Il faut sauver le soldat France

ARTICLE FONDATEUR.

LA SUITE CHRONOLOGIQUE DU BLOG

COMMENCE APRES CE TEXTE. 

 

Article paru partiellement dans Alternatives Economiques Janvier 2011, rubrique courriers des lecteurs.
Ci dessous version complète.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Dire qu’aujourd’hui la situation économique est préoccupante constitue un euphémisme. Rappeler qu’elle ressemble étrangement à celle de 1929, devient chaque jour qui passe une évidence un peu plus pesante. Or après 1929 est survenue l’année 1933, puis la guerre mondiale. Ceux qui pensent qu’un Hitler n’arrive qu’une fois, et que l’histoire s’est définitivement arrêtée grâce à la généralisation de la démocratie, et au développement du génial marché, n’ont pas bien regardé l’évolution de l’échiquier politique européen. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la ruine programmée des classes moyennes dans les pays les plus affectés, et la paupérisation des classes les moins favorisées, fourniront les bataillons électoraux des aventuriers. C’est pourquoi il est vital de surmonter la crise économique actuelle, et de dénoncer les politiques de restrictions budgétaires, qui vont nous jeter droit dans une grave crise déflationniste. Pour cela il convient de comprendre les origines véritables du marasme actuel et d’apporter des solutions.

Comprendre la crise actuelle.

Que l’on déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si cela semble être une tautologie, il est nécessaire que les ménages consomment. Or, à quoi assistons-nous depuis trente ans ?
La part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages, et de la consommation, ne cesse de diminuer par rapport à la valeur ajoutée des entreprises, c’est à dire par rapport à la richesse qu’elles créaient. Il semblerait que l’on ait oublié que la crise de 1929 ne commence pas par un crack bousier en octobre de la même année. Elle commence en 1926 par une crise de surproduction qui se traduit par un effondrement des prix agricoles. L’origine de cette crise étant un décalage croissant entre une formidable augmentation de la productivité depuis la première guerre mondiale, et des salaires que l’on s’obstinait à faire plafonner. La crise de surproduction industrielle était quant à elle lisible dans les statistiques depuis 1924. Ses causes sont les mêmes : un décalage croissant entre l’augmentation de la productivité et les capacités de consommation.
Un demi siècle plus tard tout sera oublié, et la chasse aux salaires fut rouverte, sous le prétexte de contenir les coûts, de privilégier les conditions de l’offre sans se préoccuper des conditions de la demande. Autant élaguer un arbre en s’asseyant sur les branches que l’on veut couper. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : les années folles qui précédèrent la grande crise, sont tout à fait comparables aux années dingues qui précédèrent celles de 2008 : économie de casino, enrichissements fabuleux et discutables, scandales financiers et politiques à répétition.
Certes, ceux qui ont initié ce bégaiement de l’histoire à la fin des années 70, ceux que l’on pourrait appeler les néo rétros, ceux qui pensaient être enfin débarrassés de Keynes et de son analyse de la crise de 1929, ceux là croyaient aussi avoir trouvé le Graal économique dans le développement massif de l’endettement des ménages, pour suppléer à l’insuffisance des revenus. C’est ainsi que l’on est allé jusqu’à proposer des crédits aux États-unis à des familles à qui on aurait jamais du laisser croire qu’elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements, en déléguant aux marchés le soin de réguler l’ensemble. Ce qui devait arriver est survenu, et le pire est peut-être devant nous. En effet la solvabilité des ménages américains concernant leurs très nombreuses cartes de crédit n’a rien à envier à celle de leurs crédits immobiliers, sans parler de celle de nombreux États et de leurs collectivités locales, américains ou européens, de l’Irlande à la Floride, en passant par la Grèce et le Portugal, piégés dans de mirifiques actifs toxiques, vendus par des institutions financières, ou piégés par l’obligation de renflouer banques et entreprises privées. Tout cela ayant été rendu possible par la déréglementation des institutions financières, c’est-à-dire le détricotage des pare feux mis en place après la grande crise, déréglementation vantée par des irresponsables qui étaient convaincus qu’une banque peut faire faillite sans trop de dommage pour l’économie, un peu comme si une institution financière constituaient une entreprise comparable à la boutique des parents de Margaret Thatcher. Il est vrai que ces beaux idéologues du marché n’oublient jamais de tendre la sébile quand leur théorie s’effondre, et ne s’offusquent jamais d’obliger les états à socialiser les pertes du secteur privé.
La bêtise n’ayant aucune limite, certains continuent de penser échapper à la crise grâce à la compression leurs coûts de production, en réduisant toujours et encore les salaires, car ils ont transformé leur économie en machine à exporter. L’année 2010 les a malheureusement confirmé leur triste égoïsme. C’est ainsi que les décideurs allemands sont très loin d’admettre qu’ils se sont trompés en privilégiant les conditions de l’offre et en espérant que la demande viendrait de l’étranger. C’est oublié un peu vite qu’il est un moment dans les crises mondiales où plus personne ne veut payer pour les autres, et surtout plus personne ne veut augmenter sa dette pour financer les exportations des autres. Il suffit d’écouter les propositions de sortie de l’Euro et de néo protectionnisme de plus en plus nombreuses, pour comprendre que les peuples vont bientôt passer par-dessus bord ces messieurs bien élevés et bien rémunérés de Bruxelles. Tout se passe comme si personne n’avait rien compris ni rien appris : l’Allemagne se pense bien à l’abri dans ce qu’il faut bien appeler une nouvelle zone mark, Allemagne qui finira par s’étonner de son encerclement au fur et à mesure du développement d’inéluctables réactions populistes, et le reste de l’Europe fonce tête baissée, et par tous les moyens possibles vers la déflation. C’est ce chemin qui est pris en diminuant le salaire des fonctionnaires, comme Laval, (le même que celui qui fut ministre de Pétain), l’avait déjà réalisé en 1934 en France. Keynes proposait de ruiner les rentiers pour sortir de la crise. Il semble salutaire aujourd’hui d’empêcher les comptables bornés de sévir.

Sortir du piège de la dette.

Diminuer à tout prix les dépenses publiques de façon drastique pour réduire les déficits et échapper à la sanction des marchés financiers, ne conduira qu’à une chose : transformer la crise en dépression déflationniste dont nous ne parviendrons plus à nous sortir, car les banquiers centraux auront beaucoup de mal à faire passer leurs taux en dessous du zéro pour tenter de relancer la machine économique.
Cependant il est évident que le poids de la dette des États devient insoutenable pour les finances publiques. Il faut donc cesser de nous livrer pieds et poings liés aux marchés financiers qui n’ont pas pour vocation de dépasser la recherche de leurs profits de court terme. Pour cela il faut trouver d’autres ressources moins onéreuses, et surtout qui diminuent notre dépendance à l’égard des marchés. Elles s’appellent emprunt national. Pourquoi ne pas restructurer la dette de la France en émettant des obligations destinées aux particuliers à des taux proches du livret A, défiscalisées comme le livret A, et des taux encore inférieurs à ceux qui rapatrieront leurs capitaux de l’étranger avec une promesse d’amnistie fiscale?

Réorienter la dépense publique, donner l’exemple, encourager le mérite, débloquer la société.

Les marchés ont ceci de pervers : ils attendent de la part des États des économies, mais ils redoutent un effondrement de la demande. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’envoyer un signal fort de soutien à la consommation. C’est pourquoi l’État français doit aménager sa politique.

Contre vents et marées il faut maintenir la progression du pouvoir d’achat des fonctionnaires, surtout des petits et moyens traitements ainsi que les salaires des classes intermédiaires du secteur privé, (les petits salaires étant protégés par le S.M.I.C), car la propension à consommer de ces ménages est importante, elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable.
De nombreuses économies sont possibles dans le fonctionnement de l’État. Il faudrait beaucoup de courage politique pour rationaliser les revenus des élus de la république, remplacer les pléthores de conseillers et de chargés de missions par des hauts fonctionnaires qui sont universellement reconnus pour leur sens du service de l’État, et dont les traitements sont déjà budgétisés. Il faudrait encore davantage de volonté politique pour s’interroger sur la pertinence de certaines institutions très coûteuses, comme le Sénat et le conseil économique et social, sur la multiplication des mandats électifs qui dénaturent la démocratie et qui donnent des arguments à ceux qui veulent l’abattre.
Notre pays crève de la cooptation à tous les étages, et laisse partir à l’étranger des talents irremplaçables. Est-il normal qu’un jeune chercheur en mathématique reconnu par une récompense internationale réalise sa carrière dans une université américaine, comme beaucoup d’autres avant lui ?
De mauvaises langues laissent entendre à ce sujet que la France républicaine ne l’est plus, et que la suspicion serait légitime concernant l’attribution de nombreux emplois bien rémunérés et valorisants pour leurs bénéficiaires : (de qui est-il l’enfant, le copain ou la maîtresse ?) et cela à tous les niveaux de la société française, à droite comme à gauche. On ne se cacherait même plus d’être « le fils de », pour exercer la même activité que ses géniteurs. A moins de considérer qu’il existe des gènes de la situation privilégiée, il serait alors à craindre que la France républicaine n’ait plus rien à envier à la société de l’ancien régime. Pire encore : on susurrerait que les charges ne s’achètent même plus, le copinage suffit, et les princes n’auraient même plus la capacité de promouvoir les talents nécessaires à la survie de leur régime, car cela serait bien trop dangereux pour leur pouvoir, qui craint la concurrence, et évolue dans une paranoïa permanente. Bien entendu cela n’est que le fruit des élucubrations d’une presse étrangère jamais avare de compliments à notre égard. Cependant si cela constituait un semblant de début de vérité, il faudrait une nuit du 4 Juillet des privilèges et du copinage afin de valoriser le talent et la réussite, au détriment de l’utilisation des carnets d’adresses.

D’autres propositions sont possibles pour promouvoir le talent et donner un élan pour une nouvelle croissance :
Abolir l’impôt sur les sociétés qui stérilise de nombreux talents occupés à contourner l’impôt, et de nombreux fonctionnaires pourchassant les fraudeurs. Le remplacer par un impôt sur le chiffre d’affaires réalisé en France, avec déduction à partir de la masse salariale versée pour privilégier les véritables facteurs de croissance et de progrès.
Pourquoi ne pas envisager l’attribution de logements de fonction au mérite pour retenir ceux qui permettront de construire la France de demain, alors que l’État regorge d’un parc immobilier dont l’utilisation est souvent contestée.
Les déficits sociaux sont une autre cause d’endettement. La seule solution envisagée consiste à allonger la durée de travail de seniors qui ont déjà bien du mal à conserver leur emploi. A quand les pompiers de 62 ans, les pilotes de ligne de 65, sans parler des enseignants du même age devant des classes de 45 élèves, ou encore des chirurgiens aux mains percluses d’arthrose. . Sans oublier l’injustice sociale qui consiste finalement à priver de retraites les ouvriers, car l’espérance de vie des catégories sociales est loin d’être la même pour tous. Augmenter jusqu’à 65 ans la retraite à taux plein consiste à priver toute une partie de la population d’un droit légitime, puisque les maladies professionnelles conduisent au cimetière de nombreux seniors, avant même de pouvoir bénéficier de leur retraite. En réalité que deviennent les déficits si il y a un millions de chômeurs de moins, et avec deux, voire trois de moins? Le vrai problème n’est il pas celui du chômage ?
Une politique de grands travaux. Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent : par exemple, est il vraiment utopiste d’envisager de rendre autonome chaque bâtiment administratif dans sa consommation énergétique, grâce à un développement d’une industrie solaire de proximité, qui ne remplacera jamais notre nécessaire industrie nucléaire, mais dont la demande sera tellement importante, que nous allons saturer nos importations, et contraindre au développement d’une industrie solaire nationale. Au besoin donnons une pelle à chaque chômeur pour qu’il puisse percer un trou qui justifie le versement d’un salaire, ne laissons pas la lèpre gangrener les membres vifs de notre société.

Relisons Keynes, a t-on oublié que le président Hoover aux États Unis voyait la prospérité revenir en 1931, comme lui pronostiquaient ses conseillers, idéologue du marché pur et dur ? Devons nous résoudre aux recettes des monétaristes de tout poil qui sévissent dans les banques
centrales, qui proposent de parachuter des monnaies de singe depuis leurs luxueux hélicoptères,
et qui oublient que leurs colis de sauvetage sombreront dans des trappes à liquidité sans fond,
qu’ils ne vont provoquer que leur ruine, ce qui n’est pas grave, mais aussi celle de la civilisation occidentale, ce qu’il l’est beaucoup plus ?



Bientôt le Consulat.

Confirmation de la montée en puissance de la dictature pour tenter de résoudre la crise économique : non seulement le petit Bonaparte,  contre tous les usages, va réunir à Versailles les deux assemblées pour s’exprimer avant le premier ministre, une façon de dire qu’il n’y a plus qu’un seul chef, mais en plus l’opposition perd ses moyens de s’opposer : « en marche » choisit ses opposants à l’assemblée nationale et les impose dans les commissions. Et c’est ainsi qu’il n’y aura plus que des gens favorables au gouvernement pour contrôler le budget à l’assemblée nationale, du jamais vu depuis bien longtemps. Ainsi la dictature que certains appelaient de leurs vœux, pour imposer les mesures qui permettraient de solder la crise économique, se met en marche, ce qui pourrait correspondre à une certaine logique. 

Sauf que ces gens la ne font le bon diagnostic de la crise, que par ailleurs ayant perdu tout contact avec la réalité du terrain depuis leurs voitures à gyrophare, ils n’ont qu’une vision très limitée d’une situation extrêmement dégradée, où plus rien ne fonctionne de façon satisfaisante,  où l’on assiste  à une véritable associalisation de masse, où tout le monde s’en fout et ment sur tout, situation qui ressemble étrangement à la fin de l’Union Soviétique, et que ce qui se met véritablement en marche, c’est un drame humain, quand le rafiot vermoulu de la France néo-libérale va s’effondrer d’un seul tenant .



Le risque de crise systémique s’éloigne en juin 2017. Lol.

D’accord, alors est ce que quelqu’un peut nous expliquer pourquoi le conseil des gouverneurs de la B.C.E est obligé de se réunir régulièrement en urgence, souvent en vidéo-conférence, pour permettre le sauvetage d’une banque en situation imprévue de faillite, sachant que la banque en question n’est pas toujours grecque ? Et surtout, nous mettons au défit quiconque de démentir l’information que nous donnons, et que même  la presse ne possède pas, ou ne publie pas.  



Réformons le code du travail.

négriersEn marche pour. Et c’est surement cela qui va résoudre la crise de surproduction. 



Joindre les rédacteurs de comprendre la crise économique. Petit rappel.

Comme d’habitude : comprendre.crise@la poste.net.   



En marche pour la fin du CDI.

Généralisation du CDI de projet pour tout le monde, c’est ce vers quoi nous serions en marche. De quoi s’agit-il ? De généraliser ce qui existe dans le bâtiment, c’est à dire tu as un CDI, mais juste pour le chantier sur lequel tu travailles, et tu t’estimes  heureux car tu pourrais n’avoir qu’un CDD pour la moitié du chantier… Après le chantier ? Tu te recherches un employeur, bien sûr, et éventuellement on fait payer à la collectivité le coût de ta précarité, comme pour les intermittents du spectacle.  



la reflation : la blague.

C’est bien connu en période d’inflation, le prix des matières premières continuent de s’écrouler. Ils ont étudié dans quels bouquins d’économie, les gens qui nous parlent de reflation ? 



L’aspect positif des futurs décrets (vers le 15 Août) concernant le code du travail.

Tu n’auras plus à faire la queue au bureau de poste où on a supprimé trois guichetiers sur quatre, (et c’est pour ça que tu fais la queue, ça s’appelle la casse du service public, et c’est volontaire, et ça va s’aggraver), pour récupérer le petit recommandé. Tu recevras directement la nouvelle par sms dans ton canapé. (Changer la vie qu’il disait). 



Uber pour tous ou tous pour Uber, ou une France de bobos qui se met le doigt dans l’œil.

C’est le très mauvais calcul électoral d’une partie de la France boboisée. Mauvais calcul, car le choix cynique de la présidentielle va se retourner contre ceux qui pensent avoir joué finement.

 

Un calcul cynique,

 

Cette France de bobos, elle est composée de retraités, (un tiers du collège électoral dans notre beau pays, qui sont loin d’être tous des privilégiés cependant), à qui les médias ont habilement fait craindre pour leurs contrats d’assurances vie si ils laissaient passer les candidats dits populistes, de droite ou de gauche. S’ajoute les bobos en activité, encore plus redoutables dans les calculs cyniques et égoïstes. Le point commun à tous ces bobos étant la farouche intention de continuer à jouir sans entrave, ce qui peut se comprendre, à condition que cela soit encore possible.

Leur possible erreur de jugement est la conséquence de leur environnement d’héritiers. Des luttes et des drames passés, ils ont hérité d’une France très confortable : celle du programme du Conseil National de la Résistance avec son cortège de protection sociale, de statut salarié assez privilégié, et d’une situation économique très favorable. Ils n’ont eu aucun effort à fournir pour en hériter, et ils se foutent pas mal de savoir que ce grand compromis social repose sur l’idée que ce programme avait pour fonction première d’éviter la réédition du drame humain, pas encore égalé, de la seconde guerre mondiale, dont la cause fut la haine, conséquence logique d’un monde brutal, qui venait tout juste de s’étriper sur les champs de batailles de la première guerre mondiale.

La cerise sur le gâteau fut Mai 68. Après avoir lâché un peu sur le partage de la valeur ajoutée, la grande bourgeoisie pour désamorcer une contestation sociale qui réclamait davantage, se rallia la petite bourgeoisie, en lâchant aussi sur les mœurs, avec un bon sociétal en avant énorme. Par exemple qui se souvient encore que le suicide était considéré comme un délit passible de poursuites contre son auteur,  que l’homosexualité était considérée comme une maladie mentale, l’avortement un crime, la contraception un scandale?

On comprend donc que ce monde devenu facile pour quelques uns, soit un pays de cocagne, qu’il conviendrait de défendre par tous les moyens.

 

Mais un mauvais calcul,

 

L’élection du petit Bonaparte, va t-elle suffire à sauver l’assurance vie? C’est pourtant tout le contraire qui se profile avec son cortège de Loi Sapin, de hausse de la C.S.G, de hausse des taux d’intérêt, on aura l’occasion d’y revenir, sachant que quand on regarde les nouveaux contrats proposés, on y discerne assez facilement que les institutions financières ont elles mêmes des doutes. Par ailleurs l’état d’exception qui vient, montre bien que l’on se prépare à gérer l’émeute quand la facture sera présentée. La rente n’a pas survécu à la crise de 1929, pourquoi survivrait-elle à celle d’aujourd’hui? La trouille a servi d’argument électoral pour discréditer l’idée d’une sortie de l’Euro, mais cela suffira t-il pour que l’Euro n’implose pas tout seul ?

 

Reste la question sociale. Et il ne faudrait quand même pas confondre le fait que la sociale traîtrise s’est discréditée toute seule, une fois parvenue au pouvoir, et cela sans aucune exception en Europe, au point qu’elle évolue de branlées électorales en déroute totale, que l’argent de l’UNIMM a largement aidé à fluidifier le dialogue social, comprendre à acheter les syndicalistes professionnels, il ne faudrait pas confondre tout cela avec la disparition tant annoncée et tant souhaitée des classes défavorisées. On ne va discourir très longtemps sur le fait que la CIA a écrasé le communisme en jouant l’islamisme, et que le Jaurès de pacotille après voir été sénateur tonton maniaque et favorable au traité de Maastricht, se rappelle au bon souvenir de son époque lambertiste par opportunisme électoral, et qu’il constitue donc plus une plaisanterie, qu’un choix possible. On ne va pas discourir très longtemps sur le fait que le RSA et les emplois de pas d’avenir sont le seul horizon de toute une frange de la population, et que les propositions grotesques du revenu universel ne font pas bander Billancourt, qui par ailleurs a été rasé comme l’essentiel de l’industrie française.

Bref que reste t-il aux classes populaires quand le désespoir a remplacé l’espoir? Il reste un grand classique, que les attentats anarchistes aveugles et sanguinaires avaient déjà annoncé à la jonction du 19°m et du 20°m siècle : la haine sociale. Et cette haine sociale elle se retourne d’abord aujourd’hui contre les milieux intermédiaires. Les attentats suicides ne visent pas la banque Rothschild, elle vise d’abord des milieux intermédiaires, et ce n’est pas le ministre de l’intérieur que l’on cherche à faire brûler vivant dans son véhicule, mais de simples flics. Cette haine qui monte est d’autant plus dangereuse qu’elle prend très largement une tournure ethnique, . Mais les cercles de pouvoir, largement occultes aujourd’hui, auraient tort de se croire au sec, se souviennent t-ils que l’histoire à des retournements violents, y compris contre les mafias?

 Aujourd’hui encore, « un blog comprendre la crise économique » revendique un statut de lanceur d’alertes. La crise prend une nouvelle tournure. Un drame humain se prépare. Beaucoup se croient à l’abri. Certains espèrent même en tirer même profit. On ne dira pas que l’on se savait pas. Si on savait. C’est notre forme de résistance à nous, pas de haine, pas de revendications, juste énoncer la vérité, juste annoncer qu’un autre chemin est possible.  



Macron, on veut des droits d’auteur.

On avait lancé le thème dix propositions pour aggraver la crise en septembre 2012. Ils ont intégralement pompé nos propositions. on veut des droits d’auteur. Surtout que nous on déconnait, eux ça n’a pas l’air.

On avait ajouté nos petits commentaires de 2013 et ceux de 2014.

Proposition 1 : renforcer les politiques économiques libérales actuelles avec distribution de monnaie de singe à gogo dans les moments critiques. Cela ne permet pas le redémarrage de l’investissement, mais stimule la spéculation. On est en plein dedans.

Proposition 2 : Faire mieux que la règle d’or, en ayant des budgets en excédent, de façon à accélérer le diviseur qui entretient la récession. Peut mieux faire. Ils ont creusé le déficit, ce qui est logique avec une politique de l’offre, à nous bientôt la Grèce, le Portugal, l’Espagne, que l’on réforme enfin comme eux, et que l’on licencie tous ces salops de fonctionnaires  en trop. Seul problème, avec la précarité généralisée, ça ne va pas être bon pour le bâtiment. Déjà que ça n’allait pas fort ! Mais comment tu fais pour prendre des crédits sur 30 ans avec des C.D.D ? Allô, mon banquier, tu fais des subprimes ? 

Proposition 3 : augmenter la T.V.A à 25% pour ralentir davantage la consommation. Bon, c’est 20%, et 7%,  mais c’est bien aussi. Avec la nouvelle baisse des recettes fiscales à venir on passe à passe à 25, il faudrait que les pauvres payent un peu aussi, en plus ils ne peuvent pas partir se loger en Belgique ou en Suisse c’est trop cher. 

Proposition 4 : supprimer le S.M.I.C pour permettre une diminution encore plus importante des salaires, et définitivement écrouler la demande. A venir, mais y a des efforts, les emplois aidés, de pas d’avenir, les contrats de génération, les CICE, les apprentis, les stagiaires, les clandestins, les prisonniers. Franchement si vous payez encore des salariés au S.M.I.C, vous êtes un cave, et grave.  Sans parler des délocalisés : législation sociale roumaine, salaire de misère, renseignez vous, et créez une entreprise à l’étranger pour travailler en France.

Proposition 5 : privatiser les entreprises publiques, à commencer par E.D.F, il n’y a pas de raison que seuls les Japonais connaissent un Fukushima. Ça va venir.

Proposition 6 : supprimer les gouvernements nationaux dans la zone Euro et les remplacer par un gouvernement européen en nommant :

-        Mario 1 ministre de la fausse monnaie

-        Mario 2 ministre des plans d’austérité ; Bon les électeurs italiens l’ont mis à la retraite anticipée, mais se balader dans Rome, ça fait de plus en plus penser à Athènes, y a du boulot qui a été fait quand même. 

-        Angela ministre du sabotage productif, avec zone de compétence comportant toute la zone euro, à l’exception de l’Allemagne. Pas mieux.

-  NOUVEAU : Laurent ministre des affaires étranges, qui a fait rigoler le monde entier avec la Syrie et les écoutes de la N.S.A. On l’a gardé, et maintenant on ne rigole plus, on pleure.  

Proposition 7 : adopter la même protection sociale qu’aux Etats Unis pour être sur que tous ces salops de pauvres soient vraiment pauvres. On s’approche.

Proposition 8 : Équiper la police française de Dacia plutôt que de Peugeot, pour faire des économies, et être bien certain qu’Aulnay va fermer. Pour Aulnay c’est fait, pour le reste ça va venir, on liquide Peugeot, on achève le losange, et on y est.

Proposition 9 : Baisser tous les traitements des fonctionnaires de 30%, pour faire mieux que Laval en 1934. En 2014, probablement. ça se rapproche on dirait.

Proposition 10 : Supprimer le code du travail et donner à chaque salarié un statut d’entrepreneur individuel, ce qui permet de résoudre le problème de l’indemnisation du chômage. Tu travailles, tu gagnes (chichement), tu chômes, tu crèves. En projet, mais bien avancé, regardez les pactes de compétitivité. En attendant, supprimez les 35h, et même les 40, ainsi que les congés payés, on ne va pas s’embêter avec ces vieilleries qui datent du Front populaire, soyons modernes, réformons.

Remarque pour les eurocrates : même si vous bavez d’impatience d’appliquer ce programme, on n’est pas obligé de tout faire en une seule fois. Dépensons d’abord des millions en communication avec le budget européen pour expliquer aux masses arriérées la nécessité de faire des efforts. Si les gueux résistent employer les grands moyens : tirer dans le tas comme en Espagne et faites venir les anciens gauchistes à la télévision pour expliquer à tous ces crétins pourquoi ils doivent en suer. Suggestion d’anciens gauchistes passés au caviar pour faire de la pédagogie sur TF1: Cohn-Bendit, Cambadélis. On peut rajouter les syndicalistes qui ont aidé à fluidifier le dialogue social avec l’argent liquide de l’U.N.I.M.M. Plus besoin, on a un ministre de l’économie de gauche qui vient de donner une interview au journal le « point », et qui développe un sens aigu de la réforme, les français sont convaincus, les dernières élections étaient un séisme, les prochaines seront Fukushima et Nagasaki  . 

 

Et puis après, quand on aura connu une bonne et grande dépression, quelques guerres civiles et une seconde guerre mondiale, enfin on pourra  passer à autre chose. On se rapproche un peu on dirait, plus besoin de faire la guerre en Syrie, l’Ukraine c’est moins loin. Et le chômage, on a tout essayé, sauf les guerres, alors…

Si non, une autre politique est possible, mais on s’éloigne on dirait, à moins que…

Allez Manu ne soit pas petit pied pour réformer complétement il faudrait aussi rétablir le travail des enfants, interdire toute réglementation du temps de travail, supprimer les congés payés, et peut-être même comme Bonaparte, (le vrai), rétablir l’esclavage dans les DOM-TOM. Il n’y a pas de raison que nos entreprises soient handicapées dans la mondialisation.



Sujet d’économie du bac ES 2017

Vous indiquerez pourquoi la politique économique annoncée par le nouveau gouvernement français, constitue une aggravation des politiques économiques menées depuis 1978, et pourquoi elle ne peut conduire qu’à une nouvelle augmentation du chômage.



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