sa retraite d’ancien sénateur ou député, ( il est interdit de cumuler cette ressource en or avec la fonction de ministre). Pas d’inquiétude à avoir, il retrouvera cette confortable pension, quand il ne sera plus ministre. Par ailleurs, c’est un pédagogue de grand talent, car il est aussi administrateur du principal institut de formation des assureurs. Il a juste oublié de déclarer cette petite activité bénévole dans sa déclaration d’intérêt. On se demande pourquoi.

NB : les assureurs se réjouissent ouvertement de cette réforme des retraites qui leur ouvre un potentiel énorme de contrats à vendre. Dans le journal du Dimanche, en octobre 2019, le Directeur général de l’assureur AG2R parlait « d’une bonne réforme ». Français, si vous avez le sentiment d’être pris pour des cons, vous avez raison.

Mise à jour du 09/12/2019 : il a démissionné de… l’institut de formation. Comment dire ? Lol MDR. Elle est où la France de Chaban-Delmas, quand la simple optimisation fiscale légale, ruinait ta carrière politique de grand résistant gaulliste ? Crise totale, on disait.

 



Achetez français, depuis le temps qu’on vous le dit, que c’est la solution à la crise.

blindé de la gendarmerie

Moteur : Diesel Berliet V800 8 cylindres en V de cylindrée: 6,92 litres
Armement principal : mitrailleuse AANF1 de 7,62 mm
Armement secondaire : lance-grenades 56 mm
Puissance : 170 ch (147 kW)
Puissance massique : 12,14 ch/t en ordre de combat
Blindage : 8 mm /protection contre les balles de calibre 7,62 mm, les mines et les éclats
Longueur : 6,04 m (6,175 m avec lame)
Equipe la gendarmerie, date de 1969, marche encore, consomme 40 litres aux cents kilomètres, équipé d’un Greta je t’emmerde dans le moteur et l’échappement, qui enfume la place de l’Etoile mieux qu’une caisse de grenades lacrymogènes. Arrêter d’acheter des saloperies exotiques, et relançons l’industrie française. 


5 Décembre 2019 : le néo-libéralisme aux forceps.

deux vieux 

«ça lui a pas suffi les gilets jaunes ? »

«bof, un p’tit attentat et ça repart »

«il est fou ?»

«pire : il est convaincu d’être au sommet du genre humain»

« celui qui ne connaît pas l’histoire, est condamné à la revivre»




Pourquoi quand tu es marxiste-léniniste, ou keynésien, ou ultra-nationaliste tu vas voter pour Boris.

Argument un : cela donne des boutons à la pensée unique, et c’est tellement jouissif, qu’il faudrait être masochiste pour s’en priver.

Arguments suivants :

doigt d'honneur 2

- Si tu veux nationaliser, rétablir le monopole du service public, instaurer la planification, l’Eurocratie te l’interdit. Il faut donc d’abord sortir de l’Eurocratie, même avec un projet ultra libéral de Singapour sur Tamise, pour pouvoir construire Berlin-Est sur Tamise. Amis marxistes il faudrait peut-être revenir aux fondamentaux, et faire un peu de politique, plutôt que de dégouliner de bons sentiments, et de faire la courte échelle à ceux qui vont vous défenestrer quand ils auront pris le pouvoir, comme cela s’est passé en Iran il y a quelques décennies . 

- Si tu veux profiter des réducs de Mario et consorts sur les taux d’intérêt, et faire une vraie politique de relance budgétaire avec un déficit de 25%  du P.I.B  pour faire de la croissance et de l’inflation, en Eurocratie c’est impossible. Angéla ferait bombarder Londres. Barnier demanderait un procès de Nuremberg, et Moscovici te rappellerait que c’est étranger aux principes des sociaux-traîtres. Donc là encore tu votes Boris, si tu es vraiment keynésien. Boris qui d’ailleurs annonce une politique économique keynésienne après le Brexit, mais c’est son problème.

- si tu veux choisir qui rentre dans ton pays, en Eurocratie c’est impossible. Tu dois accepter les gens biens, mais aussi les gens moches, les réfugiés mais y compris ceux qui te vomissent dessus. Donc si tu en ras la casquette de t’excuser en permanence, et que finalement tu penses que ta civilisation est celle du progrès, là encore tu votes Brexit. 

C.Q.F.D



La droite la moins bête du monde.

90D2A731-D1EB-42FF-9D1E-BB4BE2F0E622Comment éviter cette nuit qui tombe sur l’Europe ? Fastoche, fait comme Boris : Exit l’Eurocratie  et annonce une politique de relance keynésienne : l’argent frais pour le système public de santé ,  préservation du pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes avec embauche de 50 000 nouvelles infirmières pour le système de santé,  et recrutement de 6 000 médecins généralistes supplémentaires. Engage toi aussi à maintenir la pression fiscale en l’état : pas d’augmentation de l’impôt sur le revenu, ni de hausse de la TVA avec cerise sur le gâteau :  salaire minimal horaire qui progresserait de 8,21 livres à 10,50 livres. Bref, on est chez nous, et on ne fait pas la politique de Bruxelles, on fait une politique conforme à l’intérêt national. Résultat : les électeurs travaillistes qui ont voté Brexit vont voter Boris, et ce dernier après avoir piqué Londres à la gauche, va piquer ses électeurs à  celui qui pense qu’être à gauche consiste à  soutenir l’obscurantisme et à ne pas être clair sur le Brexit.  On avance, on avance. Vendez vos trois actions FDJ, et profitez des taux négatifs de Mario pour vous endetter, afin d’acheter des actions anglaises. 
 



Faire du Chili en Grèce.

picsouLa réforme continue : faire du néo libéralisme partout, en Grèce comme ailleurs, comme au Chili, comme en France. En Grèce le malade n’a pas été encore assez saigné : on va y ajouter des restrictions du droit de grève, une suppression des conventions collectives, dans le cadre du « grand projet de loi pour la croissance » du premier ministre conservateur. Bref, les mêmes recettes depuis quarante ans, qui n’ont jamais mené aux crises, comme en 2008, ou comme en 1929. Fuck le progrès, vive l’age de pierre social, fuck les nations, vive le capitalisme apatride mondialisé. C’est une bonne recette certainement. Tic tac, tic tac.



Pourquoi l’Occident démocratique va tomber.

Denim pants around ankles.

Mourir pour Dantzig était déjà un débat. Mourir pour Hong Kong n’est même pas un débat. A quoi croient ceux qui nous dirigent ? A rien à part à eux mêmes, à leur carrière, à leur jouissance, c’est à dire à pas grand chose. Ils ont fait la crise totale, ils sont la crise totale, ils vivent de la crise totale. Et c’est tout. 



Combien de temps pensez vous pouvoir tenir ?

On posait cette question le 13 Janvier 2019. Depuis de l’eau a coulé sous les ponts. La répression s’est renforcée, l’ordre règne, enfin presque. En réalité le pays s’enfonce, c’est la conséquence du néo-libéralisme de quarante ans, de la volonté de revenir à l’age de pierre social. La drame se rapproche.

Voilà donc un des articles qui a provoqué la censure Facebook.

 Combien de temps pensez vous pouvoir tenir encore ? 13 janvier

 

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Combien de temps pensez vous pouvoir tenir encore avec des commerces et des banques barricadés, dans cette ambiance de guerre civile, avec un ratio d’un policier pour deux ou trois manifestants ? Surtout combien de temps pensez vous pouvoir tenir encore, quand fin Janvier les contribuables vont découvrir le vrai visage du prélèvement à la source : une avance de trésorerie de plusieurs milliards d’Euros au détriment de nombreux imposables, ceux qui n’étaient pas mensualisés, ceux qui allégeaient la facture grâce aux défiscalisations qui ne se retrouveront pas toutes dans le chèque de Janvier ? Appelons un chat un chat : moins d’un ménage sur deux paye l’impôt sur le revenu, quelle est la proportion chez les gilets jaunes ? Elle est beaucoup plus importante. Et surtout la question qui dérange c’est : pour qui ils ne veulent plus payer d’impôts ? Hein pour qui, vraiment, à votre avis, nous posons la question à tous ces hypocrites qui ont bien compris, mais qui font comme si ils ne savaient pas ?

Le brun cette couleur tendance que l’on disait, et qui va si bien aux classes moyennes victimes des crises de surproduction. Il y a longtemps que l’on a annoncé ce basculement consécutif aux tentatives de régulation de la crise par les politiques économiques de l’offre. Regarde la nuit qui tombe sur l’Europe : on l’a dit, il y aura un moment où la pensée unique regrettera les poooopulistes qui eux, jouent encore la règle des institutions démocratiques. Mais la pensée unique est en train de ressusciter la bête sombre, on sent son souffle roque sur les nuques fragiles des incrédules, des naïfs, de ceux qui pensaient encore en avril 1940 que l’on trouverait bien encore un arrangement, une compromission. Est-il encore temps de faire marche arrière ? Probablement non, car il faudrait une résilience des démocraties européennes incroyable, improbable, tellement elles sont devenues vermoulues, corrompues, qu’elles puent l’odeur de merde des écuries d’Augias . Et cette fois ci, comme toujours, il suffira d’une nouvelle et ultime crise financière majeure pour provoquer un Mad max généralisé. Bravo pour ce résultat à tous les profiteurs, les parasites sociaux, les jouisseurs sinistres, qui vont nous renvoyer aux heures sombres de l’histoire. Un détail, comme disait l’autre.



La baisse du chômage continue.

radicalisation gilet jauneMême en tripatouillant les chiffres ils annoncent une augmentation du chômage de 10000 personnes au troisième trimestre 2019. On est très surpris : il suffit de nous lire pour comprendre que le néo-liberalisme dans une atmosphère de déflation et de surproduction, c‘est la bonne politique. Surtout en faisant encore plus dogmatique que tout le monde, en ayant le pied bloqué sur la pédale, (budgétaire), et en lâchant un peu quand la populace fait mine de marcher sur l’Elysée, ce qui ne sert à rien. On achève de couler les banques avec la politique de dingue des banques centrales, et on va y être. Tout va bien Madame la marquise nous tenons la situation en main, au Chili, au Liban, le 5 décembre en France, et même un peu avant il semblerait. Manquerait plus que les chars Leclerc tombent en panne, ou que la police pactise avec les émeutiers. A vos scénarios, l’histoire avance.



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