Il faut sauver le soldat France

ARTICLE FONDATEUR.

LA SUITE CHRONOLOGIQUE DU BLOG

COMMENCE APRES CE TEXTE. 

 

Article paru partiellement dans Alternatives Economiques Janvier 2011, rubrique courriers des lecteurs.
Ci dessous version complète.
Auteur : Alexis DESCHAMPS.

Dire qu’aujourd’hui la situation économique est préoccupante constitue un euphémisme. Rappeler qu’elle ressemble étrangement à celle de 1929, devient chaque jour qui passe une évidence un peu plus pesante. Or après 1929 est survenue l’année 1933, puis la guerre mondiale. Ceux qui pensent qu’un Hitler n’arrive qu’une fois, et que l’histoire s’est définitivement arrêtée grâce à la généralisation de la démocratie, et au développement du génial marché, n’ont pas bien regardé l’évolution de l’échiquier politique européen. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : la ruine programmée des classes moyennes dans les pays les plus affectés, et la paupérisation des classes les moins favorisées, fourniront les bataillons électoraux des aventuriers. C’est pourquoi il est vital de surmonter la crise économique actuelle, et de dénoncer les politiques de restrictions budgétaires, qui vont nous jeter droit dans une grave crise déflationniste. Pour cela il convient de comprendre les origines véritables du marasme actuel et d’apporter des solutions.

Comprendre la crise actuelle.

Que l’on déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si cela semble être une tautologie, il est nécessaire que les ménages consomment. Or, à quoi assistons-nous depuis trente ans ?
La part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages, et de la consommation, ne cesse de diminuer par rapport à la valeur ajoutée des entreprises, c’est à dire par rapport à la richesse qu’elles créaient. Il semblerait que l’on ait oublié que la crise de 1929 ne commence pas par un crack bousier en octobre de la même année. Elle commence en 1926 par une crise de surproduction qui se traduit par un effondrement des prix agricoles. L’origine de cette crise étant un décalage croissant entre une formidable augmentation de la productivité depuis la première guerre mondiale, et des salaires que l’on s’obstinait à faire plafonner. La crise de surproduction industrielle était quant à elle lisible dans les statistiques depuis 1924. Ses causes sont les mêmes : un décalage croissant entre l’augmentation de la productivité et les capacités de consommation.
Un demi siècle plus tard tout sera oublié, et la chasse aux salaires fut rouverte, sous le prétexte de contenir les coûts, de privilégier les conditions de l’offre sans se préoccuper des conditions de la demande. Autant élaguer un arbre en s’asseyant sur les branches que l’on veut couper. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : les années folles qui précédèrent la grande crise, sont tout à fait comparables aux années dingues qui précédèrent celles de 2008 : économie de casino, enrichissements fabuleux et discutables, scandales financiers et politiques à répétition.
Certes, ceux qui ont initié ce bégaiement de l’histoire à la fin des années 70, ceux que l’on pourrait appeler les néo rétros, ceux qui pensaient être enfin débarrassés de Keynes et de son analyse de la crise de 1929, ceux là croyaient aussi avoir trouvé le Graal économique dans le développement massif de l’endettement des ménages, pour suppléer à l’insuffisance des revenus. C’est ainsi que l’on est allé jusqu’à proposer des crédits aux États-unis à des familles à qui on aurait jamais du laisser croire qu’elles pouvaient devenir propriétaires de leurs logements, en déléguant aux marchés le soin de réguler l’ensemble. Ce qui devait arriver est survenu, et le pire est peut-être devant nous. En effet la solvabilité des ménages américains concernant leurs très nombreuses cartes de crédit n’a rien à envier à celle de leurs crédits immobiliers, sans parler de celle de nombreux États et de leurs collectivités locales, américains ou européens, de l’Irlande à la Floride, en passant par la Grèce et le Portugal, piégés dans de mirifiques actifs toxiques, vendus par des institutions financières, ou piégés par l’obligation de renflouer banques et entreprises privées. Tout cela ayant été rendu possible par la déréglementation des institutions financières, c’est-à-dire le détricotage des pare feux mis en place après la grande crise, déréglementation vantée par des irresponsables qui étaient convaincus qu’une banque peut faire faillite sans trop de dommage pour l’économie, un peu comme si une institution financière constituaient une entreprise comparable à la boutique des parents de Margaret Thatcher. Il est vrai que ces beaux idéologues du marché n’oublient jamais de tendre la sébile quand leur théorie s’effondre, et ne s’offusquent jamais d’obliger les états à socialiser les pertes du secteur privé.
La bêtise n’ayant aucune limite, certains continuent de penser échapper à la crise grâce à la compression leurs coûts de production, en réduisant toujours et encore les salaires, car ils ont transformé leur économie en machine à exporter. L’année 2010 les a malheureusement confirmé leur triste égoïsme. C’est ainsi que les décideurs allemands sont très loin d’admettre qu’ils se sont trompés en privilégiant les conditions de l’offre et en espérant que la demande viendrait de l’étranger. C’est oublié un peu vite qu’il est un moment dans les crises mondiales où plus personne ne veut payer pour les autres, et surtout plus personne ne veut augmenter sa dette pour financer les exportations des autres. Il suffit d’écouter les propositions de sortie de l’Euro et de néo protectionnisme de plus en plus nombreuses, pour comprendre que les peuples vont bientôt passer par-dessus bord ces messieurs bien élevés et bien rémunérés de Bruxelles. Tout se passe comme si personne n’avait rien compris ni rien appris : l’Allemagne se pense bien à l’abri dans ce qu’il faut bien appeler une nouvelle zone mark, Allemagne qui finira par s’étonner de son encerclement au fur et à mesure du développement d’inéluctables réactions populistes, et le reste de l’Europe fonce tête baissée, et par tous les moyens possibles vers la déflation. C’est ce chemin qui est pris en diminuant le salaire des fonctionnaires, comme Laval, (le même que celui qui fut ministre de Pétain), l’avait déjà réalisé en 1934 en France. Keynes proposait de ruiner les rentiers pour sortir de la crise. Il semble salutaire aujourd’hui d’empêcher les comptables bornés de sévir.

Sortir du piège de la dette.

Diminuer à tout prix les dépenses publiques de façon drastique pour réduire les déficits et échapper à la sanction des marchés financiers, ne conduira qu’à une chose : transformer la crise en dépression déflationniste dont nous ne parviendrons plus à nous sortir, car les banquiers centraux auront beaucoup de mal à faire passer leurs taux en dessous du zéro pour tenter de relancer la machine économique.
Cependant il est évident que le poids de la dette des États devient insoutenable pour les finances publiques. Il faut donc cesser de nous livrer pieds et poings liés aux marchés financiers qui n’ont pas pour vocation de dépasser la recherche de leurs profits de court terme. Pour cela il faut trouver d’autres ressources moins onéreuses, et surtout qui diminuent notre dépendance à l’égard des marchés. Elles s’appellent emprunt national. Pourquoi ne pas restructurer la dette de la France en émettant des obligations destinées aux particuliers à des taux proches du livret A, défiscalisées comme le livret A, et des taux encore inférieurs à ceux qui rapatrieront leurs capitaux de l’étranger avec une promesse d’amnistie fiscale?

Réorienter la dépense publique, donner l’exemple, encourager le mérite, débloquer la société.

Les marchés ont ceci de pervers : ils attendent de la part des États des économies, mais ils redoutent un effondrement de la demande. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’envoyer un signal fort de soutien à la consommation. C’est pourquoi l’État français doit aménager sa politique.

Contre vents et marées il faut maintenir la progression du pouvoir d’achat des fonctionnaires, surtout des petits et moyens traitements ainsi que les salaires des classes intermédiaires du secteur privé, (les petits salaires étant protégés par le S.M.I.C), car la propension à consommer de ces ménages est importante, elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable.
De nombreuses économies sont possibles dans le fonctionnement de l’État. Il faudrait beaucoup de courage politique pour rationaliser les revenus des élus de la république, remplacer les pléthores de conseillers et de chargés de missions par des hauts fonctionnaires qui sont universellement reconnus pour leur sens du service de l’État, et dont les traitements sont déjà budgétisés. Il faudrait encore davantage de volonté politique pour s’interroger sur la pertinence de certaines institutions très coûteuses, comme le Sénat et le conseil économique et social, sur la multiplication des mandats électifs qui dénaturent la démocratie et qui donnent des arguments à ceux qui veulent l’abattre.
Notre pays crève de la cooptation à tous les étages, et laisse partir à l’étranger des talents irremplaçables. Est-il normal qu’un jeune chercheur en mathématique reconnu par une récompense internationale réalise sa carrière dans une université américaine, comme beaucoup d’autres avant lui ?
De mauvaises langues laissent entendre à ce sujet que la France républicaine ne l’est plus, et que la suspicion serait légitime concernant l’attribution de nombreux emplois bien rémunérés et valorisants pour leurs bénéficiaires : (de qui est-il l’enfant, le copain ou la maîtresse ?) et cela à tous les niveaux de la société française, à droite comme à gauche. On ne se cacherait même plus d’être « le fils de », pour exercer la même activité que ses géniteurs. A moins de considérer qu’il existe des gènes de la situation privilégiée, il serait alors à craindre que la France républicaine n’ait plus rien à envier à la société de l’ancien régime. Pire encore : on susurrerait que les charges ne s’achètent même plus, le copinage suffit, et les princes n’auraient même plus la capacité de promouvoir les talents nécessaires à la survie de leur régime, car cela serait bien trop dangereux pour leur pouvoir, qui craint la concurrence, et évolue dans une paranoïa permanente. Bien entendu cela n’est que le fruit des élucubrations d’une presse étrangère jamais avare de compliments à notre égard. Cependant si cela constituait un semblant de début de vérité, il faudrait une nuit du 4 Juillet des privilèges et du copinage afin de valoriser le talent et la réussite, au détriment de l’utilisation des carnets d’adresses.

D’autres propositions sont possibles pour promouvoir le talent et donner un élan pour une nouvelle croissance :
Abolir l’impôt sur les sociétés qui stérilise de nombreux talents occupés à contourner l’impôt, et de nombreux fonctionnaires pourchassant les fraudeurs. Le remplacer par un impôt sur le chiffre d’affaires réalisé en France, avec déduction à partir de la masse salariale versée pour privilégier les véritables facteurs de croissance et de progrès.
Pourquoi ne pas envisager l’attribution de logements de fonction au mérite pour retenir ceux qui permettront de construire la France de demain, alors que l’État regorge d’un parc immobilier dont l’utilisation est souvent contestée.
Les déficits sociaux sont une autre cause d’endettement. La seule solution envisagée consiste à allonger la durée de travail de seniors qui ont déjà bien du mal à conserver leur emploi. A quand les pompiers de 62 ans, les pilotes de ligne de 65, sans parler des enseignants du même age devant des classes de 45 élèves, ou encore des chirurgiens aux mains percluses d’arthrose. . Sans oublier l’injustice sociale qui consiste finalement à priver de retraites les ouvriers, car l’espérance de vie des catégories sociales est loin d’être la même pour tous. Augmenter jusqu’à 65 ans la retraite à taux plein consiste à priver toute une partie de la population d’un droit légitime, puisque les maladies professionnelles conduisent au cimetière de nombreux seniors, avant même de pouvoir bénéficier de leur retraite. En réalité que deviennent les déficits si il y a un millions de chômeurs de moins, et avec deux, voire trois de moins? Le vrai problème n’est il pas celui du chômage ?
Une politique de grands travaux. Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent : par exemple, est il vraiment utopiste d’envisager de rendre autonome chaque bâtiment administratif dans sa consommation énergétique, grâce à un développement d’une industrie solaire de proximité, qui ne remplacera jamais notre nécessaire industrie nucléaire, mais dont la demande sera tellement importante, que nous allons saturer nos importations, et contraindre au développement d’une industrie solaire nationale. Au besoin donnons une pelle à chaque chômeur pour qu’il puisse percer un trou qui justifie le versement d’un salaire, ne laissons pas la lèpre gangrener les membres vifs de notre société.

Relisons Keynes, a t-on oublié que le président Hoover aux États Unis voyait la prospérité revenir en 1931, comme lui pronostiquaient ses conseillers, idéologue du marché pur et dur ? Devons nous résoudre aux recettes des monétaristes de tout poil qui sévissent dans les banques
centrales, qui proposent de parachuter des monnaies de singe depuis leurs luxueux hélicoptères,
et qui oublient que leurs colis de sauvetage sombreront dans des trappes à liquidité sans fond,
qu’ils ne vont provoquer que leur ruine, ce qui n’est pas grave, mais aussi celle de la civilisation occidentale, ce qu’il l’est beaucoup plus ?



Le Brexit, cette saloperie, qu’ils disaient…

EXCÉDENT BUDGÉTAIRE INATTENDU EN JUILLET AU ROYAUME UNI

Le Royaume-Uni a enregistré de manière inattendue, pour la pensée unique, un excédent budgétaire en juillet, le premier pour ce mois-ci depuis 2002, grâce à d’importantes recettes fiscales, a annoncé mardi l’Office de la statistique nationale (ONS).Elle est où l’apocalypse que l’on nous annonçait ? On nous aurait menti ?

(Comme cela est probable).

 



Terrorisme et crise économique.

Une seule et même cause : une idéologie totalement matérialiste, qui place au même niveau marchandise et humanité, et qui considère que les deux doivent circuler librement, et que le marché permettra de trouver le meilleur équilibre possible à ces déplacements névrotiques, à l’aide d’un prix . C’est cette idéologie du 19°m siècle, qui devait assurer de façon éternelle pour l’Europe, le chemin de la prospérité et de la paix.

Seuls, des crétins, sourds, aveugles, et complices, peuvent ne pas voir que l’Europe va vers un autre destin, qui sera dramatique.



Corée du Nord, Charlottesville.

Comme prévu, le bouffon boursouflé Nord Coréen s’est déballonné, et la Corée du Nord n’a pas été vitrifiée. On espère que vous vous êtes bien gavés en bourse, sur nos conseils, mais attention, il faudra aussi savoir vendre. Car jamais situation n’a été plus pourrie :, Charlottesville n’est pas un épiphénomène, elle annonce une évolution historique, des événements gravissimes qui vont se produire, et qui viendront s’ajouter à une situation économique insoluble.       



Le Venezuela…

Donald Trump n’exclut pas « une possible

option militaire »

Cela sera plus simple que la Corée comme intervention. Plus près, moins difficile, moins risqué, en voilà une petite campagne militaire qui pourrait utilement remplacer le plan de reconstruction des infrastructures américaines, ou la réforme de la fiscalité, que le Président américain ne parvient toujours pas à imposer pour relancer l’économie.



Une solution à la crise économique : foutre la merde en Asie ?

  1. bombardier b1On n’y croit pas vraiment. On opte toujours pour du bluff du blondinet de la Maison Blanche. Cependant il y aurait une certaine logique : pour empêcher le Chine de dominer le monde. En 1973 les deux régimes les plus inféodés aux USA, l’Iran et l’Arabie provoquent le choc pétrolier. Objectif : gêner l’Europe et le Japon qui rattrapent le retard sur l’Amérique. Sont-ils machiavéliques à ce point en 2017 ?


ça va mieux en juillet 2017.

La preuve : la production industrielle française plonge de plus de 1% en juillet, les soldes ont fait flop, comme l’activité touristique. Et on vous épargne la prévisible reprise des activités des « déséquilibrés islamistes ».  Mais ça va mieux, c’est évident. Français si vous avez le sentiment d’être pris pour des cons, vous avez raison.



Vitrifier la Corée du Nord.

Que de la gueule, ça ne se fera jamais, achetez tranquille pendant la panique, si panique il y a. Les banques italiennes sont plus à craindre que le concours de bites dans le pacifique. 

 

 

champignon atomique



La faillite du système bancaire : une belle opportunité, en réalité

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Cotation de l’action Deutsche Bank depuis dix ans.

 

 

En dépit de la propagande,  la réalité de la situation  concernant le système bancaire est la suivante   :  il ne se passe pas un jour sans que les banques centrales transpirent à grosses gouttes. Car aujourd’hui ce ne sont plus des banques de second rang qui lâchent ou qui affrontent des difficultés majeures. En Allemagne c’est Deutsche Bank qui est en situation de survie. En Espagne c’est Banco Popular en juin 2017 (troisième banque espagnole), qui a craqué lors d’un bank run, autrement dit d’une panique bancaire. Ce sont plus de 2 milliards d’euros qui s’échappaient des coffres de la banque chaque jour au moment de l’intervention de la BCE. Tout s’est passé sur internet, il n’y a pas eu de scènes d’émeutes devant les guichets. Ce qui a dispensé les journaleux de devoir déformer la vérité pour répondre aux exigences de la propagande, qui aurait tenté de dissimuler l’aspect systémique de la crise.  Et si cette banque a lâché, c’est bien que le problème des créances pourries qui ont miné ses comptes et ont fini par déclencher la panique n’avait pas été résolu depuis 2008.  Bien au contraire : les créances douteuses en euros ont été multipliées par 3 depuis la crise partout en Europe. Elles sont mêmes dans le bilan de la B.C.E qui rachète tout, mais aussi parfois n’importe quoi tellement tout acheter s’avère insuffisant pour éviter la déflation. Le désarroi des banquiers centraux se dissimule mal derrière les discours de façade. AinsiBanco Popular avait passé les stress tests hauts la main. La seule solution qui a été trouvée pour rétablir la situation c’est que la banque a été rachetée pour un euro symbolique par Santander, la première banque espagnole. Mais cela ne règle pas le problème. Les créances ont juste été transférées à une autre banque pas encore écroulée. Et on n’a pas encore parlé des 300 milliards de créances douteuses italiennes, en réalité beaucoup plus.

C’est ce qui explique que ceux qui savent, avec leurs mines sombres annoncent que tout va mieux. Car en effet si la reprise en zone Euro est bidon, alors la situation est gravissime, bien plus dégradée qu’en 2008, voire qu’en 2011. Et au fond d’eux mêmes, ils sont mêmes persuadés que la crise systémique est inéluctable. Ils sont nuls. Comme l’autre qui expliquait que « sur le chômage on a tout tenté », dans leurs têtes ont aura tout tenté pour éviter la crise systémique. Ils sont responsables de la crise de 2008, et ils sont responsables de son aggravation. Ils sont psycho rigides, bloqués sur leurs certitudes, jusqu’à se montrer incapables de concevoir les bonnes solutions.

C’est pourquoi il se prépare à la gestion de la crise systémique : après la loi Sapin qui permet de geler les retraits sur les assurances vie, les décisions de l’Eurocratie qui font porter le poids des faillites bancaires sur les clients, voilà que l’agence de presse Reuters vient de révéler le plan de l’Union Européenne pour geler vos comptes courants en cas de crise bancaire. Selon l’agence, le blocage total durerait jusqu’à 20 jours. Après ? On suppose que l’on fera comme pour les études supérieures : on tirera au sort ceux qui pourront récupérer leurs petits sous.

Nous ne sommes pas seuls à faire cette lecture de la situation économique. Il y a même des gens très sérieux qui passent régulièrement sur BFM pour vous proposer sans rire d’acheter de l’or, de creuser un trou, de reboucher le trou et d’attendre.

Nous sommes les seuls à vous proposer une autre approche pour vos petits sous. Prenons le capitalisme néo-libéral à son propre jeu. Jouons avec les mouvements de panique qu’amplifient les robots qui remplacent les traders, et avec la crasse conceptuel de ces derniers qui vont les amener à vendre leurs petites culottes pour quelques centimes.

Est- ce immoral ?

Le peintre Salvador Dalí, disait qu’avant de peindre n’importe quoi, et de dire que c’est de l’art, il fallait montrer que l’on était capable de peindre comme les grands maîtres classiques. Battre ce capitalisme pourri à son propre jeu est particulièrement jouissif. Après on pourra dire que l’on est compétent pour proposer un autre modèle de société, que l’on a monté le cheval fou, et qu’il faut l’envoyer à l’abattoir.

Et battre les agioteurs sur leur terrain reste plus confortable que d’aller se les geler sous une tente, dans la crasse et la pisse, place de la République, pour obtenir quoi d’ailleurs ? Qu’avez vous obtenu les indignés, à part un succès de librairie pour un démagogue ?

Soyons donc crédibles, montrons que nos ne sommes pas que des idéalistes, que ce n’est pas la frustration qui nous conduit à proposer un autre modèle économique, qu’au contraire il s’agit d’une posture éthique, presque esthétique.

A vos marques…

 

 



Une société en crise, hors contrôle.

Un pilote d’EasyJet, consommateur d’ecstasy, écope de 12 mois de prison avec sursis.



Le tirage au sort des étudiants : le symptôme d’une crise totale.

Le 05/05/2016 on avait écrit concernant le tirage au sort des étudiants en médecine que le gouvernement abandonnait comme moyen de sélection :

C’était pourtant le top de la démagogie : maintenant comme ils veulent tous faire de la tune en prescrivant des petites pilules, et devenir médecins, il faut sélectionner. On pourrait le faire sur le mérite, sur la motivation, sur un concours,  ce bon vieux principe républicain qui permet l’égalité. Et bien non, selon un journal du soir cela  serait sur tirage au sort. Bref, si tu es naze, avec le bac que l’on t’a déjà donné dans une distribution gratuite, tu peux prétendre dormir debout dans les amphithéâtres de la faculté de médecine. Après il y a deux solutions : soit tu continues dans cette logique démagogique, et tu fais pression pour que la minorité des nazes ne soit pas discriminée, et  obtienne aussi un diplôme qui ne vaudra plus rien, soit tu laisses glander un an les rigolos jusqu’à ce qu’il se casse bien les dents sur les exigences des études de médecine. Dans les deux cas, après avoir sabré depuis des années dans les dépenses publiques sous le prétexte d’austérité, tu vas gaspiller l’argent public par pure démagogie, juste pour acheter la paix sociale et ta réélection, et pas pour des petites sommes : 30000€ par an et par étudiant.

En même temps tu as gagné le pompon : les meilleurs ne voudront pas d’un diplôme au rabais, ni subir l’insupportable dictature de la médiocrité, et ils partiront.

C’était tellement n’importe quoi, que le rectorat de Paris a fait marche arrière toute en démentant furieusement l’information diffusée par le quotidien. Mais ce gag est révélateur du pourrissement généralisé ou la communication et la démagogie ont remplacé la démocratie et l’égalité républicaine.

L’égalité républicaine ce n’est pas la démagogie, la démagogie c’est l’apanage des dictatures qui vivent du clientélisme. L’égalité républicaine c’est de permettre à tous de pouvoir concourir, sans que l’argent, les origines, les opinions constituent une barrière infranchissable.   

On peut en tirer plusieurs conclusions :

- C’est toujours la même méthode qui consiste à tester une mesure, à voir comment la populace réagit, à retirer cette mesure si l’opposition est trop grande, avec l’idée que l’on la ressortira au moment opportun. Ici le moment opportun ce fut deux ans après le test.

Cette technique est parfaitement rodée : elle a été utilisé pour gérer la crise bancaire de Chypre, où on  a obligé les clients à passer à la caisse suite à la faillite des banques. A part quelques mafieux russes qui ont perdu un peu de tunes dans l’opération, personne n’a vraiment bougé. L’Eurocratie a par la suite généralisée cette méthode comme celle devant être appliquée en cas de difficultés, d’une ou de plusieurs banques.

- Cela en dit long sur le mépris de la démocratie qui se cache derrière les belles postures de communication de la pensée unique.

- Les décisions les plus démagogiques à court terme sont prises pour dissimuler d’importants problèmes et gagner du temps en hypothéquant gravement le long terme. 

- Le tirage au sort a été testé par le gouvernement précédent que les Français pensaient avoir envoyé dans les poubelles de l’histoire. Il est réintroduit par ceux qui ont réussi l’arnaque du siècle, en faisant croire qu’ils renversaient la politique de leurs prédécesseurs, alors que le petit Bonaparte est l’ancien ministre de Flamby, après en avoir été un des principaux inspirateurs politique et économique comme conseiller auprès de Flamby, il est logique qu’il pratique la même politique.

- Les sondages montrent que les Français réalisent qu’ils se sont faits avoir.

- Le petit Bonaparte a été installé au pouvoir par les banquiers et les milliardaires français à l’aide d’une campagne politique où le déchaînement de propagande n’avait rien à envier aux pires dictatures. L’objectif étant de favoriser le carriériste qui n’hésitera pas à faire tirer dans le tas pour résoudre la crise économique, car ils vont avoir besoin de quelqu’un de totalement cynique et sans aucun scrupule pour accomplir le sale travail. 

- On voudrait tuer la démocratie, on ne s’y prendrait pas autrement. Adolphe tu peux attendre tranquillement dans ton fauteuil, bientôt le fruit sera mûr, même pas besoin de faire brûler le Reichstag.   



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